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Les pluies Xays/Dadaa d’octobre à février s’arrêtent tôt

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Djibouti
  • Février 2014
Les pluies Xays/Dadaa d’octobre à février s’arrêtent tôt

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mises à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Juin 2014
  • Messages clé
    • Les pluies Xays/Dadaa d’octobre à février ont commencé à l’époque prévue et ont été normales dans l’ensemble jusqu’au début janvier. Pour autant, elles ont ensuite cessé, et la saison sèche sur la région côtière a commencé un mois plus tôt que d’habitude. Cette situation donnera probablement lieu à une détérioration précoce des ressources en eau et en pâturage, et renforcera l’insécurité alimentaire.
    • De nombreux ménages sont en situation de Stress (Phase 2! de l’IPC), mais uniquement grâce à la présence de l’aide humanitaire, et la quantité de l’aide alimentaire baisse. En présence d’une saison sèche plus longue que d’habitude et avec peu de stratégies d’adaptation non utilisées, certaines zones seront probablement en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir d’avril.
    • La majorité des zones rurales sont en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) actuellement, mais les zones de subsistance dans le Nord-ouest pastoral et le Sud-est pastoral frontalier pourraient être en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir d’avril.

    Situation Actuelle
    • Les dernières pluies Xays/Dadaa d’octobre à mars étaient nettement inférieures à la normale dans les zones côtières. En dépit d’un début normal de ces pluies et d’une distribution convenable au cours de décembre, des quantités substantielles sont tombées et la distribution tant spatiale que temporelle devint très irrégulière en janvier et février. Outre des conditions de sécheresse, les températures le long des côtes ont été plus froides que d’habitude. La fraicheur de la température a accru la prévalence de pneumonie chez le bétail.  
    • Les prix des denrées alimentaires de base, y compris de la farine de blé, du riz belem et du sorgho, étaient stables de décembre à janvier à travers le pays. Pour autant, les prix de la farine de sorgho ont augmenté de plus de 50 pour cent à Ali Sabieh entre décembre à janvier, le niveau le plus élevé depuis 2010. L’augmentation était attribuable à la fois à la demande accrue résultant de la baisse du volume de l’aide alimentaire et aux coûts plus élevés des transports. Les commerçants dans cette région ont profité des trains à l’essai desservant la partie Djibouti Ville - Dire Dawa de la voie ferroviaire depuis septembre 2013. Ils sont revenus toutefois à des modes de transport plus habituels avec des coûts plus élevés. Ces dernières années, les prix des denrées alimentaires de base ont été relativement stables, mais ils n’ont jamais baissé depuis leur hausse maximale en 2008. Le marché continue à être la source d’alimentation majeure, fournissant 60 pour cent des denrées alimentaires.
    • Depuis mai 2013, le volume de l’aide alimentaire fournie par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a baissé de plus de moitié. Avec le partage encore courant dans la plupart des communautés, l’aide alimentaire est une source alimentaire beaucoup moins significative que dans le passé pour nombre de ménages. Le pourcentage des sources alimentaires provenant du soutien de la famille et des voisins est passé de moins de un pour cent en mai 2013 à 12 pour cent en février 2014. Les rapports indiquent que seuls cinq pour cent de l’alimentation en février provenaient de la production personnelle de bétail et des produits associés comme le lait.
    • Dans l’ensemble, les tendances des dépenses n’ont pas beaucoup changé depuis la dernière étude en septembre 2013. En février, les ménages ruraux avaient une dépense moyenne totale quotidienne de 475 DJF (environ 2,70 USD) avec une dépense moyenne par personne de 85 DJF (environ 0,50 USD). 76 pour cent des dépenses totales étaient consacrées aux achats de denrées alimentaires. 67 pour cent des ménages allouaient plus de 75 pour cent de leurs dépenses à la nourriture. Le pourcentage le plus élevé des ménages consacrant plus des trois quarts de leurs dépenses à la nourriture a été observé dans les  zones du Nord-ouest (82 pour cent), du Sud-est (68 pour cent) et du Centre (63 pour cent). Les dépenses alimentaires ont augmenté dans la région de Tadjourah et dans le Sud-est des régions d’Ali Sabieh et d’Arta. L’indice des stratégies de survie (CSI) a également augmenté de septembre à février dans presque toutes les régions. Les régions d’Obock et de Dikhil enregistraient l’indice CSI le plus élevé, alors que le plus faible était observé dans le Tadjourah.
    • La consommation alimentaire, selon la méthode de mesure du Score de consommation alimentaire (FCS), s’est détériorée entre mai et février. De fait, les ménages avec une consommation « médiocre », soit ayant un score inférieur à 28, ont augmenté, passant de 19 pour cent à 46 pour cent des ménages. La consommation de lait, de légumineuses et de légumes a baissé depuis mai 2013. Dans la région d’Obock, le nombre de ménages avec une consommation « médiocre » a augmenté, passant de 45 pour cent en mai à 87 pour cent en février 2014.
    • La majorité des populations rurales dans la zone de subsistance du Centre pastoral et les zones de subsistances du Sud-est pastoral et routier sont actuellement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). Néanmoins, la zone de subsistance du Sud-est pastoral et routier, la zone de subsistance du Nord-ouest pastoral et la région d’Obock sont en situation de Stress (Phase 2! de l’IPC), mais uniquement grâce à la présence de l’aide humanitaire qui se poursuit. Sans cette aide, ces zones seraient en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). 

    Suppositions Mises à Jour

    La situation courante n’a pas affecté la majorité des hypothèses utilisées pour élaborer le scénario le plus probable de janvier à juin 2014 de FEWS NET


    Perspective Estimée Jusqu'en Juin 2014

    En février et mars, les populations des zones de subsistance du Nord-ouest, du Sud-est et du Centre pastoraux continueront à être en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) ou de Stress (Phase 2! de l’IPC), uniquement grâce à la présence de l’aide alimentaire qui se poursuit mais à un niveau moindre. Malgré un début positif de la saison des pluies côtières en octobre/novembre, les pluies dans le Sud-est n’ont pas complètement régénéré les ressources de pâturage et de pâture. Alors que la saison sèche commence, l’accès aux sources d’eau, tant pour les hommes que pour le bétail, sera de plus en plus limité, en particulier dans les zones frontalières. D’avril à juin, la sécurité alimentaire se détériorera, tandis que l’état physique des animaux déclinera et les produits de brousse seront plus difficiles à trouver. À partir de mai, une période de soudure précoce s’installera. Avec la diminution des quantités de l’aide alimentaire que de nombreux ménages continueront à se partager, l’accès alimentaire baissera. Les populations, dans la zone de subsistance du Sud-est pastoral et routier, la région d’Obock et la zone de subsistance du Nord-ouest pastoral, aborderont une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Figures Seasonal calendar in a typical year

    Figure 1

    Seasonal calendar in a typical year

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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