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Persistance de l’insécurité alimentaire en marge de la crise socio-politique et des prix élevés des produits alimentaires de base.

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Février 2021
Persistance de l’insécurité alimentaire en marge de la crise socio-politique et des prix élevés des produits alimentaires de base.

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  • CONTEXTE NATIONAL
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    • Stabilisé d’octobre à novembre 2020 autour de 63 gourdes pour un dollar américain, le taux de change s’est apprécié depuis décembre, et atteint environ 75 gourdes au 26 février 2021 sur le marché formel et jusqu’à 95 gourdes sur le marché informel, malgré l’injection de 12 millions de dollars américains sur le marché bancaire, en date du 28 janvier 2021. Depuis décembre, les prix des produits importés et locaux tendent à la hausse, bien que de façon modérée. Les prix des produits alimentaires restent aussi au-dessus de la moyenne de cinq ans, ceci dans des proportions supérieures à 40 pour cent.

    • Les précipitations du mois de janvier ont été globalement supérieures à la moyenne, bien qu’irrégulièrement réparties dans le temps et dans l’espace. Mais, les cultures d’hiver, le haricot et le maïs, déjà impactées par des déficits hydriques en novembre et décembre, n’ont pas pu vraiment en bénéficier. Cela porte à anticiper des récoltes d’hiver en dessous de la normale, à l’échelle nationale. Toutefois, la situation s’avère relativement bonne dans les départements du Sud (hormis les zones du littoral) et de la Grand’Anse.

    • Les prix élevés des produits alimentaires et les revenus agricoles faibles et en dessous de la moyenne continuent d’affecter négativement le pouvoir d’achat des ménages pauvres, qui se retrouvent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) et Crise (Phase 3 de l’IPC) dans la plupart du pays. Dans les centres urbains, la crise sociopolitique réduit les opportunités d’embauche et, donc, les revenus pour un plus grand nombre de ménages pauvres et très pauvres.  


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    Le climat sécuritaire reste tendu, avec les appels réitérés à la démission de l’actuel Président, l’évasion à la prison civile de la Croix-des-Bouquets, créant un climat d’incertitude sur le plan politique et sécuritaire, particulièrement dans la capitale haïtienne. A Port-au-Prince et dans les grandes villes de provinces, le fonctionnement de certaines entreprises et institutions est perturbé, entrainant des baisses de revenus, notamment pour les ménages opérant dans le secteur formel, ainsi que l’approvisionnement des marchés urbains.  

    Par ailleurs le marché des changes demeure très complexe. Malgré la publication quotidienne du taux de référence de la banque centrale (BRH), chaque entreprise ou institution pratique son propre taux. Par exemple, au 26 février, le taux de référence de la BRH est de 75,1 gourdes pour un dollar, alors que sur le marché informel le dollar se vend à 95 gourdes, soit une différence de plus de 26 pour cent. Toutefois, les prix des principaux produits de base importés sont en majorité vendus selon le taux de change pratiqué sur le marché informel. Parallèlement, les bénéficiaires des transferts sont obligés de vendre le transfert reçu au taux de référence et acheter des biens et services vendus selon le taux de change du marché informel.  C’est aussi le cas de ceux dont le salaire est indexé au taux de référence de la BRH. Cette catégorie voie leur salaire diminuer de plus de 26 pour cent en monnaie locale, alors qu’ils doivent s’approvisionner également au marché suivant le prix calcule au taux de change informel.

    Le contexte national est aussi marqué par un pouvoir d’achat continuellement en dessous de la moyenne pour les ménages pauvres, en raison des revenus en dessous de la moyenne et les prix des denrées alimentaires qui restent environ 40 pour cent au-dessus de la moyenne. Certes, l’inflation globale a baissé en glissement annuel en décembre dernier, tombant à 19.2 pour cent (BRH, Note sur la Politique monétaire, premier trimestre de l’exercice fiscal 2021) ; mais elle s’avère encore trop élevée, tenant compte des revenu en dessous de la moyenne des plus pauvres travaillant, pour la plupart, dans l’agriculture (vente de main-d’œuvre, en particulier) et dans le secteur informel (petit commerce, journalier, etc.). De plus, après les soins de santé (31 pour cent), les produits alimentaires représentent les biens les moins accessibles, affichant une inflation annuelle de 23 pour cent, selon la même analyse.

    Hormis les plaines irriguées et les montagnes semi-humides, où la production hivernale est estimée moyenne, les déficits pluviométriques de décembre et l’irrégularité spatio-temporelle des pluies, toutefois au-dessus de la moyenne, en janvier a perturbé les cultures en cours. De même, dans l’Artibonite, le débit des rivières a diminué considérablement par rapport à la normale, affectant ainsi le niveau de l’eau dans les canaux d’irrigation. Ainsi, la performance de la récolte d’hiver est négativement impactée dans la zone littorale du Sud, les Nippes, l’Ouest, le Centre, et l’Artibonite.  Les activités de préparation de sols pour la campagne de printemps sont aussi retardées à cause de l’irrégularité des pluies observée en janvier jusqu’à la première décade de février, à l’exception des départements du Sud et de la Grand’Anse, où les activités de préparation de sols ont démarré depuis janvier. En revanche, les récoltes de pois Congo (en fin de récoltes dans le Plateau Centrale, les Nippes, le Sud-est, etc.), de racines et tubercules, de la banane, de l’arachide (Côte Sud), de produits maraichers, etc., sont en cours.

    Hormis ceux situés dans l’Aire Métropolitaine de Port-au-Prince, perturbés quelques fois par les troubles politiques, les marchés, à l’échelle nationale, fonctionnent normalement et sont bien approvisionnés en produits importés. Du point de vue des denrées locales, la disponibilité est saisonnièrement faible, les récoltes d'automne et d'hiver en dessous de la moyenne représentant moins de 20 pour cent de la production locale typique. Néanmoins, le pois Congo, les racines et tubercules, les produits maraichers, la banane, en récoltes, alimentent les marchés à un niveau similaire à la moyenne bien qu’à des prix élevés.

    Pour la plupart des produits alimentaires, les prix sont proches, voire même inferieurs à l’année dernière, en raison du niveau du taux de change. Ils sont cependant encore atypiquement au-dessus de la moyenne de cinq ans, ceci dans des proportions qui dépassent 45 pour cent.

    Hormis certaines régions en proie au déficit hydrique, notamment la Côte Sud, le Haut Plateau, le Bas Nord-Ouest, le Haut Artibonite, etc., la situation de l’élevage, notamment des bovins et des caprins, s'est légèrement améliorée par rapport au mois de décembre en raison de la disponibilité de fourrage et d’eau. Toutefois, certaines espèces, en particulier les porcins et les volailles, continuent de faire face aux maladies du Teschen et du New Castle, dont la prévalence représente une baisse de revenu pour les ménages qui s'en servent comme moyen d'épargner en vue des dépenses occasionnelles.  

    En milieu rural, la demande de main-d’œuvre est plus faible que d’habitude en raison de la production en dessous de la moyenne de 2020 et l’instabilité sociopolitique qui a créé un climat d’incertitude qui oblige les agriculteurs et autres petits entrepreneurs à être retissent à s’engager dans des activités génératrices de revenue.  Ce ralentissement économique a réduit la capacité des agriculteurs à financer les activités agricoles des campagnes successives. Certes, des activités de préparation de sols sont observées dans quelques régions (Sud, Grand’Anse) ; mais à l’échelle nationale, cela n’atteint pas encore le niveau normal, observé ordinairement chaque année. Par ailleurs, l’offre de main-d’œuvre agricole a augmenté à cause du flux de plus de 500,000 migrants haïtiens venant de la République Dominicaine, selon un bulletin bimensuel de l’Organisation Internationale pour la Migration, OIM, notamment dans les régions du Centre, le Nord-est, l’Ouest, le Sud-Est. Ainsi, cette source de revenu relativement importante pour les ménages ruraux les plus pauvres est en dessous de la moyenne. Par ailleurs, les frontières avec la République Dominicaine restent fermées, et le revenu tiré de la migration continue d’évoluer en dessous de la moyenne.

    Présentement, les sources de revenu fonctionnant de façon plus ou moins normale pour les ménages pauvres et plus pauvres sont la vente de charbon et le petit commerce ou l’auto-emploi. Globalement autour de la moyenne, elles représentent actuellement des sources modérées de revenus pour les ménages pauvres.

    Sur le front de la malnutrition, à ce jour, après les données nutritionnelles publiées depuis janvier 2020 par le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) qui indiquaient une hausse du taux de malnutrition dans six (6) départements, de nouvelles données ne sont pas encore disponibles. Toutefois, au regard de l’évolution des moyens d’existence et de la consommation alimentaire, il y a suffisamment d’évidence pour croire que le taux de malnutrition sévère, estimé à 4 pour cent l’année dernière, soit toujours au-dessus du seuil d’urgence de l’OMS de 2 pour cent.

    Les conditions de sécurité alimentaire continuent de subir les effets résiduels de la décapitalisation des exploitations agricole, de la crise sociopolitique et de la pandémie de COVID-19. Certes, les produits alimentaires sont disponibles sur les marchés, mais les prix restent élevés. Dans certaines zones, caractérisées par une plus grande diversité de sources de nourriture et de revenu, telles que Grand'Anse (hormis les zones côtières), Sud, le Sud-est (hormis Belle Anse), le Bas Plateau Central, le Bas Artibonite, etc., les ménages très pauvres, ayant peu de revenus et en raison du niveau des prix élevés des produits alimentaires de base, s’engagent dans des stratégies de stress pour accéder à la nourriture, telles que la réduction des dépenses non essentielles, l’intensification des achats de nourriture à crédit, l’extension de la période de migration régionale ou la consommation de nourriture non préférée. Ces zones font face à une insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Dans d’autres zones plus vulnérables aux chocs de prix car ils dépendent presqu’essentiellement du marché pour accéder à la nourriture, ou à la sécheresse à cause de  l’agriculture pluviale qui se pratique sur toute l’année, et aussi même dans certaines zones irriguées qui dépendent totalement des bassins versants telles que le Nord-Est, le Nord-Ouest, les communes de plaines dans les Nippes, certaines communes dans l'Ouest (la Gonâve par exemple), le Haut Artibonite, le Haut Plateau, l’Arrondissement de Belle-Anse dans le Sud-est, etc., les ménages plus pauvres, tenant compte du faible niveau de leur revenu, s’engagent encore dans des stratégies de Crise, telles que l’intensification de la vente de charbon et d’animaux, la consommation des récoltes précoces et des semences, la réduction des dépenses scolaires, etc. Vu l’importance donnée à l’éducation des enfants, notamment auprès des ménages pauvres, la diminution de ces dépenses au profit des dépenses alimentaires est un indicateur d’une détérioration importante de la situation de sécurité alimentaire du ménage en question. Par ailleurs, la coupe de bois pour faire du charbon, s’il s’agit bien d’une activité normale dans plusieurs zones du pays, constitue une stratégie lorsqu’elle est intensifiée de façon extrême, comme c’est actuellement le cas dans les zones vulnérables à l’insécurité alimentaire. Ces zones sont donc en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de février à septembre 2021 se base sur les hypothèses suivantes au niveau national :

    Pluviométrie- agroclimatologie

    • Selon les prévisions de la Caricof et celles de USGS, entre mars et mai 2020, les précipitations seraient moyennes.

    COVID-19

    • Il est probable que la propagation du COVID-19 en Haïti change d’allure (à la hausse) à cause de sa remontée dans le monde et notamment dans le pays voisin (République Dominicaine) et la rentrée des classes.
    • L’éventualité de nouvelles mesures restrictives telles que fermeture de la frontière terrestre des deux côtés (haïtien et dominicain) porte à anticiper les impacts négatifs sur la disponibilité d'une catégorie de produits alimentaires sur les marchés comme la farine, l’huile comestible, les condiments, les œufs, le sucre, etc.), en limitant les échanges commerciaux entre les deux pays.

    Situation sociopolitique et macroéconomique

    • L’instabilité sociopolitique est susceptible de s’intensifier à l’approche des prochaines élections, à cause des intérêts divergents entre le gouvernement et les membres du Secteur de l’Opposition exigeant la démission du président et qui ne croit pas en la volonté du gouvernement d’organiser des élections transparentes, crédibles et démocratiques. Ainsi, des manifestations et troubles sociopolitiques sont susceptibles de perturber les flux et les mouvements commerciaux affectant la disponibilité et l’accès physiques alimentaires.
    • La banque centrale, la BRH, continuerait de mettre en place les éléments de politiques monétaires à sa disposition pendant toute la période du scénario, mais les effets de ceux-ci sur le taux de change seraient limités par les effets négatifs de l’instabilité sociopolitique, historiquement corrélée positivement à la dépréciation de la monnaie nationale, la gourde, par rapport au dollar américain. Globalement le taux serait à la hausse pendant toute la période, mais en dessous du niveau de l’année dernière.

    Production agricole

    • Globalement, les récoltes de printemps (juin/juillet) seront cette année encore en dessous de la normale. En effet, après avoir cumulés des pertes successives dans les campagnes précédentes, les agriculteurs n’auraient pas la capacité financière adéquate pour financer les activités agricoles successives des prochaines campagnes.

    Sources de revenu

    • La demande de travailleurs agricoles, plus importante pendant les quatre premiers mois que pendant les quatre derniers mois, sera en dessous de la normale dans le contexte de crise actuelle, alors que l’offre de main-d’œuvre est en hausse à cause de la migration de plus en plus difficile des travailleurs agricoles haïtiens vers la République Dominicaine.
    • Le revenu du travail agricole serait donc en dessous de la moyenne.
    • Bien que certains points frontaliers soient ouverts au commerce, l’accentuation des problèmes sociopolitiques en Haïti pourrait porter les autorités dominicaines à renforcer les mesures de sécurité sur la frontière provoquant un ralentissement des échanges frontaliers.
    •  La migration des haïtiens en République Dominicaine restera encore très limitée, induisant, une fois de plus, des revenus inférieurs à la normale.
    • Le revenu tiré de la vente de produits agricoles sera en dessous de la normale puisque les récoltes seront en dessous de la normale.

    Prix/Marchés

    • L’approvisionnement des marchés devrait se faire de façon normale pendant toute la période de projection ; mais, avec la mauvaise performance des campagnes agricoles successives, en particulier celle du printemps 2021, la disponibilité de produits locaux devrait se voir réduite.
    • La situation s'amplifierait davantage entre mars et mai 2021, période de soudure alimentaire pendant laquelle les maigres réserves s'épuiseront et les prix montreront leurs tendances à la hausse. Ainsi, tenant compte de l'insuffisance de l'offre alimentaire locale en cette période, la part des importations alimentaires restera importante dans l'offre alimentaire globale.
    • En raison de la baisse de la production, une intensification des importations de céréales, particulièrement le maïs, en comparaison à l’année dernière, est anticipée, tandis que celle du riz resterait stable (FEWS NET, Haïti : Perspective de l’offre et de marché, Septembre 2020).
    • Par ailleurs, des perturbations seront observées dans l’approvisionnement des marchés à cause de la situation sociopolitique, à l’approche des prochaines élections.

     Autres suppositions

    • La nouvelle vague de COVID-19 qui frappe les grandes économies mondiales, en particulier les Etats Unis, la République Dominicaine, le Chili, le Brésil, amplifiera davantage la récession économique dans ces pays ; ce qui aura un impact négatif sur le flux et le volume des transferts de migrants vers Haïti au cours de cette période de perspective.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La première période du scénario coïncide avec la période de récolte de la campagne d'hiver, laquelle contribue très peu à la production totale annuelle. On y trouve un peu de haricot et de maïs dans les plaines irriguées et montagnes humides, quelques récoltes de racines, tubercules et banane. Cette période coïncide aussi avec la période de soudure, caractérisée par une réduction de la part des denrées locales dans la consommation alimentaire et l'épuisement des réserves des ménages. Ces derniers devraient davantage s'approvisionner aux marchés dans un contexte de prix élevés des produits de base, et de revenu limité issus notamment de petit commerce, de la vente de charbon, etc. Les revenus en dessous de la moyenne et le prix au-dessus de la moyenne continuent d’alimenter le faible pouvoir d'achat des plus pauvres, réduisant ainsi leur accès économique à ces produits.

    Dans ces conditions, les ménages les plus pauvres devront recourir à des stratégies d’adaptation négatives pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Ainsi, la plupart des zones du pays seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) et de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    La deuxième période du scénario coïncide avec les récoltes de printemps et aussi avec le lancement de la campagne d'été/automne. La production propre, comme source importante de nourriture pendant cette période devra s’améliorer légèrement, contrairement à la première période du scénario, même si les achats sur le marché resteraient toujours importants (représentant plus de 80 pour cent de leurs besoins alimentaires). Une plus grande disponibilité de produits locaux comme le haricot, le maïs, le riz et des produits de cueillette (la banane, l'arbre véritable, la mangue, etc.) devrait être observée et contribuer à ce titre à améliorer modérément la sécurité alimentaire des ménages les plus pauvres. L’accroissement de la disponibilité locale par rapport à la première période est susceptible d'influencer les prix des produits de base à la baisse, donnant un plus large accès aux produits de base.

    Les récoltes de printemps en juillet ainsi que les activités liées à la campagne d’été/automne, devraient générer des revenus provenant de l’emploi de la main-d’œuvre agricole et des ventes de récoltes. Ainsi, les moyens d'existence pourront demeurer stable au cours de la deuxième période des perspectives, les ménages ayant moins recours aux stratégies de Crise. Ainsi, certaines zones qui connaitront des récoltes moyennes, auparavant en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) pourront se trouver en Stress (Phase 2 de l'IPC) pendant la période. Cependant, la plupart des communes dans le Nord-Est, le Haut Plateau, le Haut Artibonite, le Bas Nord-Ouest, la Côte Sud, et l’arrondissement de Belle-Anse, ainsi que des communes dans les Nippes (Grand Boucan), dans l’Ouest (la Gonâve, Croix des Bouquets, etc.), où les moyens d’existence restent toujours perturbés par différents chocs climatiques et anthropiques antérieurs et actuels, seront maintenues en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Evenements qui pourraient changer le scenario

    Zone

    Evénements

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

     

    National

    Intensification des troubles sociopolitiques

    L’escalade de la violence perturberait le fonctionnement actuel de l’économie et des marchés. Ceci conduirait à une diminution de la disponibilité et de l’accès alimentaires, portant plus de ménages à adopter des stratégies négatives. Face à l’épuisement de la disponibilité de certaines stratégies, des déficits de consommation pourraient apparaitre. Ainsi, un nombre plus important de zones et de ménages pourrait être en crise (phase 3 de l’IPC).

    Une amélioration de fond de la situation sociopolitique

    L'éventualité d’une stabilité stabilisation sociopolitique, avec la mise en place d'un gouvernement de consensus, devrait renforcer les flux commerciaux et l’approvisionnement des marchés. Les sources de revenu pourraient également retrouver un état normal. Ceci devrait diminuer le nombre de personnes et de zones en Crise alimentaire (Phase 3 de l’IPC).

    Une nouvelle vague de la Covid-19 après les festivités carnavalesques et par suite des mouvements de protestation politiques

    La pandémie de COVID-19 est surtout être considérée comme un facteur aggravant, dans le contexte de conditions préexistantes. En plus d’être un pays à très faible revenu, le système de santé d'Haïti manque de ressources suffisantes pour répondre pleinement aux besoins de prévention et de traitement du COVID-19. Les ressources typiquement allouées contre l’insécurité et la vulnérabilité alimentaires seront plutôt consacrées pour combattre en priorité le COVID-19.

    Ceci affecterait les conditions précaires de sécurité alimentaire dans le pays.

    Zone de production

    Une saison cyclonique plus intense que la normale

    -Destruction des moyens d’existence dans les zones vulnérables comme le Sud, le Sud-est, les Nippes, la Grand’Anse, etc., (bétail, plantations, biens de production, etc.) ;

    -Amélioration de la pluviométrie pour les cultures dans les zones sèches comme Pignon, La Victoire, Ranquitte (dans le Nord), etc.

    Figures

    Figure 2

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Figure 1

    Source: FEWS NET/USGS

    Figure 3

    Figure 2

    Source: WFP-VAM

    Figure 4

    Source: FEWS NET/CNSA

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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