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Même avec un bref éclairci, la sécheresse maintiendra certains ménages en crise jusqu’en août

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Mai 2013
Même avec un bref éclairci, la sécheresse maintiendra certains ménages en crise jusqu’en août

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspective estimée jusqu'a septembre 2013
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    MARNDR/CNSA
    Messages clé
    • De nombreuses communes continueront à être en crise jusqu’en août/septembre. La sécheresse prolongée et le manque de semences ont retardé les semis entrainant ainsi un décalage des activités agricoles. La péninsule du sud, le Plateau Central et le nord sont les plus affectés.

    • En pleine période de soudure et face à des prix élevés, l’accès financier aux aliments reste toujours difficile pour les ménages pauvres. C’est d’autant plus critique que les offres d’emploi et les alternatives d’auto-emploi sont aussi très rares, surtout dans les zones rurales où l’agriculture représente la principale source d’emploi.

    • L’aide alimentaire distribuée dans certaines zones du pays par le Gouvernement, les agences internationales et les ONG, la récolte des mangues, et la cueillette des haricots et des fruits d’arbres véritables contribuent à atténuer les conditions de vie des ménages dans de nombreuses zones du pays. 


    Situation actuelle
    • Jusqu’à la mi-mai, les pluies étaient encore tardives dans de nombreuses zones du pays. Les agriculteurs n’y arrivaient pas à emblaver leurs champs. Il s’agit surtout de nombreuses communes dans la péninsule du sud comme Paillant, Petite Rivière-de-Nippes, Anse-à-Veau, Petit-Trou-de-Nippe, certaines communes du Nord, du Plateau Central et du Nord-est.
    • Des plantations sont perdues dans certaines communes dans la péninsule du sud, dans l’ouest et le nord où des pluies ont favorisé des semis précoces en février/mars. La sécheresse de mars et d’avril en est la cause. Les agriculteurs ont à nouveau semé le maïs, mais pas les haricots.
    • Dans les zones rizicoles de l’Artibonite, diverses opérations, tels que sarclage, préparation de sol sont en cours. Le niveau du fleuve Artibonite très bas en avril commence à reprendre son cours normal suite aux pluies tardives de mai. Dans la plaine rizicole de Maribaroux, Nord-est, les parcelles de riz déjà établies sont estimées à environ 50% de leur niveau normal à cause d’un manque d’eau.
    • Dans certaines zones du sud-est, du Plateau Central, de la Gonâve, et de la Grand ’Anse, les ménages ont bénéficié de la part du Ministère de l’Agriculture, des ONG et des agences internationales de plus de 1200 tonnes métriques (TM) de produits alimentaires et de plus de 100 TM de semences. Cependant, la grande majorité des agriculteurs n’a pas pu acquérir la quantité de semences qui leur est nécessaire. Ce qui provoque une baisse de la quantité de terres cultivée estimée à 85 pour cent de la normale. Cette situation se traduira par une diminution de la production agricole dans une proportion beaucoup plus élevée suite à des épisodes de sécheresse enregistrées jusqu’à date.
    • Dans les zones où les pluies sont tardives, les agriculteurs sèment le maïs. Cependant, ils estiment qu’il est trop tard pour réussir les haricots.
    • Toutefois, certaines zones dans le Nord-ouest, les Nippes, le Sud, le Nord et l’Artibonite, la pluviométrie était proche de la normale. La récolte des haricots a déjà commencé et le maïs très prometteur. Ces gains ne compenseront pas les pertes enregistrées dans le reste du pays.
    • En plein dans la période de soudure, les marchés qui restent la principale source de nourriture sont caractérisés par la cherté soutenue des produits alimentaires importés et une carence pour certains produits locaux, eux aussi très chers. Le maïs moulu local a connu une hausse de 18 pourcent à Port au Prince alors que sa volatilité a atteint 83 pourcent à Jérémie entre mars et avril. Par contre, la récolte en cours des haricots a stabilisé les prix au Cap-Haitien et à Jérémie.
    • Le Gouvernement a introduit un riz vietnamien sur le marché en vue de stabiliser le prix de ce produit qui représente plus de 20 pour cent du panier de la ménagère.  Bien que se vendant à un prix très abordable, ce produit n’arrive pas encore à influencer fortement celui des autres produits alimentaires importés.
    • Cette crispation des marchés peut être toutefois atténuée par le début de la récolte de l’arbre véritable, de l’igname dans le nord-ouest, et par l’abondance de la patate douce dans le nord en juin. Mais, le plus grand effet positif sur le marché pourra être imputable à l’abondance des mangues dont la récolte a déjà démarré dans de nombreuses régions du pays. Les mangues sont à la fois sources de nourriture et de revenus pour les ménages pauvres. 

    Suppositions mises à jour

    La situation actuelle a conduit à la révision des hypothèses émises dans le développement du scénario le plus probable de FEWS NET pour la période avril à septembre 2013 de la façon suivante :

    • La production de la campagne du printemps sera d’environ 20 à 25 pour cent inférieure à une année normale (2009 par exemple). Les récoltes seront échelonnées sur beaucoup plus de temps pouvant même aller jusqu’en septembre au lieu de juillet dans les zones où les semis ont eu lieu en mai. Ce qui prolongera davantage la période de soudure dans les zones concernées.
    • Les principales ONG dans le Sud-est, le Sud et le Plateau Central, ont déjà annoncé une réduction substantielle ou une suspension de leur intervention de terrain dans ces zones, effective à la fin du mois de juin 2013. Les personnes tels que les femmes enceintes et allaitantes, les enfants malnutris sont susceptibles de recevoir beaucoup moins de services qu’à l’ordinaire.

    Perspective estimée jusqu'a septembre 2013
    • La baisse du régime pluvial, le manque de semences, et la suspension des activités des ONG dans certaines zones réduiront de façon sensible l’accès des pauvres aux aliments. Ils font face à une diminution des opportunités d’emploi. Leur dépendance du marché se maintiendra jusqu’à la prochaine récolte, soit à la fin du mois d’août. Il faut noter que les prix des produits alimentaires dépassent les niveaux de 2012, une situation qui sera exacerbée par la dépréciation de la monnaie nationale.
    • La période de soudure sera plus longue pour les ménages des zones où les semis ont démarré en retard. Débutée cette années en février/mars soit un mois plus tôt qu’habituellement, la période de soudure risque de se prolonger jusqu’en août quand aura lieu la récolte des semis en cours. La production agricole attendue entre juin et août sera plus faible que la normale, entraînant une baisse de la disponibilité des produits locaux à cause de la diminution des surfaces emblavées. Il s’en suivra une plus grande dépendance  des pauvres du marché des régions rurales.
    • Le pouvoir d’achat des ménages pauvres continuera à diminuer particulièrement dans certaines communes de la péninsule du sud, du Nord et du Plateau Central. Ils continueront à être en crise jusqu’en août/septembre, période de récolte programmée dans ces régions.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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