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Les résultats de Crise persisteront dans les zones de conflit malgré l'arrivée imminente des récoltes de la saison B

  • Mise à jour des messages clés
  • République démocratique du Congo
  • Mai 2024
Les résultats de Crise persisteront dans les zones de conflit malgré l'arrivée imminente des récoltes de la saison B

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    • L’escalade des violences en RDC ne faiblit pas et les accrochages continuent entre les différents belligérants dans le Mai-Ndombé à l’ouest et le Nord-Kivu à l’est du pays.  En mai,  les conflits s’étendent sur les nouvelles zones jadis stables comme Lubero et la zone littorale de Masisi et Kalehe, occasionnant de plus en plus des déplacements. Au cours des deux derniers mois, près de  700 000 personnes ont été contraintes de se déplacer, portant le nombre total de  déplacés à 7,2 millions dans un contexte de sous financement d’assistance alimentaire (OCHA). Beaucoup de ménages dans ces zones ont perdu leurs moyens d’existences et sans accès sécurisé à leurs champs, ils n’ont pas probablement produit des récoltes significatives pendant la saison A. Les faibles récoltes de la saison B, qui arriveront en juin, ne devraient pas améliorer de manière significative les disponibilités alimentaires des ménages et les zones en conflits notamment, Masisi, Rutshuru et Kwamouth devront rester en Crise (Phase 3 de l’IPC) avec une proportion des ménages déplacées en Urgence (Phase 4 de l’IPC). 
    • Les inondations des bas-fonds depuis avril 2024 dans le Tanganyika, Ituri et le Sud-Kivu, consécutives aux crues des cours d’eau, continuent de se produire. Elles ont provoqué le débordement des rivières et lacs qui ont affecté les infrastructures routières et réduit l’accès aux moyens d’existence des populations. Dans le Tanganyika par exemple, de mars à mai 2024, près de 56 626 ménages ont été déplacés à la suite de la montée des eaux du lac et le trafic ferroviaire entre différentes provinces à partir de Kalemie a été interrompu à la suite de destruction des ponts. Au Sud-Kivu, dans la ville de Baraka et ses environs, près de 35 000 personnes sont affectées par les inondations. Avec telle situation, on s’attend à une détérioration de la disponibilité alimentaire dans ces zones avec une limitation d’accès alimentaire pour les ménages qui ont perdu leurs sources de revenus. Par conséquent le nombre de ménages qui font face une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) a probablement augmenté dans les zones affectées.
    • Dans la partie centre et ouest du pays, notamment dans la région équatoriale et du Kasaï, les inondations ont causé des pertes de cultures significatives. Cela a réduit les disponibilités alimentaires dans les territoires affectés. De plus, les infrastructures de transport étant endommagées, le commerce se fait désormais par voie d'eau. En conséquence, les prix des denrées de base provenant de ces zones restent élevés, plaçant ces territoires en situation de Stress (Phase 2 de l'IPC). En revanche, les provinces du Kongo Central et Kwango à l’ouest et Haut-Lomami et Lualaba du sud-est, qui n’ont pas connu des chocs significatifs, la majorité des ménages dépendent de sa propre production puisque les récoltes étaient suffisantes pour la consommation domestique et la vente des excédents, soutenant ainsi la phase Minimale (Phase 1 de l’IPC). Les zones d'accalmie de la région équatoriale, qui bénéficient de produits de cueillette et de récoltes échelonnées tout au long de l'année, sont également en situation Minimale (Phase 1 de l'IPC).
    • La dépréciation de la monnaie locale continue à aggraver le niveau des prix. Selon la banque centrale du Congo (BCC), en cumul annuel, l’inflation s’établit à 5,1 pourcents au 10 mai 2024 contre 7,2 pour cent à la période correspondante de 2023.  De plus, le prix du carburant ne cesse d’augmenter entrainant ainsi l’augmentation des coûts de transport, des biens et des services. En effet, comparé au mois d’avril 2024, le prix du litre a augmenté de 13 pour cent en moyenne alors que cette augmentation est de l’ordre de 23 pourcents comparés à la même période de l’année passée. Le prix du maïs jaune local à Kinshasa a augmenté de 7 pour cent comparés au mois de mai 2023. Parallèlement, les prix des principales denrées notamment les denrées importées ont augmenté. Par exemple, le prix du riz importé a augmenté de 22 pour cent comparés au mois de mai 2023 et de 10,4 pourcents supérieurs à la moyenne quinquennale.

    Citation recommandée: FEWS NET. République démocratique du Congo Mise à jour des messages clés Mai 2024: Les résultats de Crise persisteront dans les zones de conflit malgré l'arrivée imminente des récoltes de la saison B, 2024.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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