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La période de soudure accroît l’insécurité alimentaire jusqu’à la fin septembre dans les régions du Sud-est et urbaines

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Djibouti
  • Juillet 2013
La période de soudure accroît l’insécurité alimentaire jusqu’à la fin septembre dans les régions du Sud-est et urbaines

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  • Messages clé
  • Previsions jusqu'a la fin septembre 2013
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    • Les impacts de saisons médiocres successives, y compris  les pluies de Diraac/Soughoum, en particulier dans la zone des moyens de subsistance pastoraux du Sud-est (frontalier), auxquelles s’ajoutent des possibilités de travail moindres, un approvisionnement alimentaire plus faible des ménages en provenance de l’aide humanitaire et l’accès limité au produits d’élevage, réduiront probablement l’accès alimentaire des ménages pauvres en milieu rural et urbain jusqu’à la fin septembre.   

    • Les ménages pauvres dans les zones rurales des groupes de moyens de subsistance du Sud-est et du Nord-ouest, de même que les ménages pauvres en zone urbaine devraient  rester dans une situation d’insécurité alimentaire de niveau de Stress (Phase 2 de l’IPC) et de Crise (Phase 3 de l’IPC) au moins pendant la période de soudure de juillet à août. 

    • Une insécurité alimentaire préoccupante pour les ménages pauvres est illustrée par des taux très élevés de malnutrition des enfants excédant les seuils critiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans toutes les régions du pays, à l’exception d’Ali Sabieh. 

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    Au niveau national

    • Les possibilités de travail encore plus réduites en juillet avec la baisse saisonnière des activités commerciales pendant le Ramadan.
    • Les possibilités de travail resteront faibles pendant la période de soudure du mois d’août, mais devraient s’améliorer un peu à la mi-août, à la fin de la période de jeûne du Ramadan.

    Sud-est (frontalier) et  zone pastorale de l’Obock

     

    • Les pluies insuffisantes de Diraac/Soughoum de mars à juin ont donné lieu à un début précoce de la période de soudure en mai.
    • Cependant, des pluies modérées et des températures plus basses qu’au cours d’une saison normale devraient entraîner un épuisement modéré des ressources dans ces zones uniquement.   

    Previsions jusqu'a la fin septembre 2013

    Les perspectives pour les ménages pauvres dans les zones du Sud-est, du Nord-ouest et dans les zones urbaines suggèrent une insécurité alimentaire croissante jusqu’à la fin septembre, en raison à la fois de la détérioration accrue de la productivité du bétail, suivant plusieurs saisons médiocres successives (les pluies de Diraac/Soughoum en 2012 et les pluies de Heys/Dadaa en 2013), d’un déficit de l’aide humanitaire et de la diminution des possibilités de travail. Toutefois, des pluies Karan/Karma favorables de juillet à septembre pourraient réduire l’insécurité alimentaire accrue pour les ménages pastoraux vulnérables du groupe de moyens de subsistance du Nord-ouest, d’octobre à décembre.

    Par contre, les perspectives pour le Sud-est indiquent une insécurité alimentaire accrue pour la majeure partie de l’année, puisque la prochaine saison de pluies importantes, le Heys/Dadaa, n’est pas attendue avant octobre. Les pénuries d’eau s’aggravent et sont sévères à Kabah Kabah et Assamo dans la région d’Ali Sabieh, où les ménages doivent marcher plus de deux heures pour accéder à l’eau. Par conséquent, l’embonpoint du bétail et la productivité ont diminué en juin jusqu’à la mi-juillet, s’ajoutant à la réduction des ressources provenant du bétail  chez les ménages pauvres. Même si des pluies généralement favorables ont amélioré la productivité dans les zones de subsistance du Nord-ouest et du Centre, l’élevage ne représente que 15 pour cent du revenu des ménages et n’est pas suffisant pour combler l’écart de revenu et de consommation alimentaire pour les ménages pauvres pendant la période de soudure de juillet à août, alors que d’autres sources de revenu diminuent. En plus de l’insuffisance des pluies saisonnières, les facteurs à l’origine de l’insécurité alimentaire actuelle incluent la diminution des possibilités de travail, en raison de la production plus faible, et des activités commerciales pendant le Ramadan (mi-juillet à mi-août), des quantités réduites de l’aide humanitaire et des possibilités limitées de travail puisque les employeurs quittent Djibouti pour les vacances estivales.

    Les résultats de l’évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence menée en mai par le groupe pour la sécurité alimentaire de Djibouti (PAM, FAO, FEWS NET, UNICEF, Organisation mondiale de la santé (OMS), ministère de l’Agriculture et ministère de la Santé) montrent des niveaux préoccupants de malnutrition dans les zones de moyens de subsistance pastoraux du Sud-est et du Nord-ouest. Les évaluations de la nutrition menées démontrent des taux de malnutrition qui dépassent les seuils d’urgence de l’OMS dans toutes les régions du pays, y compris Arta, Dikhill, Obock et Tadjourah (à l’exception de la région d’Ali Sabieh), apparemment dus aux distributions d’aide alimentaire relativement plus faibles dans les zones pastorales du Sud-est. La prévalence de la malnutrition aiguë globale (MAG) (poids/taille) va de 16,5 à 23,5 pour cent (le seuil d’urgence de l’OMS est de 15 pour cent) et la prévalence de malnutrition aiguë sévère (MAS) de 1,2 à 7,4 pour cent (le seuil d’urgence de l’OMS est de 2 à 3  pour cent) dans ces régions. Les rations alimentaires ont été augmentées depuis, afin de cibler 74 pour cent de la population rurale à Arta, soit une hausse de 41 pour cent. En général, les taux de MAG de mai 2013 qui sont de 12,9 pour cent sont défavorables par rapport aux taux de MAG antérieurs, d’environ 7,8 pour cent, d’après l’enquête SMART de mai 2010. Les taux élevés de malnutrition infantile qui se sont manifestés juste avant le début de la période de soudure suggèrent que l’insécurité alimentaire aiguë pourrait considérablement s’aggraver jusqu’à la fin septembre.

    Les résultats des évaluations suggèrent que près de 27, 20 et 6 pour cent des ménages pastoraux, respectivement dans les groupes de moyens de subsistance du Sud-est, du Nord-ouest et du Centre, étaient classifiés dans la Phase 3 de l’IPC. Dans l’ensemble, environ 60 à 75 pour cent des ménages ruraux étaient classifiés dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë de Stress et de Crise (Phases 2 et 3 de l’IPC). 

    Zones pastorales du Sud-est frontalier, bordure de route et région d'Obock

    Les perspectives de la sécurité alimentaire de juillet à septembre pour les ménages pastoraux vulnérables dans le Sud-est et l’Obock indiquent une situation de plus en plus précaire, tandis que la période de soudure s’intensifie. Les conséquences d’une nutrition médiocre, qui a commencé dès mai, après des pluies insuffisantes successives, y compris les pluies de Diraac/Soughoum, soulignent la détérioration rapide probable de l’insécurité alimentaire aiguë jusqu’à la fin septembre. L’aide humanitaire pour juin et juillet au cours de la période de soudure correspond à 600 millions de tonnes, bien en dessous de la quantité normale de 1,100 millions de tonnes, en raison des contraintes pesant sur les ressources. Les ménages pauvres font de plus en plus appel à des stratégies d’adaptation négatives, en particulier l’expansion de la production de charbon de bois. Un nombre croissant de ménages dans le Sud-est partagent aussi leur nourriture avec les chèvres pour leur donner de l’embonpoint afin de fournir un revenu pour l’achat de denrées alimentaires.

    Ménages urbains pauvres, essentiellement dans le quartier de Balbala, ville de Djibouti

    Il est prévu que l’insécurité alimentaire augmentera jusqu’à la fin septembre pour les ménages pauvres dans les centres urbains, notamment dans le quartier densément peuplé de Balbala, représentant plus de 35 pour cent de la population du pays. Le second mois de la saison de soudure (juillet) est toujours particulièrement difficile. Outre l’impact de la période de soudure de juin à août, le Ramadan se caractérise par des activités commerciales limitées, ce qui diminue les sources de revenu et réduit la capacité d’acheter des denrées alimentaires. Les résultats des évaluations urbaines du groupe de la sécurité alimentaire pour Djibouti en mai suggèrent que les ménages très pauvres seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) au moins jusqu’à la fin septembre. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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