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Les récoltes moyennes des saisons A et B augmentent l’accès alimentaire jusqu’en septembre 2024

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Burundi
  • Février - Septembre 2024
Les récoltes moyennes des saisons A et B augmentent l’accès alimentaire jusqu’en septembre 2024

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  • Messages clé
  • Aperçu national
  • Calendrier saisonnier pour une année typique
  • Zones de préoccupation Zone de moyens d’existence des dépressions du Nord (Figure 7)
  • Messages clé
    • Des résultats de stress alimentaire (Phase 2 de l’IPC) sont attendus dans les zones de moyens d’existence des Dépressions du Nord et de l’Est et des Plateaux Secs de l’Est, tirés par la production agricole moyenne de la saison 2024 A et l’augmentation des opportunités de main d’œuvre agricole qui amélioreront probablement l’accès à la nourriture et aux revenus jusqu’en mai 2024. Cette situation devrait perdurer de juin à septembre 2024, soutenue par une production agricole proche de la moyenne de la saison B. Cependant, la hausse des prix alimentaires et les opportunités transfrontalières de revenus inférieures à la moyenne risquent de limiter l’accès des ménages très pauvres à des sources de nourriture et de revenus suffisantes.
    • Depuis janvier, les prix des denrées alimentaires se sont stabilisés par rapport à l’année dernière en raison des précoces de la saison 2024 A, bien que les prix restent 30 à 45 pour cent supérieurs à la moyenne quinquennale. Les prix élevés des denrées alimentaires sont attribués à l’augmentation du coût des produits alimentaires importés en raison inflation nationale, une augmentation des dépenses pour les intrants agricoles et une augmentation des coûts de carburant et de transport. Le prix du maïs aux producteurs a été fixé par le gouvernement à un minimum de 1.700 BIF/kg, soit environ150 pour cent au-dessus du prix fixé en 2021. Même si la hausse des prix du maïs a pour effet positif d'encourager les ménages moyens et aisés à investir dans l'agriculture, elle risque de limiter l'accès alimentaire des ménages pauvres et très pauvres qui dépendent des achats sur le marché pendant la période de soudure d'avril et mai 2024.
    • Les cultures de la saison 2024 B devraient commencer à temps en février, car des précipitations supérieures à la moyenne et une disponibilité accrue d'engrais, subventionnés à 60 pour cent par le gouvernement, devraient encourager les agriculteurs à investir dans la saison agricole. Cependant, les prix élevés du haricot devraient limiter l’accès aux semences de haricots, et les précipitations attendues supérieures à la moyenne risquent d’affecter négativement les cultures de haricots, vulnérables aux précipitations excessives.
    • Bien que l'inflation soit tombée à10 pour cent en dessous du niveau du mois dernier, le déficit commercial, la dette extérieure et les prêts au secteur privé ont augmenté de plus de 30 pour cent par rapport au niveau de l'année dernière, tandis que les réserves de change sont inférieures de 5 pour cent à l'année dernière et de 10 pour cent à la moyenne des quatre dernières années et devraient couvrir moins plus d'un mois de besoins d'importation. Ces indicateurs macroéconomiques à des niveaux critiques sont susceptibles de conduire à une instabilité du franc burundais (BIF), avec une hausse du taux de change officiel 70 pour cent inférieur à celui du marché parallèle et 20 pour cent supérieur à la moyenne du quatrième trimestre 2023, entraînant une faible capacité d'importation et augmentant le prix des produits importés, notamment le carburant et la nourriture.
    • En raison du déficit de financements, environ 56 000 réfugiés et demandeurs d'asile reçoivent environ 75 pour cent de leur ration alimentaire habituelle. Cette pénurie d’aide alimentaire est susceptible de contribuer au stress ! (Phase de l’IPC !) parmi ces ménages. Les déficits de financement devraient persister jusqu’en septembre 2024, obligeant le PAM à réduire encore la portion des rations. Environ 10 500 personnes qui sont rentrées après le début de la saison 2024 A en août et ont épuisé leur aide alimentaire au retour sont en situation d'insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l'IPC) qui devraient persister jusqu'à la période des récoltes de la saison B en juin 2024.

    Aperçu national

    Situation actuelle

    La production agricole : En février, les ménages s’occupent généralement de la récolte de la saison A, qui représentent 35 pour cent de la production agricole annuelle, la récolte de haricots et de maïs ayant lieu principalement dans les zones de basse altitude et la récolte de maïs dans les zones de haute altitude. Les tubercules (patate douce et manioc) sont produits dans tout le pays, tandis que le riz est produit uniquement dans les périmètres irrigués des zones de basse et moyenne altitudes. Par ailleurs, la préparation des terrains et les semis sont en cours pour de la saison B dont la récolte se situe entre juin et août, représentant environ 50 pour cent de la production annuelle, dont le haricot est le plus dominant.

    Les précipitations pour la saison 2024 A (septembre à décembre) a démarré à temps et a été supérieure à la moyenne nationale (Figure 1). Les régions du Nord ont reçu des précipitations près de la moyenne, alors que les précipitations ont été supérieures à la moyenne dans le sud. Ces précipitations excessives ont provoqué inondations le long du lac Tanganyika et des rivières importantes, détruisant les infrastructures et causant des dommages localisés sur les cultures de la saison 2024 A.

    Grâce au début opportun des précipitations, les récoltes de la saison 2024 A ont eu lieu à temps, libérant des terres pour les cultures de la saison 2024 B en février. En plus des précipitations favorables de la saison 2024 A, la disponibilité accrue d’engrais et de semences de maïs améliorées, subventionnées à 60 pour cent par le gouvernement, soutient la production de la saison 2024 B. Ainsi, environ 3 000 coopératives agricoles (SANGWE), regroupant 75 000 agriculteurs, sont directement supervisées par les structures techniques du gouvernement. Compte tenu de la politique de l’élevage en stabulation permanente du bétail, les propriétaires de vastes zones agricoles (plus de deux hectares) dans les zones de moyens d’existence des Hautes Altitude ont intensifié leurs activités agricoles, offrant ainsi des opportunités de travail aux ménages pauvres et très pauvres.

    Toutefois, la production du haricot, qui représente 15 pour cent de la production totale de la saison A, devrait être inférieure à la moyenne dans les Dépressions de l'Est et les Plateaux Secs de l'Est en raison de la grande vulnérabilité de cette culture aux précipitations excessives. En plus, dans ces deux zones, la Mosaïque Sévère du Manioc et la Striure Brune affectent négativement la production du manioc, l'une des spéculations les plus cultivées, menant à une récolte de la saison 2024 A inférieure à la moyenne.

    Dans le reste du pays, la production devrait être relativement bonne pour les cultures généralement tolérantes aux pluies abondantes, comme les tubercules, les céréales et les bananes, contribuant ainsi à réduire l'écart dû à la baisse de la production du haricot. La production agricole devrait être partiellement réduit dans la zone de moyens d’existence de la Plaine de l’Imbo et le long d’importantes rivières réparties sur tout le territoire national en raison d’inondations localisées. Selon l'institut national de gestion des semences (ISABU), unepénurie de matériel de plantation de pommes de terre pour la saison en cours réduit la production de tubercules dans la zone de subsistance des Hautes Altitudes, mais une production de maïs supérieure à la moyenne réduit l'écart la production induit oar la réduite de pommes de terre.

    Les précipitations supérieures à la moyenne attendues devraient créer des conditions météorologiques propices à la production de cultures de rente, notamment le café, le thé et l’huile de palme. Cela devrait donner des récoltes moyennes à supérieures à la moyenne, fournissant un revenu stable à environ 45 pour cent des propriétaires de cultures, principalement issus de ménages aisés et aux revenus moyens. En outre, l’amélioration de la production agricole devrait générer des opportunités d’emploi pour les ménages pauvres et très pauvres, leur permettant de gagner des revenus grâce à diverses activités agricoles.

    Figure 1

    Anomalie mensuelle nationale des performances pluviométriques
    National monthly anomaly in rainfall performance

    Source: Source: FEWS NET/USGS

    Sources de revenus: Selon l’enquête du Système de Suivi de la Sécurité Alimentaire (FSMS) du PAM menée en février 2023, les ménages burundais tirent une part importante de leurs revenus de diverses sources. Environ la moitié de leur revenu total provient de la production de cultures de base et de l'agriculture, avec 20 pour cent provenant de la vente de main-d'œuvre, 20 pour cent d'activités liées à l'élevage, 5 pour cent du petit commerce et 5 pour cent d'activités liées aux cultures de rente (Figure 2). La production végétale, l’élevage, le petit commerce et les cultures de rente fournissent des revenus aux ménages moyens et aisés, tandis que les ménages pauvres et très pauvres tirent l’essentiel de leurs revenus du travail de main d’oeuvre agricole, de l’élevage et des cultures de rente.

    Figure 2

    Parts du revenu total des ménages par source parmi les ménages ruraux, sur la base d'une enquête nationale de février 2023 (n = 2 705 ménages)
    Share of total household income by source among rural households, based on a February 2023 national survey (n = 2,705 households)

    Source: Source: WFP/CFSVA

    En février, les opportunités de main d’œuvre intensive liées aux récoltes de la saison 2024 A et à la préparation des terres pour la saison 2024 B apportent une amélioration des revenus aux ménages pauvres, qui bénéficient d’une augmentation notable de 30 à 50 pour cent des salaires du travail, par rapport à l’année précédente. Les ménages moyens et aisés ont augmenté leurs revenus en vendant une partie substantielle de leur production, profitant ainsi de la hausse des prix alimentaires. Le prix du maïs fixé par le gouvernement à 1 700 BIF/kg, soit 150 pour cent au-dessus du prix de 2021, contribue à l’augmentation des revenus des producteurs de maïs. Cependant, la hausse des prix alimentaires pour les producteurs réduira le pouvoir d’achat des ménages pauvres et très pauvres, qui dépendent des achats sur le marché.

    L'amélioration de l'accès aux opportunités transfrontalières en Tanzanie après le COVID-19, y compris les activités agricoles, le petit commerce et l'emploi fondé sur la main-d'œuvre, augmente progressivement les revenus des ménages pauvres et très pauvres des dépressions de l'Est, des Plateaux Secs de l'Est et de Buragane. Les salaires journaliers en Tanzanie sont 60 pour cent plus élevés qu'au Burundi, ce qui augmente les revenus des ménages et atténue la concurrence pour les emplois disponibles localement au Burundi. Ces opportunités améliorent l’accès aux revenus et à la nourriture pour les ménages pauvres et très pauvres.

    Cependant, en raison des tensions politiques accrues entre le Burundi et le Rwanda, les activités frontalières sont restreintes, réduisant la circulation des personnes et des biens et limitant l'accès aux opportunités transfrontalières, principalement dans le Nord du pays. Alors que les salaires du travail au niveau national ont augmenté de 50 pour cent au-dessus du taux de l'année dernière et de 70 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale, les salaires du travail dans la zone de moyens d’existence des Dépressions du Nord sont 40 pour cent inférieurs à la moyenne nationale. Le niveau bas des revenus de main d’oeuvre dans la zone est particulièrement important dans le contexte de la hausse des prix alimentaires, réduisant les termes de l’échange pour les ménages pauvres et très pauvres de la zone qui dépendent du marché pour leurs achats alimentaires, les rendant ainsi plus vulnérables aux effets de la hausse des prix alimentaires.

    Conditions économiques : L'Institut National de la Statistique du Burundi (INSBU) a indiqué un taux d'inflation de 20 pour cent, 7 pour cent en dessous d’octobre 2023 mais 10 pour cent au-dessus de la moyenne des quatre ans. La stabilité et la baisse saisonnière des prix des produits alimentaires par rapport à l'année dernière contribuent à la diminution de l'inflation, car le taux d'inflation des produits alimentaires a ralenti mais reste supérieur de 23 pour cent à celui de l'année dernière. Cependant, la plupart des indicateurs macroéconomiques restent à des niveaux critiques, notamment le déficit commercial, la dette extérieure et les prêts au secteur privé, qui sont respectivement 50, 40 et 30 pour cent supérieurs aux niveaux de l'année dernière. Les réserves de change sont inférieures de 5 pour cent à l'année dernière et de 10 pour cent à la moyenne des quatre dernières années. Pour remédier à l'instabilité du BIF et réduire l'écart entre les marchés officiels et parallèles, la Banque de la République du Burundi (BRB) a levé l'interdiction des bureaux de change en octobre 2022 et a augmenté le montant le taux de change officiel du BIF de 35 pour cent, mais le taux de change a augmenté de près de 40 pour cent entre mai 2023 et Février 2024. Cependant, la pénurie de réserves de change persiste et le taux de change officiel reste environ 70 % inférieur à celui du marché parallèle et environ 20 % supérieur à la moyenne du quatrième trimestre 2023. Les défis macroéconomiques persistants entraînent une faible capacité d'importation et une augmentation des coûts de articles importés. Début octobre 2023,le prix du carburant a augmenté à 4 350 BIF le litre, soit environ 5,8 USD le gallon, 40 pour cent au-dessus du prix de juillet et 70 pour cent au-dessus du prix de l'année dernière. La hausse des prix du carburant et les coûts élevés de transport des denrées alimentaires entraînent une hausse des prix des denrées alimentaires.

    Prix des denrées alimentaires : Malgré les difficultés économiques persistantes, les prix des denrées alimentaires étaient relativement stables à partir de fin 2023, soutenu par la récolte de la saison 2023 C supérieure à la moyenne. La récolte sur pied de la saison 2024 A, a encore stabilisé les prix des denrées alimentaires en janvier, contribuant à une baisse de 5 pour cent et 15 pour cent par rapport à l'année dernière pour le maïs et les haricots, respectivement (Figure 3), bien que le riz, le manioc et les patates douces restent en hausse de 10 pour cent. Toutefois, les prix des denrées alimentaires restent 30 à 45 pour cent supérieurs à la moyenne quinquennale. Ces augmentations de prix sont attribuées à l'augmentation du coût des produits alimentaires importés en raison de l'inflation nationale, de l'augmentation des dépenses en intrants agricoles et des coûts élevés du carburant et du transport.

    En outre, l'insécurité croissante dans l'est de la RDC a limité la production agricole locale, ce qui a entraîné une augmentation de la demande d'exportations vers la RDC, en particulier pour le riz et le maïs. Les ménages et les négociants continuent d'exporter officieusement des haricots vers la Tanzanie et le Rwanda, en raison des taux de change favorables de la monnaie locale, qui sont 60 pour cent plus élevés en Tanzanie et près de trois fois plus élevés au Rwanda, ce qui crée des incitations économiques pour ce type de commerce transfrontalier. L'augmentation des salaires d'environ 50 % par rapport à l'année dernière atténue la hausse des prix des denrées alimentaires, améliore le pouvoir d'achat et facilite l'accès aux denrées alimentaires sur les marchés.

    Figure 3

    Dynamique des prix des alimentaires de bas
    Food commodity price dynamics

    Source: Source: PAM/SIP

    Aide alimentaire humanitaire : Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Burundi accueille environ 85 000 réfugiés vivant dans des camps et des zones urbaines. En raison d'un déficit de financement, quelque 56 000 réfugiés et demandeurs d'asile hébergés dans des camps reçoivent environ 75 pour cent de leur ration alimentaire habituelle et devraient faire face à des situations de stress ! alimentaire aiguë (Phase 2 de l’IPC !). Les déficits de financement persisteront probablement jusqu’en septembre 2024, obligeant le PAM à réduire la taille des rations. Environ 10 500 personnes qui sont rentrées après le début de la saison 2024 A en août et ont épuisé leur aide alimentaire au retour sont confrontées à une situation d'insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l'IPC) jusqu'à la période des récoltes de la saison 2024 B en juin 2024. Une évaluation menée par le HCR vers la fin de 2023 a indiqué que près de 40 pour cent des ménages rapatriés ont utilisé leur allocation en espèces pour l'acquisition de terres (champs), mais seulement 13 pour cent ont pu pratiquer l'agriculture au cours de la saison 2024 A car ils sont confrontés à une pénurie de semences et d'outils agricoles. Environ 75 pour cent des rapatriés ont accès à leurs terres mais ont généralement besoin d’environ deux ans pour retrouver leurs moyens d’existence habituels, tandis que l’aide humanitaire reçue à leur arrivée ne couvre que trois mois.

    Une aide alimentaire humanitaire est également fournie à 47 000 personnes touchées par des chocs climatiques et socio-économiques qui ont été assistées d'octobre à décembre à Ngozi, Kirundo, Muyinga, Cibitoke et Bujumbura, en utilisant une combinaison de transferts en nature et en espèces, couvrant la totalité des besoins caloriques des personnes assistées.

    Conflit et insécurité : Des violences localisées ont été signalées de janvier à décembre 2023 dans les provinces de Bujumbura, Bubanza et Cibitoke, notamment les attaques armées et disparitions forcées. Début décembre 2023, les Forces de Défenses Nationales (FDN) burundaises se sont officiellement retirées de l'est de la RDC, où elles étaient déployées depuis novembre 2022 au sein de la force régionale de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) en RDC. Cependant, les troupes burundaises ont été déployées dans l’est de la RDC à partir de septembre 2023 et combattent aux côtés des troupes des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) contre le groupe rebelle M23. De nouvelles tensions entre le Burundi et le Rwanda ont été déclenchées par des attaques armées au cours desquelles une vingtaine de personnes ont été tuées en décembre 2023. dans la localité Gatumba, près de la frontière avec la RDC. Des tensions politiques croissantes ont resurgi fin 2023 et début 2024 entre le Burundi et le Rwanda. Le gouvernement burundais a décidé de fermer les frontières terrestres avec le Rwanda, limitant la circulation des personnes et des biens, et a également expulsé certains Rwandais.

    Résultats actuels en matière de sécurité alimentaire

    La production agricole moyenne de la saison 2024 A et l’amélioration des opportunités de main d’œuvre agricole sont susceptibles d’améliorer l’accès alimentaire dans les Dépressions du Nord, favorisant ainsi la transition d’une insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC) à une insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) de février à mai 2024. En raison de l’amélioration de l’accès à la nourriture et de la stabilisation des prix alimentaires, les zones de moyens d’existence des Dépressions de l’Est et des Plateaux Secs de l’Est devraient connaître des résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC), même si les ménages pauvres continueront probablement à être confrontés à une hausse des prix alimentaires et à des opportunités de revenus inférieures à la moyenne. Les réfugiés, qui reçoivent une aide couvrant environ 75 pour cent de leurs besoins alimentaires depuis fin 2023, devraient également être confrontés à des situations de Stress (Phase 2 de l’IPC). Cependant, les ménages de l’ouest du pays devraient connaître des résultats de sécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) en raison de l’amélioration de l’accès à la nourriture à partir des par rapport à la saison A moyenne de 2024, de la stabilisation saisonnière des prix alimentaires, de l’augmentation des salaires du travail et d’un accès normal aux opportunités d’emploi.

    Figure 4

    Admissions mensuelles d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère (MAS), 2020-2022
    Monthly admissions of children with severe acute malnutrition (SAM), 2020–2022

    Source: Source: Ministère de la Santé

    Selon l’Analyse Globale de la Sécurité Alimentaire et de la Vulnérabilité (CFSVA) de septembre 2023 utilisant la méthodologie d'enquête SMART, la prévalence nationale de la malnutrition aiguë chez les enfants âgés de 6 à 59 mois est de 6,0 pour cent (5,4 à 6,6 pour cent). Cette prévalence indique un niveau d'alerte (MAG entre 5-9,9 pour cent), selon la classification IPC, au début de la période de soudure. L'amélioration de l'accès à la nourriture après la récolte moyenne de la saison A est susceptible de maintenir un niveau d'alerte de malnutrition aiguë dans les zones de subsistance des Dépressions de l'Est et du Nord et des Plateaux Secs de l'Est en raison de la nature déficitaire de la zone, suite à l'amélioration saisonnière de l'accès à la nourriture et à la nutrition (figure 4). Des niveaux d'alerte de malnutrition sont probables dans des zones localisées de la zone de subsistance de la Plaine de l'Imbo, où l'on s'attend à ce que les cultures soient détruites par les inondations, et dans le Nord et l'Est, où l'accès à la nourriture est limité par des revenus inférieurs à la moyenne provenant d'opportunités transfrontalières.


    Calendrier saisonnier pour une année typique
    Seasonal Calendar for a Typical Year

    Source: FEWS NET

    Hypothèses

    Entre février et septembre 2024, les résultats projetés de la sécurité alimentaire sont basés sur les hypothèses suivantes au niveau national:

    • Les conditions El Niño prévues à partir du début de 2024 devraient conduire à des précipitations supérieures à la moyenne de février à avril, mais les précipitations devraient diminuer progressivement jusqu'en mai 2024, pour devenir moyennes de juin à septembre 2024. Comme l’humidité du sol est rehaussée par les récentes pluies abondantes, davantage de glissements de terrain et inondations sont attendus au cours de la prochaine saison des pluies dans des zones localisées.

    • En raison de la forte vulnérabilité aux précipitations excessives, la production de haricots (qui représente 30 pour cent de la production totale de la saison B) devrait être inférieure à la moyenne. La production des cultures généralement tolérantes aux pluies abondantes, comme les tubercules, les céréales et les bananes, devrait être proche de la normale, compensant la récolte réduite de haricots et conduisant à une production agricole proche de la moyenne de la saison 2024 B.

    • Les cultures de la saison 2024 C devraient être moyennes, compte tenu des conditions sèches normales prévues de juin à août et du soutien du gouvernement sous forme de semences et d'engrais subventionnés pour promouvoir la production agricole.

    • De février à septembre, les opportunités de travail devraient augmenter de 15 pour cent par rapport à la moyenne en raison de l'augmentation des opportunités des activités de culture de rente et d'élevage soutenues par les précipitations supérieures à la moyenne attendues, encourageant probablement les ménages pauvres et très pauvres à s'engager davantage dans le travail agricole, le principale source de revenus pour environ 40 pour cent de la population totale.

    • Le paiement de main d’oeuvre au niveau national ont augmenté respectivement de 50 et 70 pour cent par rapport à l'année dernière et à la moyenne quinquennale, et devraient rester à ce niveau jusqu'en septembre 2024 et augmenter probablement le pouvoir d'achat des ménages dépendant des opportunités de main-d'œuvre agricole, ce qui représente environ 40 pour cent de la population totale.

    • L'ouverture de la frontière tanzanienne augmente l'accès aux opportunités transfrontalières, ce qui devrait augmenter les revenus jusqu'en septembre pour les ménages pauvres travaillant dans un emploi transfrontalier en Tanzanie, où le taux de salaire est 60 pour cent supérieur à celui du Burundi. Cependant, les revenus des ménages du Nord devraient diminuer en raison de la fermeture des frontières entre le Burundi et le Rwanda le 11 janvier 2024, tandis que l'insécurité croissante en RDC maintiendra les opportunités transfrontalières inférieures à la moyenne dans les régions de l’Ouest du pays.

    • Le taux d'inflation devrait être stable mais élevé, à environ 20 %, pendant la période de récolte et de post-récolte de février et mars, soutenu par la libéralisation des changes mise en œuvre en décembre 2023, avec des restrictions levées après sept ans sur les comptes en devises des organisations non gouvernementales (ONG) et des entités privées dans les banques commerciales. Cette politique devrait accroître les transactions en devises étrangères, puis augmenter légèrement le volume des transactions en devises étrangères et des transactions internationales.

    • La pénurie de réserves de change devrait persister et le taux de change officiel devrait rester inférieur d'environ 70 pour cent à celui du marché parallèle, les prix des biens importés, y compris le carburant, restant à un niveau élevé. Les pénuries de carburant devraient persister tout au long de la période analysée, et la principale source de carburant pour les ménages devrait être le marché non officiel, où le coût est deux à trois fois supérieur au prix normal, augmentant ainsi les coûts de transport et les prix des denrées alimentaires.

    • Le taux d'inflation devrait être stable mais élevé, à environ 20 %, pendant la période de récolte et de post-récolte de février et mars, soutenu par la libéralisation des changes mise en œuvre en décembre 2023, avec des restrictions levées après sept ans sur les comptes en devises des organisations non gouvernementales (ONG) et des entités privées dans les banques commerciales. Cette politique devrait accroître les transactions en devises étrangères, puis augmenter légèrement le volume des transactions en devises étrangères et des transactions internationales.

    Figure 5

    Gitega, projections intégrées des prix du haricot
    Gitega, beans integrated price projections

    Source: Source: SIP/PAM

    Figure 6

    Gitega, projections intégrées des prix du maïs
    Gitega, maize integrated price projections

    Source: Source: SIP/PAM

    • Les hostilités politiques internes devraient se poursuivre et s’intensifier dans tout le pays de juin à septembre 2024, à l’approche des élections législatives et administratives de mai 2025. Des attaques localisées de groupes armés sont probables près des frontières de la RDC et du Rwanda, en particulier dans les provinces de Bujumbura Rural, Bubanza et Cibitoke.

    • Entre février et septembre 2024, le HCR devrait faciliter le retour de 24 000 personnes sur les 245 705 réfugiés burundais dans les pays voisins, soit une moyenne de 3 000 rapatriés par mois. Environ 45 pour cent sont actuellement accueillis dans des camps de réfugiés tanzaniens, et la plupart des rapatriés devraient être accueillis dans l'est, le nord et le sud du Burundi

    • En raison de l'intensification des conflits intercommunautaires dans l'est de la RDC et de la réouverture des frontières du Burundi et de la RDC, le nombre de demandeurs d'asile au Burundi devrait passer de 87 520 personnes en décembre 2023 à environ 96 000 au cours de la période du scénario, avec environ 1 000 nouveaux arrivées mensuellement.

    • Environ 25 000 nouveaux déplacés sont attendus au cours des précipitations de forte intensité d'avril, comme l'année dernière dans des conditions climatiques comparables. Environ 20 % des nouvelles personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) sont susceptibles de retourner à leur lieu d'origine, et environ 100 000 PDI sont attendues jusqu'en juin, en raison des inondations qui seront probablement causées par des précipitations supérieures à la moyenne.

    • La saison A moyenne de 2024 devrait maintenir un niveau d’alerte de malnutrition aiguë jusqu’en mai 2024, et les précipitations attendues proches de la moyenne pour la saison B devraient maintenir un accès alimentaire stable, contribuant ainsi à une nouvelle amélioration vers un niveau nutritionnel acceptable. En raison de la perte localisée de sources de nourriture et de revenus, l’aire de répartition d’Alert (GAM 5–9,9 pour cent) sera probablement maintenue dans la zone de moyens d’existence de la plaine de l’Imbo, au Nord et à l’est.

    Résultats aigus les plus probables en matière de sécurité alimentaire

    Grâce à la production agricole moyenne de la saison 2024 A et à l’amélioration des opportunités de main d’œuvre agricole, des résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC) sont attendus entre février et mai 2024 dans les zones de moyens d’existence des Dépressions du Nord et de l’Est et des Plateaux Secs de l’Est, favorisant un meilleur accès à la nourriture et aux sources de revenus. La récolte de la saison 2024 B, proche de la moyenne, devrait permettre de maintenir l’accès à la nourriture jusqu’en septembre, maintenant ainsi les résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC). Cependant, la hausse des prix alimentaires, les revenus inférieurs à la moyenne issus des opportunités transfrontalières et les pertes localisées de haricots et de manioc restent des facteurs d’insécurité alimentaire pour les ménages pauvres et très pauvres de ces zones. Les réfugiés dans les camps devraient recevoir environ 75 pour cent de leurs besoins alimentaires. En raison du déficit de financement depuis fin 2023, les ménages de réfugiés devraient être confrontés à des situations de Stress (Phase 2 de l'IPC), tout comme les personnes déplacées par les inondations et les glissements de terrain jusqu'en avril 2024.

    Événements susceptibles de modifier les perspectives

    Tableau 1. Événements possibles au cours des huit prochains mois qui pourraient modifier le scénario le plus probable

    Zone

    Événement

    Impact sur les résultats en matière de sécurité alimentaire

    Zones de moyens d’existence des Dépressions de l’Est et du Nord et des Plateaux Secs de l’EstPrécipitations localisées inférieures à la moyenne de mars à juin 2024Des précipitations localisées inférieures à la moyenne entraîneraient une production agricole de la saison 2024 B inférieure à la moyenne dans les zones les plus arides des dépressions de l’est et du Nord et des plateaux secs de l’est. Une production agricole inférieure à la moyenne entraînerait une hausse des prix alimentaires à partir du mois d’août et une augmentation du nombre de ménages confrontés à des situations de Crise (Phase 3 de l’IPC) et de Stress (Phase 2 de l’IPC).
    NationalDéclaration de toxicité des aflatoxinesUn début 2023 les études du   Programme de USAID pour la région de l’Afrique de l’Est (APPEAR) ont trouvé des niveaux acceptables d'aflatoxines dans les cultures, allant de 1,3 à 4 μg/kg, ce qui est inférieur au seuil de 10 μg/kg en Afrique de l'Est. Cependant, les mauvaises conditions post-récolte et les installations de stockage inadéquates devraient accroître la prolifération du champignon, exacerbée par la probabilité de niveaux d'humidité plus élevés pendant la période de récolte du maïs en février. Les niveaux toxiques d'aflatoxine signalés dans la région conduiraient probablement à une interdiction sanitaire des importations de maïs, comme ce qui s'est passé en mars 2021. Cela entraînerait probablement des importations et une disponibilité de maïs inférieures à la moyenne, ce qui entraînerait des fluctuations potentielles sur le marché de juin à septembre, lorsque les stocks de maïs produit soi-même sont épuisés.
    NationalNouvelle dévaluation du BIFUne nouvelle dévaluation du BIF entraînerait probablement une diminution des importations alimentaires, une réduction de la disponibilité alimentaire et une augmentation des prix des denrées alimentaires. La hausse des prix alimentaires diminuerait considérablement l’accès à l’alimentation des ménages pauvres et très pauvres, surtout pendant les périodes de soudure d’octobre à décembre et d’avril à mai, augmentant le nombre de ménages en Stress (Phase 2 de l’IPC) et en Crise (Phase 3 de l’IPC).
    Provinces de Rumonge, Bujumbura, Bubanza et CibitokeExpansion du conflit armé du Nord-Kivu au Sud-Kivu dans l’est de la RDCLa reprise des combats entre le M23 et l'armée congolaise et ses alliés, ainsi que l'expansion des combats vers le sud, pourraient entraîner un conflit dans la province du Sud-Kivu, frontalière avec le Burundi. Dans ce cas, la sécurité serait perturbée dans les provinces de Rumonge, Bujumbura, Bubanza et Cibitoke, avec des attaques armées localisées limitant encore davantage l'accès aux opportunités de travail transfrontalier pour les ménages pauvres et très pauvres. La circulation des personnes et de la nourriture serait également probablement perturbée, limitant l’accès aux opportunités de travail local dans la zone de moyens d’existence de la Plaine d’Imbo.

    Zones de préoccupation Zone de moyens d’existence des dépressions du Nord (Figure 7)

    Situation actuelle

    La zone de moyens d’existence des dépressions du Nord borde le Rwanda et englobe la province de Kirundo (y compris Bugabira, Busoni, certaines parties des communes de Kirundo et Ntega) et la commune de Giteranyi dans la province de Muyinga. Environ 1,14 million de personnes vivent dans la zone d’existence, selon les projections démographiques de l'Institut national de la statistique (INSBU).

    Cette zone a été affectée par des déficits pluviométriques au cours des quatre dernières saisons consécutives, et les ménages pauvres et très pauvres ont été engagés dans des stratégies d’existence de crise et d'urgence pour survivre et accéder à la nourriture et aux revenus, érodant leurs moyens d’existence. Les coûts élevés du carburant et du transport, l'augmentation des prix des denrées alimentaires et l'accès aux revenus inférieur à la moyenne en raison de la réduction des opportunités transfrontalières en raison des problèmes politiques entre le Burundi et le Rwanda sont autant de défis supplémentaires pour accéder à une nourriture suffisante.

    Figure 7

    Carte de référence de la zone préoccupante : zone de moyens d’existence des Dépressions du Nord
    Area of concern reference map: Northern Lowlands livelihood zone

    Source: Source: FEWS NET

    Cependant, soutenu par des précipitations moyennes entre septembre 2023 et janvier 2024,la récolte moyenne de la saison 2024 A devrait améliorer l’accès à la nourriture de février à mai 2024 pour la plupart des ménages de la zone. Malgré la hausse des prix des denrées alimentaires, l'accès à la nourriture est également amélioré par l'augmentation des opportunités de main-d'œuvre agricole en raison de précipitations supérieures à la moyenne et de l'augmentation des salaires du travail, estimés respectivement à 50 et 70 pour cent au-dessus du taux de l'année dernière et de la moyenne quinquennale. Dans la zone de moyens d’existence des dépressions du Nord, le salaire du travail reste inférieur de 40 pour cent à la moyenne nationale et devrait être insuffisant pour suivre la hausse des prix alimentaires. Alors que les opportunités transfrontalières au Rwanda ont été une source de revenus constante pour les ménages pauvres et très pauvres dans le passé, ces opportunités restent bloquées par la situation tendue à la frontière en raison des problèmes politiques avec le Rwanda, limitant les ménages aux sources d'emploi nationales qui fournissent des revenus inférieurs par rapport aux revenus typiques des activités transfrontalières.

    Les ménages pauvres devraient rapidement épuiser leurs stocks alimentaires en raison de ventes supérieures à la moyenne pour rembourser les crédits utilisés pour acheter de la nourriture pendant la période de soudure d'octobre à décembre 2023, les intrants agricoles (semences et engrais) pour la culture de la saison A 2024, et les articles non alimentaires essentiels, y compris ceux liés à l'assainissement et au transport, qui ont été coûteux depuis la fin de 2023.

    Le PAM et d'autres organisations fournissent aux rapatriés une aide humanitaire de trois mois à leur arrivée, comprenant des transferts en espèces et des distributions alimentaires en nature de céréales, de légumineuses, d'huile et de sel, améliorant ainsi la disponibilité alimentaire dans la région en général et au sein des ménages en particulier. . La zone accueille environ un tiers des rapatriés, avec environ 2 400 rapatriés arrivés entre juin et décembre 2023. En raison du manque de financement, les rapatriés reçoivent une assistance touchant seulement près de 70 pour cent de leurs besoins mensuels. Cette réduction de l’aide humanitaire devrait se poursuivre jusqu’en septembre 2024. Cependant, la zone de moyens d’existence des dépressions du Nord bénéficie du programme de filet social MERANKABANDI, impliquant environ 5 000 ménages recevant 36 000 FBU par mois.

    Hypothèses

    En plus des hypothèses à l’échelle nationale, les hypothèses suivantes s’appliquent à cette de préoccupation :

    • Les restrictions sur les opportunités de travail transfrontalier au Rwanda devraient persister tout au long de la période d’analyse. Cette situation aura un impact négatif sur les revenus des ménages pauvres et très pauvres, qui dépendent des opportunités de main d’œuvre agricole. Les salaires du travail dans la zone sont restés à un niveau bas par rapport au reste du pays, ce qui réduit encore le pouvoir d'achat de ces ménages, surtout compte tenu de la hausse des prix des denrées alimentaires.

    • Les filets de sécurité sociale en cours continueront probablement à des niveaux inférieurs à la normale en raison de déficits de financement. Malgré la reprise du programme MERANKABANDI, qui soutient 5 000 ménages, tous les filets de sécurité devraient être inférieurs à la moyenne. Les programmes de nutrition destinés aux enfants de moins de cinq ans et aux femmes enceintes et allaitantes devraient se poursuivre au même niveau.

    Résultats les plus probables en matière de sécurité alimentaire

    La production agricole moyenne de la saison 2024 A et l’amélioration des opportunités de main d’œuvre agricole devraient stabiliser l’accès à la nourriture et aux revenus dans les Dépressions du Nord, favorisant ainsi la transition de la crise (Phase 3 de l’IPC) au Stress (Phase 2 de l’IPC) tout au long de la saison 2024 A après la récolte de la période de février à mai 2024. En outre, une récolte proche de la moyenne de la saison 2024 B en juin devrait améliorer encore l’accès à la nourriture dans le Nord, maintenant probablement les résultats de l’insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre juin et septembre 2024. Cependant, les prix alimentaires supérieurs à la moyenne et les opportunités de revenus transfrontaliers inférieures à la moyenne devraient limiter l’accès à la nourriture pour les ménages pauvres et très pauvres.

    L'amélioration de l'accès alimentaire devrait réduire le nombre d'enfants admis dans les centres de traitement nutritionnel de février à mars, mais ce nombre devrait légèrement augmenter pendant la période de soudure d'avril à mai. La production moyenne de la saison 2024 B devrait accroître l’accès à la nourriture et améliorer les résultats nutritionnels en juin, mais les stocks devraient diminuer en août et septembre au début de la période de soudure. Les taux de malnutrition devraient fluctuer tout au long de la période du scénario, en fonction de la variation de l’accès à la nourriture, mais resteront généralement dans la fourchette d’alerte (MAG de 5 à 9,9 pour cent).

    Citation recommandée: FEWS NET. Burundi Perspectives sur la sécurité alimentaire Février - Septembre 2024: Les récoltes moyennes des saisons A et B augmentent l’accès alimentaire jusqu’en septembre 2024, 2024.

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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