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Les récoltes amélioront l'insécurité alimentaire dans le sud de Madagascar

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Madagascar
  • Avril 2014
Les récoltes amélioront l'insécurité alimentaire dans le sud de Madagascar

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  • Messages clé
  • Perspectives jusqu’en septembre 2014
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    • La principale récolte de riz a commencé en avril, marquant la fin de la période de soudure dans le nord et le centre de Madagascar. En raison de la pluviosité moyenne, voire supérieure à la moyenne dans la plupart des zones du pays, de l’absence de cyclones majeurs dans des zones atypiques et des efforts en cours pour contrôler les invasions de criquets, la production des denrées alimentaires de base devrait être supérieure à 2012/2013 et se situer près de la normale.
    • Dans les zones du sud-ouest du pays, les ménages font l’expérience présentement de résultats de sécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) et de Stress (Phase 2 de l’IPC) et devraient revenir à une insécurité sécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en juin, au moment où les récoltes de riz, de maïs et de niébé arrivent sur les marchés.
    • Même si les ménages en situation de Crise présentement reviendront à l’insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) en juin, ils rembourseront les dettes encourues pendant la période de soudure anormale, les forçant à être confrontés à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) en septembre, leur période de soudure commençant trois mois plus tôt que d’habitude.

    Zone

    Anomalies actuelles

    Anomalies projetées

    Sud de Madagascar (Ambovombe, Tuléar, Ambosary)

    Les prix du manioc séché sont 75 à 350 pour cent supérieurs à ceux de l’année dernière, et limitent l’accès des ménages à cette denrée alimentaire préférée. 

    Les prix du manioc séché continueront à être nettement plus élevés que ceux de l’année dernière et de la moyenne des deux dernières années, limitant de ce fait l’accès des ménages à cette denrée alimentaire préférée. 

     


    Perspectives jusqu’en septembre 2014

    Le mois d’avril est habituellement marqué par la fin de la période de soudure dans le nord et le centre de Madagascar tandis que les principales récoltes débutent. La majorité de Madagascar est confrontée présentement à une insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC), mais dans certaines zones du sud-ouest, qui avaient subi de multiples chocs au début de 2013, l’accès alimentaire des ménages pauvres continuera à être limité par les prix élevés des denrées alimentaires de base, le faible pouvoir d’achat et la diminution de leurs propres stocks. Les districts présentement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) et de Crise (Phase 3 de l’IPC) sont énumérés à la Figure 2. 

     Figure 2. Classifications des phases de l’IPC pour les districts en situation d’insécurité alimentaire aiguë.

    Stress (Phase 2 de l’IPC)

    Crise (Phase 3 de l’IPC)

    · Manja et Belo-Tsiribhina (Région de Menabe)

    ·     Ampanihy et Betiocky (Région d’Atsimo-Andrefana)

    · Morombe (Région d’Atsimo-Andrefana)

    ·     Tsihombe, Beloha et Bekily (Région d’Androy)

    · Antsalova (Région de Melaky)

     

    ·   Vaingaindrano (région d’Atsimo Atsinanana)

     

     

    Les projections pour la récolte en cours restent bonnes. Malgré des périodes de pluies insuffisantes ou mal réparties dans les zones isolées du centre nord et du sud-est de Madagascar, les pluies se sont poursuivies normalement en mars. Par ailleurs, comme l’indique la Figure 3, la pluviosité s’est considérablement améliorée par rapport à l’année passée dans les principales zones productrices excédentaires, où la production agricole avait beaucoup diminué à cause de la médiocrité des pluies. Et surtout, aucune zone n’a été affectée par plus d’un cyclone cette saison, et aucun cyclone n’a eu d’effet sur les zones qui ne sont pas impactées habituellement. Étant donné les facteurs ci-dessus et compte tenu du développement avancé des cultures dans les zones visitées en février et mars 2014 et la récente imagerie de l’indice de végétation normalisé (NDVI) (Figure 4), des récoltes proches de la moyenne sont prévues. Pour finir, le traitement actuel contre l’invasion des criquets devrait atténuer les dommages, bien qu’aucune information actualisée n’ait été publiée depuis la Mise à jour à distance pour Madagascar de mars 2014.

    Les prix de 2014 pour le riz local et le riz importé sont pratiquement au même niveau qu’en mars 2013 sur la plupart des marchés de référence. Ces prix aident à maintenir un bon accès alimentaire pour les populations consommant surtout du riz dans le nord et le centre de Madagascar. Pour autant, les prix du manioc sec, notamment dans le sud, continuent à être nettement plus élevés que ceux de l’année dernière et de la moyenne des deux dernières années. La hausse la plus importante est observée dans la ville d’Ambosary, dans le sud-est, où des visites sur le terrain ont permis de valider les signalements de prix du manioc à 1.800 MGA/kg, soit 260 pour cent de plus que le mois précédent. Des entretiens avec des commerçants d’Ambosary indiquent que ces prix sont attribuables à l’absence quasi totale de manioc sur ce marché à la suite de la production médiocre et de l’engorgement des sols au début de 2013, de même que la maigre production en septembre 2013. Les rapports de mars 2014 suggéraient également que l’accès médiocre des commerçants au marché a contribué à des prix plus élevés que normalement. Les prix du manioc séché à Ambovombe et à Tuléar sont 75 à 125 pour cent plus élevés que l’année dernière et supérieurs de 125 à 154 pour cent à ceux de la moyenne des deux dernières années. Ces prix élevés limitent l’accès des ménages pauvres au manioc, qui est la principale denrée alimentaire dans le sud.

    En dépit de ces tendances de prix, les indicateurs des stratégies d’adaptation courants suggèrent que les ménages ont peut-être réduit leur dépendance à des stratégies d’adaptation liées à l’insécurité alimentaire. Par exemple, les prix des fruits de cactus à Ambosary et à Ambovombe sont revenus à leur niveau normal, soit environ 20 MGA/fruit, après avoir baissé pendant la période de soudure au cours de laquelle les ménages ont cueilli et vendu des quantités plus importantes que d’habitude, pour gagner un revenu. En outre, des rapports sur le terrain indiquent que la vente généralisée du bétail a diminué, entraînant de ce fait une hausse des prix des chèvres.

    Au moment où les récoltes atteindront leur paroxysme en juin, les ménages présentement en situation de Stress, (Phase 2 de l’IPC 2.0) devraient améliorer leur insécurité alimentaire aiguë passant à la phase Minimale (Phase 1 de l’IPC 2.0) et resteront dans cette situation au moins jusqu’en septembre 2014. Les ménages présentement en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC 2.0) devraient également revenir à l’insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC 2.0) au plus fort des récoltes. Pour autant, les ménages rembourseront les dettes encourues pendant la période de soudure anormale, les forçant à revenir à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) en septembre, leur période de soudure commençant trois mois plus tôt que normalement.

    Figures Figure 1. Madagascar IPC Classification, Current Situation, April 2014

    Figure 1

    Figure 1. Madagascar IPC Classification, Current Situation, April 2014

    Source:

    Calendrier saisonnier dans une année typique

    Figure 2

    Calendrier saisonnier dans une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 3. Cumul de pluviométrie estimée (RFE), en millimètres, à Sofia, Madagascar

    Figure 3

    Figure 3. Cumul de pluviométrie estimée (RFE), en millimètres, à Sofia, Madagascar

    Source: USGS

    Figure 4. Pourcentage de la moyenne eMODIS-NDVI

    Figure 4

    Figure 4. Pourcentage de la moyenne eMODIS-NDVI

    Source: FEWS NET

    Figure 5

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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