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La sécurité alimentaire s’améliore pour les pasteurs

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Djibouti
  • Janvier - Juin 2014
La sécurité alimentaire s’améliore pour les pasteurs

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  • Messages clé
  • Vue d’Ensemble à l’Échelle Nationale
  • Les Zones Préoccupation
  • Événements qui Pourraient Changer les Prévisions
  • Messages clé
    • Comparativement aux récentes années, la sécurité alimentaire s’est améliorée dans la plupart des zones rurales. Cette amélioration est attribuable pour l’essentiel aux pluies saisonnières normales en 2013 et en 2014, jusqu’à présent. Ces pluies ont permis d’améliorer l’embonpoint du bétail et l’accès à l’eau dans la majorité des régions.
    • Des améliorations limitées mais continues de la sécurité alimentaire sont probables pour pratiquement toutes les zones rurales et pastorales d’ici à juin. Une plus grande disponibilité des pâturages et de l’eau continuera à mener à un meilleur embonpoint du bétail et de meilleurs termes de l’échange entre bétail et céréales pendant la saison des pluies Diraac/Sugum de mars à juin, qui devrait être essentiellement normale. La majorité des populations rurales devraient rester dans une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) au moins jusqu’en juin 2014.
    • Dans le Sud-est, les pasteurs sont en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC), et resteront sans doute dans cette situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à la fin juin, même avec les précipitations en majorité normales des pluies Xays/Dadaa d’octobre à février. La sécheresse récurrente de ces dernières années a grandement réduit la possession de bétail et les ménages continuent à puiser dans leurs actifs pour acheter des denrées alimentaires et d’autres articles de première nécessité.

    Vue d’Ensemble à l’Échelle Nationale
    Situation Actuelle

    Dans les zones rurales, moins de personnes sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire, en raison des réductions probables depuis mai résultant principalement de meilleurs pâturages et pâtures, et de la disponibilité de l’eau. Même si la sécurité alimentaire pourrait encore beaucoup s’améliorer, la diversité du régime alimentaire est meilleure depuis mai, avec une consommation plus fréquente de lait et de légumineuses dans la majorité du pays. À la suite des pluies Karan/Karma principalement normales de juillet à septembre 2013 (Figure 1), le début des pluies Xays/Dadaa d’octobre à février était dans l’ensemble bien meilleur que ces dernières années. Les pluies Xays/Dadaa actuelles avaient commencé avec un léger retard, mais les précipitations ont été pratiquement normales sur le plan de la quantité (Figure 2) et de la distribution. Avec le début de ces pluies, les conditions pour l’élevage du bétail se sont améliorées avec une disponibilité croissante des pâturages, de la pâture et de l’eau. Dans certains endroits, des mesures estimatives de la végétation étaient même passées légèrement au dessus de la moyenne à la fin 2013 (Figure 3). Les pasteurs ont constaté des améliorations pour l’accès aux denrées alimentaires mais en général, ils demeurent en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Les populations pastorales disposent actuellement d’un plus grand accès aux ressources naturelles qu’au cours de ces récentes années, y compris de nouvelles infrastructures pour stocker l’eau, dont des réservoirs, des barrages et des captages, ce qui a permis de maintenir les améliorations dans l’embonpoint du bétail. Pour autant, les ressources en eau peuvent être insuffisantes dans certaines poches des zones en raison de la concurrence pour l’accès à l’eau et de l’usage excessif. Les populations rurales sont présentement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), en dépit de l’aide alimentaire fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans la majorité des zones rurales. Les ménages et leurs troupeaux continuent à se remettre de la sécheresse récurrente de ces dernières années, et beaucoup dépendent toujours de l’aide alimentaire ou vendent du charbon de bois, recueillent du bois de chauffe ou ont recours à des stratégies d’adaptation pour répondre à leurs besoins.

    Hypothèses

    Les résultats de la sécurité alimentaire projetés de janvier à juin 2014 sont basés sur les hypothèses suivantes :

    • Les pluies Xays/Dadaa d’octobre à février dans les zones côtières de Djibouti devraient continuer à être normales, voire supérieures à la normale au niveau de la totalité des précipitations en raison de la température relativement chaude de la surface de la mer (SST) dans le Golfe d’Aden. 
    • Les pluies Diraac/Sugum de mars à mai devraient commencer à la date normale et être proches de la normale, voire normales au niveau de la totalité des précipitations. 
    • Des températures extrêmement basses sont probables en janvier et février, augmentant l’incidence de certaines maladies chez le bétail telles que la pneumonie des bovins, en particulier parmi les animaux plus jeunes.
    • Les prix des denrées alimentaires de base resteront stables, avec une légère baisse possible pour le blé et le sorgho entre janvier et mars, à la suite des tendances des marchés éthiopiens et internationaux.  
    • Le niveau de ventes de bétail augmentera probablement entre janvier et juin. Cette augmentation sera guidée principalement par les meilleures valeurs du bétail à la suite du meilleur embonpoint des animaux, résultant de la disponibilité favorable des pâturages, de la pâture et de l’eau prévue jusqu’à la fin juin. Par ailleurs, les ménages vendront puisqu’ils auront besoin d’un revenu en espèces, et l’augmentation suivra la tendance saisonnière typique de l’accroissement des demandes à l’exportation à l’approche du Ramadan à la fin juin 2014.   
    • Malgré l’interdiction du gouvernement, les ménages pauvres continueront à vendre du charbon de bois, en particulier de janvier à mars.
    • Le programme d’aide alimentaire d’urgence se poursuivra de janvier jusqu’à la fin juin, mais la cible a été récemment réduite, de 60 pour cent de la population à 30 pour cent. Les ménages recevront sans doute des demi-rations du programme.
    • Les activités relatives aux vivres contre du travail (FFW) continueront entre janvier et juin, mais le nombre de bénéficiaires baissera probablement de manière considérable au cours des mois à venir. 
    Les résultats de la sécurité alimentaires les plus probables
    Dans les zones à l’intérieur des terres, les ressources en eau se maintiendront de janvier à mars, principalement grâce à des systèmes de conservation de l’eau comme les barrages et les réservoirs. Dans les zones côtières, les pluies Xays/Dadaa se poursuivront jusqu’à la fin février. Avec le début des pluies Diraac/Sugum de mars à mai, la disponibilité des pâturages, de la pâture et de l’eau sera réalimentée avant d’être épuisée. Cet élément suggère que dans la majorité des zones rurales, la production du bétail et les autres activités de moyens de subsistance suivront la voie normale avec quelques améliorations attribuables à des saisons successives de pluviosité proche de la normale ou même supérieure à la normale. La majorité des zones rurales resteront sans doute en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), et les zones avec des ressources de bétail moins nombreuses et moins fiables ou avec un accès médiocre aux marchés de l’emploi seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC!), mais uniquement grâce à la présence de l’aide humanitaire.
     
    Dans les zones urbaines de la ville de Djibouti et ses alentours, les ménages les plus vulnérables seront en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) au moins jusqu’en juin 2014, avec une situation caractérisée par un manque de possibilités d’emploi et une concurrence accrue pour ces dernières. Le programme de distribution de coupons alimentaires s’est terminé en octobre 2013 et présentement, les résidents urbains pauvres ne reçoivent aucune aide de l’extérieur.  
     

     


    Les Zones Préoccupation

    Zone des moyens de subsistance du Sud-est pastoral dans les Régions d’Arta, Ali Sabieh et Dikhil

    Situation actuelle

    Depuis novembre, les températures ont été relativement basses dans cette région, augmentant l’incidence de maladies chez les hommes et le bétail. Les pâturages, la pâture et l’eau continuent à être disponibles à la suite des pluies Karan/Karma essentiellement normales de juillet à septembre et dans la première partie des pluies Xays/Dadaa dans les zones les plus proches de la côte. Renforçant encore les ressources en eau, deux barrages ont été rénovés récemment à Grand Bara, et ont de l’eau actuellement. L’état de la végétation est proche de la normale, voir légèrement au dessus de la normale (Figure 6). Peu de migrations du bétail ont été signalées, et les migrations observées ont eu lieu dans les zones saisonnières normales pour cette époque de l’année. L’embonpoint du bétail a continué à s’améliorer pendant plusieurs mois, et les ménages pastoraux peuvent avoir accès aux ventes de leur bétail, les termes de l’échange du bétail contre des céréales s’étant en grande partie rétablis. Même avec de meilleures conditions et une reproduction relativement normale du bétail, la possession d’animaux d’élevage et les tailles des troupeaux ont diminué au cours de ces dix dernières années et continuent à être faibles. Même avec un très bon rétablissement de l’état corporel du bétail, certains ménages continuent à avoir des troupeaux avec très peu d’animaux, voire aucun, répondant aux normes de qualité supérieure des marchands de bétail.

    L’aide alimentaire se poursuit présentement. En octobre, le nombre de bénéficiaires avait baissé, passant de 60 pour cent de la population ciblée à 30 pour cent. La taille des rations a également diminué. Pour autant, les ménages continuent à redistribuer l’aide alimentaire au sein de la communauté.

    Les autres sources de revenu sont normales, pour l’essentiel. Même avec la mise en place de restrictions depuis près de cinq ans maintenant, beaucoup de personnes continuent à produire, vendre et échanger du charbon de bois. Le marché du travail pour la construction sur la voie ferroviaire Addis-Abeba - ville de Djibouti dans la Région d’Ali Sabieh est essentiellement normal, bien que les possibilités restent limitées car la compagnie ferroviaire importe une partie de la main d’œuvre au lieu d’embaucher sur place, la lenteur caractéristique du travail n’exige pas toujours un grand nombre de travailleurs et certains à la recherche d’un emploi n’ont pas de qualifications spécialisées en matière de construction.

    Les prix des principales denrées alimentaires de base, y compris la farine de blé, le riz Belém et le sorgho, sont restés stables au cours des derniers mois sur les marchés de l’ensemble de la zone des moyens de subsistance (Figure 4). Bien que les prix soient stables, ils continuent à être supérieurs à ce qu’ils étaient avant la hausse des prix alimentaires en 2007/2008. Pour autant, entre mai et septembre de l’année dernière, nombre de ménages ont pu diversifier leur régime alimentaire qui ne comportait qu’une seule céréale, de l’huile végétale et du sucre, alors qu’aujourd’hui ils consomment régulièrement des légumes, des légumineuses et du lait.

    Les laits de chèvre et de chamelle sont disponibles actuellement, mais en quantités relativement limitées dans la sous-zone le long des routes. Les ventes de lait et la traite sont beaucoup moins fréquentes et pratiquement non existantes actuellement dans la sous-zone frontalière.

    L’état nutritionnel continue à être un sujet de préoccupation dans cette zone de moyens de subsistance. Selon les enquêtes de Suivi et évaluation standardisés des secours et transitions (SMART) de novembre et décembre 2013, menées par le ministère de la Santé et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le taux de malnutrition aiguë globale (MAG) était de 15,8 pour cent (avec un intervalle de confiance (CI) de 10,5 à 23,1) dans la région d’Ali Sabieh, 14,8 pour cent (CI de 10,9 à 19,8) dans la Région d’Arta et 14,7 pour cent (CI de 11.,1 à 19,2) dans la Région de Dikhil. Ces taux restent élevés comparé à d’autres parties du monde, mais ils ne sont pas inhabituels pour ces zones.  

    Les ménages pauvres sont présentement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), même si la majorité des ménages de la sous-zone frontalière ne sont qu’en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC!), grâce à la présence de l’aide humanitaire. Sans cette aide humanitaire en cours, les résultats de la sécurité alimentaire dans la sous-zone frontalière seraient encore pires probablement.   

    Hypothèses

    Aucune hypothèse supplémentaire n’a été émise en dehors des hypothèses nationales exprimées ci-dessus.

    Les résultats de la sécurité alimentaires les plus probables

    De janvier à mars, la vente du charbon de bois, bien qu’interdite, continuera à être une source importante de revenu, étant donné que la demande dépasse l’approvisionnement, notamment dans la sous-zone le long des routes, causant une augmentation continue du prix du charbon de bois, puisque l’interdiction limite l’approvisionnement. Au cours de la seconde période, le revenu provenant de cette activité baissera à cause de la fin de la période plus froide, lorsque les pluies Xays/Dadaa auront cessé. Les ménages continueront néanmoins à tirer profit d’autres ressources, comme la construction de la voie ferroviaire, les constructions dans la ville de Djibouti et les autres formes d’emplois occasionnels.

    Le revenu des ménages provenant de la vente de bétail augmentera à l’approche du mois de juin et du début du Ramadan. Le revenu des ventes de lait sera supérieur à ce qu’il avait été ces dernières années et sera plus typique, en particulier dans la sous-zone de long des routes qui dispose d’un meilleur accès au marché. Des naissances ont récemment eu lieu en décembre et janvier, et la production de lait sera donc mieux en février et mars que plus tard. Les ventes de l’aide alimentaire devraient rester assez faibles en raison de la diminution récente du nombre de bénéficiaires. L’appui familial  des zones urbaines sera probablement légèrement inférieur que lors d’une année typique, puisque la concurrence croissante présentée par les possibilités d’emploi, notamment dans la ville de Djibouti, limite la capacité des ménages à avoir recours à cette stratégie pour générer du revenu. Les ménages continueront néanmoins à envoyer des membres dans les zones urbaines pour chercher du travail, en dépit des limites de revenu associées à cette stratégie. Pour autant, dans la mesure où les ventes de bétail et les emplois occasionnels locaux représentent la source la plus importante de revenu, il y aura sans doute une très légère augmentation du revenu général, comparé à l’année dernière ou à une année typique. 

    Le lait est la principale source alimentaire produite dans cette région et, en dépit d’une amélioration récente de l’état des cheptels et à cause du long déclin de la taille des troupeaux, la disponibilité du lait sera loin d’être idéale, mais beaucoup plus abondante que l’année dernière. La majorité des ménages donneront du lait aux enfants, mais il n’y en aura pas assez à consommer pour les autres membres. Le soutien communautaire et d’autres transferts au sein de la communauté devraient être typiques d’ici à juin, puisque que les ménages plus aisés peuvent apporter un soutien limité tandis que leurs troupeaux augmentent lentement. Même en ayant recours à toutes les sources de revenu disponibles, beaucoup de ménages dépendront de l’aide humanitaire pour répondre à leurs besoins essentiels, en particulier dans la sous-zone frontalière.

    Les ménages dans les Régions d’Ali Sabieh et d’Arta auront le plus de contraintes au niveau de l’accès aux denrées alimentaires et au revenu de janvier à juin, puisque les possessions de bétail sont généralement plus faibles dans ces zones, et la sécheresse a été pire dans les zones côtières au cours de ces dernières années. Ces zones utiliseront plus de charbon de bois et dépendront davantage de la distribution en temps opportun de l’aide alimentaire prévue. La plupart des ménages pauvres resteront sans doute en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) au moins jusqu’en juin, bien que dans la sous-zone frontalière en lisière avec l’Éthiopie et la Somalie, les ménages ne seront qu’en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC!), grâce à la présence de l’aide humanitaire. 

    Zone des moyens de subsistance du Centre pastoral dans les Régions de Dikhil, Tadjourah et Obock

    Situation Actuelle

    Malgré des précipitations normales ou même parfois abondantes depuis le début des pluies Xays/Dadaa en octobre jusqu’à la première semaine de décembre, les pluies se sont arrêtées soudainement dans beaucoup de parties de la zone des moyens de subsistance (Figure 5). Depuis novembre, les températures ont été inhabituellement basses, augmentant l’incidence des maladies chez les hommes, comme la tuberculose, et chez les animaux d’élevage, comme la pneumonie.

    Même si les ressources en matière de pâturage, de pâture et d’eau se sont améliorées, devenant presque normales au cours des pluies Karan/Karma de juillet à septembre, elles se sont rapprochées de la normale (Figure 6), depuis l’interruption soudaine des pluies en décembre. Pour autant, la disponibilité et l’accès à l’eau sont nettement mieux qu’à la même époque l’année dernière, et beaucoup de puits ont un peu d’eau. Seules des tendances normales de la migration du bétail ont été observées, mais beaucoup de pasteurs n’ont pas migré récemment avec leurs troupeaux. L’embonpoint des animaux s’est amélioré par rapport à l’année dernière et, en général, les termes de l’échange sont nettement mieux que ces dernières années. Malgré des naissances dans les troupeaux au cours des mois récents, la possession de bétail reste faible. La disponibilité de lait est limitée à environ un litre par jour par ménage, par rapport aux trois litres normalement disponibles.  

    Les prix des principales denrées alimentaires de base, y compris la farine de blé, le riz Belém et le sorgho, sont restés stables pour l’essentiel dans cette zone de moyens de subsistance.

    La consommation alimentaire continue sans doute à être plus pauvre dans cette zone de moyens de subsistance par rapport à d’autres, avec une consommation moindre de lait et d’autres aliments riches en nutriments comme les légumes. L’état nutritionnel demeure aussi médiocre dans beaucoup de parties de cette zone de moyens de subsistance. Selon les enquêtes de Suivi et évaluation standardisés des secours et transitions (SMART) de novembre et décembre 2013 menées par le ministère de la Santé et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le taux de malnutrition aiguë globale (MAG) était de 16,4 pour cent (CI de 12,5 à 21,1) à Tadjourah, 14,7 pour cent (CI de 11,1 à 19,2) à Dikhil, et 25,7 pour cent (CI de 19,8 à 32,6) à Obock.

    Les ménages pauvres sont présentement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), mais dans la région d’Obock, où les pluies côtières Xays/Dadaa sont plus importantes, les ménages ne sont qu’en phase Stress (Phase 2 de l’IPC!), grâce à la présence de l’aide humanitaire.  

    Hypothèses

    Aucune hypothèse supplémentaire n’a été émise en dehors des hypothèses nationales exprimées ci-dessus.

    Les résultats de la sécurité alimentaires les plus probables

    Le travail journalier occasionnel et la vente de charbon de bois seront probablement des sources de revenu importantes de janvier à mars. Commençant en mai, au début de la saison chaude et sèche avec la fin des pluies Diraac/Sugum de mars à juin, ces stratégies de génération de revenu deviendront moins importantes pour les ménages comme habituellement à cette saison. Les ménages devraient vendre davantage de bétail que l’année dernière, en partie parce qu’ils recevront moins d’aide alimentaire. Pour autant, l’embonpoint des animaux, et par conséquent les prix, devraient être meilleurs que l’année dernière. Les ventes de lait continueront à représenter une source de revenu relativement minime pour les ménages. De janvier à juin, d’autres sources de revenu, comme les remises d’argent des centres urbains, augmenteront, partiellement pour compenser les récentes diminutions de l’aide alimentaire. Dans l’ensemble, en dépit des améliorations récentes de l’état des animaux, le revenu sera probablement quelque peu inférieur à une année normale.

    Aucune naissance n’est attendue parmi le bétail d’ici au mois de juin. La production laitière devrait rester faible, en raison des tailles généralement petites des troupeaux et alors que certaines femelles cesseront de produire du lait d’ici à juin. Le lait disponible sera surtout consommé par les enfants et il est probable que les autres membres du ménage n’y auront pas accès. Le soutien communautaire sera semblable aux dernières années, et sera principalement à des niveaux normaux. Le programme d’aide d’urgence destiné aux ménages victimes de la sécheresse continuera à couvrir environ trente pour cent de la population jusqu’en juin.

    Pendant la période du scénario, la consommation alimentaire des ménages sera plus faible et moins diversifiée qu’on pourrait le souhaiter, mais elle sera meilleure que l’année dernière. Pour se procurer des aliments supplémentaires, beaucoup de ménages enverront des membres de leur famille dans les centres urbains pour chercher du travail afin de générer un revenu additionnel. Certains ménages pourraient vendre plus de bétail pour couvrir leurs besoins alimentaires immédiats. 

    La zone de moyens de subsistance du Centre pastoral restera probablement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) au moins jusqu’en juin, mais les ménages dans la Région d’Obock ne devraient être qu’en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC!), grâce à la présence de l’aide humanitaire. Cette région a le pire taux de malnutrition du pays et a souffert de l’arrêt précoce des pluies Xays/Dadaa, ce qui n’est pas arrivé dans les zones plus au Sud.


    Événements qui Pourraient Changer les Prévisions

    Tableau 1 : Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

    Zones

    Événement

    Impact sur les résultats de la sécurité alimentaire

    Toutes les zones

     

     

     

    Début retardé des pluies Diraac/Sugum de mars à mai

    Ces événements réduiront probablement le revenu des ménages et leur accès à la nourriture, entraînant une gravité accrue de l’insécurité alimentaire aiguë.

     

     

     

    Précipitations totales inférieures à la moyenne des pluies Diraac/Sugum de mars à mai

    Diminution supplémentaire ou interruption de l’aide humanitaire  

    Augmentation importante des prix des denrées alimentaires de base  

     

    Figures Djibouti Seasonal Calendar

    Figure 1

    Calendrier Saisonner pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1. July to September rainfall anomaly in millimeters (mm) from 2002 to 2012 mean

    Figure 2

    Figure 1. July to September rainfall anomaly in millimeters (mm) from 2002 to 2012 mean

    Source: U.S. Geological Survey (USGS)/FEWS NET

    Figure 2. October to December rainfall anomaly in mm from 2002 to 2012 mean

    Figure 3

    Figure 2. October to December rainfall anomaly in mm from 2002 to 2012 mean

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 3. Normalized Difference Vegetation Index (NDVI) in Ali Sabieh Region, 2013 compared to 2001 to 2010 mean

    Figure 4

    Figure 3. Normalized Difference Vegetation Index (NDVI) in Ali Sabieh Region, 2013 compared to 2001 to 2010 mean

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 4. Prices of staple foods in Ali Sabieh, Djiboutian francs (DJF) per kilogram (kg), May 2008 to December 2013

    Figure 5

    Figure 4. Prices of staple foods in Ali Sabieh, Djiboutian francs (DJF) per kilogram (kg), May 2008 to December 2013

    Source: World Food Program (WFP)

    Figure 5. Xays/Dadaa rainfall in mm (RFE2) in Obock Region, October to December 2013

    Figure 6

    Figure 5. Xays/Dadaa rainfall in mm (RFE2) in Obock Region, October to December 2013

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 6. NDVI in Obock Region, July to January

    Figure 7

    Figure 6. NDVI in Obock Region, July to January

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 8

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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