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Les récoltes en cours font augmenter l’offre alimentaire locale et baisser significativement les prix des produits de base

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Juillet - Décembre 2014
Les récoltes en cours font augmenter l’offre alimentaire locale et baisser significativement les prix des produits de base

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    MARNDR/CNSA
    Messages clé
    • Les récoltes en cours, depuis juin, ont conduit à une amélioration des conditions de sécurité alimentaire dans presque tout le pays. Elles ont permis la reconstitution de stocks alimentaires, épuisés au niveau des ménages pauvres depuis mars. La disponibilité alimentaire s'accroit et ce jusqu’au mois d’août.

    • Certaines zones des départements de l’Artibonite, du Nord-ouest, du Sud-est et des Nippes, qui étaient en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC), ont progressivement évolué et se trouvent actuellement, pour la plupart, en Stress (Phase 2 de l’IPC).

    • Les marchés qui, jusqu’en mai/juin, étaient essentiellement pourvus en produits importés, ont vu une augmentation graduelle des produits locaux comme les haricots, le maïs, les fruits, les bananes et les légumes. Les prix des produits locaux ont baissé sur la plupart des marchés. C’est le cas des haricots par exemple dont le prix a baissé de plus de 30 pour cent sur les marchés de Port-au-Prince et de Jérémie, notamment.

    • L’arrêt précoce des pluies en juin a provoqué des baisses de production des cultures semées en avril et mai. Les pertes occasionnées par la sécheresse s’estiment à environ 30 pour cent de la production de la saison. Il est probable que la sécheresse se poursuive jusqu’en octobre à cause de la manifestation du phénomène El Nino. Ce qui risque de compromettre la performance de la deuxième campagne agricole d’août-décembre et, du coup, une détérioration de l’état de la sécurité alimentaire pendant la même période, particulièrement dans le Sud et le Plateau Central.

    • Par ailleurs, l'injection de plus de 166 millions de gourdes, dans le cadre du programme de cash transfert "Ti manman cheri", va atténuer quelque peu l'impact négatif des dépenses occasionnées par la réouverture des classes sur la consommation alimentaire des familles bénéficiaires.


    Presentation nationale
    Situation actuelle

    Le mois de juillet marque généralement le début de la période pendant laquelle la sécurité alimentaire tend à s’améliorer après la période de soudure qui ordinairement s’étend d’avril à juin. Il correspond en effet au début de la grande récolte des semis du printemps et également au début des grandes vacances scolaires où les dépenses consenties dans les foyers à l’éducation sont du moins faibles sinon nulles. La durée de cette période d’embellie est fonction cependant de la pluviométrie reçue en mai et juin et par conséquent de la performance de la campagne agricole du printemps.

    La pluviométrie. Démarrée depuis mars dans beaucoup de zones, la saison pluvieuse s’est généralisée dans presque tout le pays vers mi-avril. Toutefois, des pluies insuffisantes ont été enregistrées depuis mai d’après NOAA, qui ajoute que le plus large déficit de précipitations a été observé dans le sud du pays. NOAA estime le déficit accumulé à partir de mai à plus de 50 pour cent de la moyenne obtenue habituellement dans cette zone. En revanche, des zones sujettes à des sécheresses répétées comme le bas Nord-ouest et la partie ouest du haut Artibonite ont pu bénéficier de pluies adéquates cette saison.

    Dans le Nord, les montagnes humides ont bénéficié d’une bonne pluviométrie. Par exemple la commune de Borgne a reçu 900 mm de pluie en mai. Par contre, des communes comme Pignon, la Victoire, et Ranquitte ont connu un déficit hydrique. Il en est de même de la zone agro-pastorale sèche du département du Nord-est où les pluies sont insuffisantes. De manière générale, les différentes zones agricoles font face à une diminution atypique de la pluviométrie qui persiste depuis le début du mois de juin.

    Impact du déficit hydrique sur la production agricole. La CNSA et ses partenaires se proposent de faire une estimation de la production agricole du printemps dont les résultats seront rendus disponibles au cours de l’été. Cependant, comme cette performance est tributaire de la distribution des pluies dans le temps et l’espace, on peut dans une certaine mesure apprécier le niveau de production attendue dans les différentes zones du pays. Par exemple, dans le cas des haricots produits au cours de cette campagne dans les zones de montagnes humides, il est très probable que la production soit très proche de la moyenne. A part certaines zones, comme Cap-Rouge, dans le Sud-est où l’excès de pluie en avril a provoqué une baisse de la production, la majorité des zones de production a obtenu des récoltes proches de la moyenne pour la saison. La baisse de la pluviométrie en mai dans ces zones a grandement favorisé la maturation des gousses, car l’excès d’eau habituellement en mai affecte la gousse des haricots, réduisant considérablement la production.

    Quant au maïs, la céréale la plus importante en termes de superficie cultivée dans toutes les zones de modes de vie, la récolte s’étend entre juin et août dépendamment des variétés et des périodes de semis. Cette saison, les semis effectués entre mars et mi-avril, soit environ 50 pour cent des superficies emblavées, bénéficiant de précipitations plus ou moins suffisantes, auront une production proche de la normale. Ceux, par contre réalisés à la mi-avril et mai, qui sont actuellement en phase végétative ou en floraison, auront une production très faible. Dans certaines zones dans le Nord, le Nord-est, l’Artibonite, le Sud et l’ouest, des champs de maïs souffrent de stress hydrique tandis que d’autres ont déjà atteint le point de flétrissement dû aux périodes sèches persistantes qui les frappent depuis le début du mois de juin.

    La grande campagne rizicole dans la Vallée de l’Artibonite a commencé en mai/juin. Certains riziculteurs ensemencent leurs parcelles au cours du mois de juillet. Environ 25.000 à 28.000 hectares seront emblavés en riz pendant cette période de production qui s’étend jusqu’en novembre. Cependant, la production de cette saison se heurte à deux grands obstacles. Le premier est lié au mauvais état du système de drainage. En effet les grands canaux de drainage n’ont pas été curés depuis plus de six mois, ce qui expose davantage les parcelles rizicoles à l’inondation avec la reprise des pluies en aout. Le deuxième obstacle, non moins important, se rapporte à la rareté et à la cherté des fertilisants. Ces deux facteurs combinés affecteront négativement le rendement du riz dans la plus grande zone de production du pays.

    A cause de la sécheresse, d’autres cultures comme l’arachide, importante surtout dans le Plateau Central et la zone côtière dans le département du Sud, le pois inconnu dans le Nord-est et le Plateau Central, auront une faible production. Par contre, le rendement des cultures pérennes comme les bananes, les artocarpus, la patate douce grandement consommées par les ménages pauvres se maintient autour de la moyenne. Des fruits comme les melons et les avocats, les mangues sont aussi en récolte, augmentant de façon substantielle la disponibilité alimentaire. Les zones du nord-ouest et d’Anse-Rouge dans l’Artibonite, réputées déficitaires, récoltent actuellement du sorgho, du maïs, et du millet augmentant ainsi l’offre alimentaire. Après des pertes de récolte successives pendant les deux dernières années, ces zones sont en train de voir leur situation alimentaire s’améliorer.

    Production animale. L’élevage bénéficie grandement de cette période de production où la disponibilité fourragère devient plus abondante, les points d’eau de surface plus rapprochés. Les animaux prennent de l’embonpoint, ce qui améliore leur valeur marchande. La maladie du Teschen qui s’attaquait aux porcs en décimant ce cheptel a beaucoup reculé ces derniers mois. Cependant, le Ministère de l’Agriculture a annoncé l’apparition des cas de diarrhée porcine qui réduit la production dans les zones touchées. De plus, des techniciens travaillant dans le Sud-est ont identifié des cas d’Ecthyma contagieux, une maladie virale qui provoque la cécité chez les caprins. Vu le rôle joué par ces animaux dans l’économie des ménages pauvres, si des mesures appropriées ne sont pas prises immédiatement pour empêcher l’expansion de ces maladies, elles porteraient un coup dur à l’économie des ménages.

    Main-d’œuvre. Un peu partout dans le pays, la sécheresse fait diminuer la demande de la main-d’œuvre compte tenu de la réduction de la superficie emblavée. En outre, la récolte, la principale activité en cours actuellement, ne requiert pas autant de main-d’œuvre que le semis, la préparation des sols ou l’entretien des champs. Aussi, les agriculteurs ont tendance à utiliser la main-d’œuvre familiale pour les opérations de récolte. Il faut noter que le coût de la main-d’œuvre ne change pas mais varie suivant la zone entre 150 et 250 gourdes la journée de 6 heures. Les projets de création d’emploi de courte durée (conservation des sols, construction de route rurale) exécutés le plus souvent par le Programme Alimentaire Mondial, des ONG et des institutions étatiques sont plutôt rares par rapport aux années antérieures . En attendant la campagne agricole d’automne qui offrira des opportunités d’emploi aux ménages pauvres, ces derniers ont actuellement leurs produits de récolte comme principale source de revenu.

    Intrants agricoles. La période juin-décembre dans l’Artibonite est très importante pour les riziculteurs de cette zone. Le repiquage et l’application des fertilisants s’étalent entre juin et juillet. Cependant ces opérations sont susceptibles de se prolonger jusqu’en août vu la rareté de fertilisants à travers le pays. L’offre d’engrais chimiques qui habituellement atteint 17 000 tonnes restera en-deçà de 15.000 et sera disponible de façon très erratique. Il en découle une hausse des prix du sac qui se vend actuellement à 1700 HTG contre 900 HTG pendant le mois de janvier où 7 tonnes étaient disponibles entre janvier et juillet alors que la plus grande période de consommation se situe entre juillet et août

    Disponibilité alimentaire. Avec les récoltes qui ont démarré depuis le mois de juin, les ménages ont la possibilité de renouveler leur stock alimentaire épuisé depuis les mois mars et avril. Les récoltes de la campagne agricole du printemps devront continuer jusqu’au mois d’août. La récolte du maïs, du sorgho, du millet, des haricots de l’arachide ont grandement augmenté la disponibilité alimentaire à travers le pays. A côté de ces céréales et légumineuses, des bananes, des fruits d’arbres véritables (artocarpus), d’avocats, de mangues, de feuilles légumières et de tubercules sont en récolte dans toutes les zones. Outre ces produits locaux qu’on trouve à la fois sur le marché et au niveau des ménages, les produits importés continuent à s’écouler sur les marchés tant dans les zones rurales qu’urbaines. Les importateurs aussi bien que le gouvernement importent des produits comme le riz, la farine de blé, le sucre, et les huiles de cuisine comme d’habitude.

    Evolution des prix. Les récoltes en cours n’ont pas manqué d’influencer le niveau des prix des produits alimentaires, particulièrement les prix des produits locaux. Même dans les zones, comme la région du sud, où des périodes sèches affectent les cultures saisonnières, on observe une baisse des prix des produits cultivés localement. Cette baisse est très substantielle par rapport à juin 2013, mais plutôt modeste par rapport à mai 2014 pour les haricots, bien qu’elle ait atteint, dans la plupart des cas, le niveau de la moyenne des cinq dernières années. Sur le marché de la Croix-des-Bossales à Port-au-Prince et celui de Jacmel, le haricot noir se vendait à 168 gourdes et 172 gourdes respectivement la marmite de 6 livres, soit une baisse de 33 pour cent par rapport à juin 2013 et de 150 gourdes sur celui de Jérémie accusant ainsi une baisse de 38 pour cent. Quant à la semoule de maïs, son prix s’affiche à la baisse passant sur les marchés de Jérémie et de Port-au-Prince de 95 gourdes et de 100 gourdes respectivement la marmite de 6 livres en juin 2013 à 46 et 60 gourdes en juin 2014, équivalent à des baisses de 38 et 40 pour cent respectivement. Si le prix des haricots semble se stabiliser dû à la fin des récoltes, il est probable que le prix du maïs continue à décliner et cela peut-être jusqu’en août, soit la période de la fin des récoltes du maïs. D’autres produits comme les bananes, les fruits d’arbres véritables et certains tubercules ont vu leur prix diminuer considérablement. Cette situation contribue à l’amélioration de l’accès des ménages pauvres à l’alimentation.

    Les prix des produits importés sont restés relativement stables ces 6 derniers mois et sont mêmes inférieurs aux niveaux atteints au mois de juin 2013. Par exemple, le prix du riz, le produit le plus consommé en termes de kilocalories par les ménages pauvres, a chuté de 11 pour cent et de 13 pour cent respectivement sur les marchés de Port-au-Prince et de Jérémie se fixant autour de la moyenne quinquennale. Les prix des huiles de cuisine dont l’apport en kilocalories est relativement élevé (jusqu’à 11 pour cent) chez les ménages pauvres n’ont pas beaucoup fluctué depuis 2013. Ils sont environ jusqu’à 5 à 20 pour cent plus élevés que la moyenne quinquennale 2008-2012.

    Appui du Gouvernement aux ménages pauvres. Par ailleurs, le gouvernement haïtien, dans le but d'appuyer près de 79,000 familles des zones défavorisées, à l'occasion de la réouverture des classes, est prêt à injecter plus de 166 millions de gourdes, à travers les dix départements du pays. Cette somme est distribuée, dans le cadre du programme "Ti manman cheri" dans 104 communes. Le département de l'Ouest vient en tête avec environ 16 communes (15% de l'ensemble des communes) et près de 27% des bénéficiaires (21,154 chefs de famille). Ainsi, ce département à lui seul bénéficie de plus de 26% de ce montant, soit 43.7 millions de gourdes.

    Suppositions

    Suite aux constats ci-dessus, on est amené à émettre les hypothèses générales suivantes:

    • Depuis le début du mois de juin la pluviométrie a considérablement diminué à travers tout le pays. Cette situation semble être due aux effets du phénomène El Niño. En effet, la plupart des modèles de prédiction indiquent que les conditions peuvent se détériorer avec une probabilité de 60 pour cent pour qu’on ait un El Nino entre juillet et octobre. La manifestation d’un tel phénomène se traduirait par une réduction des pluies pendant cette période et une baisse considérable des activités agricoles entre août et octobre.
    • Les semis de maïs effectués en avril/mai dont les récoltes sont attendues en août subiront des pertes élevées qui sont estimées à plus de 30 pour cent suite aux effets de la sécheresse. Toutefois, la production peut être considérée comme normale dans des communes comme Cayes-Jacmel, Marigot, La Montagne de Jacmel (Jacmel), Mapou (Belle-Anse), la plupart des communes de la Grand-Anse, la plupart des communes du Nord-ouest et dans les montagnes humides dans le Nord.
    • Une augmentation normale du volume des transferts d’argent de la diaspora est à espérer en septembre à l’occasion de l’ouverture scolaire et pour les fêtes de fin d’année en décembre contribuant à une augmentation du revenu des ménages bénéficiaires ;
    • Des élections législatives et locales sont prévues au 26 octobre 2014. Cependant, de nombreux acteurs contestent déjà les procédures mises en place pour l’organisation de ces élections. Comme cela s’est manifesté au cours de ces dernières années lors des élections, des troubles socio-politiques accompagnés de violence sont enregistrés un peu partout à travers le pays réduisant pendant des jours les activités économiques rendant la situation encore plus difficile pour les ménages pauvres tout en contribuant à des augmentations temporaires des prix des produits alimentaires. Il est probable que la population haïtienne se trouve confrontée à cette situation entre septembre et décembre. Une des conséquences est la baisse de l’aide financière internationale et du niveau d’investissement dans le pays.
    • Présenté au parlement pour approbation, le budget de l’État est revu à la hausse. Il est probable que les programmes sociaux comme la distribution de coupons alimentaires et d’éducation pour tous qui profitent également aux ménages pauvres vont s’intensifier tout au moins se maintenir à leur niveau actuel au cours de la prochaine année fiscale.
    • Le taux de change de la monnaie nationale par rapport au dollar américain est resté élevé depuis sa hausse continue qui s’était accentué en janvier. Toutefois cette dévaluation de la gourde ne semble avoir un impact significatif sur les prix des produits alimentaires importés puisque les prix de ces derniers demeurent relativement stables depuis le début de l’année. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que les prix au niveau international n’ont pas beaucoup changé. Cependant, si le dollar continue de s’apprécier par rapport à la gourde, il y a lieu de s’attendre à une hausse des prix des produits alimentaires importés comme le riz, la farine de blé, le sucre et les huiles de cuisine et notamment au cours des mois d’octobre et de décembre.
    • L’augmentation actuelle de l’offre alimentaire découlant des récoltes en cours a eu un impact significatif sur les prix des produits locaux. Il est probable que cette situation se maintienne jusqu’en septembre quand toutes les récoltes des semis du printemps auront terminé. Un renversement de cette situation se produira dès octobre avec une augmentation sensible des prix des produits locaux comme c’est si souvent le cas après l’enregistrement des chocs climatiques.
    • Le monde humanitaire bien que beaucoup moins visible sur le terrain depuis plus de deux ans maintient sa présence dans certaines zones comme dans le Nord-ouest. Le déploiement en cours du projet Development Food Assistance Program (DFAP) financé par l’USAID, la distribution planifiée de distribution de semences dans le Nord-Ouest par la FAO à côté d’autres projets dans le Nord et le Nord-est contribueront à atténuer la dégradation des conditions de sécurité alimentaire des ménages pauvres dans les zones concernées.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Depuis le mois de juin, on a fait le constat d’une amélioration des conditions de la sécurité alimentaire dans presque toutes les zones du pays. Les récoltes de haricot dans les montagnes humides, de fruits (mangues, artocarpus, avocats, fruits de la passion, etc.), du maïs, des bananes et de tubercules dans toutes les zones ont amélioré la disponibilité alimentaire. Le stock alimentaire qui était épuisé depuis mars se reconstitue graduellement. L’accès aux aliments a augmenté dans presque toutes les zones grâce aux baisses des prix des denrées de base. La plupart des zones classifiées en mars en situation de crise alimentaire (IPC Phase 3) ont vu leur situation alimentaire s’améliorer. C’est le cas de certaines communes dans le Nord-ouest, l’Artibonite et le Sud-est.

    Cette situation est appelée à se poursuivre jusqu’en aout/septembre soutenue par des récoltes de juillet/août et le maintien des prix à un niveau ne dépassant pas la moyenne des cinq dernières années. Le déploiement du projet DFAP dans les zones les plus affectées par les chocs de 2012 et 2013 facilitera l’accès des pauvres aux aliments. La faiblesse de la production du printemps dans de nombreuses zones dans les départements du Sud-est, de l’Ouest, du Nord et des Nippes entrainera une hausse plus précoce et plus rapide des prix des produits alimentaires dès septembre/octobre. L’annonce du phénomène d’El Nino et la baisse du régime pluvial qu’il provoquera aura des conséquences néfastes sur les activités  agricoles et une baisse de la demande de la main-d’œuvre. D’octobre à décembre, des zones comme les Nippes, la Péninsule du Sud, le Nord, le Nord-est entre autre, pourraient se retrouver en situation de Stress ou IPC Phase 2.

    Pour plus d'informations sur les analyses des zones de préoccupation au cours de cette période des perspectives, s'il vous plaît télécharger le rapport complet.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juillet 2014

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juillet 2014

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Evolution du prix du haricot noir en Haïti, avril à juin

    Figure 3

    Figure 1. Evolution du prix du haricot noir en Haïti, avril à juin

    Source: FEWS NET

    Figure 2. Evolution du prix du mais moulu en Haïti, avril à juin

    Figure 4

    Figure 2. Evolution du prix du mais moulu en Haïti, avril à juin

    Source: FEWS NET

    Figure 5

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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