Perspectives sur la sécurité alimentaire

Campagne agricole perturbée par des chocs climatiques, l’invasion de la chenille, et les conflits

Juin 2017

Juin - Septembre 2017

Democratic Republic of Congo June 2017 Food Security Projections for June to September

Octobre 2017 - Janvier 2018

Democratic Republic of Congo June 2017 Food Security Projections for October to January

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Non cartographié
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire. FEWS NET ne cartographie que l’est de la RDC.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Non cartographié
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire. FEWS NET ne cartographie que l’est de la RDC.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Non cartographié
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • La situation de crise dans le Kasaï central déclaré zone d’opérations militaires qui a occasionné le déplacement de près de 20 pourcent de la population rurale et les perturbations des services sociaux de base, ainsi que le disfonctionnement de certains marchés en termes d’approvisionnement, et une production agricole de la saison B 2017 inférieure à la moyenne, vont impacter significativement sur l’accès aux moyens d’existence des populations durant la période de scenario, amenant les ménages pauvres à faire usage des stratégies de survie de plus en plus dommageables.

  • Le déficit pluviométrique constaté dans certains territoires de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Tanganyika a occasionné une perturbation du cycle cultural pour le maïs, haricot, et pomme de terre sensibles à l’insuffisance hydrique. 

  • Malgré les dégâts causés par la chenille légionnaire dans la partie Sud-Est du pays (Haut-Katanga, Lualaba et Lomami) et le retard des pluies enregistré dans la zone, les récoltes du maïs de la saison A 2016-2017 sont intervenues tard que d’habitude (juin 2017). Aussi, avec la reprise officielle des exportations du maïs par la Zambie, on s’attend à une certaine disponibilité alimentaire dans ces zones qui pourrait contribuer à l’équilibre des flux commerciaux sur les marchés locaux entre juin et septembre 2017.

  • L’apparition de l’épidémie de la grippe aviaire dans 3 territoires de la province de l’Ituri qui a déjà décimé près de 21.594 canards, 1 514 poules et 312 pigeons en deux mois prend de l’ampleur avec une augmentation des foyers de contaminations de la maladie passés de 14 en fin mai à 16 en mi-juin 2017.  Les mesures de lutte prises par les autorités provinciales pourront affecter les revenus des ménages qui en dépendent, en l’absence de toute mesure d’accompagnement.  

CONTEXTE NATIONAL

Situation actuelle

Situation agricole

  • Dans la partie Sud-Est du pays (Haut-Katanga, Lualaba et Lomami), caractérisée par une seule saison culturale, la récolte du maïs qui, en une saison normale intervient entre mars et avril, a commencé en avril et se poursuivra jusqu’en fin juin 2017, à cause des pluies qui sont arrivées en retard, occasionnant des semis tardifs en fin novembre et début décembre 2016 au lieu d’octobre 2016. Malgré l’attaque de la chenille légionnaire « Spodoptera frugiperda » sur le maïs qui a occasionné une baisse de la production locale, les ménages pauvres pourront se constituer un stock de nourriture d’environ deux mois et par conséquent pourront améliorer leur consommation alimentaire.
  • Dans la partie Nord-Est du pays, (l’ex Orientale, le Maniema, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu), la saison agricole B en cours poursuit sa progression avec des récoltes vertes de certaines cultures comme le haricot et le maïs. Toutefois, dans plusieurs zones de certains territoires de ces provinces, les pluies ont été inférieures à la normale entre le mois de mars et mai 2017, ayant conduit soit à l’assèchement ou à la mauvaise croissance de certaines cultures vivrières comme le haricot, le maïs, la pomme de terre et le riz, ce qui pourrait occasionner des récoltes inférieures à la moyenne par rapport à une année normale. Les territoires concernés par ces insuffisances pluviométriques sont Uvira, Fizi, Idjwi et Kalehe dans le Sud-Kivu, Rutshuru, Beni et Lubero pour le Nord-Kivu, Irumu, Djugu et Mambasa pour l’Ituri, ainsi que Kibombo, Kailo, Kasongo et Kabambare pour le Maniema.
  • Dans la province de l’ex Kassaï et du Tanganyika, les conflits armés ont été à la base d’une faible exploitation agricole de la saison culturale B 2017 étant donné que près de 20 pour cent des populations rurales de ces zones étaient en déplacements fuyant les combats et autres violations y relatives. La récolte de saison B 2017 (juin et juillet) restera largement inférieure à la moyenne et ne pourra pas permettre aux ménages pauvres d’avoir des stocks suffisants de la nourriture.
  • En outre, plusieurs chocs causés par des maladies et ravageurs des cultures ont caractérisé la saison agricole B 2017 notamment l’invasion de la chenille légionnaire (Spodoptera frugiperda) (qui a continué sa propagation ainsi que ses ·        dégâts dans d’autres territoires qui n’étaient pas encore affectés au cours de la saison agricole B 2017, contribuant ainsi à la baisse de la production du maïs), dans presque tous les territoires de la partie Est du pays, à l’exception de l’Ituri, où la résurgence des criquets puants dans la province de Aru, continuent de décimer les cultures de manioc, maïs, café, haricot, etc. A côté de ces ravageurs, il sied de noter la présence des maladies des cultures notamment la mosaïque africaine de manioc, la striure brune du manioc, le wilt bactérien du bananier, qui continuent d’impacter la production agricole étant donné que des réponses efficaces ne sont toujours pas apportées.

Situation de l’élevage

  • L’élevage des gros et petits bétails se poursuit avec une diminution progressive du fourrage dans les provinces du Sud-Kivu, Nord-Kivu, Tanganyika, Haut-Katanga et Ituri suite aux perturbations climatiques qui ont surgit au cours de la saison agricole A 2016-2017. Au cours de la saison B 2017 (février à juin), les déficits des pluies qui se sont observés dans certains territoires ont contribué à l’aggravation de la faible disponibilité fourragère enregistrée la saison précédente.

La transhumance qui commence d’habitude pendant la saison sèche (juin-juillet) après les récoltes a déjà précocement commencé. Pendant cette transhumance avant la récolte effective, les vaches sont en train d’être amenées à un certain moment à brouter dans les champs des ménages agricoles, ce qui ravive ainsi le conflit latent entre agriculteurs et éleveurs. La carence des pluies a été à la base de la carence du pâturage qui a eu des effets négatifs sur la production laitière et le poids de l’animal.

  • Dans les territoires de Mahagi, Irumu et Djugu dans la province de l’Ituri, l’épidémie de la grippe aviaire qui s’y vit est entrain de décimer massivement les volailles (canard, poules et pigeons), avec un taux de mortalité entre 60 et 80 pour cent. A la date du 13 juin 2017,  1 514 poulets, 21 594 canards et 312 pigeons ont déjà été décimés et les foyers de contamination sont passés de 14 en date du 23 mai 2017 à 16 en date du 13 juin 2017. Ces volailles constituent les avoirs d’investissements et sources de revenus des ménages pauvres occasionne la baisse de leurs revenus et amènent les ménages à ne plus faire certaines dépenses non alimentaires comme le payement des frais scolaires et sanitaires sans recourir aux stratégies inadéquates de survie.
  • Depuis le mois de janvier 2017, l’épidémie de la peste porcine et du pseudo peste aviaire qui avait attaqué les porcs et les volailles avec une population animale atteinte estimée entre 25 et 50 pour cent selon la CAID et l’Inspection Territoriale de l’Agriculture, Pêche et Elevage dans le territoire d’Ubundu en province de la Tshopo, reste toujours un frein à cet élevage dans cette zone suite à l’absence d’une réponse au problème.

Situation des marchés

  •  En cette période de récolte des produits agricoles comme le maïs, le haricot, la patate douce, la pomme de terre dans la partie Est et Sud-Est du pays, bien que la récolte soit inférieure à la moyenne dans la plupart de cas, la disponibilité alimentaire sera assurée pour les deux prochains mois (juin et juillet), ce qui occasionne une certaine stabilité des prix des produits alimentaires par rapport au mois passé, bien que la tendance reste à la hausse par rapport à la même période de l’année passée suite à la dépréciation continue du franc congolais face au dollar américain (une dépréciation de plus de 52 pour cent en une année).
  • La stabilité des prix observés par rapport au mois passé s’explique par les flux transfrontaliers générés par l’autorisation officielle de l’exportation des denrées alimentaires de base comme le maïs par la Zambie, et ainsi que les importations informelles du riz et du maïs de la Tanzanie à travers diverses frontières notamment Uvira et Fizi au Sud-Kivu, ainsi que Kalemie dans le Tanganyika. En outre, dans la partie Sud-Est du pays (province du Haut-Katanga, Haut-Lomami et Lualaba) où  il y avait des récoltes tardifs de saison A, depuis le mois d’avril, plusieurs ménages de la zone ont procédé aux récoltes principales et se poursuivent jusque maintenant en juin en s’étendant sur les autres parties du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Ituri, Tshopo, Bas-Uélé et Haut-Uélé) pour les récoltes de la saison B 2017, ce qui a occasionné une certaine disponibilité alimentaire sur les marchés et a ainsi réduit la substitution des certains produits alimentaires comme le manioc par le maïs et vice-versa selon les habitudes alimentaires de chaque zone.

Situation sécuritaire et mouvements des populations 

  • La situation sécuritaire reste précaire et volatile surtout en zones de conflits dans la région Est et Centre du pays qui vivent dans un contexte de crise prolongée. Les affrontements des groupes armés d’une part et les conflits intercommunautaires de l’autre, ont occasionné d’importants mouvements des populations à l’intérieur du pays. La partie du centre du pays, notamment le Kassaï, qui jadis jouissait d’une certaine stabilité sécuritaire est actuellement en proie aux conflits et violences  qui ont éclaté le mois d’août de l’année passée occasionnant le déplacement massif de plus de 1,3 millions de personnes déplacées internes et plus de 30 milles réfugiés en Angola.
  • Au cours du premier trimestre de l’année 2017, avec les conflits entre milice locale et forces de l’ordre dans les provinces du grand Kassaï, le nombre de personnes déplacées internes en RDC a augmenté de plus de 1,5 millions passant de près de 2,2 millions en décembre 2016 à 3,7 millions en mars 2017, soit une augmentation de près de 68,18 pour cent. La province du Kassaï Central par où les conflits dans la zone avaient commencé, compte à elle seule plus de 670 mille et devient donc la deuxième province avec un grand nombre de IDPs après le Nord-Kivu.
  • Par ailleurs l’instabilité politique dans les pays voisins continue également de produire des nouveaux réfugiés en RDC en provenance du Sud Soudan, du Burundi et de la République Centrafricaine. Selon le HCR, le nombre des personnes réfugiées en RDC est passé de 451 956 au 31 décembre à 467 473, soit une augmentation de 3,43 pour cent.

Appui humanitaire

  • L'assistance humanitaire est assurée par les agences des Nations Unies notamment le PAM, la FAO, l’UNICEF, l’UNHCR et les organisations non gouvernementales internationales et nationales en partenariat avec le gouvernement. Elle est concentrée plus dans la partie Centre et Est du pays où l’on remarque la récurrence des conflits armés et tribaux avec une forte présence des personnes déplacées et réfugiés. Depuis le début de l’année 2017 en cours, le Coordonnateur Humanitaire à travers le Fonds Humanitaire en RDC (Pooled Fund) a déjà alloué un montant total de 16,8 millions de dollars américains. Les objectifs de ces allocations lancées sont entre autres l’amélioration des conditions de vie des personnes affectées par la crise alimentaire et nutritionnelle dans le territoire de Punia, province du Maniema ; et apporter une assistance multisectorielle d’urgence en faveur des populations affectées par le conflit dans le territoire de Kalemie, province du Tanganyika, et dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central.  

Suppositions

Le scénario le plus probable de juin 2017 à janvier 2018 est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national :

Production agricole

  • Précipitations : Les précipitations sont attendues moyennes durant la saison A 2017-2018, ce qui permettra aux ménages de faire une exploitation normale de ladite saison, à l’exception de certaines zones du Nord-Kivu (Rutshuru, Beni et Lubero) dont les prévisions seront en dessous de la moyenne.
  • Saison agricole A : Tenant compte de l’attaque de la culture du maïs par la chenille légionnaire « Spodoptera frugiperda » durant la saison A 2016-2017 et la poursuite de cette attaque durant la saison B 2017 avec plus de zones touchées qu’avant, il est fort possible que la saison agricole A 2017-2018 qui va commencer en septembre prochain, soit plus caractérisée par l’attaque plus grave de cette chenille étant donné qu’un plan de réponse adéquate n’est encore mis en place et appliqué au niveau du pays.
  • Saison agricole C : L’exploitation du maïs, du haricot, du riz et des légumes dans les zones marécageuses et les périmètres irrigués se poursuivront normalement entre le mois de juin et juillet. Les récoltes qui sont attendues être normales interviendront entre octobre et novembre 2017.
  • Période de soudure : Etant donné la récolte de la saison B inférieure à la moyenne dans plusieurs territoires de la partie Est du pays, les ménages pourront se constituer des stocks de nourriture pour 1 à 2 mois après la récolte. De ce fait, il est fort possible qu’à partir du mois de septembre, la soudure qui a lieu à partir du mois d’octobre commence de manière précoce à partir du mois d’août et septembre 2017, ce qui pourrait amener les ménages pauvres à développer des stratégies de survie de plus en plus dommageables. 
  • Maladies des cultures : Etant donné la récurrence des maladies des cultures suite à la continuité de l’utilisation par les ménages agricoles des semences issues des plantes infectées pour les nouveaux semis, il est probable que  le wilt bactérien du bananier et  la striure brune du manioc continuent d’affecter la production des cultures concernées  et leur impact  serait plus significatif que l’année agricole passée. 
  • Ravageurs des cultures : Etant donné que l’attaque du maïs par la chenille légionnaire « Spodoptera frugiperda », qui a commencé en octobre 2016 dans les provinces du Sud-Ubangi, du Haut-Katanga et du Lualaba, a continué sa propagation au cours de la saison agricole B 2017 jusqu’à atteindre plus de la moitié des provinces du pays, il est fort possible que  cette chenille atteigne toutes les provinces du pays et occasionne d’importantes pertes des récoltes à la nouvelle saison agricole A 2017-2018 du fait de l’absence d’une réponse efficace à ce ravageur.

Etant donné la poursuite des ravages des cultures diverses par les criquets puants dont aucune réponse n’a jamais été portée depuis l’année 2016 dans le territoire de Aru en Ituri, et tenant compte de sa progression vers les autres territoires de l’Ituri, il est fort possible qu’au cours de la saison agricole A, cet insecte gagne de l’espace et affecte la production agricole des principales cultures comme le manioc, le maïs, le riz, etc.

  • Maladie des volailles : Tenant compte de la faible capacité matérielle de l’Inspection Provinciale de l’Agriculture de l’Ituri à mettre en place son plan de lutte contre l’épidémie de la grippe aviaire qui s’y vit depuis avril 2017, et suite au fait que le nombre de foyers de contamination est passé de 14 au mois de mai à 16 jusqu’à la date du 13 juin 2017, il est fort possible que cette maladie continue de se propager dans les autres territoires de la province et décimer encore plus de volaille qu’actuellement, ce qui augmenterait le nombre de ménages affectés et réduirait les revenus des ménages pauvres qui en dépendent.

Les marchés

  • Fonctionnement du marché : Tenant compte de la période de la grande récolté qui se fait actuellement dans la partie Sud-Est du pays, associé à la levée de la mesure d’interdiction d’exportation du maïs par la Zambie, il est normal que la disponibilité alimentaire s’améliore sur les grands marchés de Lubumbashi, Kolwezi, Likasi par rapport au semestre passé avec comme effet la stabilité des prix par rapport au trimestre précédent mais avec une tendance à la hausse par rapport à la même période de l’année passée et à la moyenne quinquennale.
  • Flux transfrontalier : Malgré la mesure de restriction des exportations du riz et du maïs par le Burundi et la Tanzanie vers la RDC dont les provinces du Sud-Kivu et du Tanganyika dépendent à plus de 30 pour cent, les récoltes de la saison B en cours pourront favoriser une certaine disponibilité alimentaire sur les marchés et maintenir le bon fonctionnement des marchés dans ces zones, en dépit des récoltes attendues inférieures à la moyenne et l’activisme des conflits tribaux et armés dans ces provinces.
  • Approvisionnement des marchés : Vu les importations du maïs de la Zambie qui sont attendues être supérieures à la normale suite à la levée de la mesure de restriction de l’exportation du maïs par la Zambie, et tenant compte des récoltés agricoles de la saison B 2017 en cours dans plusieurs parties du pays, il est probable que les circuits des marchés resteront stables dans les zones non affectées par les mouvements des populations.
  • Valeur de la monnaie nationale : Etant donné les mesures de lutte contre l’inflation monétaire prises par le gouvernement central qui n’ont pas donné des bons résultats, et vu les sanctions économiques et menaces des grands partenaires financiers (Union Européenne, Communauté internationale, Banque Mondiale, FMI, etc.) du pays qui pèsent sur le gouvernement, il est très probable que la dépréciation du franc congolais se poursuive de manière continue au cours de la première période de  scenario et pour atteindre une possible chute historique à la fin du deuxième scenario.
  • Prix des denrées : Bien que les récoltes de la saison B soient inférieures à la moyenne dans plusieurs territoires de la partie Est du pays, on s’attend à une certaine disponibilité alimentaire sur les marchés dans la partie Sud-Est et Nord-Est durant la première période du scenario (juin-septembre 2017), ce qui entraînerait une certaine stabilité des prix des denrées alimentaires par rapport au trimestre précédent avec une tendance à la hausse durant la deuxième période du scenario (octobre 2017-janvier 2018) suite à la dépréciation continue du franc congolais.
  • Transport des denrées : Malgré les dommages des infrastructures routières occasionnés par les pluies normales de la saison A 2016-2017 et qui ont occasionné la hausse des frais de transport des denrées alimentaires en provenance des zones rurales de production, il est fort possible que la praticabilité de ces infrastructures reprenne normalement à partir de juin 2017 qui correspond à la fin de la saison des pluies et le début de la saison sèche et se poursuive jusqu’à la moitié de la période du deuxième du scenario, ce qui occasionnerait l’augmentation de la fréquentation des transporteurs dans les zones de production avec comme corolaire la baisse du prix de transport des denrées alimentaires.

Les autres facteurs clés

  • Le contexte politique : Etant donné l’absence d’un compromis entre les principaux acteurs politiques sur la mise en application de l’accord de gestion transitoire du pays prévoyant la tenue des élections présidentielles et législatives nationales et provinciales avant la fin de l’année 2017, la non-participation à la gestion de ladite transition par une classe politique très influente, le retard dans la mise en œuvre effective des arrangements particuliers dudit accord, ainsi que le faible financement des opérations d’enrôlement des électeurs par le gouvernement occasionneront le report des élections avec comme conséquences des soulèvements populaires qui conduiraient à l’aggravation de la crise politique du pays et les perturbations accrues des moyens d’existence.  
  • Contexte Sécuritaire : Tenant compte des conflits armés, ethniques et tribaux qui se vivent dans différentes provinces du pays (les deux ex-Kassaïs, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tanganyika, Maniema, Ituri) et la poursuite des opérations militaires dans ces parties du pays, associés aux évasions massives des plusieurs milliers des détenus  dans les prisons de Makala à Kinshasa, de Kasangulu dans le Kongo-Central et celle de Beni dans le Nord-Kivu, il est fort possible que les incidents sécuritaires de diverses sortes notamment les enlèvements, les cambriolages, les meurtres, les pillages, etc. continuent de se produire sur tout l’ensemble du pays durant toute la période du scenario avec comme conséquences la perturbation des moyens d’existence de la population civile.
  • Mouvements des populations : En se basant sur les statistiques du premier trimestre 2017 de UNOCHA en RDC qui montrent une augmentation de plus de 1,5 millions des IDPs entre décembre 2016 et mars 2017, soit une augmentation de 68 pour cent en trois mois, aussi les statistiques du UNHCR qui soulignent une augmentation de  3 pour cent du nombre des réfugiés présents en RDC en provenance de certains pays voisins (Burundi, RCA et Sud Soudan) dont l’instabilité politique se poursuit pour la même période, et tenant compte de l’incertitude du lendemain marquée par la présence des groupes armés, la persistance des conflits intercommunautaires, la poursuite des opérations militaires par l’armée officielle dans les provinces de l’Est et du Centre du pays (Nord-Kivu, Tanganyika, Sud-Kivu, Haut-Katanga, Maniema, Ituri, Haut-Uélé et les Kassaïs), il est plus probable que des mouvements des populations se poursuivent de façon pendulaire durant toute la période du scenario.
  • Dépréciation continue du Franc Congolais : La monnaie congolaise continue à dégringoler par rapport au dollar américain avec une variation positive de 32,3pourcent par rapport au mois de décembre 2016. Comparativement au mois d’avril, cette variation est de 8,6pourcent. Cette dépréciation du Franc Congolais au fil du temps impactera significativement sur les prix des denrées surtout celles importées du fait des transactions faites en dollars. Cette situation contribue à la baisse du pouvoir d’achat des ménages pauvres et à la tendance à la hausse des prix pour certaines denrées sur les marchés.  Le lien ci-dessous présente la situation au cours de six derniers mois.
  • Le niveau des salaires : Vu la dépréciation continue du franc congolais face au dollar américain et tenant compte de la place qu’occupe le dollar dans les transactions commerciales au niveau du pays, il est possible que durant la période du scenario, les salaires payés en franc congolais perdent leur pouvoir d’achat, ce qui occasionnerait la hausse du coût de la main d’œuvre temporaire.
  • Main d’œuvre temporaire : Vu la fermeture de certaines entreprises minières et certains sites d’exploitation artisanale des minerais due à la chute des cours des minerais au niveau mondial, associée à la baisse de la production agricole dans les zones affectées par les perturbations climatiques au cours de la saison agricole B 2017, l’abandon des activités agricoles par plusieurs ménages déplacés dans les zones affectés par les conflits, ainsi que la perte de la valeur de la monnaie locale face au dollar américain, il est probable que la demande d’emploi temporaires augmente, ce qui amènerait les opportunités de la main d’œuvre temporaire à être rares et par conséquent la baisse du coût de la main d’œuvre temporaire par rapport au coût de vie et au pouvoir d’achat local.
  • Assistance humanitaire : Malgré la poursuite de l’assistance humanitaire par les Agences des Nations Unies et les ONGs en partenariat avec le gouvernement congolais suite à  l’allocation de 16,8 millions de dollars américains pour l’assistance humanitaire par le Fonds Humanitaire en RDC dans les provinces de l’ex-Kassaï, du Tanganyika et du Maniema, plusieurs milliers de personnes en besoin humanitaire resteront sans assistance étant donné le besoin humanitaire qui ont été initialement évalués à plus de 64 millions de dollars américains pour les seules provinces de l’ex-Kassaï.

Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

Juin à septembre 2017

Les récoltes des cultures vivrières (maïs, haricot, pomme de terre, patate douce, riz, etc.) de la saison B 2017 en cours dans l’ensemble de la partie Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tshopo, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Ituri), ainsi que les récoltes principales du maïs dans la zone Sud-Est (Haut-Katanga, Haut-Lomami et Lualaba) qui connait une seule saison agricole, permettent une certaine disponibilité alimentaire et facilitent l’approvisionnement des marchés locaux en denrées alimentaires de base, malgré les perturbations climatiques et les attaques du maïs par la chenille légionnaire qui ont occasionné des récoltes inférieures à la moyenne dans certains territoires (Rutshuru, Beni et Lubero au Nord-Kivu ; Uvira, Fizi, et Kalehe au Sud-Kivu ; Kabambare, Kibombo, Kasongo et Kailo au Maniema ; ainsi que Irumu, Djugu et Mambasa en Ituri). En outre, dans la partie Sud-Est du pays (Haut-Katanga, Haut-Lomami et Lualaba), la levée de la mesure d’interdiction de l’exportation du maïs par la Zambie permettra l’entrée du maïs et autres denrées alimentaires de base sur les marchés locaux en quantités normales et contribueront à l’augmentation de la disponibilité alimentaire dans la zone. De ce fait, les ménages pauvres pourront se constituer des stocks de nourritures pour le mois de juin, juillet et août 2017 et ainsi ils pourront maintenir une consommation alimentaire acceptable. En outre, étant donné la période de la saison sèche (juillet et août) qui coïncide avec les activités de préparation des champs pour la saison agricole A (septembre 2017-janvier 2018), et qui est aussi propice pour d’autres activités temporaires comme la production de braise, la fabrication des briques, le trafic de transport des biens des milieux ruraux vers les centres de consommations, les ménages pauvres pourraient diversifier leurs sources de revenus malgré la dépréciation continue du franc congolais face au dollar américain et faciliter leur accès à la nourriture. Les ménages pauvres de la zone pourront donc maintenir une consommation alimentaire acceptable avec une certaine diversité alimentaire. De ce fait, cette zone serait classée en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

Cependant, dans certains territoires de la partie Est du pays (Rutshuru, Beni et Lubero au Nord-Kivu ; Uvira, Fizi, et Kalehe au Sud-Kivu ; Punia et Kailo au Maniema ; ainsi que Irumu, Djugu et Mambasa en Ituri), les cultures (maïs, haricot, pomme de terre, riz) de la saison B ont été victimes d’une période sèche de plus de deux mois entre la période de février à mai 2017, ce qui n’a pas favorisé leur bonne croissance. Associé à l’attaque des cultures par la chenille légionnaire Spodoptera frugiperda sur le maïs, les maladies des cultures (la striure brune du manioc, le wilt bactérien du bananier, la mosaïque du manioc) ont occasionné des récoltes de la saison B 2017 inférieures à la moyenne par rapport à une année normale. A la récolte, les ménages ne pourront disposer de la nourriture que pour une période de un mois. Pour combler le déficit, les marchés locaux seront approvisionnés par les marchés centraux des grandes villes qui auront importé de l’étranger, ce qui va perturber le fonctionnement des marchés et occasionner la hausse des prix des denrées alimentaires et ainsi limiter l’accès des ménages pauvres à la nourriture. L’accès à la nourriture sera limité durant cette période où près de 50 pour cent de la nourriture consommée par les ménages pauvres proviendra des achats au marché. Les opportunités de la main d’œuvre temporaire locales seront de plus en plus rares étant donné que plusieurs ménages vont se convertir en main d’œuvre temporaire, ce qui pourrait occasionner la baisse de son coût et par conséquent la baisse des revenus des ménages pauvres. Les ménages pourront adopter certaines stratégies de stress comme la réduction du nombre de repas et le recours aux repas moins chers et moins préférés sans pour autant se permettre certaines dépenses non alimentaires sans faire recours aux stratégies d’adaptation. De ce fait, ces territoires seront en situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC).

D’autres parts, les provinces de l’Ex-Kassaïs et le Tanganyika, où près de 20 pour cent de la population rurale en déplacement suite aux conflits armés et tribaux qui s’y vivent, ainsi que certaines poches des territoires des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema ayant des milliers des ménages déplacés internes, qui n’ont pas eu accès aux champs pendant la saison B 2017 n’auront presque pas de production agricole. Durant cette période du scenario, les stratégies de survies sévères et irréversibles telles que la vente des avoirs d’investissement, le retrait des enfants de l’école, la diminution du nombre de repas, la vente des avoirs productifs, le vol, les migrations économiques, l’endettement, etc. auxquelles les ménages font recours depuis plus de 6 mois, vont se poursuivre. Malgré la période de récolte dans d’autres parties du pays, la poursuite des violences dans la zone ne favorisera pas les approvisionnements des marchés à partir des autres territoires ou villes du pays, ce qui fera que la carence des denrées alimentaires de base sur le marché continuera à se poser avec un accès limité aux moyens d’existence. Les opportunités de la main d’œuvre temporaire locales se font de plus en plus rares dans un contexte où plusieurs ménages se sont convertis en main d’œuvre temporaire, ce qui pourrait occasionner la baisse de son coût et par conséquent la baisse des revenus des ménages pauvres. L’accès à la nourriture sera limité durant cette période où plus de 50 pour cent de la nourriture consommée par les ménages pauvres provient des achats au marché, ce qui affectera considérablement leur consommation et plus probablement leur état nutritionnel se dégradera. De ce fait, la zone pourrait être en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

Octobre 2017 à janvier 2018

Etant donné les récoltes de la saison B 2017 qui ont été inférieures à la moyenne, à partir du mois d’octobre 2017, les ménages situés dans la partie Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tshopo, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Ituri) auront épuisé leurs stocks de nourriture qui n’étaient que de deux mois. Les revenus obtenus à partir des activités temporaires agricoles et autres travaux temporaires (production de la braise, production des briques, transport des biens, etc.) seront utilisés pour la rentrée scolaires des enfants et l’achat des intrants agricoles (semence, outils aratoires, produits phytosanitaires, etc.) pour la saison agricole A 2017-2018. Durant la période comprise entre octobre et décembre 2017, période correspondant à une soudure normale, les ménages feront face à des stratégies de survie de plus n plus dommageables comme la diminution du nombre de repas, la consommation des denrées moins coûteux et moins préférées, etc. Etant donné que cette période correspond à la grande saison pluvieuse, l’approvisionnement des marchés locaux sera de plus en plus rapide suite à la dégradation des infrastructures routières alors que plus de la moitié de la nourriture des ménages pauvres proviendra du marché. Il y aura déséquilibre entre l’offre qui sera faible et la demande qui sera élevée. Les activités temporaires seront de plus en plus rares dans un contexte où plusieurs ménages pauvres se convertiront en main d’œuvre temporaire, ce qui affectera les revenus de ces derniers. Cette même situation sera vécue dans certains territoires de la partie Est du pays (Rutshuru, Beni et Lubero au Nord-Kivu ; Uvira, Fizi, et Kalehe au Sud-Kivu ; Punia et Kailo au Maniema ; ainsi que Irumu, Djugu et Mambasa en Ituri), qui ont été victimes d’une période sèche de plus de deux mois entre la période de février à mai 2017, ayant favorisé des récoltes inférieures à la moyenne. Ces éléments ci-haut décrits, associés à la dépréciation du franc congolais face au dollar américain influenceront les prix des denrées alimentaires vers la hausse. Ce qui limitera l’accès des ménages pauvres à la nourriture. Ces zones pourront être en situation de stress (Phase 2 de l’IPC).

Par contre, les provinces de l’Ex-Kassaïs et le Tanganyika, où près de 20 pour cent de la population rurale en déplacement suite aux conflits armés et tribaux qui s’y vivent, ainsi que certaines poches des territoires des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema ayant des milliers des ménages déplacés internes, n’ont pas eu accès aux champs pendant la saison B 2017 et qui n’ont presque pas eu de production agricole continueront à faire face aux stratégies de survie de plus en plus sévères et irréversibles telles que la vente des avoirs d’investissement, le retrait des enfants de l’école, la diminution du nombre de repas, la vente des avoirs productifs, le vol, les migrations économiques, l’endettement, etc. La période de soudure qui a généralement lieu entre novembre et décembre commencera tôt en septembre malgré l’assistance humanitaire y est apportée par les agences des Nations Unies et les ONGs en partenariat avec le gouvernement, laquelle assistance n’atteint pas 5 pour cent des populations rurales des zones affectées. La poursuite des violences dans la zone avec des mouvements des populations qui en résulteront ne favorisera pas les approvisionnements des marchés à partir des autres territoires ou villes du pays, ce qui fera que la carence des denrées alimentaires de base sur le marché continue à se poser avec un accès limité des personnes déplacées internes à leurs moyens d’existence. Les opportunités de la main d’œuvre temporaire locales se feront de plus en plus rares dans un contexte où plusieurs ménages se sont convertis en main d’œuvre temporaire. L’accès à la nourriture sera limité durant cette période où plus de 50 pour cent de la nourriture consommée par les ménages pauvres provient des achats au marché. Les stratégies de survie adoptées par les ménages pauvres seront plus sévères et pourront affecter considérablement leur consommation et voir leur état nutritionnel pourrait se dégrader. De ce fait, la zone continuera d’être en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). 

EVENEMENTS QUI POURRAIENT CHANGER LES SCENARIOS

Table 1 : Événements possible dans les prochains six mois qui pourraient changer les scenarios ci-dessus.

Zone

Evénement

Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

National

Présence des pluies abondantes pendant la saison A 2017-2018

Il y aurait des inondations dans les zones situées au bord des lacs et cours d’eau ce qui occasionnerait la destruction des cultures avec comme conséquence la baisse de la production en dessous de la moyenne.

Perturbations climatiques occasionnant l’arrivée tardive des pluies de la saison A 2017-2018

Il y aurait perturbation du calendrier agricole, ce qui occasionnerait la prolongation de la période de soudure au-delà de la période habituelle avec comme conséquences l’adoption des stratégies de survie de plus en plus dommageables par les ménages pauvres.

Baisse et stabilisation du taux de change du franc congolais face au dollar américain 

Il y aurait stabilité des prix des denrées alimentaires sur le marché

Intensification de l’invasion du maïs par la chenille déjà observée dans certaines provinces

La récolte du maïs pour la saison A serait inférieure à la moyenne et la disponibilité resterait faible, ce qui contribuerait à la hausse des prix par rapport à la normale avec comme conséquence la limitation d’accès des ménages pauvres à cette denrée.

Reprise de la mesure de restriction de l’exportation du maïs Zambien vers la RDC

La disponibilité du maïs au niveau des marchés de la partie Sud-Est serait réduite, ce qui entraînerait une hausse des prix et par conséquent la limitation d’accès des ménages pauvres de la zone à la nourriture.

Réponse efficace contre les ravageurs des cultures (chenille légionnaire) et d’autres maladies des cultures.

La saison agricole A 2017-2018 se développerait normalement et les récoltes seraient moyennes ou supérieures à la moyenne

Eradication des groupes armés par les FARDC

Les populations déplacées internes devraient retourner dans leurs villages respectifs et poursuivre leur vie en ayant accès à leurs moyens d’existence habituels.

CD08

Levée de la mesure de restriction de l’exportation des vivres par le Burundi et la Tanzanie

La disponibilité alimentaire pourrait s’améliorer sur les marchés de la zone et occasionnerait la stabilisation du prix des denrées alimentaires de base.

Fermeture de la pêche sur le lac Tanganyika pendant la période de soudure

Il y aurait encore baisse sensible des revenus des ménages qui en dépendent, ce qui amènerait ces ménages à adopter des stratégies de survie de plus en plus inadéquates.

Prise de contrôle d’autres villages par les groupes armés

Il y aurait plus de mouvements des populations qu’attendus, la perturbation des moyens d’existence serait plus significative et beaucoup de personnes seraient affectées.

Excès des pluies

Il y aurait inondation des champs, ce qui conduirait à la destruction des cultures et compromettrait les récoltes.

CD23/25

Arrêt de conflit, stabilisation dans la zone et retour des déplacés dans leurs localités d’origine

Les 43 000 ménages en déplacement pourront retrouver leurs moyens d’existence et relancer la production agricole pour finalement accroitre le niveau des disponibilités alimentaire dans la zone CD03.

Lutte contre la chenille envahissante et la striure brune du manioc

Une amélioration de la qualité et quantité de la production agricole nationale

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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