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La Crise (Phase 3 de l’IPC) devrait persister dans le Sud-est et l’Obock jusqu’en décembre 2015

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Djibouti
  • Juillet 2015
La Crise (Phase 3 de l’IPC) devrait persister dans le Sud-est et l’Obock jusqu’en décembre 2015

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  • Messages clé
  • Perspectives projetées jusqu’en décembre 2015
  • Messages clé
    • La Crise (Phase 3 de l’IPC) de I’insécurité alimentaire aiguë devraient continuer jusqu’en décembre pour les ménages pauvres dans les régions du Sud-est pastoral et l’Obock pastoral, tandis que la période de soudure s’intensifie, à la suite de deux saisons consécutives de production médiocre qui ont affaibli les capacités productives des ménages. 

    •  Les incidences des saisons médiocres ont diminué l’accès alimentaire des ménages, qui sont de plus en plus limités par des possibilités d’emploi réduites, une aide humanitaire inadéquate, accentuée par l’augmentation des besoins, auxquelles s’ajoutent peu de stratégies d’adaptation alternatives. 

      • Un suivi supplémentaire est nécessaire pour la ville de Djibouti, compte tenu de rapports signalant un nombre croissant d’enfants admis dans des centres de traitement nutritionnel. 

    ZONE

     ANOMALIES COURANTES

     ANOMALIES PROJETÉES

    Zone pastorale du Sud-est et Éleveurs de l’Obock

    • Épuisement accéléré des pâturages et des sources d’eau après les pluies médiocres de Diraac/Soughoum de mars à mai 2015, auxquelles s’ajoutent les pluies Heys/Dadaa d’octobre 2014 à février 2015 qui étaient inférieures à la moyenne.  
    • Les ménages pastoraux risquent de perdre une partie de leur bétail si l’épuisement actuel des ressources en pâturage se poursuit pendant la période de soudure de juin à septembre, à moins que les ventes de bétail continuent à augmenter.

    Zone pastorale du Sud-est et Éleveurs de l’Obock

    • Les ménages pastoraux pauvres adoptent des stratégies d’adaptation sévères plus tôt que d’habitude, incluant des ventes croissantes d’actifs productifs, tels que le bétail.  
    • Même si les revenus des ventes d’actifs productifs pourraient financer les achats alimentaires immédiats, les futures capacités productives seront compromises par l’érosion des ressources.

     

     

     

     


    Perspectives projetées jusqu’en décembre 2015

    La période de soudure de 2015 devrait être plus sévère que d’habitude, en particulier dans les régions du Sud-est pastoral et de l’Obock, à la suite d’un début prématuré de la période de soudure en mai, au lieu de juin, et qui devrait durer jusqu’en septembre. Le début précoce de la période de soudure était attribuable aux pluies Heys/Dadaa d’octobre 2014 à février 2015, inférieures à la moyenne, et à une fin prématurée des pluies Diraac/Soughoum de mars à mai 2015. La Figure 1 illustre une cumulation des pluies bien inférieure à la normale dans la zone (frontalière) du Sud-est, à Al Sabieh, depuis janvier jusqu’au début juillet. La végétation a commencé à se dégrader plutôt que d’habitude, en mai, dans les zones pastorales du Sud-est et la majorité de l’Obock, à l’exception des régions côtières du Nord. Les températures en juin et juillet sont restées particulièrement élevées, précipitant l’épuisement des pâturages, des parcours et des sources d’eau. Les pluies Karan/Karma de juillet à septembre sont moins importantes que les pluies Diraac/Soughoum dans les régions du Sud-est pastoral et de l’Obock, et devraient commencer dans les temps, avec des cumulations probablement moyennes, voire inférieures à la moyenne, qui ne combleront sans doute pas les déficits actuels. Des pluies tardives dans les régions pastorales de la Zone pastorale du centre dans le Tadjourah et le Dikhill ont donné lieu à une pluviosité totale proche de la normale pour 2015.

    Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le groupe de la sécurité alimentaire (la FAO, l’UNICEF et les principaux ministères du gouvernement) ont effectué des évaluations de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans l’ensemble du pays en mai 2015. Les résultats préliminaires suggèrent que l’insécurité alimentaire aiguë est toujours préoccupante dans les régions pastorales du Sud-est et de l’Obock. Toutefois, les enquêteurs n’ont pas pu accéder à certaines parties de l’Obock et du Tadjourah, et la sécurité alimentaire des ménages pauvres n’a pas pu être évaluée. Dans certaines de ces régions, les ménages ont habituellement un accès limité à l’aide humanitaire, aux possibilités d’emploi et possèdent moins de bétail par ménage.

    Même si environ 80.000 personnes (y compris 2.000 réfugiés du Yémen) sont ciblées par l’aide humanitaire, un plus grand nombre accède également à la nourriture grâce à une redistribution étendue en raison des besoins accrus, en particulier dans les régions pastorales du Sud-est et de l’Obock. Selon l’analyse du groupe de la sécurité, le régime alimentaire des ménages les plus pauvres se limite aux céréales, à l’huile et au sucre, avec très peu, voire aucune protéine ou micronutriment. Il est estimé qu’environ 36 à 39 pour cent de la population dans l’Ali Sabieh (Zone pastorale du Sud-est) et l’Obock ont une consommation alimentaire médiocre, et que 75 à 79 pour cent ont très peu de diversité alimentaire, ce qui souligne la situation précaire de la sécurité alimentaire des ménages pauvres dans ces deux régions, en particulier.

    L’UNICEF et les partenaires du groupe de la sécurité alimentaire ont fait des évaluations de la nutrition en mai, sur un échantillon de 1.238 enfants, de six ans à 59 mois, à l’aide du critère de mesure de la circonférence de l’avant bras. Les résultats suggèrent que la prévalence de Malnutrition aigüe globale (MAG) dans les régions pastorales du Sud-est dans l’Al Sabieh et l’Obock était de 24,5 et 31 pour cent, respectivement, ce qui est supérieur à la moyenne nationale du MAG équivalant à 11,5 pour cent. La Malnutrition aigüe sévère (MAS) était située entre 6,1 et 6,8 pour cent, respectivement, comparativement à une moyenne nationale de 3,5 pour cent. L’évaluation de l’UNICEF et du groupe avait également permis de constater que les admissions à des centres de traitement pour la MAS et la Malnutrition aigüe modérée (MAM) étaient les plus nombreuses dans les régions pastorales de l’Obock et les zones d’habitations précaires à haute densité de Balbala dans la ville de Djibouti, qui regroupe près de 35 pour cent de la population du pays. Quelque 67 enfants étaient admis dans des centres de traitement de la MAS en juin, comparé à 25 en mai dans l’Obock, tandis que 129 enfants étaient admis à Balbala en juin, comparé à 83 en mai. L’augmentation du nombre d’admissions à Balbala, indique peut-être une augmentation saisonnière de la malnutrition pendant la période estivale de soudure, et démontre qu’un suivi étroit de l’insécurité alimentaire urbaine est nécessaire.

    Les prix des principaux produits alimentaires, incluant la farine de blé, le riz et le sucre, de même que du kérosène, sont restés stables en général pendant le mois de juin, comparé à mai, ce qui est sans doute attribuable à une augmentation des envois alimentaires aux ménages pauvres, provenant des États du Golfe et des ménages plus aisés, pendant le Ramadan. Pour autant, les prix stables des marchés sont soutenus par une structure de marchés en vertu de laquelle un petit nombre de commerçants importants fixent les prix des produits au dessus des niveaux d’équilibre, masquant les fluctuations sous-jacentes dans l’offre et la demande. Le pouvoir d’achat des éleveurs est diminué pendant que l’embonpoint du bétail et la production laitière baissent, plus tôt que d’habitude, en particulier dans les régions pastorales du Sud-est et de l’Obock, alors que des ventes de bétail accrues ont lieu.

    Les niveaux de Crise de l’insécurité alimentaire (Phase 3 de l’IPC) devraient continuer jusqu’à la fin de la période de soudure en septembre, dans les régions pastorales du Sud-est et de l’Obock. Les résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC) se poursuivront probablement pendant la majorité de 2015, en raison de la médiocrité des pluies saisonnières cumulées, donnant lieu à une production laitière limitée et une productivité réduite du bétail, auxquelles s’ajoutent la réduction saisonnière des possibilités d’emploi (pendant que les employeurs aisés partent en vacances de juin à août), et le manque de stratégies d’adaptation alternatives viables. Cependant, l’aide humanitaire et l’augmentation des envois alimentaires destinés aux ménages pauvres, du moins pendant la période du Ramadan, permettront sans doute d’éviter une plus grande détérioration des résultats de la sécurité alimentaire. Les autres régions du pays devraient rester dans une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Figures Seasonal Calendar in a Typical Year

    Figure 1

    Seasonal Calendar in a Typical Year

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Cumul de pluviométrie dans la Zone sud-est frontalier, 1er janvier au 10 juillet 2015

    Figure 2

    Figure 1. Cumul de pluviométrie dans la Zone sud-est frontalier, 1er janvier au 10 juillet 2015

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 1

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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