Mise à jour sur la sécurité alimentaire

Soudure précoce et reprise timide de la saison agricole A en lien avec COVID-19

Août 2020

Août - Septembre 2020

Résultats estimés les plus probables de la sécurité alimentaire, juin 2020- septembre 2020 : La plupart de la sud-est est en Stress (Phase 3 de l'IPC) et le plupart de le nord est en Minimal (Phase 1 de l'IPC). Parts des provinces de Kasai, Kasai Central, Nord-Kivu, Ituri, Sud-Kivu, et Tanganyika sont en Crise (Phase 3 de l'IPC)

Octobre 2020 - Janvier 2021

Résultats estimés les plus probables de la sécurité alimentaire, octobre 2020-janvier 2021 : La plupart de la sud-est est en Stress (Phase 3 de l'IPC) et le plupart de le nord est en Minimal (Phase 1 de l'IPC). Parts des provinces de Kasai, Kasai Central, Nord-Kivu, Ituri, Sud-Kivu, et Tanganyika sont en Crise (Phase 3 de l'IPC), le territoire de Djugu dans la province d'Ituri est en Urgence (Phase 4 de l'IPC)

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Non cartographié
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire. FEWS NET ne cartographie que l’est de la RDC.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Non cartographié
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire. FEWS NET ne cartographie que l’est de la RDC.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Non cartographié
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Les mesures prises pour stopper la propagation de la pandémie de COVID-19 ont eu un impact significatif sur la sécurité alimentaire des ménages en RDC. Pendant que les activités informelles dont vivent des milliers de personnes sont pénalisées, l’instabilité de la monnaie locale et les spéculations des commerçants continuent à déstabiliser les prix des produits alimentaires, érodant ainsi le pouvoir d’achat des ménages pauvres.

  • En cette période de préparation de terrain pour le semis de la prochaine saison agricole A (récoltes dans janvier 2021) dans le nord-est et centre-est du pays, la reprise de la campagne 2020-2021 s’annonce timide du fait de la faible production de la campagne précédente et de la disponibilité réduite des intrants, notamment les semences. Dans ce contexte de turbulence, on pourrait s’attendre de nouveau à des récoltes saisonnières inférieures à la moyenne des cinq dernières années. Ce qui favoriserait l’accroissement des importations pour combler les gaps éventuels.

  • En dépit de COVID-19 actuellement en RDC, on observe dans la partie est du pays, une prolifération de l’activisme des groupes armés et des affrontements entre eux d’une part et contre les FARDC d'autre part, lesquelles constituent une menace permanente pour les populations de la zone. Selon OCHA, on estime à environ 366 915 personnes nouvellement déplacées dans la période de juin à aout 2020, qui ont un accès limité à leurs moyens d’existence et à des sources de nourriture normales.

  • Les régions de l'est de la RDC qui ont continué à connaître des conflits et des niveaux élevés de déplacement resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC), tandis que certaines régions moins affectées connaîtront le Stress (Phase 2 de l’IPC), en particulier pendant la période de soudure d'octobre à janvier. Les ménages du territoire de Djugu, dans la province d'Ituri, connaîtront l'Urgence (Phase 4 de l’IPC) pendant cette période. Les zones où il y a peu de conflits resteront en situation de Minimal (Phase 1 de l’IPC).

Situation Actuelle

Situation de COVID- 19 : Le 28 août, le nombre de cas COVID-19 est passé à 9 915 et on note une expansion continue de la pandémie vers des nouvelles provinces et villes constatée à l’issue de l’amélioration des tests COVID-19 en provinces.  s mesures de restriction prises pour lutter contre la propagation de la pandémie continuent à avoir des effets néfastes sur les moyens d’existence des ménages. Malgré la fin de l'état d'urgence sanitaire le 22 juillet et la levée de certaines restrictions contre COVID-19, telles que la réouverture des frontières internationales et le trafic aérien national et international qui a repris le 15 août et qui a amélioré l'accès des travailleurs humanitaires, le port de masques dans les lieux publics, le lavage des mains et le contrôle des températures sont toujours obligatoires.

Selon l’Institut National de la Statistique (INS) dans son étude de Juillet 2020, près de la moitié des unités économiques de la RDC, ont déclaré avoir enregistré une baisse de leurs chiffres d’affaires depuis les trois derniers mois, à la suite de la pandémie de COVID-19. Tous les secteurs de l’activité économique ont été touchés par ce ralentissement mais le secteur informel qui occupe plus de 70 pourcents des ménages a été plus affecté comparé au secteur formel. La perte de revenus pour les travailleurs informels et l'indisponibilité du soutien de la protection sociale du gouvernement ont affecté l'accès des ménages à la nourriture alors que la forte instabilité du taux de la monnaie locale serait à la base des augmentations atypiques des prix des produits alimentaires et le coût du panier alimentaire a augmenté par endroits. C’est le cas de la ville de Goma qui a fait face à une hausse du coût du panier alimentaire avec une variation de 15,2 pourcents en fin juin, comparée au mois précédent.

Alors que le niveau de disponibilité reste normal pour de nombreux produits avec un approvisionnement continu, l’accès à ces produits devient difficile pour les ménages pauvres qui ont perdu leur pouvoir d’achat. Les activités agricoles connaissent aussi des effets de la pandémie dans la mesure où elles limitent l’accès aux intrants qui, dans la plupart des cas, sont importés des pays voisins.

Flux commercial transfrontalier : Il y a trois 3 principaux points d’entrée dans la zone Est du RDC : Kasumbalesa dans le Haut -Katanga avec la Zambie et les pays du sud, de Goma dans le Nord-Kivu avec le Rwanda et les autres pays de la région, et de Mahagi dans l’Ituri avec l’Ouganda. Le flux dedans a été perturber par les fermenteurs des frontières à cause de COVID-19, mais il y avait des améliorations depuis la fin de l’état d’urgence et la réouverture des frontières. À Goma et Bukavu, les petits commerçants (comme les vendeurs des légumes frais) se sont organisés en associations pour faire des achats groupés qui sont ensuite déclarés au niveau des douanes, passant de la situation informelle à des arrangements quasi formels. Dans le Tanganyika, les commerçants de Moba (territoire voisin de Kalemie dans le sud) et celle de Kalemie viennent d’effectuer les premiers voyages lacustres vers Kigoma en Tanzanie. On peut s’attendre à des disponibilités améliorées en produits alimentaires importés dans les prochains jours. Avec le Burundi, il n’y a pas encore d’échanges en attente de l’ouverture des frontières. À Kinshasa, en revanche, les commerçants qui effectuent le commerce vers Lufu, ville congolaise frontière avec l’Angola, n’ont pas repris leurs activités du fait de la montée excessive du coût de transport qui est passé du simple au double.

Rémittences : Les envois de fonds par la diaspora congolaise, qui rapportent normalement près de 1,5 milliard de dollars par an à la RDC, continuent de baisser à la suite de la récente contraction de l'économie mondiale en général, qui par endroits a fait perdre les sources de revenus de certains membres de la diaspora, qui n’arrivent plus à faire des envois de fonds. Cette situation continuera à faire baisser les revenus des ménages pauvres dépendant de cette source et limitera leurs pouvoirs d’achats aussi longtemps que durera la pandémie COVID-19.

Situation sécuritaire et mouvements des populations : On assiste à la poursuite des hostilités dans l’Ituri, le Nord-Kivu et le Tanganyika avec des nouveaux mouvements des populations. Les personnes déplacées par ces conflits ne peuvent pas accéder à leurs moyens de subsistance habituels et ont donc moins de revenus pour acheter de la nourriture sur les marchés. Elles ne retrouvent souvent qu'une petite partie de leurs biens et doivent passer plusieurs saisons à retrouver leurs moyens de subsistance. FEWS NET est particulièrement préoccupé par les déplacements récents dans les territoires suivants : Djugu dans l’Ituri, Moba et Nyunzu dans le Tanganyika Fizi et Uvira dans le Sud kivu, et Masisi dans le Nord-Kivu.

Dans la Province du Nord Kivu, en date du 10 juillet 2020, la localité de Pinga, en territoire de Walikale a accueilli des nouveaux déplacés estimés à environ 5 250 personnes, tous en provenance de la région de Mutongo.

En Ituri, des attaques des miliciens contre les populations continuent et l’exacerbation de la haine ethnique dégrade de plus en plus la situation sécuritaire ; des tracts ont circulé à dans la localité de Mungwalu annonçant une attaque imminente et demandant aux ressortissants de la communauté Lendu de quitter la localité dans les meilleurs délais.

Dans le Sud-Kivu, on note toujours une persistance de l’insécurité dans les hauts plateaux de Fizi, et sur la plaine de la Ruzizi ; des affrontements armés se poursuivent dans les hauts plateaux de Fizi, des groupes armés inter communautaires continuent des attaques contre les populations. Selon OCHA, 10 000 personnes déplacées se sont dirigées vers la Zone de sante de Fizi, Mikenge (Zone de sante d’Itombwe) et d’autres vers Bijombo dans les hauts plateaux d’Uvira au mois de juillet 2020.

Dans le Province du Kasaï, 2 724 expulsés de l’Angola ont été enregistrés au poste frontalier de Kamako en début juillet 2020, selon la direction générale de la migration (DGM). Dans cette province, on assiste également au déplacement d’environ 2 000 personnes habitant le Groupement Bakele sont vers la forêt et localités voisines depuis le 08 juillet 2020 à la suite de la dégradation du conflit de pouvoir coutumier entre les deux clans de la chefferie Bakuba ; les Tchokue et les Lulua.

Assistance humanitaire : Les mesures restrictives pour contenir le virus continuent d’affecter les activités humanitaires ; les mesures de distanciation sociale imposées lors des distributions de l’assistance humanitaire fait augmenter le timing et les ressources des opérations d’assistance. La limitation des mouvements à travers les provinces et zones à la suite des conflits empêche l’accès humanitaire auprès des populations en besoins croissants d’assistance. On note également une diminution des ressources des pays donateurs qui connaissent une récession économique en lien avec COVID-19. Ainsi, la révision du plan d’action humanitaire effectuée au mois de juin dernier par OCHA et ses partenaires a fait état d’une augmentation des personnes en besoins d’assistance humanitaire passant de 15,6 millions à 25,6 millions (soit une augmentation de 64 pourcents) ; les besoins humanitaires qui étaient estimés à 1,8 milliards sont passés à 2,1 milliards de dollars américain. A ce jour, le cluster sécurité alimentaire estime à 10 pourcents les besoins couverts en termes d’assistance alimentaire.

Suppositions Mise à Jour

La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses émises dans le développement de scénario FEWS NET le plus probable pour la période de juin 2020 à janvier 2021. Un examen complet du scénario est disponible dans le rapport sur les perspectives de juin 2020 à Janvier 2021 posté sur le site de FEWS NET.

COVID-19 : À la suite de la levée de l’état d’urgence sanitaire due au COVID-19, on pourrait craindre un relâchement dans l’application des mesures barrières au sein de la population et cela pourrait occasionner une nouvelle vague de contamination à travers l’augmentation des nouveaux cas. Cette situation pourrait amener à nouveau le gouvernement de chaque province à reconsidérer et durcir les mesures de restriction et de confinement afin de contenir la pandémie.

Production agricole : Les contraintes de production évoquées dans la situation actuelle, notamment les faibles disponibilités en intrants agricoles importés dont les semences de qualité, pourraient conditionner les prochaines récoltes de la saison A présagent des récoltes qui seront encore une fois, inferieures à la normale. Aussi, la limitation des mouvements des populations notamment ceux des fermiers pourraient empêcher la conduite des travaux d’entretien en cours de cycle de production. Cette situation pourrait être préjudiciable aux disponibilités des produits locaux et favoriserait l’accroissement des importations pour combler les gaps éventuels.

Marchés et prix : Etant donné la faible production de la précédente saison agricole qui a occasionné une soudure précoce, on pourrait s’attendre au cours de la période de scenario, à des perturbations dans le fonctionnement des marchés, lesquelles seront plus accentuées dans la première période de scenario allant de juin à septembre 2020, pour enfin s’atténuer dans la seconde de scenario d’octobre 2020 à janvier 2021, grâce aux récoltes vertes de décembre 2020. Dans l’optique où la dégringolade de la monnaie locale face au dollar va se poursuivre, on pourrait s’attendre à un affaiblissement continu du pouvoir d’achat des ménages au cours de la période de scenario susmentionnée.

Conflits et mouvements des populations : Dans la mesure où les groupes armés vont continuer à s’identifier aux communautés, on pourrait s’attendre à une exacerbation des conflits communautaires du fait de la haine ethnique et des menaces d’attaques entre communautés. Cette situation pourrait s’observer dans certaines provinces du pays comme le Sud- Kivu (territoires de Fizi et Uvira), l’Ituri (Territoires de Djugu et Mahagi) et le Kasaï (territoire de Mweka).

Aussi, le lancement des offensives planifié par le nouveau commandement de l’armée nationale contre les groupes armés à travers le pays dans les prochains jours, présage d’une situation d’insécurité grandissante au cours des 6 prochains mois qui entrainerait à nouveau, des déplacements possibles des populations pendant la période de production agricole.

Sources de revenus : Les ménages ayant perdu leur emploi à la suite des mesures de confinement, continueront à faire face à un pouvoir d’achat faible et les milliers des personnes vivant du commerce informel au niveau des frontières et ne pouvant plus exercer leurs activités vont se retrouver dans des conditions de vulnérabilité extrême durant la période projetée de la pandémie. Les confinements à venir des villes affecteront toutes les activités notamment celles exercées dans le secteur informel en milieu urbain.

Perspective Estimeé Jusqu' à Janvier 2020

La période de d’aout 2020 à janvier 2021 connaitra le pic de la soudure, et le début des travaux de semis pour la saison A, avec des récoltes vertes attendues en décembre 2020 dans toute la partie Est de la RDC, exceptée l’ex-province du Katanga. La continuité des conflits dans différentes zones pourrait limiter les mouvements des populations notamment ceux des fermiers et empêcher la conduite à son temps des travaux d’entretien de la saison agricole en cours.

Dans les deux mois restant de cette première période de scenario, on assistera au semis des principaux vivriers et au durcissement de la période de soudure qui a été précoce cette année. Les prix des denrées connaitront des variations saisonnières et les difficultés d’accès des ménages a la nourriture sera modérée et ces derniers commenceront à développer des stratégies de stress et de crise liées à la consommation alimentaire.

Dans la seconde période de scenario qui va d’octobre 2020 à janvier 2021, et qui va coïncider avec le pic de la période de soudure, la situation serait plus difficile en termes d’accès alimentaire des ménages qui auront vidé leurs faibles stocks de la précédente saison plus tôt que d’habitude et qui pourront développer des stratégies encore plus dommageables comme la mendicité et la vente des actifs de production dans les zones affectées notamment l’Ituri, le Nord- Kivu et le Sud-Kivu pour satisfaire leurs besoins alimentaires immédiats. En l’absence de l’assistance humanitaire suffisante, le territoire du Djugu en Province d’Ituri Kivu, qui aura accusé une carence alimentaire significative et aura épuisé leurs stratégies de crise pourra évoluer en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC), tandis que les autres zones de conflits et gros déplacement (Sud-Kivu, Nord-Kivu, Tanganyika, Ituri, Kasaï, et Kasaï Central) resteront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). Les régions plus stables des provinces seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) et les provinces du nord restent en Minimal (Phase 1 de l’IPC).

À Propos de ce Rapport

Cette mise à jour sur la sécurité alimentaire est un rapport mensuel sur les conditions actuelles et des changements sur les perspectives projetées de l'insécurité alimentaire dans ce pays. Il met à jour les Perspectives sur la sécurité alimentaires de FEWS NET. Pour en savoir plus sur notre travail, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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