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Haïti perspectives de l'offre et du marché de céréales

  • Perspectives de l'offre et du marché
  • Haïti
  • Juillet 1, 2022
Haïti perspectives de l'offre et du marché de céréales

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    • Selon les prévisions pour MY 2022/2023, la production globale de céréales (riz, maïs et sorgho) diminuerait de l’ordre de 26.3 pour cent par rapport à celle de la période 2021/2022, et de 32.9 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Cette baisse est due principalement à celle de la production de céréales dans l’Artibonite, le Nord, le Nord-est et l’Ouest, particulièrement à la baisse de la production du riz dans l’Artibonite. Dans ces quatre départements et le Centre, les récoltes de printemps ont été compromises par la rareté et la cherté des semences due aux problèmes d’approvisionnement du carburant et de son prix élevé, des précipitations inférieures à la moyennes avec une distribution spatio-temporelle irrégulière, entre autres. Cela a affecté les campagnes d’été et d’automne 2022. Le Nord-Ouest a été le plus touché par les faibles précipitations. Dans la vallée de l’Artibonite, une baisse de débit de l’eau a été observée, en raison des mauvais états des canaux d’irrigation, limitant ainsi l’irrigation normale des terres cultivables. L’insécurité et la hausse du cours de l’engrais, notamment au niveau de l’Artibonite, ont beaucoup empêché les agriculteurs d’emblaver normalement leurs terres. En effet, l’occupation de la zone de production par des gangs armés a induit une baisse des activités économiques et donc de la capacité financière des agriculteurs, le déplacement de producteurs, la réduction de l’accès aux intrants venant d’autres zones, entre autres.

    • L'offre céréalière totale (Production + Importation - Exportation) de 2022/2023, estimée à 1,293,948 TM, serait en baisse de l’ordre de 5.6 pour cent par rapport à celle de la période 2021/2022, et de 6.4 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Le pays s'attend à un déficit de céréales au cours de l’année 2022/2023 de l’ordre de 4.3 pour cent des besoins globaux, contrairement au niveau observé en 2021/2022 et le premier déficit céréalier depuis 2015/16. Ce déficit céréalier résultera surtout d’une diminution de l’offre totales du maïs, et aussi du riz et du sorgho. L’offre de maïs de 2022/2023 connaitrait, respectivement, une baisse de 28 pour cent et de 25 pour cent, par rapport à la moyenne quinquennale et l’année précédente. Les importations totales augmenteraient de 5.4 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et de 2.6 pour cent par rapport à 2021/2022. La baisse de la production serait l’un des facteurs explicatifs de l’augmentation des importations alimentaires au cours de la campagne de commercialisation en cours. En termes quantitatifs, les importations du riz et du blé occuperaient environ 96 pour cent des importations totales de céréales (riz, blé, maïs et sorgho).

    • L’offre de céréales pour 2022/2023 serait en dessous de 4.5 pour cent des besoins de la même période. Cette situation de déséquilibre global entre l’offre et les besoins de céréales, le premier déficit céréalier depuis 2015/16, serait due au déficit global en maïs et en sorgho qui ne serait pas compensé par l’excédent global en riz et en blé. La baisse de l'offre de maïs pourrait causer des pénuries et une augmentation des prix en 2022/23. Le pays sera approvisionné en riz en quantité suffisante pour répondre à la demande, mais la dépendance aux importations augmentera encore plus. Pour le maïs, la diminution de l’offre sera significative, mais les importations ne compenseront pas la baisse de la production. Cela pourrait entraîner une augmentation des prix et une réduction de l’offre disponible sur le marché. 

    • Les prix des céréales sont à la hausse pour la période analysée et de manière atypique, par rapport à la moyenne de cinq ans, en raison de la dépréciation du taux de change, de la baisse de la production, de la rareté du carburant, de la montée vertigineuse de l’insécurité, et des ruptures dans la chaine d’approvisionnement. Tout cela constituera les facteurs structurels compromettant le fonctionnement normal des marchés des produits alimentaires à travers le pays, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, au cours de la période juillet 2022/juin 2023. Parallèlement, l’ajustement des prix du carburant ont conduit à un accroissement des prix du transport public, impactant, par ricochet, les prix au détail des produits alimentaires et non alimentaires.

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