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Perspectives pour les saisons agricoles en baisse consécutives dans le nord-est et le centre-est

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • République démocratique du Congo
  • Février 2022
Perspectives pour les saisons agricoles en baisse consécutives dans le nord-est et le centre-est

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  • Messages clé
  • CONTEXTE NATIONAL
  • EVENEMENTS QUI POURRAIENT CHANGER LES SCENARIOS
  • Messages clé
    • Dans un contexte de récoltes inférieures à la normale et avec les effets des déplacements répétitifs, certains territoires du nord-est resteront en phase de Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’en septembre 2022. En revanche, le centre-est, avec des territoires ayant connu une campagne agricole complète seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). Les zones du Nord seront-elles en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    • Les précipitations de janvier à mars 2022 dans la zone unimodale du sud-est de la RDC sont estimées inférieures à la moyenne. Cette faible performance pluviométrique ne favorisera pas une conduite normale de la saison agricole dans cette zone avec une probabilité d'avoir des récoltes inférieures à celles des campagnes précédentes et des faibles disponibilités sur les marchés locaux qui impacteraient sur les prix de la denrée de base qui est le maïs.

    • En dépit de la présence des armées Ougandaise et Burundaise en renfort aux forces armées de la RDC, on assiste depuis début janvier 2022, à l’intensification des attaques des groupes armés contre les populations civiles dans les sites des déplacées du Nord-Kivu et de l’Ituri sous état de siège et sur les hauts plateaux du Sud-Kivu. Cette situation compromet toute tentative de reprise normale de la saison agricole B et présage des récoltes de plus en plus inférieures comparées aux précédentes saisons agricoles. 


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle


    Activités agricoles et récoltes de la saison A : Les zones bimodales du nord-est et du centre-est, sont en pleine période de récoltes de la saison A pour les principaux vivriers. Dans les provinces d’Ituri, Nord-Kivu et Sud- Kivu, il a été observé une baisse de la participation des ménages aux activités agricoles dues à l’insécurité qui limite l’accès aux champs, une situation qui conduit aux baisses consécutives des récoltes au fil des saisons agricoles. En revanche, le sud-est qui est une zone unimodale est en plein cycle cultural et attend ses récoltes à partir d’avril 2022. Toutefois, cette zone représente une zone de déficit agricole, et environ 45 pour cent des ménages tirent leurs revenus des activités artisanales minières, en plus des activités agricoles. La vente des produits agricoles dans ces zones constitue une source typique des revenus pour près de 75 pourcents des ménages de ces deux zones. 
    Conflits et mouvements des populations : La situation sécuritaire en RDC reste préoccupante, notamment dans les 3 provinces de l’est du pays, Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu :
    Dans l’Ituri : Les attaques des groupes armés, en particulier le Front Démocratique Allié (ADF) et la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO), sont massivement responsables des violences dans les territoires d'Irumu et de Djugu, constituant 87 pour cent des décès signalés dans les deux territoires en 2021. La violence a augmenté vers la fin des deux saisons des pluies (mars-juin et septembre-décembre) en 2021, conformément aux tendances historiques ; cependant, les niveaux de violence ont été plus élevés et probablement exacerbés par l'état de siège militarisé, qui a commencé en mai 2021. Par rapport à 2020, la violence en 2021 a augmenté de 3,3 fois dans la région, Irumu et Djugu observant une augmentation des décès de près de 550 pour cent. La violence, selon OCHA, a fait état du déplacement de 140 500 personnes en Ituri au cours des trois derniers mois. 
    Dans le Nord-Kivu : L'armée ougandaise (UPDF) a commencé ses offensives contre les ADF par des frappes aériennes d'artillerie et d'aviation en novembre 2021, ce qui représente une escalade significative du conflit. Les frappes aériennes sur les positions des ADF et le renforcement militaire des centres urbains ont dispersé ces derniers, et qui ont recentré leurs attaques sur les populations rurales dans les villages plus à l'ouest de la province. OCHA rapporte environ 22 700 personnes nouvellement déplacées au cours des 3 derniers mois. Les territoires de Beni et de Rutshuru représentent l'écrasante majorité des décès dans la province.
    Dans le Sud-Kivu : A partir de décembre 2021, les gouvernements de la RDC et du Burundi ont officialisé un accord permettant aux militaires burundais de travailler avec les FARDC pour combattre les rebelles burundais, RED-Tabara et les combattants Maï-Maï Ilunga dans le territoire d'Uvira. Malgré l‘injection de forces étrangères dans la région, le nombre d'affrontements signalés entre les groupes d'autodéfense Maï-Maï et les forces fédérales s'est maintenu aux niveaux observés d'octobre 2021 à janvier 2022. Les affrontements avec les groupes Maï-Maï se sont principalement produits dans les hauts plateaux de Mwenga et Fizi. 
    Autres mouvements des populations observés : Un nouvel afflux de réfugiés centrafricains est signalé dans la province du Nord-Ubangi depuis le mois de janvier 2022. Plus de 3000 nouveaux réfugiés centrafricains ont ete enregistrés  dans la localité de Limasa à environ  265 km de la ville de Gbadolite, selon OCHA.
    Conjoncture économique : Le comité monétaire de la banque centrale du Congo (CPM) avait noté en début janvier 2022 que les perspectives de la situation économique du pays pour l’année 2022 sont bonnes avec une croissance projetée de 6,1 pour cent et une inflation annuelle autour de 5 pour cent qui pourra constituer une poursuite de la relative stabilité de la monnaie nationale. Cette reprise est consécutive à la hausse des prix des matières précieuses (notamment le cuivre, cobalt, Zinc, Or, Diamant, Argent, Nickel) qui contribuent à plus de 80 pour cent des recettes d’exportations du pays et a l’assouplissement des mesures de lutte contre la pandémie ainsi qu’au déploiement des programmes de soutien budgétaire. La banque centrale prevoit une relance economique de 5,6 pour cent en 2022. En outre, a l’absence de chocs majeurs sur les marchés de biens et des services, on note une stabilité de taux de changes. Quant a la variation de l’indice des prix à la consommation, elle sera aussi en hausse de 6,3 pour cent en 2022.
    Fonctionnement des marchés et prix des denrées alimentaires : Les prix des principaux produits alimentaires importés, notamment le riz et l'huile végétale raffinée, sont restés stables durant le mois de décembre 2021 et janvier 2022 avec des variations circonstancielles du prix du riz sur certains marchés suite aux fortes demandes lors festivités de fin d’année.  Cela est dû à la stabilité de la monnaie locale et au flux des importations en provenance des pays voisins, qui fonctionnent typiquement. Les prix de la farine de manioc sont également restés stables en janvier 2022 par rapport au mois précédent. Quant au fonctionnement des marchés, une analyse rapide des fondamentaux dans le nord-est et centre-est confirme qu’en cette période de récolte, l’offre des produits locaux reste suffisante pour couvrir la demande et ainsi stabilisé les prix. En revanche, dans le sud-est qui est une zone deficitaire et qui se retrouve en periode de soudure, l’offre reste nettement en dessous de la demande et la région sud-est poursuit sa dependance aux importations à partir des pays voisins comme la Zambie, la Tanzanie et les autres pays de l’Afrique Australe. Toutefois, avec COVID-19, on observe le ralentissement du petit commerce transfrontalier du fait de la fermeture partielle des frontières et du renforcements des contrôles. De plus, la hausse du prix de carburant sur le marché internationale affecte negativement les couts de transport dans le pays, avec un impacte sur les prix des produits, notamment importés, dans les zones deficitaires. 
    Evolution de la Malnutrition Aigüe Globale et épidémies : Selon les dernières données du Cluster nutrition, publié en second semestre 2021, on observe une dégradation de la situation nutritionnelle à travers le pays. L’est du pays notamment affecté par des mouvements de population, lesquels constituent un facteur contributif à la malnutrition alors que la partie ouest du pays est notamment affectée par des phénomènes chroniques. En outre, au cours du troisième trimestre du 2021, la forte prévalence des cas de rougeole a continué dans la quasi-totalité de provinces, et de façon accentuée dans le Maniema et l’ Ubangi. Le cholera reste présent dans la zone des grands lacs, ainsi que dans quelques ZS du Kasaï et l’Equateur, le Tshopo, le Lomami et le Haut-Lomami, du fait des faibles disponibilités en eau potable. 
    Assistance Humanitaire:  FEWS NET ne dispose pas d’informations sur l’assistance en cours dans le pays. Selon la section Vulnerability Analysis and Mapping (VAM), le PAM prévoit de distribuer 1 618 054 tonnes de vivres au mois de février pour differentes catégories de beneficiaires et dans les differentes zones, ce qui represente environ 20 pourcents des besoins ciblées par le plan de reponse.
    Résultats actuels de la sécurité alimentaire: En ce mois de février 2022, période de récolte de la saison A dans le nord-est et centre-est du pays, on observe une amélioration de la consommation alimentaire des ménages comparée aux mois précédents, en dépit des récoltes estimées inferieures à la normale. Les ménages agricoles qui ont reconstitué leurs stocks alimentaires dépendront de leur propre production sur l’ensemble du mois de février et une partie de mois de mars. En revanche, certains ménages des zones du nord-est (Ituri et Nord-Kivu) en état de siège et qui n’ont pas eu accès à la terre comme les nouveaux déplacés, accusent un déficit de consommation alimentaire et accèdent à la nourriture moyennant l’usage des stratégies de crise notamment celles liées à la consommation alimentaire et aux moyens d’existence. Ces derniers ménages reconstituent leurs revenus à travers les travaux journaliers agricoles auprès des ménages moyens et nantis, en cette période de récolte, les travaux domestiques dans la communauté et également la vente des produits de cueillette. Dans ce contexte de faible production pour les uns et de non-participation à la saison agricole pour les autres, une faible proportion des ménages du nord-est, qui précédemment était en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) et qui arrive à satisfaire leurs exigences alimentaires minimales en cette période de récolte et dans les deux provinces précitées, y compris le Maniema et le Tanganyika, basculent en Stress (Phase 2 de l’IPC). En revanche, les ménages d’une bonne partie des zones nord-est et centre-est en proie aux conflits et qui n’ont pas pu cultiver, vivant de la solidarité communautaire et qui continuent à accuser un déficit de consommation alimentaire et une malnutrition aiguë supérieure aux niveaux habituels, restent en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC), en dépit de cette période de récolte. Enfin, les zones stables du nord, qui ont eu une saison agricole typique et qui accusent des récoltes proches de la normale, favorisant un accès typique à leurs sources de revenus et de nourriture, ne connaissent pas de déficit de consommation et sont en situation minimale (Phase 1 de l’IPC).


    Suppositions

    Le scénario de sécurité alimentaire le plus probable de février à septembre 2022 est basé sur les hypothèses fondamentales en rapport avec l’évolution du contexte national, qui sont les suivantes : 
    Conjoncture économique : Tenant compte des bonnes perspectives attendues de la situation économique du pays pour l’année 2022 avec une croissance projetée de 6,1 pour cent et une inflation annuelle autour de 5 pour cent, on pourra assister à une poursuite de la stabilité de la monnaie nationale et de taux de changes.
    Situation projetée de la COVID-19 et restrictions transfrontalières : Avec les faibles taux de vaccination et la négligence d’application des mesures barrières, on pourrait s’attendre à une nouvelle vague de COVID-19 en RDC au cours des huit prochains mois. Néanmoins, le gouvernement prévoit de considérer la pandémie en mode endémique et ainsi alléger les mesures contre la pandémie de COVID-19 dans les prochains 4 mois et la situation maintiendra le statu quo. Aussi les restrictions au niveau des frontières vont se maintenir et pourra faciliter un même niveau de circulation des flux commerciaux.
    Conditions agro climatologiques :   Sur la base des prévisions du NMME et de l'OMM, les précipitations de la saison B de mars à mai 2022 (MAM) à l'est de la RDC sont susceptibles d'être inférieures à la moyenne. Ainsi, on pourrait s’attendre à des récoltes de la saison B inferieures à la normale.  
    Conflits et mouvements des populations : Malgré l’injection de forces étrangères dans le nord-est, la violence devrait se poursuivre à des niveaux actuellement observés, et suivre leurs tendances à la hausse jusqu’en juillet 2022, lorsque la violence culmine généralement à la fin de la première saison des pluies. Dans l’Ituri, le Nord-Kivu, et le Sud-Kivu, Les déplacements devraient se poursuivre, en particulier dans les zones où l'accès humanitaire sera limité et où la mauvaise reprise agricole aggravera une situation déjà précaire. 
    Fonctionnement des marchés et prix des denrées alimentaires : Selon les analyses marché de FEWS NET, et contrairement aux variations circonstancielles et typique de  prix des principaux produits alimentaires importés du fait de la forte demande en période de fêtes,  notamment le riz et l'huile végétale raffinée, les prix des produits de base poursuivront leur stabilité jusqu’en mars, pour ensuite connaitre des variations saisonnières en avril et mai 2022, en periode de soudure de la saison B. Entre juin et juillet, les prix des principaux vivriers vont se stabiliser  après les récoltes de saison B, et devront à partir de mi-août et septembre connaitre une hausse typique lors de l’épuisement des stocks des ménages pour la saison B. L’offre et la demande vont suivre leurs tendances saisonnieres, avec une hausse de l’offre et la baisse de la demande pendant la période post-récolte et une hausse de la demande à partir de la soudure, pendant laquelle les disponibilites vonts’afffaiblir par la suite à partir de mi août. 
    Main d’œuvre temporaires et salariés : A la suite de l’augmentation de prix des matières premières sur le marché international, on pourrait s’attendre à une embellie économique qui faciliterait la stabilité et l’augmentation des embauches salariés, surtout dans les zones minieres. Dans cette situation, les ménages pauvres pourraient s’orientent vers ces nouvelles opportunités économiques, dans les exploitations minières artisanales, plus attrayantes, et dans les travaux domestiques pour recréer leurs revenus et améliorer leur accès à la nourriture notamment dans les zones minières du pays.
    Travaux temporaires agricoles : Sur la base des tendances récentes sur les mouvements des populations dans les zones de conflits qui font plusieurs déplacés en cette période de reprise des activités agricoles, les ménages pauvres dans les provinces de l’Ituri, nord et sud Kivu, offriront une main d’œuvre bien disponible et à la portée des moyens et nantis surtout durant la période de la petite soudure de mois d’avril. Ces ménages pauvres pourront améliorer leur revenu et ainsi accéder à la nourriture durant toute la période de scenario.Toutefois, avec la baisse de production de la saison A et anticipee pour la saison B, la demande en main d’oeuvre agricole serait inferieure a l’offre, ce qui entrainerait une baisse de revenus des menages qui dependront de cette source.  
    Assistance humanitaire : FEWS NET ne dispose pas des données sur l’assistance planifiée au cours de la période de  scenario. Bien qu’il soit  probable que l’assistance continue à améliorer les résultats de la sécurité alimentaire dans certains endroits, sur la base de la faible réponse humanitaire  en 2021 qui n’a couvert que 45,1 pourcents des  besoins planifiés en 2021, nous pourrions nous attendre à une assistance humanitaire de plus en plus  inférieure aux mois précédents durant toute la période de scenario qui va de février à septembre 2022. 


    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire.


    Entre février et mai 2022: Cette première période de scenario sera marquée par une période post-récoltes de deux mois (février-mars) et la période de soudure de la saison B (avril et mai) dans le nord-est et centre-est du pays.  Entre fevrier et mars, les ménages de ces deux  zones  procederont par la vente des produits agricoles pour recreer leur revenu et dependront plus de leur propre production pour se procerer les aliments. Toutefois, avec les productions en dessous de la moyenne, ils seront contraints de prioriser leurs besoins alimentaires et ne pourront pas faire face à leurs besoins non-alimentaires.  Cela les mettrait dans une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) avec l’appui des récoltes de la saison précédante. Dans la seconde moitié de cette première période de scenario (avril-mai) qui connaitra la petite soudure de la saison B, les stocks alimentaires des ménages se seraient épuisés et ces derniers auront une dépendance au marché pour s’approvisionner en nourriture. En cette même période, les ménages qui n’auront pas cultivé feront usage de stratégie de crise pour accéder à la nourriture. Ces derniers seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). Enfin, les zones stables du nord, qui ont eu une saison agricole typique et qui accusent des récoltes proches de la normale, favorisant un accès typique a leurs sources de revenus et nourriture, ne connaissent pas de déficit de consommation resteront en situation minimale (Phase 1 de l’IPC).
    Entre juin et septembre 2022: Comme pour la précédente période de scenario, les zones nord-est et centre-est connaitront successivement une période  post-récoltes de deux mois  (juin et juillet) et le debut de la grande soudure qui s’annoncera précocement en août. Les récoltes de juin permettront aux ménages  d’ameliorer  leur consommation alimentaire pour le temps que dureront leurs stocks alimentaires . Ces ménages qui auront ameliorer leur revenus par la vente des produits de récolte, dependront de leur propre production. A partir du mois d’août avec une soudure annoncée précoce et plus longue que celle de la saison B, et un épuisement quasi total des réserves, la dépendance au marché sera le mode d’approvisionnement de la plupart des ménages des zones ciblées.  A cela s’ajoute  certaines zones de l’est qui connaissent les effets de la crise prolongée  et qui resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC) notamment l’Ituri (Irumu et Djugu), le Sud-Kivu (Uvira, Fizi) et le Nord-Kivu (Beni, Rutshuru et Masisi). Les provinces de  Lomami, Sankuru, Kasaï oriental Kasaï, une partie du Maniema et  l’ex-Katanga qui essayent de se stabiliser, et  où les ménages ont un meilleur accès à la nourriture et aux revenus, seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). La phase Minimale (Phase 1 de l’IPC) restera dans  les provinces de Haut-Uele, Bas-Uélé, Tshopo qui n’ont pas connu des chocs importants et qui n’accusent pas de deficit de consommation alimentaire.
     


    EVENEMENTS QUI POURRAIENT CHANGER LES SCENARIOS

    Zones

    Evénements

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

     

    Ituri, Nord Kivu, Sud Kivu, Tanganyika, Maniema, Kasaï

    La baisse d’intensité dans les conflits armés.

    Cette situation réduirait les mouvements des populations tout en augmentant la participation aux activités agricoles qui en fin de campagne améliorerait l’accès alimentaire et les sources de revenus des ménages pauvres.

     

    National

     

     

     

     

    Amélioration des paramètres COVID-19 et levée des restrictions à travers le pays.

     

    La fin de la pandémie de COVID-19 en RDC et à travers le monde aura des effets positifs incalculables notamment dans l’amélioration des moyens d’existence des populations. L’ouverture des frontières favoriserait les flux commerciaux et les ménages pauvres des zones frontalières vivant du petit commerce informel pourront reconstituer leur revenu et améliorer ainsi leur accès alimentaire.

    Stabilité des conditions agro-climatologiques avec des précipitations moyennes sur l’ensemble des zones.

    Ceci favoriserait une production agricole normale et ainsi réduirait les déficits de consommation alimentaire observés dans beaucoup des zones du pays en phase de Crise (IPC Phase 3).

    Détérioration de la situation politique du pays, à l’approche des prochaines élections.

    On pourrait s’attendre à un embrasement général qui sera marqué par des manifestations publiques, qui immobiliseraient les acteurs agricoles et qui pourront impacter sur les moyens d’existences des ménages.

    Augmentation du prix de céréales de base et de carburant sur le marché international

    Réduction de l’accès alimentaire et hausse de prix des denrées de base sur les marchés locaux. Le GAP pourrait être comblé par des produits de substitution.

    Figures Seasonal calendar for a typical year

    Figure 1

    SEASONAL CALENDAR FOR A TYPICAL YEAR

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Figure 1

    Source: FEWS NET, using data from ACLED

    Figure 3

    Figure 2

    Source: UNOCHA/UNHCR/FEWS NET

    Figure 4

    Figure 3

    Source: NOAA/CPC

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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