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Production agricole d’automne très affectée par les chocs récents

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Novembre 2012
Production agricole d’automne très affectée par les chocs récents

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspective estimée jusqu'à mars 2013
  • Partner
    MARNDR/CNSA
    Messages clé
    • Le passage du cyclone Sandy en octobre sur la péninsule du sud a détruit les bananeraies, les fruits d’arbres véritables et d’autres cultures où la production n’était pas touchée par les précédents aléas climatiques (Grand Anse). La sécurité alimentaire des pauvres dans ces zones est à la phase 2 de l’IPC, caractérisée par le stress. 

    • Suite aux pluies diluviennes en novembre dans le Nord et le  Nord-est, les inondations ont endommagé des cultures déjà touchées par les précédents chocs. Au moins 20% de la population ont perdu les sources primaires d’alimentation. La dégradation rapide des moyens d’existence conduit à la détérioration de la sécurité alimentaire à IPC Phase 2 d’ici décembre-à mars. 

    • Le gouvernement et les bailleurs ont annoncé une aide substantielle aux agriculteurs, aide qui devrait débuter en décembre  pour soutenir les campagnes agricoles d’hiver (2012) et du printemps (2013).  Ces investissements, s’ils se produisent, créeront des opportunités d’emplois rémunérateurs pour les ménages pauvres ruraux à partir de décembre.


    Situation actuelle
    • D’après l’évaluation effectuée par la CNSA et ses partenaires sur l’impact du cyclone Sandy, les dégâts sont assez considérables, surtout dans les départements de la Grand’ Anse, jusque-là très peu affecté par les chocs antérieurs, des Nippes, du sud et du Sud-est.  Les infrastructures agricoles sont aussi affectées. Le système d’irrigation de la commune de Cotes de Fer est endommagé compromettant la réalisation de la campagne d’hiver des haricots dans l’aire irriguée, estimée à 300 ha.  
    • Certaines zones comme la Vallée de l’Artibonite, le bas Plateau Central et certaines communes dans le Nord, moins affectées par les dernières intempéries sont le théâtre de nombreuses activités agricoles pendant le mois de novembre, ayant reçu une pluviométrie légère à modérée depuis octobre. Une situation qui profite aux cultures en cours. En effet, le sorgho, le pois Congo, un peu partout en floraison, sont sur le point d’être récoltés; ce qui contribuera à une amélioration de la situation alimentaire des producteurs agricoles en décembre et janvier.  Toutefois, ces récoltes  resteront nettement inférieures à celles de 2011 et offriront très peu d’opportunités d’emplois aux ménages pauvres. Dans la Vallée de l’Artibonite, par exemple, la grande récolte de riz commencée en octobre, estimée moyenne, touche à sa fin et les agriculteurs  ont même entamé une nouvelle campagne non seulement de cette céréale mais également de légumes et d’haricots.
    • Par contre, dans la péninsule du sud, dans certaines régions de l’ouest, du nord-ouest,  du nord et du nord-est, les conditions de sécurité alimentaires continuent à se détériorer, surtout après les inondations de novembre. Les ménages pauvres, dans la plupart de ces zones, se trouvent  donc dans la précarité.
    • Les prix des denrées locales tels le maïs et les haricots continuent à augmenter sur les marchés de Jérémie, de Jacmel et de Port-au-Prince. Par contre, ceux des produits importés comme le riz, l’huile et le sucre observent une certaine stabilité par rapport au mois d’octobre 2012.
    • Suite au passage des ouragans, le gouvernement et les organisations humanitaires ont procédé, en octobre, à la distribution d’aide alimentaire et du cash aux personnes les plus vulnérables et les sinistrés des ouragans. Par exemple, dans le département du Sud-est, la distribution de 396,88 TM de nourriture à 28 511 ménages continue en novembre. 
    • Le Ministère de l’Agriculture et ses partenaires prennent des dispositions pour venir en aide aux agriculteurs pendant les campagnes agricoles d’hiver 2012 et du printemps 2013.  Dans cette optique, près de dix millions de dollars sont déjà disponibles pour l’achat d’intrants agricoles et la remise en fonction d’infrastructures endommagées. La réhabilitation de ces structures se fera au moyen de cash for works, qui permettra aux plus démunis dans le milieu rural de trouver du travail rémunéré, entre décembre et mai. Cependant, pour la seule campagne d’hiver, on aurait besoin de 20 à 25 millions de dollars. 

    Suppositions mises à jour
    • Dans la perspective d’Octobre, l’hypothèse au sujet des inondations a prévu de très grands impacts sur les départements du Nord, de l’Artibonite, de l’Ouest, du Sud et du Sud-est. En fait,  les inondations en novembre avaient eu lieu dans le  Nord, le Nord-est et dans les Nippes au début du mois de novembre et ont affecté certaines cultures comme le pois congo, les haricots et les bananes, déjà endommagées par des intempéries des mois précédents. Avec cette information, FEWS NET met à jour la classification de la sécurité alimentaire dans les zones inondées.  Les pertes des cultures et  des infrastructures basculeront  de nouveaux ménages dans la phase 2 de l’échelle  IPC, cela le mois de décembre.
    • Le passage de l’ouragan Sandy a provoqué un renversement de la situation agricole et alimentaire dans les zones de la Grand’ Anse et des Nippes, très peu affectées par les intempéries jusqu’à la mi-octobre, ayant bénéficié d’une pluviométrie adéquate. En détruisant les cultures (bananeraies, fruits d’arbres véritables, etc. les plus consommées par la population) et les animaux d’élevage, ces intempéries ont affecté presque tous les moyens d’existence des ménages ruraux. Ainsi, la disponibilité des produits agricoles sera très faible pendant la période de la perspective, conduisant  plus de 20% de la population en phase 2 de l’échelle IPC, ceci dès le mois de novembre.

    Perspective estimée jusqu'à mars 2013

    Suite aux différentes perturbations climatiques qui ont affecté  les cultures, la production agricole pour la période novembre-mars, représentant environ 30 pour cent de la production agricole nationale, sera inférieure à la normale.  Ces faibles récoltes, associées aux pertes causées aux cultures du printemps et de l’été, feront baisser significativement la disponibilité des produits locaux sur le marché pendant toute la période de la perspective. 

    • La période de soudure qui commence habituellement en mars/avril débutera en janvier/février dans les zones les plus affectées, particulièrement le Sud-est, le Nord-est, la pointe occidentale du Nord-ouest et certaines communes dans le Nord, le Plateau Central, l’Ouest, le Sud, la Grand-Anse et les Nippes.
    • Pour les ménages pauvres, qui dépendent en grande partie du marché pour s’approvisionner en nourriture, la dépendance du marché va  s’accroitre, ceci  jusqu’aux prochaines récoltes attendues en juin/juillet.
    • De nombreux ménages pauvres, à travers tout le pays, resteront sous pression pendant tout le mois de décembre, tandis que d’autres verront leur situation s’aggraver pour se retrouver dans la crise ou phase 3 de l’IPC (fig. 1 et 2), entre janvier et mars, sans une aide bien ciblée.   
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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