Skip to main content

L’insécurité alimentaire devrait augmenter pendant la soudure

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Djibouti
  • Juin 2013
L’insécurité alimentaire devrait augmenter pendant la soudure

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Perspective estimee jusqu'a septembre 2013
  • Messages clé
    • Une augmentation de l’insécurité alimentaire chez les ménages vulnérables dans les zones pastorales du sud-est frontalier et de la région d’Obock est anticipée jusqu’à la fin de septembre. Une faible reprise après les pluies rares de Diraac/Soughoum de mars à juin et les pluies insuffisantes de Heys/Dadaa, la pénurie de l’aide humanitaire et une diminution des possibilités de travail maintiendront probablement les ménages vulnérables en Crise d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC). 

    • L’insécurité alimentaire des ménages vulnérables dans les quartiers urbains des communes de Balbala et Boulaos dans la ville de Djibouti devrait s’aggraver tout en se maintenant à des niveaux de Stress (Phase 2 de l’IPC), à la suite du déclin substantiel des possibilités de travail. Toutefois, les coupons alimentaires destinés aux ménages vulnérables devraient légèrement réduire l’écart du pouvoir d’achat. 

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    Au niveau national

    • La réduction significative des possibilités de travail pour les ménages pauvres, alors que les principaux employeurs se rendent en Somalie, en Éthiopie et ailleurs pour les vacances estivale, ainsi que les températures élevées limitant les activités rémunératrices.
    • Les possibilités de travail devraient se réduire sensiblement et progressivement jusqu’à la fin de la soudure en septembre, tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines.

    Sud-est (frontalier) et zone pastorale d’Obock

     

    • L’épuisement des pâturages, du fourrage et de l’eau s’est accéléré, à la suite de saisons médiocres successives (Diraac/Soughoum de mars à juin, et Heys/Dadaa d’octobre à décembre).
    • Les ressources pastorales essentielles devraient se détériorer plus vite que d’habitude en raison d’une faible régénération pendant les dernières saisons des pluies et d’une longue saison de soudure jusqu’en septembre.

    Perspective estimee jusqu'a septembre 2013

    La perspective projetée indique une aggravation de l’insécurité alimentaire aiguë de juillet à la fin de septembre 2013, coïncidant également avec la période de soudure. Les pluies de Diraac/Soughoum de mars à juin se sont arrêtées, signalant le début de la période de soudure qui est caractérisée par des températures élevées et la pénurie progressive de l’eau. Les pluies saisonnières ont données lieu à des améliorations notoires des ressources de pâturage et du bétail dans les zones des moyens de subsistance pastorales du nord-ouest et du centre. Néanmoins, l’impact des pluies de Diraac/Soughoum pour l’amélioration des conditions physiques du bétail et la production laitière dans les zones pastorales du sud-est (frontalier) et d’Obock a été limité par la brièveté et les faibles pluies cumulatives.

    Les prix du sorgho, du blé et du riz s’approchaient de la normale sur la plupart des marchés à travers le pays en juin. Cependant, la demande alimentaire accrue pendant la période des fêtes du Ramadan et de l’Eid de Juillet à Août exercera probablement une pression sur les prix des denrées alimentaires, compromettant le pouvoir d’achat des ménages pauvres, tant en zone urbaine qu’en zone rurale.

    La diminution des perspectives de travail en raison du déplacement saisonnier vers la Somalie, l’Éthiopie et ailleurs d’une partie importante des principaux employeurs est un sujet d’inquiétude grandissant. Même si ces déplacements sont habituels et attendus, la réduction des activités rémunératrices devrait avoir une incidence négative plus importante pour les ménages pauvres, en raison à la fois de la performance médiocre cette saison dans le sud-est et le nord-est, et des températures élevées limitant la construction et le transport du sel, en plus des déficits de la distribution alimentaire du PAM. Moins de 50 pour cent de la quantité habituelle de denrées alimentaires seront distribués aux ménages pauvres, du moins jusqu’à la fin juillet, augmentant considérablement le déficit alimentaire des ménages.

    Les pluies favorables de Diraac/Soughoum de mars à juin dans les zones de moyens de subsistance pastorales du nord-ouest et du centre ont donné lieu à une régénération significative des pâturages et du fourrage et ont réalimenté les points d’eau. Même si les ménages pauvres ont accès au lait, les ménages devraient vendre des quantités plus élevées que d’habitude dans le but de financer les achats de céréales et d’huile pour compenser les lacunes de l’aide humanitaire. Les ménages pauvres resteront probablement en situation de Stress d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à la fin de septembre, parce que la consommation alimentaire des ménages sera satisfaite sans avoir recours à des stratégies d’adaptation négatives, grâce à l’aide humanitaire en cours.

    Zones pastorales du sud-est frontalier et région d'Obock

    Les ménages pauvres dans les zones pastorales frontalières du Sud-est et la région de l’Obock devraient rester en Crise d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC) pendant toute la période de projection. Les incidences des pluies de Diraac/Soughoum n’auront probablement pas d’impacts observables sur les ménages. La production laitière n’est que d’un demi-litre par ménage, réservée uniquement aux enfants et aux personnes âgées. La production laitière actuelle ne devrait pas durer au delà de juin. Les résultats préliminaires des évaluations de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, effectuées par le Groupe pour la sécurité alimentaire de Djibouti en mai, suggèrent que les taux de malnutrition aiguë globale s’élevaient à plus de 20 pour cent (10 pour cent de plus qu’à une période comparable en 2010, étude SMART) et que les taux de malnutrition aiguë sévère étaient également supérieurs aux seuils d’urgence.

    L’insécurité alimentaire aiguë devrait augmenter au cours de la soudure en raison de la réduction de l’aide alimentaire humanitaire (600 MT  actuellement par rapport aux 1 100 MT précédemment), due au déficit de distribution qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin de juillet. Toutefois, jusqu’à 80 pour cent du total de la population seront ciblés (par rapport aux 60 pour cent habituels), conformément à la pratique adoptée en période de soudure. Quelques 18 000 réfugiés principalement de la Somalie et d’Éthiopie résidant à Ali Sabieh dans le sud-est, ont entraîné une demande supplémentaire pour l’eau et les denrées alimentaires, limitant encore les ressources de ce fait. L’augmentation de l’aide humanitaire de juillet à août pour le mois de Ramadan et l’Eid, en provenance principalement des pays du Golfe, pourrait atténuer d’une certaine façon le déficit alimentaire, mais elle ne comblera pas l’écart en raison des possibilités d’activités rémunératrices limitées et d’un pouvoir d’achat plus restreint.

    Ménages urbains pauvres, essentiellement dans le quartier de Balbala de la ville de Djibouti

    Près de 55 pour cent de la population urbaine de Djibouti résidant à Balbala resteront probablement en situation de Stress d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à la fin septembre. La phase de Stress est toutefois soutenue par un programme de coupons alimentaires ciblant les ménages pauvres, bien qu’en réalité, il soit également réparti de manière trop éparse entre des ménages non ciblés. Des niveaux élevés d’insécurité chronique, sous-jacents aux niveaux de l’insécurité alimentaire aiguë, persistent en raison du choix limité en matière de moyens de subsistance à la disposition des ménages urbains. Par conséquent, un petit choc dans les centres urbains, tel qu’une envolée des prix, pourrait entraîner une détérioration soudaine de la sécurité alimentaire pour une grande partie des 70 pour cent de la population du pays, mettant l’accent sur la nécessité d’un suivi étroit des ménages pauvres.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top