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Perspective sur la sécurité alimentaire

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  • Haïti
  • Avril - Septembre 2012
Perspective sur la sécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Scénario le plus probable de la sécurité alimentaire (avril à septembre 2012)
  • Evolution des résultats de la sécurité alimentaire dans les zones à suivre
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    • Bénéficiant d’une bonne pluviométrie, les agriculteurs de la plupart des régions du pays ont commencé à ensemencer leurs champs depuis le mois de mars. Dans les régions du sud, de l’ouest, et du Centre, le développement et la croissance des plantes se poursuivent avec satisfaction. 

    • Se trouvant actuellement en pleine période de soudure, les consommateurs, comme à l’accoutumée, font face maintenant à des prix élevés. 

    • Les produits importés beaucoup plus présents sur le marché affichent des prix plus faibles que les produits locaux. Cette situation devrait s’améliorer à partir de juin avec la récolte des cultures du printemps. La plupart des pauvres seront «sans insécurité alimentaire aiguë ». 

    • Contrairement à l’abondance des pluies dans les régions du sud, de l’ouest, et du Centre, certaines communes du haut Artibonite, du Nord-ouest et du Nord-est ont éprouvé la sécheresse. Une situation qui a provoqué la perte des récoltes de janvier et de février dans ces régions et en y conduisant les pauvres dans la précarité. 

    • La saison cyclonique qui commence en juin sera, contrairement aux deux années antérieures, très peu active. Cependant les autorités veillent et se préparent à intervenir au cas où une tempête devrait toucher une région du pays. 


    Scénario le plus probable de la sécurité alimentaire (avril à septembre 2012)

    La saison pluvieuse a commencé dans les délais habituels en mars/avril dans presque tout le pays particulièrement dans les régions du sud, de l’ouest, du Centre et du nord. Un excès hydrique a même été observé dans l’ouest et le nord provoquant des inondations qui ont causé des dégâts matériels et humains. Les semis des céréales et des légumineuses se poursuivent dans ces régions. Les récoltes sont attendues en juin et juillet, cependant les haricots semés en mars dans les montagnes humides arriveront à maturité en mai. De plus, les cultures pérennes comme les bananiers produiront de bonnes récoltes au cours des prochains mois. 

    Avril marque également le début de la période de soudure. C’est le moment où les stocks des producteurs agricoles à travers le pays sont faibles sinon épuisés et le marché devient la principale source de nourriture des ménages. Toutefois, des régions comme la pointe occidentale du nord-ouest, le centre et le nord-est auront une période de soudure beaucoup plus longue, qui a débuté en février/mars suite à la perte ou à la faible production des récoltes de sorgho et de pois congo de janvier/février. 

    Les marchés sont pour la plupart bien approvisionnés mais avec une prédominance de produits importés qui en constituent plus de 70 pour cent. Quant aux prix, ils sont relativement stables mais élevés par rapport à 2011. 

    La démission du Gouvernement en février 2012 et le temps qui sera mis à son remplacement sont des facteurs qui affectent la sécurité alimentaire. L’appui qu’apporte généralement le Gouvernement à la production agricole risque d’arriver trop tard ou de rester à un niveau inférieur à celui habituellement fourni vu que le budget de l’année fiscale octobre 2011- septembre 2012 n’est toujours pas voté. Par exemple, en 2010 dès février, 20,000 tonnes métriques d’engrais chimiques subventionnés par l’État haïtien étaient disponibles sur le marché, cette quantité a diminué de 50 pour cent cette année. Quant aux semences, le Ministère de l’Agriculture compte distribuer aux agriculteurs 140 tonnes métriques de maïs en avril 2012 contre 300 TM en avril 2011. Ces intrants auraient dû être disponibles depuis au moins mi-mars pour permettre aux agriculteurs de les utiliser aussitôt qu’il commence à pleuvoir. Les pauvres qui dépendent de ces semences pour l’emblavement de leurs parcelles ou bien ont recours à des semences de mauvaise qualité ou bien sèment en retard avec comme résultats dans les deux cas une faible production. Le Ministère se prépare à rendre disponible une quantité très importante de haricots pour la campagne d’été en montagnes humides. 

    La deuxième saison de riz dans la Vallée de l’Artibonite, la moins importante, est en récolte pendant tout le mois d’avril, mais n’a pas un grand impact sur le prix du riz au niveau national. La récolte sera inférieure à la moyenne des dernières années vu que l’offre de fertilisants chimiques restait en deca de la demande. Le coût d’un sac de 50 kg au moment des semis en novembre 2011 valait 3 fois le niveau de ce produit à la même époque en 2010. Ce sera quand même pour la main d’œuvre agricole non qualifiée dans la zone de production dans la vallée de l'Artibonite l’opportunité de trouver du travail dans la récolte du riz. 

    Suppositions fondamentales d’avril à septembre 2012. 

    Sur la base actuelle du contexte national et de son évolution le plus probable, on peut émettre les hypothèses suivantes: 

    • Une pluviométrie moyenne à travers tout le pays facilitant une production agricole qui demeurera dans la moyenne. La production sera plus élevée que celle de la campagne de 2011 estimée 10 pour cent inférieure à la moyenne. En effet les pluies ont démarré à tant dans la plupart des régions agricoles contrairement à l’année 2011. La période critique dans le développement des cultures semées en mars/avril correspondrait au mois de mai généralement humide. 
    • Une plus grande disponibilité de produits alimentaires locaux sera observée sur le marché dès le mois de juin résultant des récoltes de la campagne en cours. 
    • Les prix des produits alimentaires de base comme c’est le cas en cette période afficheront à la baisse entre juin et septembre. Le riz dont le prix est déterminé par le niveau du prix au niveau mondial affichera à la baisse. 
    • La saison des mangues commence en mai et se poursuivront jusqu’en juin dans presque toutes régions du pays. Elle offre des opportunités de revenu à différentes catégories de richesse. 
    • Les riziculteurs de l’Artibonite feront face à des coûts de production élevés au cours de la campagne de l’été, la plus importante. La subvention de l’État des engrais est réduite de 70 à 30 pour cent et le cout sur le marché mondial a augmenté. Sur le marché local le prix des engrais est 250 pour cent plus cher qu’en 2011. 
    • Un arrêt de la subvention des prix du pétrole à la pompe pendant la période des perspectives, ce qui aura une répercussion directe sur le coût du transport. 
    • Avec la saison pluvieuse à partir d’avril/mai, la prévalence de choléra pourrait avoir une recrudescence. Mais si la mobilisation et la sensibilisation se poursuivent, et si le dispositif de prise en charge des malades se renforce et se pré-positionne, notamment dans les zones les plus vulnérables, le risque de recrudescence pourrait s’amoindrir. 
    • Des inondations sont possibles en mai et en septembre dans l’Artibonite (Gonaives, Ennery, le bas Artibonite), la péninsule du sud (Les Cayes, Camp Perin, Cotes Sud, St Louis du Sud), les régions du nord (Limbé, Cap- Haitien, Grande Rivière du nord) et l’ouest (Port-au-Prince, Léogane) aux pics de la première et de la deuxième saison pluvieuse. L’occurrence de tels événements endommagerait les plantations, tuerait les têtes de bétail, ralentirait l’approvisionnement des marchés avec des conséquences sérieuses sur la disponibilité alimentaire. 
    • Un renchérissement du dollar par rapport à la gourde pendant la période des perspectives qui se répercuterait sur les prix des produits importés. 

    Il est certain qu’avec une bonne distribution des pluies entre avril et juin, les récoltes de maïs, des haricots et du pois inconnu ainsiqued’autres cultures telles que les tubercules, les fruits d’arbres véritables et la banane seront moyennes. La disponibilité alimentaire augmentera à partir de juin/juillet et les marchés seront bien approvisionnés en produits de toutes sortes. La main-d’œuvre agricole constituée de pauvres aura l’opportunité de trouver du travail soit dans les récoltes et la préparation des sols pour la campagne d’été dans la Vallée de l’Artibonite, les autres zones rizicoles et dans les montagnes humides. Ces ménages seront en mesure d’améliorer leur accès à la nourriture dans les différentes zones de production entre juillet et septembre, particulièrement dans les régions du sud, du nord, de l’ouest et du centre. 

    On a constaté que les transferts d’argent des migrants vers les membres de leur famille en Haïti n’ont pas diminué en dépit des crises économiques que traversent les pays d’accueil. Les données de mars 2012 fournies par la Banque de la République d’Haïti, montrent une légère augmentation du transfert de fonds vers Haïti par rapport à 2011 à la même époque. De 115.6 millions de dollars américains en mars 2011, ce montant est passé à 122.5 millions en 2012, soit un accroissement de 5.6 pour cent. Vu que toutes les catégories socio-économiques bénéficient des transferts, il est certain que ces fonds contribuent à l’amélioration du pouvoir d’achat des bénéficiaires, dont les pauvres. 

    De plus, la saison cyclonique qui débute généralement en juin s’annonce bien moins active qu’au cours des deux dernières années, et tend à être en-dessous de la moyenne. D’après les prévisions de l’Université de Colorado émises le 4 avril pour le bassin de l’Atlantique, dix tempêtes seront nommées parmi lesquels 4 ouragans dont 2 majeurs. Une grande amélioration par rapport à 2011 dont environ 16 cyclones étaient annoncés pour un total de 5 ouragans majeurs. Cependant, le territoire haïtien est si fragile que tout cyclone qui le frappe, serait il de la plus faible catégorie que son impact sur la sécurité alimentaire pourrait être catastrophique dans les régions affectées. La péninsule du sud, l’ouest et l’Artibonite sont les plus vulnérables au passage des ouragans en Haïti. Des plans de contingence sont conçus et des séances de simulation effectuées afin de venir en aide à la population en cas de frappe. 

    Bien que les perspectives s’annoncent meilleures cette année par rapport à 2011, certaines zones font actuellement face à des difficultés alimentaires. En effet, la pointe occidentale du nord-ouest, certaines communes du haut Artibonite et le nord-est ont perdu les récoltes de janvier et de février par suite de sécheresse qui frappe ces zones depuis octobre/novembre. Il en résulte une baisse des activités agricoles, l’une des sources de revenu et un niveau élevé des prix des produits alimentaires. Cette zone considérée comme aride avec une moyenne de 400 à 600 mm de pluies annuellement est soumise de façon cyclique à de longues périodes de sécheresse. Cependant, on a observé depuis quelque temps une tendance à un raccourcissement du cycle, augmentant ainsi la vulnérabilité des ménages à l’insécurité alimentaire. 

    Les camps et les bidonvilles dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince font également face à une pénurie alimentaire. Les ménages de ces régions ont dû déclencher certains mécanismes comme la migration et l’emprunt pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Des ménages pauvres sont déjà en situation précaire et pourront y demeurer jusqu’aux prochaines récoltes en juin et juillet. Une amélioration qui portera les ménages au niveau de ‘pas d’insécurité alimentaire aiguë’, d’après l’échelle de classification alimentaire de l’IPC, est à espérer à partir de cette date jusqu’à la fin des perspectives en septembre et même au-delà. 


    Evolution des résultats de la sécurité alimentaire dans les zones à suivre
    Haut Artibonite (Anse-rouge, Terre-Neuve, Gros Morne)

    La sécheresse prolongée a provoqué la perte du sorgho, aliment de base des pauvres de février à avril/mai. Les mangues qui, en général aident à passer la période de soudure auront une récolte inférieure à la moyenne cette année. La situation de sécheresse qui prévaut retardera la campagne agricole de printemps qui dans une année normale commence en mars avec la préparation des sols, mais qui n’a pas pu avoir lieu à la mi-avril. La période de soudure, comprise en général, entre mars/avril et juin, a commencé depuis février/mars dans cette zone, à cause de la perte des récoltes. Les marchés situés le long des axes routiers comme Aux Poteaux, non loin des Gonaïves, sont bien achalandés tant en produits locaux qu’importés, particulièrement en céréales et en légumes. En comparaison à l’année 2011, les prix des produits tels les haricots et les poissons sont élevés, ceux du riz local, du maïs et du sorgho sont à la hausse, tandis que les prix des produits importés sont quasiment stables. 

    Les ménages pauvres tirent leur revenu de la main-d’œuvre agricole, de la production agricole, de l’élevage et de la fabrication du charbon. Cependant, la perte des dernières récoltes a fait baisser considérablement les opportunités d’emploi agricole. Approximativement deux tiers du revenu des pauvres viennent de la vente de la main-d’œuvre dans cette zone. Leur production propre couvre un quart de leurs besoins. Les pauvres ont perdu leur récolte de sorgho et de pois congo en janvier/février et n’ont pas pu trouver du travail comme salariés agricoles. 

    Les pauvres de la localité de Savane Ragée à Anse-Rouge qui dépendent de l’agriculture et de la production de sel marin comme source de revenu font face en cette saison d’une situation particulière. D’après les habitants, la production du sel a augmenté à la faveur de la sécheresse, mais la demande reste inchangée. Le prix du sel a donc subi une chute par rapport à avril 2011 passant de 400 gourdes à 250 gourdes le sac, l’équivalent de trois jours de travail. Cette situation se traduit par une réduction du pouvoir d’achat des ménages surtout après la perte des dernières récoltes.

    Outre la sécheresse qui a provoqué la perte des récoltes de janvier/février, des inondations demeurent probables en mai dans les basses terres ou des glissements de terrain sur les pentes qui entraineraient la coupure des routes et le dysfonctionnement des marchés. Il faut noter que les cas de choléra ont été enregistrés en mars alors qu’on était encore en pleine période de sécheresse. Une augmentation du nombre de cas est attendue entre avril et juin à la faveur de la saison pluvieuse. Pendant toute cette période (avril-juin) le marché demeurera la principale source de nourriture sinon l’unique source de nourriture des pauvres. De plus, les mangues qui constituent une source de revenus pour toutes les catégories de richesse au cours du mois de mai, auront une récolte inférieure à la moyenne. Avec le démarrage des pluies à la mi-avril, le maïs et les haricots, en grande demande pour les semences, sont à la hausse, d’autant plus qu’aucun apport de semences par le Ministère de l'Agriculture ne s’est encore manifesté. Entre avril et juin dépendant uniquement du marché pour se nourrir, les ménages pauvres feront appel à différents types de stratégies de survie dont les plus importantes sont l’augmentation de la fabrication du charbon de bois en abattant toujours plus d’arbres, la migration à la recherche d’emplois rémunérateurs, la vente du bétail ou d’autres actifs pour se nourrir en période de pénurie alimentaire comme c’est si souvent le cas au cours d’une sécheresse. 

    Les pauvres continueront à être dans la précarité entre avril et juin selon l’échelle de l’IPC. La perte du pois congo et du sorgho due à la sécheresse a entrainé l’épuisement des réserves alimentaires qui n’ont pas été renouvelées en février et aussi une baisse significative de la demande en main-d’œuvre dont dépend une grande partie des pauvres. Il faut ajouter à toutes ces conditions défavorables, le prix élevé de la plupart des produits alimentaires, quoique stables, dont particulièrement le maïs, le sorgho et les haricots. Les brisures de riz ou des variétés importées de qualité inferieure seront achetés par les pauvres comme substituts aux produits habituellement consommés. Les stratégies adoptées par les ménages pauvres et l’apport des acteurs externes contribueront à atténuer leur situation mais ne les permettront pas de satisfaire de façon adéquate leurs besoins alimentaires. Entre juillet et septembre, les récoltes obtenues des semis de printemps permettront d’améliorer les conditions alimentaires de la plupart des ménages pauvres. L’insécurité alimentaire sera donc minime dans cette zone du pays. 

    La zone métropolitaine de Port-au-Prince

    Le nombre de déplacés vivant dans les camps a visiblement diminué. Ces déplacés et ceux vivant dans les bidonvilles ont vu leurs conditions de vie se détériorer avec la saison des pluies depuis le mois de mars. Le riz, l’huile, le sucre, la farine, le pain et les haricots fournissent 70 pour cent des calories consommées journalièrement par les pauvres de la zone métropolitaine. Le prix des produits alimentaires de base sont généralement plus élevés qu’en 2011 à la même époque, à l’exception de l’huile de cuisson et du sucre pour lesquels les prix sont identiques. Le prix du riz importé est stable mais se vend à un niveau légèrement plus élevé qu’en 2011, soit une variation d’environ 5 pour cent. Quant au maïs et aux haricots, produits localement, les prix sont à la hausse et affichent une variation de 14 et de 8 pour cent respectivement par rapport à avril 2011. 

    Les facteurs tels que la montée du dollar par rapport à la gourde, la probable augmentation du carburant à la pompe sont susceptibles de provoquer une hausse des prix des produits alimentaires et du transport en commun au cours des prochains mois, comme c’est souvent le cas après une augmentation des prix à la pompe. Ces facteurs, aussi bien que la recrudescence du cholera pendant la saison pluvieuse, les inondations qui perturberont le fonctionnement des marchés et des manifestations contribueront à aggraver l’état de la situation alimentaire des ménages, particulièrement les très pauvres et les pauvres. Le développent des conditions actuelles laisse prévoir que d’avril à juin, les pauvres vivant dans les camps et les bidonvilles de la zone métropolitaine seront dans la précarité. Ils feront face à des déficits alimentaires, même après le déploiement de mesures telles que l’achat à crédit d’aliments ou la diversification des sources de revenu. La situation pourrait s’améliorer entre juillet et septembre suite aux récoltes des plantations de printemps qui entraineraient une baisse des prix des produits alimentaires et des interventions des acteurs externes qui investiraient dans l’assainissement des communautés affectées. Au cours de cette période, juillet-septembre, l’insécurité alimentaire aiguë resterait minime au niveau des ménages pauvres. 

    La pointe occidentale du Nord-ouest

    Les récoltes des plantations d’hiver, le maïs, le sorgho et les haricots, sont quasi-nulles. Ces récoltes devraient représenter près de 40 pour cent de la production annuelle de la zone. Depuis octobre/novembre 2011, la sécheresse frappe le Nord- ouest, soumis à des cycles de pertes de récoltes bien que de façon plus rapprochée ces dernières années. Les semis de printemps seront en retard vu que la préparation des sols n’a pu encore se faire jusqu’à la mi-avril par rapport à une année normale, où la préparation des sols commence dès février/mars. 

    Une mission d’évaluation effectuée à la mi-avril par la CNSA et ses partenaires dont FEWS NET constate une rareté des semences nécessaires à la conduite der la campagne agricole du printemps. Le marché constitue la principale sinon l’unique source de nourriture des pauvres, au cours de cette période de l’année. Les marchés sont à dominante de produits alimentaires importés. Les prix sont élevés, dépassant même le niveau de mars 2011 pour certains produits. Contrairement à l’année 2011, aucune activité à haute intensité de main-d’œuvre n’est actuellement en cours d’exécution. Les projets de traitement de ravines qui créaient des emplois n’ont pas été renouvelés, par manque de fonds. Il y a donc moins d’opportunités d’emplois pour les pauvres. La fabrication du charbon, le petit élevage et la migration à la recherche d’emplois, les dons constituent les principales sources de revenu des pauvres. Ces derniers n’arrivent pas à combler la totalité de leurs besoins en aliments. Ils sont très affectés par des anomalies qui sont: 

    • Augmentation des prix des produits alimentaires entre avril et juin à cause de la faible production agricole d’hiver, et à l’augmentation de la demande des céréales et des légumineuses pour satisfaire les besoins en semences; 
    • Propagation du choléra dans les communautés où l’eau et l’assainissement font défaut. Cette situation peut se produire en mai, août et septembre, période généralement très pluvieuse. 

    Tableau 1. Événements moins probables dont l’occurrence peut changer le scénario le plus probable au cours des six prochains mois.

    Zone

    Evénement 

    Impacts sur la sécurité alimentaire 

    Tout le pays 

    Un ouragan frappe le pays et cause des dommages aux plantations. 

    Difficulté d’assurer la disponibilité des aliments dans les marchés. 

    Tout le pays 

    Le nouveau Gouvernement est en place dès le mois de mai et crée un environnement qui inspire confiance. 

    Les acteurs économiques en profitent pour investir, ce qui contribue à la création d’emplois durables. 

    Département Artibonite et Nord-Ouest 

    Curage des canaux d’irrigation pour augmenter la superficie emblavée et appui aux riziculteurs pour les aider à acquérir les intrants nécessaires à la grande campagne d’été. 

    Augmentation de la production et opportunité d’emplois pour les pauvres. 

    Zone métropolitain 

    Relogement des déplacés dans des conditions plus décentes. 

    Ils se trouvent moins exposés aux intempéries et à l’insalubrit 

     

    Figures Calendrier saisonnier et événements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et événements critiques

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Résultats actuels de la sécurité alimentaire, avril 2012

    Figure 2

    Figure 1. Résultats actuels de la sécurité alimentaire, avril 2012

    Source: FEWS NET

    Figure 2. Effet de la sécheresse sur la végétation dans le Nord-Ouest : Différence entre année 2012 et 2011

    Figure 3

    Figure 2. Effet de la sécheresse sur la végétation dans le Nord-Ouest : Différence entre année 2012 et 2011

    Source: FEWS NET

    Figure 2. Effet de la sécheresse sur la végétation dans le Nord-Ouest : Différence entre 2012 et la moyenne des années 2

    Figure 4

    Figure 2. Effet de la sécheresse sur la végétation dans le Nord-Ouest : Différence entre 2012 et la moyenne des années 2001-2010

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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