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Démarrage tardif de la campagne agricole de printemps à travers le pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Haïti
  • Avril 2019
Démarrage tardif de la campagne agricole de printemps à travers le pays

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  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITION MIS À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQ’À SEPTEMBRE 2019
  • Messages clé
    • Après des mois de faibles précipitations, des précipitations autour de la normale ont été observées dans certaines régions, mais irrégulières en termes de distribution. Les activités de préparation de sols et de semis ont initié en février dans le grand Sud et les zones de montagnes humides et sont en cours dans le Nord-Est et le Centre.

    • Les prix des produits alimentaires de base gardent la tendance à la hausse affichée entre janvier et février, à l'exception du riz importé. Ils risquent de s’accroitre davantage en raison de nouvelles dépréciations de la gourde par rapport au dollar américain, après une relative stabilité en mars. Les marchés sont bien approvisionnés mais ces prix élevés diminuent l’accès alimentaire des plus pauvres. 

    • La perte des moyens d’existence dans certaines zones, l’irrégularité des précipitations et la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation poussent les ménages les plus pauvres à utiliser des stratégies d’adaptation négatives dont l’intensification extrême de la vente de charbon et la migration urbaine et vers la République Dominicaine.

    • Du fait de l’augmentation continue des prix de biens de première nécessité, une partie importante des ménages doivent limiter leurs dépenses non alimentaires, plaçant la plupart du pays en Stress (Phase 2 de l’IPC) alimentaire. Les ménages les plus pauvres qui doivent intensifier les stratégies d’adaptation pour se procurer de la nourriture sont en Crise (Phase 3 de l’IPC) alimentaire. 


    SITUATION ACTUELLE

    Les conditions pluviométriques se sont avérées plus ou moins favorables entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril. Les précipitations les plus importantes sont observées dans le grand Sud et dans les communes de Limonade, Quartier Morin et Cap-Haïtien parmi d’autres. Des anomalies sont relevées dans presque tout le département de la Grand’Anse sauf dans le sud-est de ce département.

    Malgré tout, les opérations de préparation des sols et de semis de printemps, qui ont démarré plus tôt dans le grand Sud et dans les montagnes humides, sont en cours dans ces autres régions, les agriculteurs voulant profiter des pluies qui surviennent.

    La campagne de printemps 2019 a démarré à différents niveaux selon la région. Pour le Haut-Plateau, est sur le point de commencer, et dans les Nippes, les opérations de sarclage sont en cours.

    La disponibilité des produits alimentaires locaux est actuellement dominée par la banane, les racines et tubercules, le pois Congo, le sorgho, les produits maraîchers et certains fruits (mangue, arbre véritable, agrumes, corossol, etc.). Dans l'ensemble, les marchés sont bien approvisionnés, surtout en produits alimentaires importés.

    Entre février et mars 2019, les prix des produits alimentaires locaux, en particulier le maïs et le haricot noir, continuent de croître (respectivement 10 et 6 pour cent en moyenne au niveau national), bien qu'à un rythme plus faible que la période précédente. Ceux des produits importés, le riz notamment, diminuent (6 pour cent en moyenne) en comparaison au mois de février. La hausse des prix des denrées locales est due à l’accroissement de la demande de semences (haricot, maïs, etc.) pour les activités de semis, à la suite des premières pluies saisonnières enregistrées à la fin du mois de mars.

    Les prix sont nettement au-dessus de ceux de l'année dernière, notamment pour le maïs en grain local, soit plus de 43 pour cent plus cher qu'en mars 2018 et au-dessus de leur moyenne quinquennale. Si pour les produits locaux les fluctuations de prix sont plutôt saisonnières en raison notamment des récoltes et de l'accès physique aux marchés, celles des produits importés sont dues aux chocs sociopolitiques enregistrés depuis plus d'un an et aussi aux fluctuations du taux de change gourde/dollar ou gourde/peso dominicain.

    Depuis mi-mars, les activités agricoles sont dominées par des opérations de préparation du sol et de semis pour la campagne de printemps. La demande de main-d’œuvre agricole est excédentaire par rapport à l’offre. Mais globalement, la demande de travailleurs est en-dessous de la normale, car les agriculteurs moyens et mieux lotis n'ont pas la capacité d’embaucher un nombre important d'individus, étant donné le coût élevé de ces derniers. Pourtant l'offre de main-d’œuvre est à la baisse, ce depuis quelques temps. La migration urbaine et surtout vers la République Dominicaine reste l'une des causes majeures de cette diminution. La rareté des pluies de plus en plus prolongée que d'habitude, ne fait qu'amplifier ce phénomène.

    Entre temps, outre la migration, certaines activités comme le petit commerce ou la fabrication de charbon de bois constituent encore des alternatives face au faible développement des activités agricoles de la saison.

    Les moyens d'existence continuent de se détériorer, en raison principalement de l’augmentation des prix des produits de base. Le pouvoir d’achat des plus pauvres continue à diminuer et certains ménages ont toujours recours à des stratégies d’adaptation négatives afin de se procurer de la nourriture, tandis que d’autres ont des difficultés à engager des dépenses non alimentaires. Dans ce sillage l’intensification des stratégies de crise se poursuit. La plupart des régions du pays sont donc en Stress (Phase 2 de l’IPC), d’autres en Crise (Phase 3 de l’IPC) et très peu en minimale (Phase 1 de l’IPC).


    SUPPOSITION MIS À JOUR

    Le développement de la situation reflétant en majeure partie les suppositions émises dans les perspectives de février à septembre 2019, les mêmes hypothèses peuvent être maintenues.


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQ’À SEPTEMBRE 2019

    La situation en mai devrait demeurer très similaire à la situation actuelle. De juin à septembre, période coïncidant, d'une part, avec les récoltes de printemps et, d'autre part, avec le lancement de la deuxième saison agricole (été), la disponibilité en produits locaux et l’accès alimentaire devraient s’améliorer, en partie du fait des récoltes mais aussi de l’augmentation saisonnière des revenus agricoles. De plus, les prix des produits locaux pourraient baisser et ceux des produits importés rester stables. La plupart des régions du pays resteront donc en Stress (Phase 2 de l’IPC), notamment certaines zones (Nord-est, Grand’Anse) qui se trouvaient précédemment en Crise (Phase 3 de l’IPC), même si d’autres vont demeurer dans cette phase. Néanmoins, un nombre réduit de zones se trouvera encore en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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