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L’accès à l’eau et la disponibilité des pâturages se sont accrus à la suite des pluies de juillet à septembre

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Djibouti
  • Octobre 2013 - Mars 2014
L’accès à l’eau et la disponibilité des pâturages se sont accrus à la suite des pluies de juillet à septembre

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  • Presentation nationale
  • Zones de preoccupation
  • Evénements qui pourraient changer les prévisions
  • Messages clé
    • Les pluies Karan/Karma de juillet à septembre ont été proches de la moyenne, voire supérieures à la moyenne au niveau de la quantité et ont été assez bien distribuées. Elles ont aidé à régénérer l’eau, les pâturages et les ressources de pâture dans la majorité des zones rurales, à l’exception de la zone des moyens de subsistance du Sud-est pastoral frontalier où les pluies ont été plus médiocres. L’accès à l’eau continue à être limité dans cette zone. 

    • La plupart des ménages pastoraux sont en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) grâce aux augmentations récentes de revenus provenant des produits d’élevage. Les zones pastorales conserveront probablement ce niveau d’octobre à mars. La rotation des animaux d’élevage et les autres stratégies de conservation des ressources devraient préserver le fourrage dans le Nord-ouest jusqu’en mars, et le début de la saison des pluies côtières de Heys/Dadaa en octobre aidera probablement à renouveler et régénérer les ressources de pâture et d’eau dans les zones côtières.

    • En septembre, les ménages ont repris les activités de moyens de subsistance qui avaient été abandonnées pendant la période estivale de juin à août. Nombre des activités liées aux sources de revenu reprendront pour les ménages urbains pauvres, mais ils continueront sans doute à être en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) d’octobre à décembre. Bien que les possibilités de travail aient décliné pendant la saison, un programme de coupons alimentaires pour les ménages urbains pauvres a permis d’accroître l’accès alimentaire cet été.  


    Presentation nationale
    Situation actuelle

    La saison des pluies de Karan/Karma de juillet à septembre a enregistré des précipitations totales proches de la normale, voire supérieures à la normale dans pratiquement toutes les régions (Figure 4). Ces pluies ont permis d’avoir un accès accru à l’eau et de meilleures conditions de fourrage pour le bétail. Des augmentations correspondantes dans la production de l’élevage et dans le revenu résultant des ventes de bétail et d’autres stratégies de moyens de subsistance ont accru l’accès aux denrées alimentaires dans quasiment toutes les zones rurales. Dans presque tous les endroits visités en septembre 2013 lors de l’évaluation de la sécurité alimentaire par plusieurs agences, les ménages ruraux indiquaient avoir réellement bénéficié des pluies qui avaient eu un impact positif sur leur sécurité alimentaire.

    L’avantage essentiel des pluies a été la régénération des pâturages et un accès accru à l’eau. L’embonpoint du bétail s’est amélioré, ce qui a permis aux ménages pastoraux d’obtenir des prix plus avantageux quand ils vendaient leurs bêtes. Dans l’ensemble, les termes de l’échange entre le bétail et les céréales ont augmenté. Bien que les naissances et les conceptions aient été proches des niveaux typiques lors de la saison Karan/Karma de juin à septembre, les tailles  typiques des troupeaux des ménages continuent à être peu importantes. À la suite de nombreuses années de sécheresse récurrente, les ménages ont vendu plus de bétail qu’ils n’en ont remplacés. Un indice de possession du bétail calculé lors de l’évaluation de septembre indique  que les ménages possédaient moins d’animaux d’élevage en septembre, comparé à une date aussi récente que mai 2013.  

    En général, la distribution des pluies a été normale, mais certaines régions ont eu moins de précipitations. Dans ces zones, la pluie n’a pas été suffisante pour régénérer les pâturages, en raison de la quantité totale inférieure à la moyenne ou de la mauvaise répartition. Par conséquent, certaines zones du sud-est ont enregistré une migration anormale du bétail. À Biidleh et à Kabah Kabah, des ménages ont migré avec leurs troupeaux dans des zones de migration essentiellement typiques, y compris Beya-Addeh, Guistir, et quelques troupeaux et ménages ont même franchi la frontière dans le nord-ouest de la Somalie. La période, comme la direction de certaines migrations, ont été inhabituelles.

    En ayant recours à l’Indice de la consommation alimentaire (FCS) en septembre, l’évaluation a montré que 36 pour cent des ménages avaient une consommation alimentaire « médiocre » ou « limite ». Il s’agit pourtant d’une amélioration par rapport à la situation enregistrée en mai 2013, date à laquelle 42 pour cent de la population avaient une consommation alimentaire « médiocre » ou « limite ». Ce point indique la diversité alimentaire des ménages évalués, servant ainsi de mesure de substitution pour la totalité des produits alimentaires consommés. Une consommation accrue a été remarquée notamment aux niveaux des légumes, des légumineuses et du lait chez nombre de ménages. Pour autant, la consommation de viande reste faible.    

    Dans l’évaluation de septembre, seule une partie marginale de la population rurale citait sa propre production de bétail ou de produits agricoles comme source d’alimentation. Les sources alimentaires les plus importantes mentionnées étaient des achats représentant 60 pour cent de la totalité des denrées alimentaires consommées, puis l’aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) fournissant en moyenne 16 pour cent de l’alimentation par ménage. Dans les zones rurales, 75 pour cent des ménages indiquaient qu’ils consacraient plus des trois quarts de leurs dépenses à l’alimentation.

    L’Indice des stratégies d'adaptation (CSI) a recours à une série de questions simples pour saisir les changements potentiels dans la consommation alimentaire. Dans presque toutes les régions, le CSI de septembre avait décliné par rapport à mai 2012, indiquant qu’il y avait probablement une plus grande sécurité alimentaire qu’en mai 2012. Même si le recours à des stratégies d’adaptation était encore plus élevé qu’il y a un an, l’amélioration de la consommation indique qu’au moins certaines stratégies d’adaptation sont efficaces pour accroître l’accès aux denrées alimentaires.

    En dépit de conditions généralement en cours d’amélioration dans de nombreuses parties du pays, le revenu des ménages n’a pas augmenté de manière spectaculaire. Dans l’ensemble, le revenu des ménages pauvres continue à être insuffisant pour acheter un panier de denrées alimentaires de base.  

    La plupart des zones rurales de Djibouti sont actuellement en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans certaines régions, les ménages sont seulement en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC!) grâce à la présence de l’aide humanitaire. Les rations mensuelles du PAM correspondent actuellement à 60 kg de céréales, 4,5 litres d’huile végétale, 9 kg de légumineuses alimentaires et 7,5 kg de mélange maïs soja (MMS).

    Suppositions

    Les résultats de la sécurité alimentaire projetés d’octobre 2013 à mars 2014 sont basés sur les hypothèses suivantes :

    • Les pluies côtières Heys/Dadaa d’octobre à février devraient être proches de la normale ou inférieures à la normale au niveau de la totalité des précipitations et de leur distribution.  
    • Avec des précipitations proches de la normale attendues, la disponibilité des pâturages, de la pâture et de l’eau devrait se maintenir aux niveaux actuels.
    • Avec l’Hajj et l’Aïd al-Adha en octobre, les prix du cheptel devraient connaître une hausse saisonnière en octobre, en raison de la plus grande demande à l’exportation, puis ils devraient décliner en janvier avec le ralentissement de la demande.
    • Le nombre des ventes de bétail devrait rester supérieur à la moyenne d’octobre à mars, en raison notamment de l’amélioration de l’état des animaux d’élevage grâce à la disponibilité de l’eau et des pâturages, et aux prix correspondants. Les ménages devront également vendre pour satisfaire les besoins alimentaires et non alimentaires essentiels. 
    • L’aide alimentaire se poursuivra d’octobre à mars, avec environ 70 pour cent de la population rurale recevant une aide alimentaire.  
    •  L’assistance provenant de la ville de Djibouti et d’autres zones urbaines en faveur des zones rurales augmenteront probablement après le mois de janvier. Les ménages urbains dépenseront sans doute davantage pendant le mois d’octobre, en particulier pour ce qui est des frais de scolarité avec la rentrée scolaire en septembre. Avec la reprise des activités abandonnées pendant l’été, il y aura plus de possibilités de travail, ce qui permettra d’avoir un revenu supplémentaire à verser à des proches dans les zones rurales.  
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Malgré l’amélioration des pâturages, de l’embonpoint du cheptel et de la disponibilité de l’eau, la taille des troupeaux continue à être peu importante. Nombre de ménages comptent toujours sur des sources de revenu ou de denrées alimentaires non durables, telles que l’aide alimentaire, la vente de charbon de bois ou le soutien de proches. Avec des prévisions de pluies Heys/Dadaa totales moyennes, voire inférieures à la moyenne d’octobre à mars, les conditions resteront sans doute semblables à celles d’aujourd’hui, et toute amélioration supplémentaire est improbable. Toutefois, dans certaines zones, une nouvelle détérioration de la sécurité alimentaire est projetée, en particulier dans la zone des moyens de subsistance du Sud-est pastoral frontalier.

    Les ménages dans le sud-est continueront à être en phase de Stress (Phase 2! de l’IPC) mais uniquement grâce à la présence de l’aide humanitaire d’octobre à décembre, puisqu’ils ne se seront pas encore entièrement remis de la faible pluviosité pendant la saison des pluies Karan/Karma de juillet à septembre. Par ailleurs, si le début des pluies côtières Heys/Dadaa d’octobre à février ontdu retard, le Sud-est en serait particulièrement affecté. De janvier à mars, les ménages dans le Sud-est resteront en phase de Stress (Phase 2! de l’IPC), mais uniquement en raison de la présence de l’aide humanitaire.

    Dans les autres zones pastorales, les précipitations Karan/Karma, proches, voir supérieures à la moyenne de juillet à septembre ont amélioré la situation, mais l’accès alimentaire demeure précaire. Les ménages dans les zones de moyens de subsistance du Sud-est pastoral routier, du Centre pastoral et du Nord-ouest pastoral resteront probablement en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en mars 2014. Dans les zones urbaines, le taux de chômage officiel s’élève à 46 pour cent. Les ménages touchés par une pauvreté chronique dans la ville de Djibouti dépendent d’un travail journalier occasionnel pour leur revenu et resteront probablement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en mars 2014.


    Zones de preoccupation

    Zone des moyens de subsistance du Sud-est pastoral frontalier

    La situation actuelle

    Les pluies Karan/Karma de juillet à septembre ont donné des résultats très irréguliers dans la zone de subsistance du Sud-est pastoral frontalier. Dans certaines régions, les pluies ont facilité la régénération du fourrage et réalimenté les sources d’eau. En général, les pluies ont réalimenté l’eau souterraine, remplissant certains systèmes de stockage de l’eau, tels que les berkads et les barrages peu profonds, et ont régénéré les pâturages. Toutefois, les précipitations n’ont pas été réparties de manière régulière, et l’infrastructure pour les citernes d’eau de pluie n’est pas très courante à travers la zone des moyens de subsistance. Par conséquent, malgré quelques pluies, environ 70 pour cent de la population de la région d’Ali Sabieh se trouvaient à plus d’une demi-heure de marche d’une source d’eau en septembre.

    L’état physique des cheptels s’est amélioré, et les ménages pastoraux peuvent vendre des animaux d’élevage à des prix raisonnables leur permettant d’accéder aux vivres. La taille des cheptels a pourtant décliné au cours des dernières années. En mai 2013, le nombre des Unités de bétail tropical (UBT) dans la zone était d’environ 1,8 par personne, passant à 2,2 par personne en septembre. Le nombre de chèvres possédées par les pauvres ne représente que la moitié du nombre détenu lors de l’analyse de référence de 2003-2004. La sécheresse récurrente de ces dernières années a diminué le nombre de bétail possédés en dépit d’une certaine augmentation des troupeaux au cours de l’année dernière.  

    Les denrées alimentaires sont beaucoup achetées sur les marchés, qui sont presque entièrement approvisonnés de produits d’importation. La principale source alimentaire provient des achats qui avaient fourni 55 pour cent des vivres en septembre, suivie de l’aide alimentaire qui procure environ 22 pour cent des denrées alimentaires aux ménages. Le Programme alimentaire mondial cible l’aide alimentaire pour 60 à 80 pour cent de la population. Pratiquement tous les ménages bénéficient de l’aide alimentaire, mais un niveau d’obligation sociale élevé concernant la redistribution existe au sein des communautés. L’impact de l’aide alimentaire est donc atténué pour tout ménage donné. D’autre part, le montant total de l’aide fournie par le PAM a diminué de 45 pour cent par rapport à l’année dernière, passant de 1100 tonnes métriques par mois à 600 tonnes métriques ces cinq derniers mois. Environ 9 pour cent des denrées alimentaires proviennent de prêts ou d’achats à crédit. Les dons et le soutien de la communauté représentaient approximativement 5 pour cent des sources alimentaires des ménages en septembre.

    Les ménages dans les zones rurales consacraient environ 75 pour cent de leurs dépenses à l’alimentation. En septembre, le revenu tiré des ventes du cheptel ne fournissait qu’approximativement 15 pour cent de la totalité du revenu des ménages, selon les indications. Les ménages ne disposaient pas d’une source de revenu unique et primordiale, ils constituaient plutôt leur revenu à partir de sources variées, incluant les ventes de charbon de bois (20 pour cent du revenu), la petite entreprise et le petit commerce, ainsi que le travail journalier non qualifié (14 pour cent), les versements (6 pour cent) et la mendicité (7 pour cent).

    En raison de la présence de réfugiés dans le district d’Ali Sabieh et des niveaux généralement élevés de l’aide alimentaire, la disponibilité de cette dernière a eu une influence majeure sur les prix alimentaires. En septembre, le prix de la farine de blé à Ali Sabieh était pratiquement le même que l’année dernière, et supérieur à la moyenne sur quatre ans. En général, grâce à une certaine disponibilité de l’aide alimentaire et aux denrées alimentaires importées commercialement sur des marchés de la zone, la disponibilité a été normale.

    En septembre, beaucoup d’animaux ont mis à bas, augmentant la disponibilité du lait. Quelques bêtes étaient également en période de gestation. De fait, la consommation de lait devient plus courante. En moyenne, les ménages ont consommé du lait quatre fois par semaine, comparé à deux fois par semaine en mai. Même si la disponibilité de lait s’est améliorée par rapport à l’année dernière, elle demeure inférieure à la moyenne. Les ménages consomment environ deux litres par jour lorsque le lait est disponible. Trois litres par jour pour les ménages sont plus habituels et c’était le taux enregistré lors du modèle de l’Analyse économique des ménages (AEM) de 2003 – 2004.

    Malgré une meilleure diversité alimentaire et une augmentation probable de la consommation alimentaire depuis mai, les ménages ne consomment toujours pas d’aliments riches en fer ou en vitamine A, ce qui peut être un des facteurs expliquant la prévalence élevée de malnutrition. Selon l’évaluation effectuée en mai 2013 par le PAM et d’autres partenaires, l’enquête sur la nutrition du Suivi et l’évaluation standardisés des secours et des transitions (SMART), portant sur 427 enfants de moins de cinq ans, a montré un taux de malnutrition aiguë global (GAM) de 13,5 pour cent et un taux de malnutrition aiguë sévère de 2 pour cent. Ces résultats sont tout à fait semblables aux taux enregistrés par le  Projet panarabe pour la santé familiale (PAPFAM) en 2012, indiquant la persistance d’un niveau élevé de malnutrition correspondant à ces taux dans une grande partie de Djibouti.

    Il est estimé que 70 pour cent de la population de la zone sont dans une situation de pauvreté extrême, définie à l’aide du coût du seuil de pauvreté concernant l’apport calorique dans les statistiques nationales sur la pauvreté. L’indice des stratégies d’adaptation (CSI) a décliné dans ces zones de mai à septembre, bien qu’il demeure supérieur à celui de mai 2012. La  dépendance à l’égard de l’aide alimentaire demeure très élevée, avec 60 à 80 pour cent des ménages recevant présentement une aide alimentaire.

    En dépit de l’amélioration de la consommation et de l’accès à l’eau, au moins 20 pour cent de la population sont incapables de subvenir à leurs besoins alimentaires sans assistance. Les ménages pauvres de la région sont actuellement en situation de Stress (Phase 2! de l’IPC), mais uniquement grâce à la présence de l’aide alimentaire.  

    Suppositions

    En plus des hypothèses nationales décrites ci-dessus, les hypothèses suivantes ont été émises pour la zone des moyens de subsistance du Sud-est pastoral frontalier:  

    • La vente de charbon de bois augmentera probablement de novembre à mars pendant la saison plus fraîche, malgré l’interdiction gouvernementale portant sur la production de charbon de bois.  
    • Des maladies animales, comme la pneumonie, ont de chances de se développer, en particulier entre janvier et mars. Des épidémies dans les régions de concentration de l’élevage pourraient mener à une mortalité des animaux supérieure à la moyenne.
    • Certains ménages risquent de migrer des zones frontalières en direction de la Zone des moyens de subsistance du Sud-est pastoral routier, exerçant une pression supplémentaire sur les pâturages, la pâture et les ressources d’eau dans ces régions.   
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Malgré une production croissante de charbon de bois, les revenus provenant de sa vente resteront probablement inférieurs à la normale, puisqu’il est de plus en plus difficile de trouver les arbres nécessaires à sa production.  Pour autant, ce revenu augmentera légèrement par rapport à son niveau actuel, grâce aux conditions de production qui sont plus faciles pendant la saison plus fraîche de Heys/Dadaa.

    D’octobre à mars, les revenus des ménages provenant des ventes de bétail augmenteront légèrement au dessus de la normale, étant donné que les animaux sont en bon état physique, les besoins des ménages sont plus élevés, et les prix et la production sont plutôt favorables. Les revenus des ventes de lait se situeront en dessous des niveaux habituels. La vente du lait en 2003/2004 représentait environ un cinquième du revenu, mais depuis cette période, la composition des troupeaux est passée a progressivement diminué. Par conséquent, la quantité de lait à vendre est limitée. Les autres petites sources de revenu devraient être proches des niveaux habituels.  

    Les possessions des ménages concernant les animaux d’élevage représentent jusqu’à la moitié des niveaux qu’ils détenaient lors du modèle de l’Analyse économique des ménages (AEM) de 2003/2004. Bien qu’on puisse s’attendre à une certaine augmentation des troupeaux, une reprise complète ne sera pas possible avant mars. Les ressources alimentaires liées à la production animalière, comme le lait, seront limitées. La disponibilité de lait s’est améliorée récemment, mais elle demeure faible. Avec la plupart des sources de revenus autres que les ventes de bétail demeurant stables ou en déclin, l’accès au marché de certains ménages sera limité en raison du revenu restreint. Le soutien des communautés sera disponible,  notamment pendant l’Aïd al-Adha en octobre. L’aide alimentaire extérieure continuera à être une source alimentaire majeure pour nombre de ménages.

    Les ménages continueront à envoyer des membres de la famille dans les centres urbains à la recherche d’un travail dans le but de générer un peu de revenu. La migration urbaine provisoire, même si elle n’est pas inconnue, n’est pas une source majeure, habituelle ou saisonnière de revenu dans cette zone des moyens de subsistance. Certains ménages pourraient limiter les tailles des portions pour adultes pour donner des parts plus importantes aux enfants. Le partage des ressources provenant de l’aide alimentaire se poursuivra et représentera une source alimentaire majeure.  

    D’octobre à mars, la consommation alimentaire sera probablement meilleure qu’à présent, avec des tendances de consommation plus variée, incluant quelques légumineuses et du lait, puisque les naissances de septembre ont augmenté le nombre des femelles des cheptels en lactation. L’état nutritionnel des ménages dans cette zone s’améliorera avec un accès plus fréquent aux aliments nutritionnels, tels que le lait et les légumes. Pour autant, beaucoup de ménages seront incapables de répondre à leurs besoins alimentaires sans une aide. Ils appartiennent donc à la classification de Stress (Phase 2! de l’IPC), mais uniquement grâce à la présence de l’aide humanitaire.  

    Zone des moyens de subsistance du Nord-ouest pastoral

    Dans la zone des moyens de subsistance du Nord-ouest pastoral, les pluies Karan/karma de juin à septembre ont entraîné des améliorations substantielles dans la production du bétail. Le rétablissement des pâturages, de la pâture et des ressources d’eau ont augmenté les conceptions pendant les pluies, ont amélioré l’embonpoint du bétail et accru le rendement laitier. Le revenu des ventes des cheptels, les ventes des produits d’élevage et des produits de la brousse se sont accrues au cours de la saison des pluies. Toutefois, la concurrence à l’égard de ces ressources représentée par d’autres éleveurs ayant migré dans la région et l’usage excessif de certaines ressources pourraient mener à une rapide dégradation. Par ailleurs, avec des pluies plus importantes que ces dernières années, l’eau stagnante dans certains endroits pourrait accroître la reproduction des moustiques causant ainsi un risque de paludisme. Il existe heureusement quelques infrastructures dans la région pour conserver l’eau, dont des réservoirs et des barrages peu profonds qui devraient fournir un peu d’eau jusqu’à la fin mars, permettant d’améliorer les conditions physiques des cheptels et de maintenir la santé.

    Les pasteurs dans le Nord-ouest reçoivent actuellement des distributions alimentaires générales (GFD) du PAM ciblant environ 60 pour cent des ménages. Même si les conditions de l’environnement et de la production du bétail se sont améliorées au niveau du marché au cours de la saison des pluies, l’aide alimentaire continue à être nécessaire pour beaucoup de ménages. Les pasteurs sont actuellement en situation de Stress (Phase 2! de l’IPC), mais uniquement grâce à la présence de l’aide humanitaire.

    Ville de Djibouti

    Les ménages urbains dans la ville de Djibouti sont actuellement en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC). Les ménages à Djibouti et dans sa banlieue dépendent largement du travail journalier quotidien. Malgré la reprise de nombreuses possibilités de travail et des occasions de petit commerce en septembre, les ménages pauvres continuent à être en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC). Pendant plusieurs mois, les ménages ont fait beaucoup de dépenses pour le Ramadan en juillet/août, les frais scolaires en septembre, ainsi que l’Hajj et l’Aïd al-Adha en octobre. Pendant l’été, un programme de coupons alimentaires sur trois mois administré par le PAM et le Secrétaire d’État à la Solidarité Nationale (SESN) a permis de maintenir la consommation alimentaire tandis que les possibilités occasionnelles de travail étaient limitées. La population urbaine est toujours en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) et devrait continuer à l’être au moins jusqu’en mars.


    Evénements qui pourraient changer les prévisions

    Zone

    Événement

    Impact sur la sécurité alimentaire

    Nationale

    Augmentation des prix des denrées alimentaires de base essentielles.

    Les augmentations des prix pourraient diminuer le pouvoir d’achat des ménages pauvres et limiter leur accès alimentaire, risquant d’augmenter l’insécurité alimentaire.  

    Zone des moyens de subsistance du Nord-ouest pastoral

    Une saison sèche beaucoup plus froide à l’intérieur du pays que la normale d’octobre à mars.

    Une situation de froid extrême pourrait affaiblir les bovins et donner lieu à une incidence accrue de maladies et de mortalité du bétail. Cet élément pourrait  encore réduire la taille des troupeaux et la disponibilité des produits d’animaux d’élevage pour la consommation et la vente. La situation des ménages pourrait rapidement se détériorer.

    Zones des moyens de subsistance du Sud-est pastoral frontalier et du Sud-est pastoral routier

    Pluies côtières Heys/Dadaa nettement inférieures à la moyenne d’octobre à mars.

    Une saison inférieure à la moyenne pourrait réduire l’accès aux denrées alimentaires et au revenu et mener à des résultats de sécurité alimentaire nettement plus mauvais.

    Figures Djibouti Seasonal Calendar

    Figure 1

    Calendrier Saisonner pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Résultats actuels de la Sécurité alimentaire, Octobre 2013

    Figure 2

    Résultats actuels de la Sécurité alimentaire, Octobre 2013

    Source: FEWS NET

    Anomalie des pluies de juin à septembre en millimètres (mm) par rapport à la moyenne de 1983 à 2012

    Figure 3

    Anomalie des pluies de juin à septembre en millimètres (mm) par rapport à la moyenne de 1983 à 2012

    Source: National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)/Climate Prediction Cente…

    Amélioration des pâturages et de la pâture, Septembre 2013

    Figure 4

    Amélioration des pâturages et de la pâture, Septembre 2013

    Source: Programme alimentaire mondiale (PAM) et FEWS NET

    Figure 5

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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