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- Les zones touchées par le conflit à l’est du pays, notamment le Nord-Kivu, l'Ituri, le Sud-Kivu, devraient être en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’au mai 2026, compte tenu de la persistence d’une situation sécuritaire volatile qui entrave considérablement les activités agricoles et les flux commerciaux. Dans certains foyers de tension, notamment les territoires de Mwenga, Shabunda, Masisi, et Rutshuru, une augmentation des personnes en Crise (Phase 3 de l’IPC) et pire est anticipée en raison d'une recrudescence localisée des combats en novembre. Durant ce pic de la période de soudure, de nombreux ménages, notamment les récemment déplacés et les nouveaux retournés, sont contraints de faire usage des stratégies d’adaptation négatives comme la consommation des aliments moins chers et moins préférés ou la diminution d’autres dépenses essentielles comme la santé ou l’éducation. Les récoltes inférieures à la moyenne de la Saison 2 (S2) ne devraient améliorer que temporairement la consommation alimentaire, maintenant de besoins supérieurs à la moyenne.
- Dans les zones bimodales, la soudure se poursuivra jusqu’à décembre (ou début janvier à l’ouest). Les disponibilités alimentaires resteront faibles, même après la récolte S2 dans les zones impactées par des conflits intercommunaux (notamment des zones de la Tanganyika, les trois Kasaï, et le territoire de Kwamouth). De nombreux ménages pauvres auront des difficultés à atténuer leurs déficits de consommation, probablement en recourant à des stratégies négatives telles que la réduction des repas et des dépenses essentielles. Ces zones resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC). Certaines parties de la province de l'Équateur devraient également rester en Crise (Phase 3 de l'IPC) alors qu’elles continuent de se remettre des graves inondations qui les ont frappées par le passé. Les zones des régions centre-est et sud-est confrontées au défi des inondations passées ou une forte concentration des personnes déplacées internes (PDIs) resteront en Stress (Phase 2 de l’IPC), malgré une campagne S2 relativement productive.
- Le début des pluies principales a été légèrement retardé dans le sud-est unimodal de la RDC. Des précipitations inférieures à la moyenne pour la période d’octobre à décembre sont attendues sur une grande partie de la RDC, bien que les précipitations devraient être suffisantes pour la production agricole. Cependant, étant donné la pluviométrie de plus en plus erratique en RDC au cours des deux dernières années, les risques concernant une troisième année consécutive de crues soudaines sévères persisteront, en particulier pendant le pic des pluies Saison 1 dans les zones basses du bassin du fleuve Congo. Des niveaux d’eau proches des records dans le lac Albert et le lac Tanganyika devraient également s’aggraver et continuer à provoquer des inondations localisées. Cette situation pourra aggraver l’insécurité alimentaire dans les zones de bas-fonds et les zones périphériques des cours d’eaux qui ont connues dont les inondations des dernières années ont érodé les moyens d’existence des ménages pauvres.
- Les prix des denrées de base connaissent une tendance générale à la baisse, principalement en raison de la forte appréciation du CDF au troisième quart-temps de 2025. Il convient de noter que des variations persistent selon les zones, notamment celles affectées par des conflits. Néanmoins, à partir de novembre, le prix moyen national de la farine de maïs blanc a chuté de 27 pour cent par rapport à la même période l'année dernière et de 11, 5 percent par rapport à la moyenne des trois dernières années. Cette évolution traduit à une amélioration légère du pouvoir d’achat et de l’accessibilité alimentaire. En outre, l’appréciation de la monnaie nationale limite les autres pressions inflationnistes, et le taux d’inflation annuelle a ralenti à 2,5 pour cent, renforçant la capacité d’achat des ménages. Cependant, les prix des denrées alimentaires restent élevés dans les zones de conflit et le pouvoir d’achat global demeure limité après plusieurs années de forte inflation et de dépréciation monétaire.
- Depuis novembre, de nouveaux affrontements ont éclaté, aggravant la situation sécuritaire dans les territoires de Mwenga et Shabunda, où les combats se sont intensifiés, entraînant des déplacements de population et perturbant les activités agricoles et de petit commerce. Parallèlement, les zones de Mweso (Masisi), Walikale et Bwito (Rutshuru) restent extrêmement instables, avec des affrontements quasi quotidiens entre le M23, la FARDC et des groupes Wazalendo, malgré l’accord-cadre signé en novembre. En septembre 2025, OIM a enregistré un total de 3 511 295 personnes déplacées internes (PDI) dans la région de l'est du pays, un chiffre probablement dépassé en raison des nouvelles vagues de déplacement consécutives aux affrontements récents. La pression sur les communautés d’accueil demeure forte, et les besoins alimentaires et sanitaires sont considérables. Cette situation pourrait accroître le nombre de ménages en Crise (Phase 3 de l’IPC) ou pire durant la soudure, compromettant la sécurité alimentaire et la production agricole dans ces contrées.
Citation recommandée: FEWS NET. République démocratique du Congo Mise à jour des messages clés Novembre 2025: Résultats de Crise (Phase 3 de l'IPC) se poursuivent pendant le pic de la soudure, à la suite de l'aggravation de l'insécurité dans l'est, 2025.
Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.