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Des améliorations probables relatives à la sécurité alimentaire aiguë pour la zone des moyens de subsistance du nord-ouest pastoral

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Djibouti
  • Août 2013
Des améliorations probables relatives à la sécurité alimentaire aiguë pour la zone des moyens de subsistance du nord-ouest pastoral

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  • Messages clé
  • Previsions jusqu'a la fin septembre 2013
  • Messages clé
    • Une phase de Crise d’insécurité alimentaire (Phase 3 de l’IPC) devrait se poursuivre jusqu’à la fin décembre dans les Zones pastorales du sud-est et d’Obock. Des saisons pluvieuses consécutives et médiocres, auxquelles s’ajoutent une prévision de faible production pour le bétail et une diminution des possibilités de travail, augmentent les déficits alimentaires des ménages. 

    • Des pluies sensiblement plus abondantes de Karan/Karma sont prévues de juillet à septembre, améliorant ainsi l’insécurité alimentaire aiguë qui passera de la phase de Crise à la phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) de septembre à décembre dans la Zone des moyens de subsistance du nord-ouest pastoral. 

    • La phase de Stress d’insécurité alimentaire aiguë devrait continuer jusqu’en décembre pour la majorité des ménages pauvres des zones urbaines de la ville de Djibouti. Cependant, le programmes des coupons alimentaires à l’intention des ménages vulnérables (de juillet à septembre, couvrant le Ramadan et l’Aïd), en plus des programmes d’aide alimentaire et humanitaire, devraient améliorer l’accès des ménages aux vivres. 

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    Au niveau national

    • La forte augmentation (+ 156 %) de l’aide alimentaire pendant le mois du Ramadan et l’Aïd el-Fitr renforce l’assistance du PAM en cours.
    • Les programmes d’aide alimentaire ciblée des organisations gouvernementales et religieuses couvriront une partie des besoins alimentaires des ménages pauvres jusqu’en septembre.

    Communautés pastorales du sud-est (frontalier) et d’Obock

    • Épuisement accéléré des ressources pastorales dû à une succession de saisons médiocres depuis octobre 2012.
    • Un épuisement croissant des ressources pastorales jusqu’à la fin décembre dans le sud-est en raison de périodes de soudures prolongées.

    Communautés pastorales du nord-ouest

    • De fortes pluies ont entraîné une perte de bétail à Tadjourah et dans le nord-ouest, avec le début de la saison pluvieuse de Karan/Karma en juillet.
    • Les prévisions pour le reste de la saison annoncent des pluies normales dans le nord-ouest, ce qui pourrait permettre de régénérer les ressources en pâturage et en eau.

    Previsions jusqu'a la fin septembre 2013

    Les ménages pauvres dans le nord-ouest devraient s’attendre à une amélioration notable de la sécurité alimentaire en raison des récentes pluies et de meilleures infrastructures pour préserver les ressources en pâturage qui soutiendront la sécurité alimentaire des ménages grâce à la production animale et aux possibilités de travail concomitantes. Même si la disponibilité du pâturage augmentera sans doute la production laitière, ainsi que la productivité et la valeur du bétail, les tailles des troupeaux correspondent à un quart de ce qu’elles sont habituellement pour soutenir pleinement la sécurité alimentaire des ménages. Certains endroits du nord-ouest n’ont pas eu beaucoup de pluies, tels que le secteur de Yoboki (les localités d’Allouli et de Moutrous). L’insécurité alimentaire aiguë pour les ménages pauvres dans le nord-ouest s’améliorera toutefois, passant à la phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à la fin de la période des prévisions en Décembre.

    L’aide alimentaire du PAM continuera à cibler 60 à 80 pour cent de la population dans les zones rurales, malgré un panier alimentaire incomplet (600 métriques tonnes actuellement, par rapport aux 1 100 métriques tonnes en saison normale) d’août jusqu’à la fin octobre. Cet élément augmentera sans doute encore l’insécurité nutritionnelle, puisque les taux de malnutrition aiguë globale sont déjà supérieurs à 20 pour cent dans la plupart des régions. Vers la fin du mois de Ramadan cependant, des distributions ponctuelles de denrées alimentaires, effectuées par les autorités gouvernementales en partenariat avec des organisations religieuses, ont ciblé les ménages pauvres. Environ 21 000 ménages à travers le pays en ont bénéficié, et la vaste majorité a reçu des rations doubles en juillet. Il est probable que l’augmentation de la couverture atténuera une nouvelle détérioration de la sécurité alimentaire jusqu’en septembre.

    Zones pastorales du sud-est (frontalier) et d'Obock

    Après une saison Diraac/Soughoum médiocre, suivie par une saison sèche plus longue de mai à septembre, les ménages pastoraux de la zone frontalière du sud-est et de la région rurale de l’Obock sont dans une situation de Crise d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC), qui durera probablement jusqu’à la fin Décembre. La saison actuelle des pluies de Karan/Karma n’est pas suffisante pour atténuer ces conditions de sécheresse pour les communautés pastorales du sud-est ; par conséquent, il faut s’attendre à une nouvelle réduction de la disponibilité du lait et à une détérioration de la production et de la valeur animalière, en phase avec le déclin actuel des ressources en pâturage. Les ménages pauvres continuent à partager les denrées alimentaires avec les troupeaux, au détriment de leur propre consommation, dans le but d’améliorer la productivité du bétail. Cette stratégie de survie récemment adoptée, en particulier dans le sud-est, démontre que les ménages affectés compensent la faible demande pour le travail saisonnier et le revenu médiocre conformément à la tendance saisonnière, ainsi que les lacunes alimentaires, en ayant recours à des méthodes nuisibles à court et moyen termes. En dépit de l’aide alimentaire actuelle, les ménages dans ces zones resteront probablement en situation de Crise, à la suite de la pluviosité médiocre, des pertes cumulées de bétail et d’un déclin des stratégies d’adaptation traditionnelles (charbon de bois et envois d’argent des migrants).

    Ménages urbains pauvres, essentiellement dans le quartier de Balbala de la ville de Djibouti

    Dans les zones urbaines, l’insécurité alimentaire est marquée par le manque de possibilités de travail, et des prix des produits alimentaires et du kérosène toujours à des niveaux élevés, bien que stables. Les emplois salariés proposent moins de travail en été, comme par exemple la construction ou les activités portuaires qui sont habituellement rares jusqu’en Septembre. Les capacités d’achat de nourriture des ménages pauvres demeurent faibles pendant cette période de l’année, en raison des dépenses élevées encourues pendant le Ramadan et les dépenses scolaires anticipées pour Septembre. Cependant, les interventions des partenaires et du gouvernement, par le biais du programme de coupons alimentaires dans les zones les plus vulnérables de Balbala, ont quelque peu atténué l’impact de ces chocs. La vaste majorité des ménages urbains, constituant 55 pour cent de la population du pays, s’attendra probablement à une situation de Stress d’insécurité alimentaire aiguë jusqu’à la fin Décembre. Quelques ménages urbains très pauvres, représentant moins de 20 pour cent de la population urbaine, seront sans doute confrontés à une situation de Crise jusqu’à la fin Septembre. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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