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Des récoltes de riz inférieures à la moyenne sont prévues pour la deuxième saison (principale) en mai et juin

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Madagascar
  • Février - Septembre 2017
Des récoltes de riz inférieures à la moyenne sont prévues pour la deuxième saison (principale) en mai et juin

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  • CONTEXTE NATIONAL
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    • Les hautes plaines centrales et le sud-est de Madagascar ont expérimenté une grande aridité et une grave sècheresse en janvier et début février. Dans le sud, cependant, même si la saison des pluies était en retard de 5 à 7 semaines, globalement, le niveau des précipitations était proche de la moyenne en janvier.

    • Les prix des denrées alimentaires, en particulier celui du riz local et du riz importé, ont augmenté rapidement sur les marchés de référence en janvier et février, comme les commerçants réagissaient à la perspective de la possibilité d’une mauvaise récolte de riz de deuxième saison. À Antananarivo, les prix du riz ont augmenté de 25 pour cent pendant la dernière semaine de janvier et le prix du maïs a doublé. En février, les prix sont restés élevés. Tous les centres urbains ont été affectés, ainsi que quelques communes du sud-est qui comptent largement sur des achats des marchés.  

    • L’aide sous forme de demi-rations distribuées dans le sud par le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Agence adventiste d’aide et de développement (ADRA) et les Services du secours catholique (CRS) continue de jouer un rôle important dans la réduction des déficits de consommation alimentaire jusqu’en mai 2017. En dépit de la pluviométrie proche de la moyenne et des récoltes de maïs et de légumineuses qui devraient presque atteindre la moyenne, les régions du sud qui ont été affectées par la sécheresse des 3 dernières années seront confrontées à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à la fin de la période de soudure.


    CONTEXTE NATIONAL

     

     

    Situation actuelle

    Evolution de la saison

    Surfaces cultivées : Madagascar a différentes saisons culturales, en fonction de la spéculation, de l’emplacement et de l’infrastructure d’irrigation disponible. Le riz de la principale saison a été planté avec 1 ou 2 mois de retard dans les hautes terres du centre, le nord, la région agropastorale du centre-ouest, Ankaratra et le corridor forestier du sud-est, comparé au calendrier agricole habituel. La plantation du manioc est en cours dans la région de Tamatave, les hautes terres du sud et l’ouest. Dans la plupart des régions du nord et du centre du pays, y compris Haute Matsiatra, Alaotra Mangoro, Analamanga, Itasy, Vakinankaratra et Bongolava, les informateurs clés indiquent que la superficie emblavée pendant la campagne agricole en cours devrait être moins importante que celle de la campagne précédente compte tenu des épisodes de sécheresse en décembre et janvier. Dans le sud, les observations de partenaires suggèrent que les préparations des champs couvrent les mêmes superficies que l’année dernière, même si ces superficies sont plus petites que lors des années normales. Ce phénomène est attribuable au manque de semences et autres intrants en raison de la capacité limitée des cultivateurs pour investir dans les intrants après trois années consécutives de récoltes inférieures à la moyenne.

    Cultures de rente pour l’exportation : La vanille, la cannelle, le clou de girofle, le poivre et les huiles essentielles représentent une grande part des valeurs d’exportation de Madagascar et se vendent actuellement à des prix élevés sur les marchés internationaux. Les prix de la vanille, dont Madagascar est le premier producteur au monde, continuent à grimper : d’août à décembre 2015, les prix à la sortie de ferme de la vanille ont augmenté de 200 pour cent et s’élèvent aujourd’hui de 70.000 Ar/kg à 120.000 Ar/kg, soit environ 7 à 12 pour cent de plus que les niveaux de 2015/2016. Ces prix élevés permettent de fournir des revenus décents aux quelques 200.000 personnes employées dans le secteur de la vanille à Madagascar. La sélection et l’emballage des cultures de rente pour l’exportation, après la récolte dans le nord-est et le long des côtes qui s’était déroulée en octobre et novembre, se poursuit au cours des premiers mois de 2017. D’autres cultures de rente, dont les légumineuses, la canne à sucre et le khat, sont en cours de récolte et des niveaux de production normale sont attendus. Le clou de girofle et le café, cultivés surtout sur la côte Est de Madagascar, ont souffert de la période de sécheresse en janvier 2017, et la production pourrait être inférieure à la moyenne.

    Production agricole : Puisque Madagascar n’a pas de période agricole unique, les marchés importants jouissent d’un approvisionnement pratiquement constant de produits alimentaires locaux. Les récoltes de riz de la première saison (la petite récolte faite entre décembre et mars) dans le centre et le nord de Madagascar sont en cours, et les niveaux de production devraient être semblables à ceux de l’année dernière. Néanmoins, les partenaires indiquent que la deuxième saison (la principale saison, récoltée de mai à juillet) devrait être inférieure à la moyenne. Dans l’ensemble, la production de riz pour 2017 devrait être inférieure à la moyenne quinquennale (4 millions de tonnes), d’au moins 10 pour cent. La plantation de manioc se poursuit actuellement dans le sud et dans d’autres régions et sa production devrait être normale.

    Bétail : Selon les partenaires, le retard des pluies dans l’ensemble du pays a eu un effet négatif sur l’état des pâturages. Par conséquent, les conditions de l’élevage ont commencé à baisser. Dans le sud, où 3 années de pluviométrie inférieure à la moyenne et de sécheresse ont sévi, la végétation naturelle n’a pas encore repris son état normal, même si les pluies ont commencé en janvier. Dans l’ensemble, Madagascar a observé une tendance à la baisse dans la taille totale des troupeaux en raison de l’insécurité civile et des incendies de forêt, le nombre de bovins étant passé de 9,7 millions en 2005 à 6,5 millions en 2016, d’après le ministère de l’Agriculture et de l’élevage cité dans le rapport 2016 de la Mission d’évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire (CFSAM). La taille des troupeaux dans le sud a aussi diminué au cours des quatre dernières années en raison des ventes forcées causées par l’insécurité alimentaire.

    Marchés et commerce

    Importations de riz : Le CFSAM 2016 a estimé qu’il fallait environ 272.000 tonnes de riz importé pour combler le déficit général dans la production rizicole locale à Madagascar pendant l’année de commercialisation 2016/2017. Il s’agit d’une hausse de 13 pour cent par rapport à la moyenne. L’Observatoire du Riz (OdR) a signalé que le volume total des importations de riz en 2016 se chiffrait à 197 723 tonnes, soit 73 pour cent d’importations prévues et 5 pour cent de production nationale. Ce montant est aussi inférieur de 31 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et de 28 pour cent par rapport à l’année dernière. Cette baisse des importations de riz est liée à la dépréciation de l’Ariary malgache au cours de ces dernières années. La demande nationale a également baissé puisque les ménages pauvres ont augmenté la consommation de denrées alimentaires moins chères telles que le maïs et le manioc. Les prix du riz importé en décembre étaient supérieurs à la moyenne des années 2011-2014 sur tous les marchés (ex. +20 pour cent à Ambovombe et Tsihombel ; +17 pour cent à Toamasina I et Tulear I, et +11 pour cent à Manajary).

    Prix des produits alimentaires cultivés localement : Les prix du riz, du maïs et du manioc atteignent en général leur niveau le plus élevé en janvier et février, au pic de la période de soudure normale. En décembre 2016, les prix du riz gasy sur les grands marchés de référence avaient augmenté de 30 pour cent à Vondrozo, Ihosy et Vangaindrano, et de 20 pour cent à Morondava, Amboasary-Atsimo, Fianarantsoa et Tulear, et de plus de 10 pour cent dans le sud, par rapport à la moyenne quinquennale. De plus, l’indice des prix à la consommation de l’INSTAT (IPC) signale une augmentation générale des prix de 7 pour cent sur les principaux marchés entre décembre 2015 et décembre 2016. Les prix du riz sont particulièrement élevés, comparé aux années précédentes, en raison du début précoce de la période de soudure dans le sud en 2016, et des épisodes de sécheresse observés au début de 2017 dans le sud-est et dans les principales zones de production rizicole de Madagascar. Le maïs et le manioc, les denrées alimentaires de base les plus souvent consommées dans le sud, ont aussi enregistré des hausses de prix. En décembre 2016, les prix du maïs à Betioky étaient de 85 pour cent supérieurs à la moyenne sur quatre ans, tandis que les prix du manioc dépassaient de 50 pour cent les prix de l’année précédente.

    Aide humanitaire : L’aide alimentaire pour les zones affectées par la sécheresse dans le sud est fournie actuellement par le PAM, l’ADRA et le CRS, et cible 750.000 bénéficiaires, entre 60 et 80 pour cent de la population dans la région. Le PAM, CARE et le Fonds d’intervention pour le développement (FID)/Banque mondiale/ONN ont aussi actuellement un programme de distribution en espèces visant plus de 100.000 ménages jusqu’en mars 2017. Ce chiffre représente le double du nombre de bénéficiaires entre juin et septembre 2016.

    L’assistance permet également d’atténuer les niveaux inhabituellement élevés de liquidation des biens agricoles, à la suite de trois années consécutives de récoltes inférieures à la moyenne au cours desquelles les ménages ont vendu des matériels agricoles pour acheter de la nourriture, et d’améliorer les niveaux de production agricole. La FAO soutient les éleveurs vulnérables en fournissant 450 tonnes de fourrage et 18.000 comprimés de vermifuge pour bovins, notamment dans le district d’Ampanihy. De décembre 2016 à février 2017, la FAO a distribué plus de 6.506 outils agricoles tels que des bêches, des pelles et des brouettes. La FAO, le CRS et les Professionnels du développement solidaire (GRET) ont fait don de plus de 111 tonnes de semences de maïs, de légumineuses, de riz, de mil, de sorgho et de légumes, et plus d’un million de mètres de lianes de patates douces et de boutures manioc à plus de 51.000 ménages dans le sud de Madagascar. L’aide humanitaire jouera probablement un rôle important pour prévenir une grave insécurité alimentaire pendant la période de soudure actuelle dans la Zone des moyens d’existence 24 et  23.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable pour la période de février à septembre 2017 est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national :

    • Pluviométrie : Le service des prévisions météorologiques suggère que le sud et l’ouest de Madagascar recevront une pluviosité moyenne à supérieure à la moyenne entre février et mai 2017. Normalement, la saison des pluies se termine en avril. Le nord et l’est de Madagascar, y compris certaines principales régions de production telles que Alaotra Mangoro, Boeny et Sofia, devraient recevoir des précipitations inférieures à la moyenne qui affecteront la deuxième saison du riz (la principale production).
    • Activité cyclonique : La saison cyclonique de 2017 affectant Madagascar, d’après le dipôle de l’océan Indien subtropical (SIOD) positif, devrait produire une à trois grandes tempêtes.
    • Production agricole : La production rizicole, qui est recoltée essentiellement dans le centre, l’ouest et le nord de Madagascar, devrait être inférieure à la moyenne en raison du manque de pluie. Certains organes gouvernementaux (tel que le ministère de l’Agriculture) indiquent que le rendement pourrait être inférieur à au niveau de production de 2013 où 3,6 millions tonnes de riz avaient été produites (plus de 10 pour cent de moins que la moyenne de la production rizicole de 2011-2015 qui est de 4 millions de tonnes). Ceci affectera surtout le riz de la saison principale qui est planté de décembre à mars. Les récoltes, qui se déroulent normalement en juin et juillet, devraient être retardées en raison des précipitations inférieures à la moyenne prévues, qui donneront aussi probablement lieu à une production inférieure à la moyenne.

    Le maïs et le manioc, cultivés essentiellement dans le sud, auront probablement un meilleur rendement que l’an dernier, mais resteront toutefois inférieur à la moyenne quinquennale, en raison du retard du début des pluies en décembre 2016 et des effets à long terme de la sécheresse de 2016 au cours de laquelle les cultivateurs ont eu recours à des stratégies d’adaptation qui ont épuisé leurs réserves de semences. La distribution de semences à travers l’aide humanitaire risque de ne pas combler l’ensemble du déficit dans ces réserves épuisées. Les cultivateurs ont des difficultés pour trouver une quantité et une qualité adéquates de semences, par conséquent, les superficies cultivées devraient aussi être légèrement plus petites que d’habitude.

    • Cultures de rente : Les cultures de rente dans l’est de Madagascar (la vanille, le clou de girofle, le litchi) pourraient être affectées négativement par le récent déficit pluviométrique. Selon les projections sur le commerce de produits spécialisés (AgraNet, BusinessWire et AusHachmann Canada), les perspectives pour les secteurs vanille, cannelle, girofle, poivre et  huiles essentielles sont positives, puisqu’on s’attend au maintien des prix internationaux élevés. Dans les zones du sud affectées fréquemment par la sécheresse, les revenus résultant des cultures de rente, telles que la pastèque, le niébé et le dolique  qui sont récoltées de février à mai, selon les emplacements, devraient être normaux, voire légèrement inférieurs à la normale, en fonction de la disponibilité des semences.
    • Bétail : Avec le début des pluies dans le sud en décembre 2016, et le début de la saison des pluies à la date habituelle dans le centre-ouest de Madagascar, les pâturages devraient être normaux à la fin de mars. Les ménages commenceront à reconstituer leurs troupeaux après les diminutions importantes qui ont eu lieu ces trois dernières années. La taille des troupeaux s’améliorera, en restant toutefois inférieure à la moyenne.
    • Rémunération et disponibilité de la main d’œuvre : Les travaux agricoles seront inférieurs à la moyenne dans la majorité du pays à cause de la diminution des superficies cultivées à la suite des déficits pluviométriques dans les principales régions productives de Madagascar. Le travail occasionnel en milieu urbain comme les multiservices informatiques, la coiffure, la soudure, la vente de produits de pêche et de produits laitiers, sera aussi inférieur à la moyenne à cause des pannes d’électricité de plus en plus fréquentes dans de nombreuses villes. Par conséquent, les revenus seront moins élevés que d’habitude. Les secteurs pêche et artisanat seront semblables au niveau de l’an dernier.
    • Contexte macroéconomique et importations : Une augmentation des importations de riz est prévue malgré la dépréciation continue du taux de change entre l’Ariary et le dollar américain, à cause de la faible production rizicole attendue. Environ 40.000 tonnes de riz seront importées en février 2017, soit environ 4 pour cent de plus que la moyenne quinquennale des importations en février. La parité des prix à l’importation est faible également et les marchés mondiaux sont bien approvisionnés.
    • Prix des céréales : En dépit de la hausse des prix du riz enregistrée au cours de la dernière semaine de janvier dans l’ensemble de Madagascar, notamment à Antananarivo (+ 25 pour cent), les prix du riz local devraient suivre une tendance à la baisse jusqu’en juin, au moment où les récoltes rizicoles sont à leur pic. Néanmoins, compte tenu du fait que la production cette année devrait être inférieure à la moyenne, les prix ne baisseront pas autant que d’habitude et resteront au-dessus de la moyenne. En fait, des volumes plus importants de riz importé combleront le déficit de consommation, mais ils n’affecteront pas le prix local sur les marchés, même si les prix internationaux resteront bas. Les données temporelles recueillies par l’OdR depuis 2006 indiquent une évolution parallèle des prix du riz local et du riz importé sur les marchés locaux qui n’est pas toujours aligné aux tendances des prix internationaux.
    • Prix du bétail : Les prix resteront élevés, avec de meilleures conditions pastorales et une reconstitution des cheptels par les ménages, si les cycles de reproduction des animaux reprennent un cours normal.
    • Aide humanitaire : Plus de 750.000 personnes recevront des demi-rations d’aide alimentaire jusqu’en mars 2017 et plus de 100.000 ménages recevront l’équivalent en espèces d’un panier alimentaire (30.000 à 60.000 MGA). La FAO et le CRS continuent également à fournir des semences aux cultivateurs vulnérables.
    • Contexte de la sécurité : Des sources locales indiquent que les activités de groupes de voleurs de zébus (dahalo) fortement armés ne devraient pas perturber les échanges commerciaux entre les villes des hautes plaines et du plateau des Bara dans le sud. Aucun vol d’animaux d’élevage à grande échelle n’est prévu, puisque les troupeaux sont aujourd’hui en nombre très réduit et que leur reconstitution ne fait que commencer.
    • Nutrition : La malnutrition aiguë globale (MAG) diminuera dans certaines parties de Madagascar en raison de la fin de la période de soudure et de la prochaine période des récoltes. De nombreux acteurs, dont le PAM et l’ACF, continueront les programmes de prévention de la malnutrition. Le ministère de la Santé poursuivra les dépistages massifs en mesurant le périmètre brachial (MUAC) mensuellement jusqu’en septembre 2017 dans le sud. Une étude SMART se déroule aussi actuellement jusqu’en début mars. Les résultats sont attendus à la fin mars.

    Résultat le plus probable de la sécurité alimentaire

    Concernant   l'Extrême Sud : Zone de moyens d'existence vivant du manioc, du maïs et de l’élevage (MG 24), l’insécurité alimentaire devrait être élevée suite aux impacts de plusieurs années consécutives de production inférieure à la moyenne sur les sources des aliments et de revenus. Pour cette raison, et avec la poursuite de la distribution de l’aide alimentaire jusqu’en mars 2017 qui devrait permettre d’atténuer les déficits alimentaires, les ménages seront dans une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) ou Stress Assisté (Phase 2 de l’IPC!), dans les communes de Tranovaho et Kopoky du district de Beloha, et les communes de Imongy, Anjampaly et Nikoly dans le district de Tsihombe, jusqu’aux récoltes de légumineuses en mars 2017 et les récolte de maïs en avril 2017. Même si la production agricole s’améliorait, elle devrait rester en dessous de la moyenne. Les résultats de la sécurité alimentaire devraient s’améliorer pour la majorité des ménages entre avril et septembre. Néanmoins, le processus de redressement sera ralenti par la production inférieure à la moyenne des denrées alimentaires de base, et par les revenus agricoles et les biens (par exemple, le bétail), qui ont été épuisés durant la période de soudure particulièrement difficile. Par conséquent, malgré la période des récoltes, de nombreux ménages dans cette zone de moyens d’existence seront confrontés à des situations de sécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre avril et septembre 2017.

    Concernant la zone Sud-ouest : manioc et petits ruminants (MG 23), les effets de la sécheresse en 2016 ont été un peu moins sévères, mais la zone a reçu une aide humanitaire moindre (alimentation, espèces et semences). Ceci peut élever le niveau de l’insécurité alimentaire dans cette zone, en particulier avec l’épuisement précoce des stocks alimentaires des ménages, la réduction des troupeaux et les prix élevés du manioc et du maïs sur les marchés locaux. La plupart des ménages dans cette zone feront face à une insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de février 2017 jusqu’aux récoltes du manioc et du maïs en avril 2017. Néanmoins, certaines communes, comme Beheloka, Itampolo et Androka, pourraient être dans une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) au cours de la même période, bien que les populations affectées ne soient pas suffisamment nombreuses pour changer la classification de la phase pour l’ensemble de la zone. Ces endroits regroupent un plus grand nombre de ménages d’éleveurs dont les troupeaux ont diminué depuis le début de la période de soudure en octobre. Avec une pluviométrie qui devrait être suffisante jusqu’en mars, on devrait observer une consommation alimentaire normalisée pour le reste de la période des perspectives jusqu’en septembre, quand les ménages reviendront à une insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Dans la zone Sud-est : café, litchi, manioc (MG 19), les déficits pluviométriques ont retardé la plantation du riz. Cette zone dépend énormément des cultures de rente (litchi, girofle ou café), récoltées normalement en novembre-décembre. Lors d’une année normale, les ménages produisent et consomment aussi leurs propres denrées alimentaires de base. Néanmoins, cette zone est extrêmement vulnérable dans la mesure où les cyclones frappent fréquemment cette partie de l’île qui fait directement face à l’océan Indien. Elle se caractérise par un taux de pauvreté élevé et des ménages de grande taille. La vulnérabilité économique élevée des ménages dans la zone MG 29 a été aggravée par les prix alimentaires élevés sur les marchés au début de cette année. Cette zone fera face à de  situations moins bonnes cette année et pourrait se trouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) d’avril à août 2017.

    Les ménages dans l’ensemble de Madagascar. Malgré une production rizicole inférieure à la moyenne et qui affecterait surtout les ménages urbains pauvres, les ménages continueraient à avoir un accès alimentaire relativement normal grâce aux niveaux normaux des revenus, des cultures provenant de la propre production et des approvisionnements réguliers des marchés à partir des récoltes de 2017 et des importations de riz. Par conséquent, la majorité du pays devrait continuer à être dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) entre février et septembre 2017.

    Figures Carte des résultats estimés plus probables de la sécurité alimentaire, février 2017

    Figure 1

    Carte des résultats estimés plus probables de la sécurité alimentaire, février 2017

    Source: FEWS NET

     CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Figure 2

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Evolution de Valeur de l’Ariary malgache par rapport au dollar américain (MGA/USD) dans le temps

    Figure 3

    Figure 1. Evolution de Valeur de l’Ariary malgache par rapport au dollar américain (MGA/USD) dans le temps

    Source: Banque centrale de Madagascar

    Figure 2. Évolution des importations de riz (MT)

    Figure 4

    Figure 2. Évolution des importations de riz (MT)

    Source: Ministère du commerce de Madagascar

    Figure 3. Prix du riz local (changement du % en décembre 2016 par rapport à la moyenne quinquennale)

    Figure 5

    Figure 3. Prix du riz local (changement du % en décembre 2016 par rapport à la moyenne quinquennale)

    Source: Horizon OdR, décembre 2016

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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