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La sécurité alimentaire commence à se stabiliser

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Djibouti
  • Août 2012
La sécurité alimentaire commence à se stabiliser

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  • Messages clé
  • Mise à jour de la perspective jusqu’au mois de Décembre 2012
  • Messages clé
    • Actuellement, la sécurité alimentaire des ménages vulnérables dans les zones rurales et urbaines reste dans l’ensemble stable par rapport au mois de Juillet dernier grâce aux pluies, aux interventions continues des programmes humanitaires, et de la générosité des nombreuses donations durant la période de Ramadan et de la fête de l’Aïd. Cependant, les mauvaises saisons des pluies consécutives ont sérieusement affecté les ressources des pastoralistes qui ne se relèveront pas assez vite avec les pluies de cette saison comme dans une situation normale.

    • Les conditions de Crise (IPC Phase 3) dans la région d’Ali Sabieh pourraient continuer jusqu’au mois d’Octobre à cause de la vulnérabilité particulière de cette zone, mais aussi des fortes pluies qui ont détruits le peu de biens que possédaient ces populations. A partir d’Octobre, les conditions pourraient s’améliorer avec les bénéfices des pluies et l’assistance humanitaire qui est programmée de manière continue pour cette zone.


    Mise à jour de la perspective jusqu’au mois de Décembre 2012

    Aperçu national

    Avec les pluies de Karan/Karma, la situation de la sécurité alimentaire se stabilise dans les zones rurales du pays. En effet, les mauvaises saisons des pluies consécutives, les retards du démarrage des pluies de la saison, les prix des aliments de base qui restent à des niveaux élevés, font que la situation de la sécurité alimentaire ne s’améliore pas considérablement comme ca devait être le cas pour une année normale, malgré des pluies généreuses pour certaines zones. Les populations rurales ont connu des années successives de sécheresses qui ont détruits leur mode de vies et qui ont surtout fait perdre leurs biens. Donc ces pluies ne peuvent pas être bénéfique comme ca devait être le cas dans une situation normale.

    Les pluies Karan/Karma sont tombées à des niveaux satisfaisants puisque pratiquement toutes les régions du pays en ont bénéficié. Elles ont occasionné une meilleure disponibilité de l’eau, la poussée des herbes fraîches et commencent à améliorer les conditions de pâturage par endroit. Cependant, l’amélioration du pâturage reste inferieur à la moyenne et nécessite des pluies continues durant toute la saison. Vu l’état du cheptel et les pertes en termes de biens de ces populations, ces pluies à elles-seules, ne pourraient occasionner une amélioration des conditions de vie des populations rurales qu’à partir du mois de Septembre.

    L’insécurité alimentaire dans les zones du Nord Ouest et du Sud Est pastoral est actuellement stable par rapport au mois de Juillet 2012- Crise (IPC Phase 3): les ménages pauvres ont toujours des difficultés d’accès engendrées par la situation de sécheresse chronique et la faiblesse de leur possession en termes de biens et de productivité de ces biens. La disponibilité de l’eau et l’amélioration du pâturage sont les effets directs des pluies de cette saison. Les zones du Sud-est et du Nord Ouest pastoral, sont à des niveaux de Crise (IPC Phase 3) et devraient le rester au moins jusqu'au mois de Septembre; tandis que la zone centrale est actuellement en Stress (IPC phase 2) et devrait le rester jusqu'à la fin de l'année. Spécifiquement, dans la zone pastorale du sud-est les ménages ruraux de la région d’Ali Sabieh, sont actuellement en Crise (IPC Phase 3) et le resteront probablement jusqu'à la fin de l’année.

    Les prix des denrées de base sont stables, mais le pouvoir d’achat des ménages urbains pauvres et des éleveurs reste faible et leur sécurité alimentaire, critique. L’indice des prix à la consommation a indiqué une hausse des prix des viandes (+5,6 pourcent sur 1 mois et +24 pourcent sur 1 an) tandis que les prix des céréales ont connu une légère baisse de -0,7 pourcent. Les prix en gros de la farine de blé se situent entre 25 et 30 pourcent en dessous des niveaux enregistrés au cours de 2011. Les prix élevés de la viande se justifient par l’indisponibilité sur le marché du bétail, dû a leurs conditions physiques (les éleveurs préfèrent ne pas mettre sur le marché un bétail affaibli ou le vendent très chers malgré son état physique), et aussi par la forte demande dû aux fêtes de fin de Ramadan (Aïd). L’augmentation des prix du bétail engendré par cette forte demande avec la période de Ramadan et de la fête de l’Aïd (Juillet/Aout), a d’un côté détérioré la consommation alimentaire des ménages pauvres qui auront difficilement accès à la viande et de l’autre côté, amélioré les termes d’échanges permettant aux ménages ruraux d’augmenter leurs capacités d’achats.

    L’assistance alimentaire du PAM avec les partenaires du gouvernement, des Nations Unies et des ONG, continue avec 67,000 bénéficiaires du programme de Distributions Générales pour les sinistrés de la sécheresse et 23,500 refugiés pris en charge dans les camps Ali Addeh et Holl Holl, se trouvant au Sud, dans la région d’Ali Sabieh. Le support continue également dans les centres d’alimentation supplémentaire au niveau de tous les centres de santé opérationnels pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes/allaitantes, malnutris modérés. Aussi, à Djibouti-ville, environ 15,000 ménages pauvres bénéficient durant la période de soudure (du mois de Juillet à Septembre) de coupons alimentaires dans les quartiers les plus vulnérables de Balbala.

    Selon le scenario le plus probable, une réelle amélioration est possible à partir du mois de Septembre si on suppose que les pluies ne cesseront pas brusquement. Avec d’un coté, des prévisions pluviométriques, pas forcement bonnes pour certaines régions, comme le Nord, et de l’autre coté, l’augmentation de l’aide alimentaire, les pluies qui ont commencé à régénérer le pâturage et à rendre l’eau plus disponible ; la situation de la sécurité alimentaire des ménages pauvres et très pauvres pourrait se stabiliser jusqu'à la fin du mois d’Aout et commencerait a s’améliorer à partir de Septembre jusqu'à la fin de l’année ; sauf pour la poche des pastoralistes de la région d’Ali Sabieh qui auront plus de difficultés que les autres a récupérer. En somme, la situation est pire qu’une année typique mais reste moins grave que l’année dernière.

    Sud Est pastoral

    Les années successives de sécheresse ont entraîné un appauvrissement important des actifs du bétail et donc les ménages pastoraux sont moins aptes à répondre à leur besoin puisque la part de l’alimentation provenant du bétail reste faible pour un milieu pastoralistes qui vit du bétail. Le taux de mortalité du bétail, spécifiquement pour les chèvres, se situe autour de 30 pourcent selon les estimations du ministère de l’agriculture. Dans une situation normale, la mortalité de bétail est très basse. Suite aux résultats des évaluations saisonnières du ministère de l’agriculture, les productions du bétail sont pauvres. Par conséquent, la production de lait, qui est actuellement faible dans une saison typique, est inférieure à la moyenne.

    De plus, les fortes pluies ont négativement impactées certaines zones comme la région d’Ali Sabieh ou on a répertorié des destructions de maisons, des pertes en termes de bétail, des biens, etc. Même si la situation se stabilise, il faudra suivre de près les populations rurales du Sud Est qui ont besoin d’une assistance immédiate à court terme pour éviter une détérioration rapide et des migrations autour des villes, en particulier dans la région d’Ali Sabieh.

    Nord Ouest pastoral

    Les prévisions saisonnières de l’ECMWF d’ici à Octobre indiquent une pluviométrie moyenne mais soulève des inquiétudes quant à la poursuite des déficits pluviométriques dans le Nord et aussi l’arrêt précoce de la saison des pluies en cours. Alors que les régions du nord sont susceptibles de recevoir peu ou pas de pluies, la disponibilité de l’eau se voit améliorer avec le projet de mobilisation des eaux de surface qui a permit en construisant des barrages et des retenues d’eau de préserver plus de 25,000 mètre cube d’eau. Par exemple au Nord dans la région de Madgoul, les barrages permettront aux populations une plus grande accessibilité à l’eau pour environ une année.

    Djibouti-ville

    Au moins 20 pour cent de la population de la ville de Djibouti reste dans une situation de Crise. L'insécurité alimentaire est entraînée par les prix des denrées de base et du pétrole qui restent à des niveaux élevés, et au manque d’opportunité de travail durant la période du scenario. Les travailleurs journaliers ont moins d’offre de travail pendant l’été avec les constructions et les activités portuaires qui sont moins fréquentes durant cette même période. Le pouvoir d’achat des ménages urbains reste toujours faible pendant cette période de l’année où les charges et les dépenses engagées par les ménages sont les plus élevées. En effet, avec les dépenses liées au mois de Ramadan, à la fête et ensuite à la rentrée scolaire pour Septembre, les ressources des ménages s’affaiblissent. Les programmes d’assistance alimentaire sous une modalité de coupons ou encore sous forme de distribution générale contribuent à atténuer les effets de l’insécurité alimentaire supportés par les ménages.

    Figures Calendrier saisonnier et événements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et événements critiques

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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