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La sécurité alimentaire se détériorera et mènera à une période de soudure précoce dans le Sud

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Madagascar
  • Août 2015
La sécurité alimentaire se détériorera et mènera à une période de soudure précoce dans le Sud

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  • Messages clé
  • Perspectives projetées jusqu’en décembre 2015
  • Messages clé
    • Dans les régions d’Androy, d’Atsimo Andrefana et certaines parties d’Anosy, un épuisement précoce des stocks, des capacités d’adaptation réduites à la suite de la période de soudure précédente et des prix de denrées alimentaires de base inhabituellement élevés pourraient entraîner des résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’août 2015. Dans les zones où la production de maïs a été extrêmement faible (districts de Tsihombe et d’Ambovombe), les ménages pauvres seront probablement dans une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) entre septembre et décembre 2015. 

    • Les informations recueillies auprès des services agricoles locaux suggèrent que les prix des denrées alimentaires comme le maïs continuent à être nettement supérieurs à la moyenne dans les marchés du Sud de l’Amboasary et de l’Ambovombe. Les prix continueront à être supérieurs à la normale pour le manioc, tandis que les stocks alimentaires s’épuisent et que les ménages deviennent de plus en plus dépendants du marché à l’approche de la période de soudure.  

    • Les prévisions annonçant la poursuite de l’El Nino jusqu’au début de la saison des pluies 2015/16 suggèrent que les précipitations saisonnières pourraient être inférieures à la moyenne dans le sud de Madagascar, ce qui pourrait entraîner des possibilités de travail inférieures à la moyenne alors que la période de soudure la plus intense approche. 

    Zone

    Anomalies courantes

    Anomalies projetées

    Sud et Sud-ouest

    La production de maïs devrait être nettement inférieure à la moyenne dans les régions préoccupantes du Sud pour la troisième année consécutive.

    Un épuisement prématuré des stocks alimentaires, des augmentations plus tôt et plus élevées que d’habitude concernant les prix des denrées alimentaires de base, et un début précoce de la période de soudure sont probables.

    Le manioc est récolté plus tôt que d’habitude, dans le cadre d’une stratégie d’adaptation.

    Les tubercules n’atteindront pas leur production potentielle, avec des effets négatifs sur la qualité et le volume. 


    Perspectives projetées jusqu’en décembre 2015

    Selon l’Observatoire du Riz (OdR), les prix du riz continuent à rester stables sur la majorité des marchés, et la FAO estime que la production rizicole 2015 sera légèrement inférieure à la moyenne et que les importations nécessaires seront légèrement supérieures à la moyenne. Concernant le maïs, des informations anecdotiques sur les prix suggèrent que les prix du maïs dans l’extrême Sud sont environ 40 à 90 pour cent plus élevés que la dernière moyenne sur deux ans sur les marchés d’Ambovombe et de Betroka, à la suite de la production agricole nettement inférieure à la moyenne qui a conduit à un épuisement prématuré des stocks de maïs et à une dépendance plus précoce de la production de manioc dans l’Atsimo Andrefana, l’Androy et certaines parties de la région d’Anosy, les zones les plus préoccupantes. Même si la majorité des zones du pays devrait faire face à une insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en décembre 2015, la période de soudure qui commence habituellement en décembre pourrait être en avance de plusieurs mois dans les zones préoccupantes, commençant dès la fin août dans certains districts, et durera pendant la période des perspectives.  

    Districts préoccupants du Sud dans les Régions d’Atsimo Andrefana et d’Androy (Zones de moyens d’existence 23 et 24, et certaines parties de la Zone 22)  

    La production de maïs a été nettement inférieure à la moyenne cette année dans de nombreux districts du Sud, et la production personnelle est déjà épuisée plusieurs mois plus tôt que d’habitude, en particulier dans la Région d’Androy, dont la majorité est située dans le MG24 : Extrême Sud : Zone de moyens d’existence, manioc, maïs et élevage de bétail. La production personnelle de manioc est consommée plus tôt que d’habitude à titre de stratégie d’adaptation, ce qui réduira probablement la qualité et le volume des tubercules récoltés. La production est estimée être supérieure à la normale uniquement dans la partie nord de MG 24, mais nettement inférieure à la normale dans les parties sud de cette zone. Cette information correspond également aux rapports signalant les prix très hauts du manioc, jusqu’à deux fois plus élevés que les prix normaux pour cette saison, d’après les indications de sources locales. La production d’oignons, de patates douces, d’haricots et de légumes verts de contre saison fournit typiquement un peu de nourriture et de revenus en septembre et octobre. Pour autant, les ménages très pauvres participent en général moins aux cultures de rente, produites dans une zone limitée, et ne n’ont habituellement pas la possibilité de bénéficier des petits travaux agricoles qu’elles requièrent. Les ménages dans la partie sud de MG24, dont la principale activité de moyens d’existence repose sur la culture du maïs et du manioc, sont comparativement dans une pire situation, pour ce qui est de la disponibilité et de l’accès alimentaire. Des rapports de terrain signalent qu’une partie de la migration saisonnière à la recherche de travail a commencé près de deux mois plus tôt que d’habitude dans les districts de Tsihombe et la partie sud de Bekily.

    Les ménages reconstituent normalement leurs actifs de bétail à cette époque, mais ces derniers seront probablement inhabituellement faibles dans MG24, à la suite de la dernière période de soudure qui avait été plus difficile que d’habitude, entraînant des ventes forcées de bétail. Ce point correspond aussi aux prix inférieurs à la moyenne des petits ruminants à Tsihombe et Beloha. Les informations sur les prix recueillies localement par les Centres de Services Agricoles, de même que les données de l’Observatoire du Riz montrent que la baisse des prix des céréales après les récoltes a pris fin et que le prix actuel du maïs est près de 40 pour cent plus élevé que la moyenne sur deux ans à Amboasary et Ambovombe, bien que le prix du riz soit proche de la moyenne quinquennale dans ces districts. Sur les marchés de la zone préoccupante, il est probable que ces prix resteront supérieurs à la moyenne et continueront à augmenter avant d’atteindre leur niveau le plus élevé en janvier/février 2016.

    Étant donné l’épuisement prématuré des stocks alimentaires et des prix alimentaires plus élevés que normalement, les ménages dans les zones préoccupantes auront des difficultés à satisfaire à la nécessité de protéger leurs moyens d’existence. Il est probable qu’au moins 20 pour cent des ménages à Tsihombe et à Ambovombe entreront dans une Crise (Phase 3 de l’IPC) dès le début septembre. Dans d’autres parties des zones de moyens d’existence 22, 23 et 24, les ménages pauvres sont actuellement en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC) et devraient commencer à faire face à des résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC) en août, susceptibles se détériorer en Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de novembre pendant la période des perspectives, en raison à la fois du manque de possibilités de revenu, de stocks alimentaires provenant de leurs cultures personnelles et d’une capacité réduite à s’engager dans des stratégies d’adaptation. Les projections récentes du SARCOF et la forte probabilité de la poursuite de l’El Nino pendant le début de la saison des pluies de 2015/16 suggèrent que les précipitations seront probablement inférieures à la moyenne, ce qui pourrait réduire les possibilités de travaux agricoles à l’approche de la pointe de la période de soudure.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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