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Crise (Phase 3 de l’IPC) probable dans le Sud-est et l’Obock jusqu’en décembre 2015

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Djibouti
  • Octobre 2015
Crise (Phase 3 de l’IPC) probable dans le Sud-est et l’Obock jusqu’en décembre 2015

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  • Messages clé
  • Perspectives projetées jusqu’en mars 2016
  • Messages clé
    • Une insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC) devrait continuer pour les ménages pauvres dans le Sud-est pastoral et les zones pastorales de l’Obock pendant la plus grande partie de 2015. Cette insécurité est attribuée aux saisons généralement inférieures à la moyenne depuis la fin de 2014 et la majorité de 2015, qui ont limité la production des ménages et leur pouvoir d’achat. 

    •  L’influx de quelque 28.000 en provenance du Yémen, depuis mars 2015, a exercé une pression supplémentaire sur les sources alimentaires et les revenus du travail, en particulier pendant la période de soudure de juin à septembre, au moment où les offres d’emploi sont au plus bas.  

    • Néanmoins, le début des pluies côtières Heys/Dadaa, qui devraient être proches de la normale, devrait soulager quelque peu les éleveurs affectés par la sécheresse dans la Zone des moyens d’existence du Sud-est pastoral et les régions de l’Obock. Les ménages pauvres devraient passer à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre janvier et mars 2016. 

    ZONE

     ANOMALIES COURANTES

     ANOMALIES PROJETÉES

    Zone pastorale du Sud-est et éleveurs de l’Obock

    • Baisse du pouvoir d’achat des ménages à la suite de la production limitée du bétail et des possibilités de travail restreintes, après trois saisons successives de production inférieure à la moyenne.
    • Même si les capacités de production n’enregistreront probablement pas de reprise en 2015, les pluies Heys/Dadaa, proches de la moyenne, devraient accroître les possibilités d’embauche pour les travaux agricoles, augmentant ainsi le pouvoir d’achat des ménages vers la fin de l’année.

    Zones pastorales de l’Obock et centres urbains

    • Des flux accrus de réfugiés, de migrants et de résidents revenus dans leur pays, depuis la fin de la période de soudure en septembre, ont exercé une pression supplémentaire sur l’approvisionnement alimentaire déjà limité.
    • Les améliorations anticipées en matière de sécurité alimentaire des ménages pendant la saison de production Heys/Dadaa, d’octobre à février, pourraient être limitées par les flux continus de réfugies provenant du Yémen. 

    Perspectives projetées jusqu’en mars 2016

    Les premières pluies Heys/Dadaa d’octobre à février ont annoncé le début des précipitations les plus importantes dans les régions côtières de la Zone pastorale du Sud-est et de l’Obock. Le début de ces pluies est précédé d’une période de soudure prolongée, qui avait commencé en mai au lieu de juin, après une fin précoce des pluies Diraac/Sugum de mars à mai 2015. La Figure 1 illustre l’état de la végétation nettement inférieure à la normale dans la Zone du Sud-est (frontalier) à Al Sabieh, en 2015, jusqu’au 10 octobre 2015. Les tendances de la végétation sont tout aussi médiocres dans l’Obock, en dehors des zones côtières du nord. Les grandes déviations négatives, au cours du premier trimestre 2015, étaient attribuables aux faibles pluies Heys/Dadaa d’octobre à février 2015. Pour autant, les pluies saisonnières actuelles devraient être proches de la normale au niveau des quantités, du début et de la fin des précipitations, grâce à l’apport de l’événement El Niño en cours. Les déficits marqués en matière de pluie et de végétation suggèrent que des pluies moyennes ne combleront probablement pas les déficits qui avaient persisté d’octobre 2014 à septembre 2015. D’autres saisons normales, voire supérieures à la normale, seront nécessaires pour faciliter la reprise des conditions pastorales, à la suite de l’amélioration des ventes forcées et localisées, mais d’une mortalité accrue du bétail en 2015.

    Les prix de la plupart des denrées alimentaires de base sont restés stables en septembre, à l’exception du prix des haricots, à cause des limites imposées aux exportations d’Éthiopie. Le prix du kérosène a également continué à monter dans l’Obock, en raison de la perturbation des échanges commerciaux avec le Yémen, le principal fournisseur de kérosène, limitant de ce fait l’accès des ménages pauvres à ce produit pour faire la cuisine et pour s’éclairer.

    D’après les estimations, quelque 28.389 réfugiés, personnes revenues dans leur pays et migrants résidaient à Djibouti, à la mi-octobre. Parmi eux, près de 5.000 sont des réfugiés du Yémen qui sont inscrits et vivent actuellement dans le camp de réfugiés d’Al Markazi, dans les villes d’Obock et de Djibouti. Ces derniers ont dépassé les capacités prévues pour les camps, en plus des 18.000 réfugiés, en provenance essentiellement de Somalie, résidant dans les camps d’Holl Holl et d’Ali Addeh. Pour répondre aux besoins croissants, les autorités de Djibouti et l’UNHCR ont accru leur présence pour l’inscription et fournissent aux nouveaux arrivés des articles alimentaires et non alimentaires. Par ailleurs, environ 11.671 migrants en transit et 1.879 Djiboutiens sont revenus dans leur pays à la suite de la détérioration de la situation de la sécurité au Yémen.

    La Crise (Phase 3 de l’IPC) devrait se poursuivre jusqu’en décembre, dans les régions pastorales du Sud-est et de l’Obock. Des saisons médiocres successives, la production limitée du bétail et du lait, ainsi que les possibilités de travail restreintes, auxquelles s’ajoute l’influx de personnes provenant du Yémen, auront des chances de maintenir une insécurité alimentaire élevée jusqu’à la fin de 2015. La prévalence de malnutrition aiguë devrait rester élevée. Les taux élevés de malnutrition enfantine, manifestés par des taux de malnutrition aiguë globale qui dépassaient les seuils d’urgence dès mai, même avant le début de la période de soudure, sont le signe d’une situation précaire et d’une reprise probablement fragile. Néanmoins, des améliorations concernant la sécurité alimentaire, dans les régions pastorales du Sud-est et de l’Obock, à la fin de la saison des pluies, mèneront probablement à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) pour les ménages pauvres, avec à la clé des prix plus intéressants pour le bétail et de meilleures possibilités de travail.   

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1. État de la végétation dans la Zone des moyens d’existence du Sud-est pastoral, par rapport à la moyenne à long term

    Figure 2

    Figure 1. État de la végétation dans la Zone des moyens d’existence du Sud-est pastoral, par rapport à la moyenne à long terme

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 3

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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