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Well-stocked product markets

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Octobre 2011
Well-stocked product markets

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  • Messages clé
  • Scénario le plus probable d’octobre 2011 à mars 2012
  • Table 1. Less likely events which could change the most likely food security scenario in the next few months
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    MARNDR/CNSA
    Messages clé
    • Le nombre de personnes en insécurité alimentaire à travers tout le pays devrait afficher une certaine  baisse. Les récoltes en cours depuis le mois d’aout et qui se poursuivront jusqu’en janvier/février 2012 sont à la base de cette situation. Les marchés sont assez bien achalandés en produits tant importés que locaux.

    • Cependant, les prix sont stables mais élevés par rapport à 2010. L’effet de l’inflation, les pluies diluviennes de septembre, et l’augmentation du cours de certains produits sur le marché mondial expliquent ce niveau élevé des produits alimentaires de base.  Une augmentation de ces prix demeure probable vers le mois de mars 2012, quand les stocks commenceront à diminuer, comme c’est  parfois le cas en cette période. 

    • Le pays continue à faire face à la flambée de l’épidémie du choléra qui a fait son apparition en octobre 2010.  Au 25 septembre 2011, le nombre de cas recensés s’élève à 460.000.  La saison pluvieuse, les conditions d’insalubrités et le manque de financement ont facilité la recrudescence de la maladie. Un recul est à espérer entre décembre et mars pendant la saison sèche.

    • Les récoltes en cours devraient entrainer une réduction du nombre de personnes en insécurité alimentaire, toutefois, certaines poches dans le Plateau Central, le Sud-est, l’Ouest, les Nippes, le Nord-ouest et l’Artibonite seront dans la précarité pendant toute la période de la perspective. La zone métropolitaine de Port-au-Prince avec plus d’un million de personnes vivant dans des conditions insalubres dans des camps de fortune et des bidonvilles et n’ayant pas de revenus fixes seront également dans la précarité, ou phase 2.   Ils sont très vulnérables aux fluctuations des prix, au choléra et aux intempéries. 


    Scénario le plus probable d’octobre 2011 à mars 2012

    Production agricole

    La situation de la sécurité alimentaire s’est améliorée depuis le mois de septembre comparativement aux mois précédents où 45 pour cent de la population se trouvait en insécurité alimentaire. Des récoltes s’effectuent actuellement dans différentes régions du pays. Ce qui est atypique, car à l’exception des montagnes humides où des récoltes de haricots et d’ignames s’effectuent en général pendant cette période, des récoltes sont attendues dans les autres zones de modes de vie entre décembre et mars pour le sorgho, le pois congo et les haricots. Ce phénomène est la conséquence de la variation enregistrée cette année dans le régime pluvial, les pluies étant le principal facteur limitant de l’agriculture haïtienne.

    En effet la première saison pluvieuse qui s’étend en général entre mars et juin a commencé avec environ deux mois de retard cette année. Erratiques dans les régions du sud, les pluies étaient déficitaires dans toute la région du nord. Elles ont vraiment commencé à la fin du mois de mai et se poursuivent encore dans la plupart des zones de modes de vie. Réticents au début, les agriculteurs ont graduellement ensemencé leurs parcelles de terre expliquant ce décalage dans les récoltes.

    Cependant, dû aux précipitations, différentes d’une zone à l’autre et à d’autres facteurs comme la disponibilité d’intrants agricoles, le niveau de production varie entre les régions.  Par exemple, dans le haut Plateau Central, la production sera plus faible cette année, suite aux précipitations trop abondantes au début du mois de juin  qui ont entravé la mise en œuvre des pratiques culturales et les semis. Beaucoup moins de terres y sont emblavées. Il en est de même des plaines rizicoles du bas Artibonite dont la production sera inférieure à une année normale.  La rupture de stocks des engrais au Ministère de l’Agriculture au moment où il fallait fertiliser les champs en est la principale cause. Par contre, le haut Artibonite, le département du Nord et le département du Sud ont de bonnes récoltes de maïs et les perspectives sont bonnes pour le sorgho et le pois congo pour la plupart des régions où ils sont cultivés.  De manière générale, la production agricole en 2011 sera inférieure à celle de l’annee 2010 qui elle-même était inferieure à celle de 2009. Une évaluation de la CNSA l’estime à 6 pour cent inférieur en équivalent céréale par rapport à 2009.

    On pourrait s’attendre à de bonnes récoltes de sorgho et de pois congo entre décembre et mars.  En effet les pluies sont bien distribuées pendant tout le mois d’octobre. De plus, l’International Research Institute for Climate and Society a prédit des chances égales que les pluies soient normales, en dessous ou au-dessus de la normale d’octobre 2011 à mars 2012. Cependant, la saison cyclonique n’arrivera à son terme que le 30 novembre. Le passage d’un cyclone sur le pays est susceptible de provoquer une recrudescence de l’épidémie du choléra. Les cyclones causent généralement de grands dommages sur la production agricole, détruisent les infrastructures et isolent les communautés.

    Le manque d’engrais chimiques suite à la rupture des stocks depuis juilleta provoqué dans les plaines irriguées de Torbeck et de l’Artibonite une baisse de la performance du riz, Pour compenser les pertes enregistrées par les riziculteurs qui achètent ces engrais jusqu’à 300 pour cent leur valeur de 2010, le Gouvernement annonce la distribution gratuite de pres de 80.000 sacs pour la campagne d’hiver. Une initiative qui pourrait faire augmenter le rendement et réviser les prévisions de production pour 2011/2012. D’après une étude de la CNSA entreprise en août 2011, le rendement du riz dans la plaine de Torbeck est passée de 4.2 tonnes métriques à l’hectare à 3.5 tonnes métriques pour la campagne de printemps par suite d’une diminution de 50% du nombre d’applications d’engrais habituellement effectués. Il faut mentionner que depuis prés de trois ans, le rendement du riz a quasiment doublé après la vulgarisation et l’adoption de technologies qui ont grandement amélioré la productivité du riz dans la plaine de Torbeck.

    Les marchés et le commerce

    Hormis Hinche où le prix du haricot a augmenté de 15 pour cent, les fluctuations à la hausse enregistrée d’août à septembre sont très modestes et n’atteignent pas deux chiffres. La disponibilité des produits locaux, la faible fluctuation des prix sur le marché mondial continuent à maintenir les prix relativement stables sur les marchés. Toutefois, sous l’effet de l’inflation, en glissement annuel pour la même période, les produits alimentaires de base sont devenus plus chers en prix courant.

    L’abondance du maïs local dans le sud de juillet à août a contribué à la stabilité des prix du riz sur ce marché. Par contre, pour le mois de septembre les inondations causées par les averses incessantes ont perturbé l’approvisionnement du marché des Cayes en maïs, engendrant ainsi une hausse de 20 pour cent du maïs local. Etant deux substituts proches, la hausse de prix du maïs local contribue à faire augmenter le riz importé de 7 pour cent. De 142 HTG en août la marmite du riz importé est passée à 152.5 HTG sur le marché.

    Sur les autres marchés la tendance de prix du riz importé est partagée entre baisse et stabilité.  Le prix moyen des marchés pour le mois de septembre est 128.5 contre 132.4 HTG pour le mois précédent.  L’huile de cuisine et le sucre se stabilisent sur tous les marchés, sauf à Jérémie où l’on a enregistré une hausse de 8 pour cent sur le prix du sucre. L’huile de cuisine se vend au prix moyen de 320 HTG le galon contre 319 pour le mois précédent.

    Certains indicateurs macro-économiques se détériorent et pourraient, si la tendance se maintient, avoir des impacts négatifs sur la sécurité alimentaire des ménages pauvres. C’est ainsi que le dollar est passé de 40.75 gourdes à 41.50 gourdes en moins de six mois. En outre, d’après l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatiques, l’indice des prix à la consommation a évolué à la hausse par rapport à 2010 passant de 7.9 pour cent en avril 2011 à 9.6 pour cent en août en glissement annuel.

    Conditions sociopolitiques

    Outre les conditions climatiques qui sont maintenant favorables à la croissance et au développement des cultures, le pays semble bénéficier actuellement de conditions sociopolitiques plus stables. On pourrait s’attendre à des investissements particulièrement dans le secteur public où les agriculteurs seraient parmi les premiers bénéficiaires. Pendant l’année 2011, dû à l’absence de gouvernement et aux différents conflits sociopolitiques, le Ministère de l’Agriculture a dépensé moins de 50 pour cent de son budget d’investissement. Ce qui a pénalisé les agriculteurs qui dépendent du Ministère pour l’acquisition de certains intrants comme les engrais. Les campagnes agricoles d’hiver (décembre-mars) et de printemps (mars-juillet) pourraient donc bénéficier de ce climat de stabilité qui s’annonce et voir ainsi une amélioration de la performance de la production agricole pendant ces deux campagnes.

    L’État Haïtien a également pris des mesures pour venir en aide aux parents d’élèves à l’occasion de la rentrée scolaire en annonçant la gratuité de l’école pour les démunis.  Les dépenses engendrées pour la scolarisation des enfants ne permettent pas aux ménages pauvres de les assumer sans mettre en péril leur sécurité alimentaire.  La gratuité de l’école pour un certain nombre d’enfants venus de milieu défavorisé, l’annonce d’établissement de cantines scolaires pour un million d’élèves diminueront le poids des dépenses consenties habituellement par les ménages pour la scolarisation de leurs enfants. Là où elles sont appliquées, ces mesures aideront à l’amélioration de la situation de la sécurité alimentaire des bénéficiaires.

    De plus, la diaspora haïtienne continue de soutenir leurs proches laissés au pays.  Les données des années précédentes montrent que l’apport de la diaspora tend à augmenter à l’approche de l’ouverture de l’année scolaire et pour les fêtes de fin d’année.  En effet, la Banque de la République d’Haiti estime à 963.7 millions le volume de transfert effectué entre octobre 2010 à juillet 2011 contre 823 millions entre octobre 2009 et juillet  2010.  Ces apports font baisser la pression sur les ménages qui en bénéficient et garantissent l’envoi de leurs enfants à l’école.

    Cholera

    L’épidémie du choléra a également un impact très négatif sur la sécurité alimentaire en affaiblissant les forces productrices, en augmentant les dépenses liées aux soins de santé et en causant même dans certains cas la mort d’apporteurs de ressources au niveau des ménages.  Après environ un an depuis que l’épidémie a fait son apparition sur le sol haïtien à la mi-octobre 2010, les dégâts qu’elle a causés sont énormes.  D’après le Ministère de la Santé Publique et de la Population, le nombre de malades du choléra s’élève depuis le début de l’épidémie jusqu’au 25 septembre 2011 à 460 000. Le nombre de morts est passé à 6500 environ avec un taux de mortalité estimé actuellement à 0.88 pour cent. La saison pluvieuse a provoqué une flambée de la maladie dans des endroits dépourvus d’infrastructures sanitaires dans les départements de la Grand’ Anse, du Nord, de l’ouest et du Sud-est. Il est à prévoir, cependant, une baisse de la prévalence de la maladie avec la saison sèche qui commencera au début du mois de décembre et s’’etalera jusqu’à la fin du mois de mars. On peut s’attendre également que le nouveau gouvernement continue à informer la population et renforce les mesures préventives qui feront diminuer le nombre de cas.

    Ces constats amènent à la formulation des hypothèses ci-dessous:

    • Les conditions climatiques sont favorables à une bonne production agricole. Depuis juillet les pluies sont régulières et bien distribuées et IRI prédit des probabilités climatologiques ;
    • Une meilleure disponibilité alimentaire par rapport au trimestre précédent sera constatée pendant toute la période de la perspective grâce à une bonne pluviométrie reçue au cours des derniers mois;
    • Le prix des produits locaux s’affichant à la baisse entre octobre et février contribueront à faire baisser la pression sur les produits importés;
    • La rentrée scolaire fait augmenter les dépenses particulièrement pendant le mis d’octobre et aggrave la sécurité alimentaire des ménages pauvres ;
    • Le cholera continue à affecter la population particulièrement celle vivant dans les zones isolées durant la saison pluvieuse ;
    • Le cours du riz sur le marché mondial tendra à la hausse entre octobre et mars ;
    • Des inondations peuvent provoquer des dégâts entre octobre et décembre et en février et mars dans les plantations tout en affectant les infrastructures routières ;
    • Les difficultés économiques dans les pays ou réside la diaspora haïtienne n’affecte pas outre mesure le volume de transferts sur Haïti ;
    • Le dénouement de la crise politique entraine un apaisement social favorable aux investissements et aux dépenses publiques (achat de services et de biens) dans la production agricole, par exemple.

    Les récoltes en cours qui devront se poursuivre jusqu’en février/mars ne pourront qu’induire une baisse du nombre de personnes en insécurité alimentaire à travers le pays. Avec l’investiture du nouveau gouvernement, on s’engage vers une certaine stabilité pour de nouveaux investissements tant publics que privés qui profiteraient à toutes les catégories de richesse y compris les pauvres. Cependant, certaines poches dans le Plateau Central, le Sud-est, l’Ouest, les Nippes et l’Artibonite seront dans la précarité pendant toute la période de la perspective.  La pointe occidentale du Nord-ouest qui était l’objet de sécheresse en 2010 et en 2011 jusqu’au mois de mai sera également dans la précarité. La zone métropolitaine de Port-au-Prince avec plus d’un million de personnes vivant dans des conditions insalubres dans des camps de fortune et des bidonvilles et n’ayant pas pour la plupart de revenus fixes seront également dans la précarité.  Ils sont très vulnérables aux fluctuations des prix, au choléra et aux intempéries.

    La zone métropolitaine de Port-au-Prince (Bidonvilles)

    Les habitants de la zone métropolitaine dépendent uniquement du marché pour la satisfaction de leurs besoins alimentaires. Le petit commerce constitue à plus de 50 pour cent la source de revenu des ménages pauvres. Le revenu potentiel mensuel de ces derniers s’est amélioré par rapport à septembre 2010 passant de 10 000 gourdes à 12 000 gourdes. Par contre, le prix du panier alimentaire de survie a subi une légère hausse. De 5134 gourdes en septembre 2010, il a atteint 5947 gourdes en septembre 2011. En effet, les prix des produits alimentaires, bien que stables, sont nettement plus élevés que ceux de septembre 2010. Le riz importé, l’huile de cuisson et les haricots noirs qui sont les principaux produits alimentaires de base ont subi une augmentation de 20, 17 et 19 pour cent respectivement. Cependant, dû aux récoltes en cours dans toutes les régions du pays, les marchés de la zone métropolitaine sont bien achalandés. Le prix élevé des produits sur le marché mondial, l’incertitude de la situation politique qui prévalait jusqu’au mois d’octobre, et les pluies diluviennes peuvent être énoncés comme les principales causes de cette situation.

    De plus les conditions de vie sont difficiles pour les ménages pauvres tant pour ceux vivant dans les camps depuis le séisme du 12 janvier 2010 que pour ceux vivant dans les bidonvilles. La situation sanitaire s’est même détériorée dans les camps qui recevaient un appui soutenu de la part des organisations humanitaires. Le retrait de certaines institutions et le manque de financement ont conduit à un manque d’entretien des latrines et autres infrastructures, selon le dernier bulletin humanitaire de l’OCHA. La population des camps n’est pas organisée de manière à assurer elle- même ses services.

    Ces conditions sanitaires associées aux pluies diluviennes qui s’abattent régulièrement sur Port-au-Prince facilitent la recrudescence du choléra dans la zone métropolitaine. Sur un total de 854 lits disponibles dans la région métropolitaine, 617 étaient occupés au 21 septembre 2011, rapporte OCHA. Cette situation réduit la capacité productive des gens frappés par l’épidémie avec des conséquences fâcheuses sur leur sécurité alimentaire.

    L’ouverture des classes représente pour les pauvres de Port-au-Prince une occasion de grandes dépenses. Ceux qui ne tombent pas dans les critères retenus par le Gouvernement Haïtien pour bénéficier des subventions annoncées auront fort à faire pour contrer les deux bouts. Une étude de FEWS NET/CNSA conduites en 2009 montre que pour pourvoir envoyer leurs enfants à l’école, les pauvres ont choisi de réduire l’ingestion de la quantité minimale de calories requise par jour.

    La plupart des pauvres sont actuellement dans un état précaire. Cet état de l’insécurité alimentaire pourrait se maintenir jusqu’à la fin du mois de décembre 2011. Cependant, avec la tendance à la hausse du riz au niveau mondial, il est à prévoir une transmission de cette dernière sur les marchés de Port-au-Prince qui se traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des pauvres de la région entre janvier et mars. De plus, presque tous les projets de food et cash for work qui offraient des opportunités d’emplois aux pauvres sont fermés. Ce qui réduit leur accessibilité. Certains ménages pourraient tenter de se débarrasser d’actifs pour se procurer les aliments nécessaires à leur survie. De nombreux ménages pourraient se trouver en situation de crise au cours de cette période.

    La Péninsule du Nord-ouest

    La péninsule du Nord-Ouest est divisée en deux grandes zones : le haut Nord-Ouest avec les communes d’Anse à Foleur, Saint Louis du Nord, Port de Paix, Chansolme et Bassin Blue, très humides et la zone du bas Nord-Ouest avec les communes de Jean Rabel, Mole Saint Nicolas, Bombardopolis et Baie de Henne et Anse-Rouge dans l’Artibonite, plus sèches avec un environnement déboisé et érodé. Les principales activités restent l’agriculture, la pêche, le commerce et l’élevage.

    La sécheresse qui a frappé le bas Nord-Ouest en 2010 et pendant les 5 premiers mois de 2011 a entrainé la perte de la production agricole dans les communes de Baie de Henne, de Bombardopolis, Mole Saint Nicolas et d’Anse-Rouge. Le climat est plus clément dans la zone de Jean-Rabel qui bénéficie également d’une plus grande superficie irriguée, consacrée surtout à la culture de la banane. Les fortes pluies de juillet ont fait baisser la production de sel marin à Anse-Rouge mais favorisaient le développement des cultures.

    La saison pluvieuse a commencé cette année dans tout le Nord-ouest avec plus de deux mois de retard. Les semis entrepris en juin et juillet ont produit des récoltes satisfaisantes en septembre et octobre pour le maïs. D’autres cultures comme le sorgho et le pois congo, le manioc et la patate douce arriveront à maturité entre décembre et février.  La banane produite dans les petits périmètres irrigués a beaucoup profité des précipitations en cours. Les animaux sont en bonne condition grâce à la régénération des pâturages arrosés par les pluies abondantes.

    Il s’en suit une augmentation de la disponibilité alimentaire qui se reflète au niveau des marchés. Ces derniers sont pourvus en produits tant locaux qu’importés. Le prix du maïs a baissé à Bombardopolis, par exemple, et se vend à 40 pour cent moins cher par rapport à son prix d’octobre 2010. Mais les prix des produits importés sont stables et beaucoup plus élevés en comparaison à leur niveau de 2010 à cette même période.  

    Dans ce département, l’achat et la production agricole constituent les principales sources d’aliment. La part de la production agricole comme source d’aliments quoique insuffisante pour nourrir l’ensemble de la population pendant toute l’année, peut toutefois contribuer à faire baisser la pression sur les ménages, maintenir le prix a un niveau accessible pour les pauvres et les très pauvres pendant tout le mois d’octobre et une partie du mois de novembre.

    A la faveur de l’ouverture de l’année scolaire l’offre des animaux dans les différents marchés du département a augmenté ce qui a fait baisser le prix du bétail de façon significative. L’élevage représente une forme d’épargne pour les paysans qui s’en servent quand il faut effectuer des dépenses spéciales liées à l’éducation des enfants et d’autres obligations familiales.

    Les activités de cash et de food for work qui offraient des opportunités d’emploi aux plus pauvres ont discontinué pour cause de financement. Des organisations internationales qui intervenaient dans le bas Nord-ouest ont dû ralentir ou suspendre leurs activités pour des raisons de financement. Les emplois générés par ces organisations sont perdues.

    Actuellement, dû aux récoltes en cours, le nombre de personnes en insécurité alimentaire a grandement diminué dans le bas Nord-ouest. De manière générale, la grande majorité des pauvres se trouvent en insécurité alimentaire minime. Cependant, vu leur réserve limitée liée à leur faible capacité d’investissement dans la production agricole, on pourrait s’attendre rapidement à une détérioration de leur conditions de vie. Ajouté également au niveau élevé des prix, particulièrement des produits importés, et à leur tendance à afficher à la hausse, les pauvres et les très pauvres sont susceptibles de passer dans la précarité entre novembre et mars. Une légère amélioration pourrait avoir lieu en février au moment de la récolte du sorgho. 


    Table 1. Less likely events which could change the most likely food security scenario in the next few months

    Zone

    Événement

    Impact sur la sécurité

    L’ouest, sud, sud-est, Nord-ouest et Grand’Anse

    Passage d’un ouragan entre octobre et novembre

    Destruction des plantations, coupures des routes, perturbation des marchés, augmentation des prix des produits alimentaires.

    Zone métropolitaine

    Manifestations violentes dans les rues de Port-au-Prince.

    Pertes de jours de travail au détriment des pauvres

    Tout le Pays

    Baisse du prix du riz sur le marché américain

    Le riz devient plus accessible aux pauvres qui parviennent à améliorer leurs conditions alimentaires,

    Tout le pays

    Le Gouvernement et l’ensemble des partenaires d’Haïti mettent en place des dispositifs permettant de contrôler l’épidémie du choléra

    Les potentielles victimes ont grandement diminué.

     

    Figures Calendrier des événements climatiques et de la production agricole

    Figure 1

    Calendrier des événements climatiques et de la production agricole

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Résultats actuels de la sécurité alimentaire, octobre 2011

    Figure 2

    Figure 1. Résultats actuels de la sécurité alimentaire, octobre 2011

    Source: FEWS NET

    Figure 4. Prix des aliments de base, avril-aout (2010 vs 2011)

    Figure 3

    Figure 4. Prix des aliments de base, avril-aout (2010 vs 2011)

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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