Skip to main content

L’augmentation des prix des produits alimentaires de base préoccupe des ménages pauvres

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Juin 2013
L’augmentation des prix des produits alimentaires de base préoccupe des ménages pauvres

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspective estimée jusqu'à septembre 2013
  • Messages clé
    • Les pluies tardives, irrégulières et la hausse des prix des produits alimentaires de base contribuent au maintien des ménages pauvres de certaines communes des départements du nord, du nord-est, du plateau central, de l’ouest et du sud-est en Crise (Phase 3 d’IPC) jusqu’aux prochaines récoltes prévues en août/septembre. 

    • Bien que les précipitations enregistrées pendant la seconde moitié du mois de mai aient majoritairement favorisé le semis à travers le pays, les superficies emblavées resteront en dessous de la normale, entrainant une baisse de la production agricole du printemps.

    • Certaines communes (les Nippes, la Grande Anse, le sud, le Sud-est, entre autres) font encore face à un déficit d’humidité pendant que d’autres dans le nord, plateau central et l’Artibonite regorgent d’eau entravant les activités agricoles, comme le labourage, le semis et le sarclage.


    Situation actuelle
    • Depuis la deuxième semaine du mois de mai, la saison pluvieuse a démarré dans presque toutes les zones du pays. Les précipitations sont même excédentaires dans l’Artibonite et le haut Plateau Central où elles ont provoqué des inondations au cours de la deuxième semaine de juin. Par contre, la sécheresse continue à dominer dans des zones côtières dans les départements du sud et de la Grand ’Anse et dans la plaine du Cul-de-sac dans le département de l’ouest.
    • Suite à cette accumulation d’humidité, la grande période de semis dans diverses régions du pays a pu démarrer et se poursuivra jusqu’à a fin de juin. Dans les départements du nord, du nord-est et du plateau central, les superficies déjà emblavées oscillent entre 50 et 70 pour cent par rapport à une année normale. Les semis ont commencé avec plus d’un mois de retard.
    • Outre les pluies tardives, les agriculteurs font face à la rareté et à la cherté des semences, résultant de la faible production en 2012. L’aide apportée par le Ministère de l’Agriculture et les ONG couvre moins de 5 pour cent des besoins en semences.
    • Dans les zones rizicoles du bas-Artibonite et du nord-est, le repiquage du riz et la préparation des sols ont entrainé une appréciable demande de mains-d’œuvre agricoles, améliorant du même coup le revenu des travailleurs agricoles. Cependant, des inondations enregistrées les 13 et 14 juin dans l’Artibonite ont submergé 40 pour cent des parcelles rizicoles récemment établies et menacent d’asphyxie 25 pour cent des pépinières de riz selon un rapport de l’observatoire de la sécurité alimentaire de ce département. De telles intempéries risquent de provoquer la baisse de la production du riz dans la Vallée et réduire parallèlement les opportunités d’emploi des ménages pauvres.
    • Dans les départements du nord, du nord-est, de l’Artibonite et du plateau central un excès d’humidité menace la production des haricots qui se trouvent actuellement en phase de développement ou de maturation. Ce produit très consommé par tous les ménages peut voir son prix continuer à grimper pour se maintenir à plus de 300 gourdes la marmite de 6 livres, surtout avec l’augmentation de la demande en juillet/aout pour la campagne d’été.
    • Des récoltes de maïs et de haricot sont en cours dans la plaine des Cayes et dans d’autres zones où les pluies et l’irrigation ont favorisé leur croissance. La cueillette des fruits d’arbres véritables et des mangues est en cours à travers le pays dans les zones de production. Cette situation induit une augmentation de la disponibilité alimentaire et une amélioration du revenu des ménages dans les zones concernées. Cependant, c’est une embellie qui sera discontinuée à la fin du mois de juin. La grande récolte commencera en aout/septembre avec plus d’un mois de retard.
    • Ces récoltes en cours ont influencé les prix de ces produits dans certaines zones. En effet, le prix du haricot noir a chuté de 10 pourcent entre avril et les premières semaines de juin sur les marchés de Jacmel et des Gonaïves. Toutefois, le haricot noir se vend à 51 pour cent et 31 pour cent plus cher sur les marchés de Jacmel et des Gonaïves respectivement, une hausse enregistrée sur tous les autres marchés dans presque les mêmes proportions.
    • Par ailleurs, les prix du riz et de la farine de blé ont fluctué à la hausse entre avril et juin. Cette situation semble être expliquée, en partie, par la réaction spéculative des commerçants face à l’appréciation du dollar américain et ses possibles conséquences sur les achats à être effectués sur le marché international. Une telle situation ne pourrait que pénaliser les ménages dont le pouvoir d’achat ne fait que s’amenuiser.
    • Les institutions humanitaires dans le Plateau Central, la Gonâve, le Sud-est et le sud ont apporté quelque 2200 tonnes métriques de nourriture à plus de 200 000 bénéficiaires au cours du mois de mai. Cette quantité bien qu’en diminution au cours du mois de juin contribue à réduire le nombre de personnes en insécurité alimentaire dans les zones ciblées.

    Suppositions mises à jour

    La situation actuelle a conduit à la révision des hypothèses émises dans le développement du scénario le plus probable de FEWS NET pour la période avril à septembre 2013 de la façon suivante :

    • Selon certaines institutions intervenant sur le terrain, le niveau des pluies beaucoup plus faible que la normale n’a provoqué aucune recrudescence du choléra dans le sud-est, ni ailleurs dans le pays. Cependant les inondations au cours du mois de juin dans l’Artibonite et le Plateau Central sont susceptibles de déclencher une épidémie de maladies hydriques.
    • Les marchés vont continuer à être alimentés en produits importés, mais les prix de ces derniers ne se sont pas stabilisés. Les prix du riz et de la farine de blé ont fluctué à la hausse entre avril et juin. Cette tendance pourrait se maintenir jusqu’à la mi-août aux prochaines récoltes.

    Perspective estimée jusqu'à septembre 2013
    • Une légère amélioration de la sécurité alimentaire peut être ressentie durant le mois de juin grâce aux récoltes actuellement en cours dans certaines régions du pays. Résultant des semis précoces de février/mars, elles seront trop faibles pour permettre la constitution de stocks alimentaires jusqu’au mois de juillet. Les récoltes vont être échelonnées entre août et septembre.
    • Les ménages pauvres du plateau central, du sud-est, du nord-est, entre autres, resteront en situation de Crise du moins jusqu’au mois d’août.
    • Des communes dans l’Ouest, les Nippes, le Sud et la Grand ’Anse sont encore la proie d’une sécheresse qui retarde les semis ou entraine le flétrissement des cultures en cours. Les pauvres qui vivent des activités agricoles en vendant leur main-d’œuvre, feront face à une dégradation de leur sécurité alimentaire. Leur pouvoir d’achat face à des prix élevés continuera à s’éroder. On observera une augmentation de la coupe des arbres pour la fabrication du charbon de bois, des tuteurs et des planches.  
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top