Perspectives sur la sécurité alimentaire

Démarrage normal de la saison agricole A à l’Est de la RDC favorisé par une pluviométrie normale

Octobre 2019 - Mai 2020

Octobre 2019 - Janvier 2020

Carte de Résultats estimés les plus probables de la sécurité alimentaire, octobre 2019 à janvier 2020: Minimal (Phase 1 de l'IPC) dans le nord, Stress(Phase 2 de l'IPC) dans le sud-est, et Sud Kivu/nord Maniema, et Crise (Phase 3 de l'IPC) dans les Kasais, Tanganyika, sud du Maniema, Nord Kivu, et l'ouest d'Ituri

Février - Mai 2020

Carte de Résultats estimés les plus probables de la sécurité alimentaire, février à mai 2020: Minimal (Phase 1 de l'IPC) dans le nord, Stress(Phase 2 de l'IPC) dans le sud-est, et Sud Kivu/nord Maniema, et Crise (Phase 3 de l'IPC) dans les Kasais, Tanganyika, sud du Maniema, Nord Kivu, et l'ouest d'Ituri

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Non cartographié
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire. FEWS NET ne cartographie que l’est de la RDC.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Non cartographié
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire. FEWS NET ne cartographie que l’est de la RDC.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Non cartographié
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Les nouveaux affrontements entre milices armés dans les hauts plateaux de Minembwe et d’Itombwe au Sud-Kivu ont exacerbé la dégradation de la situation humanitaire et occasionné des nouvelles vagues de déplacement des populations, soit environ 3 300 personnes entre le 27 et 29 septembre 2019. Ce regain de violence dans les hauts plateaux affectera aussi bien les ménages qui auront un accès limité à leurs sources de revenus que les humanitaires qui éprouveront des difficultés pour acheminer leur assistance aux vulnérables.

  • Les précipitations normales au démarrage de la saison agricole A sur l’ensemble de la partie Est du pays ont permis un démarrage effectif de la saison agricole A avec le semis des principaux vivriers comme le maïs, l’arachide et le haricot. Par ailleurs, les précipitations au-dessus de la normale dans le Maniema ont causé d’importants dégâts matériels et destruction des stocks alimentaires des ménages avec environ 2000 habitations détruites. Ceci présage d’une baisse des récoltes en fin de campagne.

  • Pendant que la Maladie à Virus Ebola (MVE) semble être maitrisée par les équipes de riposte dans les zones affectées (Beni et Lubero), avec l’implication des communautés, on note par ailleurs des projections négatives, pour le choléra dans 21 provinces sur les 26 que compte la RDC. Ce qui laisse craindre une flambée de l’épidémie dans les prochains mois. On compte depuis janvier 2019, 21 600 cas de choléras enregistrés avec une létalité globale de 2 pourcents. Cette situation nécessite une veille épidémiologique efficace.

  • Durant cette période de scenario qui va alterner les pics de soudure et les périodes de récoltes, et tenant compte de la faible performance des campagnes précédentes qui ont réduit la durée des stocks d’environ 2 mois, la situation de la sécurité alimentaire sur l’ensemble de la partie Est du pays sera marqué par des zones de Crise (Phase 3 de l’IPC) notamment dans les Kasaï, le Tanganyika, le Nord Kivu et l’Ituri jusqu’à janvier 2020. En fin de récolte des saisons A et B au debut de mars 2020, la situation alimentaire dans ces zones pourrait s’améliorer et passer en Stress (Phase 2 de l’IPC).

Contexte National

Situation actuelle

Situation macroéconomique : Le taux de croissance annuel du PIB en RDC devrait atteindre 4,3 pourcents d’ici la fin du dernier trimestre de 2019, selon les modèles macroéconomiques mondiaux et les prévisions des analystes de Trading Economics. À long terme, le taux de croissance annuel du PIB de la RDC devrait se situer autour de 4,1 pourcent en 2020, selon nos modèles économétriques. Bien qu’en déclin et vulnérable à la volatilité des prix internationaux des matières premières, la demande mondiale de cuivre et de cobalt devrait rester soutenue – les produits miniers constituent la principale source de revenus pour beaucoup des ménages dans les provinces comme le Haut Katanga et le Lualaba.

Situation sécuritaire et mouvements des populations : En RDC, la situation sécuritaire reste précaire surtout en zones de conflits dans la région Est du pays. En Ituri depuis le mois de juin 2019, les zones de Djugu, Mahagi et Irumu ont connu une explosion de violence entre les communautés. Une crise humanitaire a éclaté avec environ 300 000 personnes déplacées à Djugu, et des massacres des civils se sont poursuivies dans Djugu et Mahagi, le long du lac Albert, touchant les communautés Alur et Gegere (jadis épargnées par ces conflits) qui habitent dans la zone malgré l’intervention des autorités tant provinciales que nationales. Les ménages de ces zones qui dépendent essentiellement de l’agriculture subissent une déstabilisation dans la reprise des activités agricoles pour les uns et les difficultés d’entretenir les surfaces emblavées pour les autres. 

Au Nord Kivu, la violence à Beni a pris un nouveau tournant en juillet, avec une augmentation des attaques contre les civils et les FARDC attribuées aux présumés ADF-NALU. Les organisations locales de la société civile ont entrepris plusieurs actions de protestation. Les territoires de Masisi et Rutshuru ont connu une hausse de la criminalité, en particulier les enlèvements contre rançon et les meurtres, ainsi que des combats entre différents groupes armés notamment les APCLS, les NDC-R, les Nyatura-FPC, les Nyatura Biriko, CNRD, CMC et FDLR sont tous actifs dans les deux territoires. Il conviendra de souligner que ces violences interviennent au moment des activités de préparation de terrain pour le semis de la saison agricole A. Cette situation limiteà nouveau l’accès aux terres pour l’agriculture.

Dans la province du Sud-Kivu, la présence des FDLR et des groupes Maï Maï continue de créer des affrontements, entraînant des déplacements réguliers dans le territoire de Kalehe alors que dans les territoires de Fizi et Uvira les affrontements entre les Ngumino et une coalition de groupes Maï Maï sur le haut plateau de Minembwe et Itombwe à la fin août. Le risque d'une deuxième explosion de violence entraînant de nouveaux déplacements reste élevé dans cette zone de grande production qui demeure le grenier agricole pour la province. On pourrait s’attendre à des faibles disponibilités alimentaires dans ces zones de conflits faiblement assistées par les humanitaires.

En outre, malgré l’amélioration de la situation politique dans l’espace Kasaï, on note un mouvement de retour des personnes jadis réfugiées en Angola qui s’ajoutent aux derniers expulsés. Selon OCHA, plus de 3730 737 retournées sont retournées de l’Angola entre octobre et décembre dans cinq provinces de la République Démocratique du Congo, selon les sources officielles. Le flux a sensiblement baissé depuis novembre cependant le risque de reprise demeure. Une mission d’évaluation humanitaire effectuée dans la zone estime à plus de 77 731 personnes retournées dans le territoire de Luiza.

Par ailleurs l’instabilité politique dans les pays voisins a produit également des réfugiés en RDC en provenance du Sud Soudan, du Burundi et de la République Centrafricaine. Toutes ces instabilités causent des mouvements des populations réguliers qui qui empêchent les ménages à avoir accès à leurs moyens d’existence et ainsi crée l’insécurité alimentaire.

Prix et fonctionnement des marchés : Depuis 2016, on assiste à des spéculations régulières de prix du maïs dans l’ex-Katanga à chaque interdiction d’exportation prise par les pays voisins. Cette situation s’est exacerbée durant la deuxième moitié du mois d’aout 2019 au cours de laquelle on avait observé une flambée de prix de la farine de maïs dans l’ex Katanga (120 pourcents de variation entre juillet et septembre 2019). Cette situation de hausse significative de prix se généralise actuellement dans le Centre-est qui dépend en partie du maïs de cette même provenance. 

Il y a deux causes primaires de cette situation. Premièrement la restriction des importations de maïs en provenance de la Zambie, autosuffisante en maïs, et qui a connu un déficit de production de maïs de l’ordre de 16 pourcents par rapport à la moyenne de la campagne 2018/19. En plus, dans le Sud-est de la RDC, la production locale a été déficitaire dans plusieurs bassins de production suite à des perturbations des pluies caractérisées par des précipitations irrégulières et mal distribuées dans le cycle cultural mais aussi à la prolifération des phytopathologies qui continuent à affecter les cultures.

En dépit de cette flambée de prix, les ménages préfèrent de ne pas substituer le mais pour les autres denrées moins chères comme le manioc, et continuent d’acheter le maïs, mais en quantités réduites.

Catastrophes naturelles : La reprise des pluies depuis le mois de septembre 2019 dans plusieurs zones du pays s’accompagne des inondations qui ont détruit des habitations à Kinshasa et dans la province du Maniema. Dans cette dernière province, environ 2 881 ménages (14 405 personnes) ont été affectées, selon OCHA. Aussi, il a été signalé des dizaines de milliers des maisons brûlées à Bukavu et à Goma. Ces inondations ont également détruit des surfaces cultivées non estimées. On pourrait ‘s’attendre à des récoltes en dessous de la normale du fait de ces catastrophes naturelles qui interviennent de façon cyclique.

La campagne agricole 2019-2020 : La campagne a bien démarré sur l’ensemble du pays avec un espoir d’une saison agricole normale dans sa grande partie favorisée par une pluviométrie normale au démarrage de la saison A.

Situation nutritionnelle : Dans certaines zones de conflit de l'Est de la RDC (Ituri, Nord-Kivu, Tanganyika), la situation nutritionnelle est déjà préoccupante avec des taux de MAG parfois supérieurs au seuil d’urgence humanitaire (10 pourcents de MAG)

Les épidémies : En RDC, la rougeole a fait plus de morts (plus de 2 700 depuis janvier 2019) en sept mois qu'Ebola en un an, selon MSF. En même temps, le cholera est devenu endémique dans certaines régions du pays notamment dans le Sud Kivu, le Tanganyika suite aux problèmes d’accès à l’eau potable et aux mauvaises conditions hygiéniques. Notons que cette épidémie a fait plus de 900 décès en 2018. Une année avant, le choléra avait tué 1190 personnes en RDC sur les 55.000 cas suspects enregistrés soit un taux de létalité de 2 pourcents.

Les phytopathologies et prédateurs des cultures : La chenille légionnaire d’automne est signalée dans plus de 22 provinces du pays tandis que dans l’extrême Nord-est de la RDC, (territoires de Aru et Buta), on signale la progression des criquets puants, à laquelle s’ajoutent la striure brune du manioc et le wilt bactérien du bananier continuent d’affecter la production de ces deux cultures dans les provinces de l’Est, ce qui aura un impact sur la production de la saison prochaine.

Suppositions

Le scénario le plus probable d’octobre 2019 à mai 2020 est basé sur les suppositions suivantes au niveau national :

  • Agro climatologie : Selon les prévisions de la NOAA, la saison de pluie, dans l’Est de la RDC s’étendra de septembre à décembre 2019 et devrait être moyenne, avec quelques zones localisées qui recevront des précipitations au-dessus de la normale.
  • Récoltes saisonnières : Avec cette situation favorable pour l’agriculture, on pourrait s'attendre à des récoltes normales à partir de décembre 2019.
  • Conflits et mouvements des populations : Malgré les efforts des autorités et la reddition de certains groupes armés, la persistance des tensions ethniques, les conflits politiques pourraient dans les mois à venir, occasionner des nouvelles crises et déplacements des populations. Notons aussi que dans certaines provinces, qui ont des zones de surplus de production, comme l’Ituri, le Sud-Kivu et le Nord Kivu, les populations en mouvement ont raté plusieurs saisons agricoles, ce qui demanderait plusieurs campagnes agricoles pour rattraper le GAP.
  • Moyennes d’existence : Dans la plupart des zones de conflits aussi bien dans le Nord-est que dans le Centre-est, les populations dépendant de l’agriculture faute d’accès à leurs ressources naturelles, trouveront des alternatives en termes d’opportunités économiques en substituant l’agriculture aux autres activités telles que le petit commerce et le transport par moto communément appelé taxi moto. Ces activités reviennent plus à la jeunesse active de ces localités en conflits. Cependant, la présence de plus de 9 000 ménages de réfugiés dans le territoire de Aru investis dans l'agriculture avec le soutien du UNHCR et de ses partenaires constituera à court et moyen termes un atout majeur pour l'approvisionnement de cette région en produits alimentaires de base notamment le riz, le haricot, le manioc et le maïs suffisamment cultivés sur les terres octroyées. On s’attendrait donc à une disponibilité atypique dans cette zone déficitaire à cause de cette présence inhabituelle des réfugiés.
  • Les marchés et prix : Les effets du déficit céréalier, en particulier celui de la farine de maïs, dans les pays d'Afrique australe (Zambie, Malawi, Zimbabwe et Afrique du Sud) continueront à avoir une incidence sur la disponibilité de ce produit dans les régions du sud telles que la région du Katanga et celle des Kasaï. Les capacités d'importation de la RDC sont probablement affectées par la faible production des pays voisins et l’interdiction d’exportation en Zambie. A moyen terme, les prix du maïs devraient rester généralement supérieurs à la moyenne dans la majeure partie du Katanga et du Kasaï, jusqu’en décembre 2019. Durant le mois de décembre qui coïncide avec la fin de la période de soudure, une proportion importante des ménages agricoles pourrait dépendre de leur propre production pendant les deux premiers mois après les récoltes. En conséquence, les prix des principaux produits alimentaires pourraient avoir une tendance à la baisse.
  • Fluctuation saisonnière des prix : Habituellement, la période allant de début septembre à fin novembre constitue la période du pic de soudure dans la zone Nord-est et Centre-est du pays. Cette période s’est révélée plus précoce que d’habitude suite aux faibles niveaux de stocks alimentaires en lien avec une production inférieure à la moyenne durant les précédentes saisons agricoles.
  • Maladie à virus Ebola (EVD) : L'évolution positive de la riposte face à la l'épidémie de la maladie à Virus Ebola (MVE) a été constaté pendant les deux derniers mois dans les zones affectées. En effet, depuis ce temps, le nombre de cas confirmés a diminué progressivement, en particulier dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. L’établissement et l’utilisation d’un nouvel vaccin qui s’associe à l’implication des communautés locales dans la riposte ont permis d’atténuer cette épidémie. La ville de Goma n’a pas vu de nouveaux cas depuis plus de deux mois et la ville de Bukavu non encore touchée à ce jour. Cette situation rassure les pays voisins, qui ont réduit leur menace de fermeture de leurs frontières, laquelle aurait des conséquences incommensurables sur les flux commerciaux des denrées de base importées et aussi sur les moyennes d'existence pour les ménages près des frontières.

Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire :

Octobre 2019 à janvier 2020 : Cette première période de scenario connaitra le pic de la soudure entre octobre 2019 et janvier 2020 dans l’Est de la RDC, et en même temps le début des premières récoltes de la saison culturale. La situation des ménages sur l’ensemble de la zone sera de plus en plus difficile avec un accès limité à la nourriture du fait de l’épuisement des stocks, on estime que les récoltes vertes de décembre pourront soulager les populations qui auront commencé à développer des stratégies d’adaptation souvent dommageables et irréversibles. Certaines zones pourraient rester en Crise (Phase 3 de l’IPC) notamment les provinces du Kasaï, ex-Katanga, Ituri, Sud-Kivu et Tanganyika par contre les provinces de Lomami, Sankuru, Kasaï Oriental, Maniema, Sud Kivu, et Ex-Katanga seront en Stress (Phase 2 de l’IPC). En revanche, les provinces de Haut-Uele, Bas-Uélé, Tshopo et une partie du Maniema resteront en Minimale (Phase 1 e l’IPC).

Février à mai 2020 : Au cours de la seconde période de scenario, la situation dans les deux premiers mois pourrait être atténuée par la disponibilité des stocks issues des dernières récoltes. Les deux autres mois restant par contre connaitront le pic de la soudure en saison B. Ainsi, certaines zones pourraient rester en Crise (Phase 3 de l’IPC), notamment le Kasaï, l’Ituri, le Sud-Kivu et le Tanganyika, par contre les provinces de Lomami, Sankuru, Kasaï oriental seront en Stress (Phase 2 de l’IPC). En revanche, les provinces de Haut-Uele, Bas-Uélé, Tshopo et une partie du Maniema globalement stables, resteront en Minimale (Phase 1 de l’IPC). Le territoire d’Aru pourrait éventuellement évoluer en Minimale (Phase 1). Du fait de la présence massive des réfugiés qui constituent une source de production déterminante pour la zone d’après l’UNHCR et partenaires ont apporté un appui agricole important à ces réfugiés pour la relance des activités agricoles dans cette zone d’asile.

Evènements qui pourraient changer les scenarios

Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable au niveau national.

Zones

Evénements

Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

 

National

L’arrivée massive des éleveurs Mbororo

Leurs troupeaux détruiront ent les produits de champs, et pourrait créer une tension entre les populations autochtones ainsi que des réfugiés Sud soudanais qui vivent dans la région et dont la principale activité est l’agriculture. 

 

National

Les conflits et mouvements des populations

Aussi, la poursuite de l’escalade des violences dans les territoires de Djugu et Mahagi voisin pourrait éventuellement conduire des miliers des personnes à se déplacer vers le territoire de Aru abandonnant ainsi leurs moyens d’existence.

 

National

Détérioration continue de routes de desserte agricole pendant la prochaine saison de pluie

Ceci pourrait avoir également un impact négatif dans la zone et qui va fragiliser les échanges entre-territoires 

 

National

Perturbations climatiques sur la zone

L’excès et/ou carence de pluies pourrait impacter sur la production agricole et exacerber les dégâts des inondations et des pertes agricoles énormes.

 

National

La prolifération des phytopathologies

La résurgence de ces phytopathologies pourrait compromettre la bonne évolution de la production agricole envisagée, en l’absence des moyens de lutte efficace

Pour plus d'informations sur les perspectives concernant des zones de préoccupation spécifiques, veuillez cliquer sur le bouton de téléchargement en haut de la page pour consulter le rapport complet.

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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