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- Des résultats de Stress Alimentaire (Phase 2 de l'IPC) devraient se poursuivre dans les zones des Dépressions du Nord, de l’Est et de la Plaine de l’Imbo de décembre à mai 2026. La récolte attendue en dessous de la moyenne de la Saison 2026 A prolongera la dépendance des ménages au marché pour l’accès à la nourriture, dans un contexte de prix élevés et de revenus réduits. La fermeture des frontières avec la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda continue de limiter les opportunités de commerce et de travail transfrontaliers dans l’ouest et le nord. La pression accrue sur les ressources alimentaires et les moyens de subsistance — causée par la présence de réfugiés à l’ouest et de rapatriés à l’est — devrait maintenir un accès à la nourriture et aux revenus en dessous de la moyenne dans ces régions. Les prix des denrées de base se sont stabilisés, offrant un certain répit par rapport à l’inflation rapide et à la volatilité observées en 2024 et au début de 2025, mais restent globalement supérieurs à la moyenne quinquennale, en raison des coûts élevés des intrants et du transport. Ils devraient rester élevés jusqu’en mai, en lien avec les faibles récoltes attendues de la Saison A.
L'escalade du conflit en décembre 2025 dans l'est de la RDC a entraîné le déplacement d’environ 90 000 réfugiés congolais et 10 000 rapatriés burundais vers le Burundi. Malgré l’ouverture d’un nouveau camp à Busuma, beaucoup restent dans des centres de transit ou sont hébergés par des communautés hôtes dans la Plaine de l’Imbo.
L’annonce par le gouvernement tanzanien de la fermeture des camps de réfugiés de Nduta et Nyarugusu d’ici mai 2026 devrait entraîner le retour d’environ 93 000 réfugiés burundais actuellement en Tanzanie. La majorité devrait se réinstaller dans l’est du Burundi, notamment dans la zone de moyens d’existence des Dépressions de l’Est.
En novembre, le PAM a fourni une aide alimentaire et monétaire à environ 76 000 réfugiés et demandeurs d’asile, bien que les rations aient été réduites à 75 pour cent des besoins caloriques journaliers en raison de contraintes de financement. Les besoins en aide alimentaire devraient augmenter début 2026, dans un contexte de ressources humanitaires limitées, en raison de l’afflux d’environ 90 000 nouveaux réfugiés en provenance de la RDC en décembre 2025, du retour prévu de 93 000 réfugiés burundais et de l’augmentation des besoins parmi les ménages pauvres dans les zones de moyens d’existence des Dépressions du Nord et de l’Est, en raison de la mauvaise récolte de la saison 2026 A.
Ce rapport fournit une mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2025 à mai 2026 et des messages clés de novembre 2025. L’analyse est basée sur les informations disponibles au 28 décembre 2025.
Agroclimatologie:
- Les stocks alimentaires inférieurs à la moyenne de la Saison 2025 B, en raison de précipitations localisées insuffisantes en début d’année et d’une production inférieure à la moyenne, affaiblissent l’accès à la nourriture dans l’est, le nord et l’ouest. Toutefois, une production moyenne durant la Saison 2025 C a contribué à atténuer la période de soudure de septembre à décembre dans certaines zones (Figure 1). La plupart des ménages, en particulier les plus pauvres, dépendent presque entièrement des achats sur le marché pour se nourrir, dans un contexte de prix élevés et de revenus inférieurs à la moyenne.
- Retard et faibles précipitations entre septembre et décembre : Le retard d’environ un mois dans le début des pluies a entraîné un démarrage tardif des activités de semis de la Saison 2026 A. Ces pluies tardives et inférieures à la moyenne ont entraîné un mauvais développement des cultures ; des informateurs clés ont signalé des pertes importantes dans les zones de Moyennes Terres de l’Est et du Nord ainsi que dans les Plaines de l’Imbo, en particulier pour les haricots (environ 50 pour cent de pertes) et le maïs (environ 25 pour cent de pertes). Ce développement végétatif insuffisant limite fortement les activités agricoles et les opportunités de main-d'œuvre, réduisant les revenus des ménages pauvres, représentant environ 40 pour cent de la population, qui dépendent principalement du travail agricole. La récolte de janvier des cultures de la Saison 2026 A sera retardée de deux à quatre semaines en raison du semis tardif. Les semis de la Saison 2026 B, habituellement prévus à la mi-février, connaîtront également un retard similaire.
Conditions économiques:
- La capacité limitée d’exportation reste un facteur majeur contribuant à la détérioration des conditions macroéconomiques, notamment l’élargissement du déficit commercial, l’augmentation de la dette extérieure et la réduction des réserves de devises étrangères. La situation devrait s’aggraver avec la fermeture des routes commerciales avec la RDC, causée par le conflit en cours dans l’est de la RDC près de la frontière burundaise, ce qui restreindra davantage la capacité d’exportation (en 2024, les exportations vers la RDC représentaient environ 51 pour cent des exportations totales du Burundi).
- La disponibilité limitée de devises étrangères et la dépréciation continue du BIF contraignent les importations alimentaires et non alimentaires essentielles. Les prix se sont principalement stabilisés à des niveaux proches de ceux de l’année dernière, mais restent bien au-dessus de la moyenne sur cinq ans. La réduction des activités de commerce informel le long des frontières, principalement due aux fermetures en cours avec le Rwanda et la RDC, limite également les approvisionnements et les revenus. Avec des taux de change officiels jusqu’à 150 pour cent inférieurs à ceux du marché parallèle, les commerçants dépendent de plus en plus des échanges de devises informels pour financer les importations. Cette dépendance au marché parallèle contribue davantage à la hausse des prix des aliments de base et autres produits essentiels.
- Pénurie de carburant : La pénurie persistante de devises étrangères provoque une instabilité dans l’approvisionnement en carburant, les transporteurs ayant de plus en plus recours aux marchés parallèles où les prix peuvent être jusqu’à quatre fois supérieurs au tarif officiel. Cela a fortement augmenté les coûts de transport, faisant grimper les prix des produits alimentaires et non alimentaires tout en réduisant les opportunités de commerce informel et de génération de revenus. La capacité réduite à transporter les récoltes vers les marchés éloignés contraint les producteurs à vendre localement, ce qui entraîne une baisse des prix dans les zones excédentaires et une hausse dans les zones déficitaires. Cette situation affecte particulièrement la zone de subsistance des Plaines de l’Imbo, où la fermeture de la frontière avec la RDC limite l’accès aux marchés informels de carburant.
- Prix des aliments supérieurs à la moyenne : Les prix des denrées alimentaires de base restent généralement plus bas et plus stables qu'à la même période l'an dernier, mais demeurent nettement supérieurs à la moyenne des cinq dernières années (Figure 2). Les prix actuels des aliments de base sont de 15 à 90 pour cent supérieurs à la moyenne quinquennale, avec le riz affichant la plus forte hausse. Cette inflation est due à la hausse des coûts des intrants agricoles et à des frais de transport exceptionnellement élevés en raison des pénuries de carburant en cours. Les prix du riz sont particulièrement affectés en raison d'une forte dépendance aux importations (environ 37 pour cent est importé, principalement de Tanzanie), ce qui le rend plus sensible à la pénurie de devises étrangères et à la dépréciation du BIF.
Source: PAM
Conflicts et tensions politiques:
- L’intensification du conflit dans l’est de la RDC début décembre 2025 a provoqué un déplacement massif de réfugiés congolais et de Burundais de retour au Burundi. Entre le 5 et le 27 décembre, le HCR a enregistré environ 90 000 réfugiés congolais entrant au Burundi, ainsi qu’environ 10 000 Burundais ayant vécu en RDC et ayant choisi de retourner au Burundi. Les arrivées ont considérablement ralenti après le 22 décembre, à la suite de l’annonce du M23 de se retirer d’Uvira et d’engager des démarches diplomatiques. Malgré l’ouverture du nouveau camp de réfugiés de Busuma dans la province de Ruyigi pour accueillir cet afflux, de nombreux réfugiés nouvellement arrivés restent dans des centres de transit, tandis que certains sont hébergés par des communautés dans la zone de subsistance des Plaines de l’Imbo, ce qui exerce une pression supplémentaire sur des ressources alimentaires et de revenus déjà limitées.
- Retour des Burundais : Le gouvernement tanzanien a annoncé fin novembre la fermeture prévue des camps de réfugiés de Nduta et Nyarugusu en Tanzanie. Les gouvernements burundais et tanzanien, en coordination avec le HCR, ont proposé un plan provisoire de gestion des retours.
Assistance alimentaire humanitaire
En novembre, le PAM a fourni une assistance alimentaire et monétaire à environ 76 000 réfugiés et demandeurs d'asile (principalement de la RDC). En raison de manques de financement, les rations ont été réduites à 75 pour cent des besoins caloriques journaliers minimaux (2 100 kcal/personne/jour). À la mi-décembre, le PAM a distribué des repas chauds à 78 540 nouveaux réfugiés de la RDC et prévoit de passer à des rations sèches à mesure que d'autres réfugiés arriveront. En novembre, le PAM a également apporté son assistance à 2 750 rapatriés burundais, 17 500 personnes affectées par des chocs climatiques dans la zone de subsistance des plaines d'Imbo, 16 200 femmes et filles enceintes ou allaitantes, ainsi qu'à environ 24 000 enfants malnutris.
La plupart des hypothèses ayant servi à l’analyse du scénario le plus probable par FEWS NET pour les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2025 à mai 2026 restent valables ; toutefois, les mises à jour suivantes ont été apportées pour intégrer de nouvelles données :
- Agroclimatologie : La plantation des cultures de la Saison 2026 B, généralement prévue en février, devrait être retardée de deux à quatre semaines en raison du retard de la plantation et de la récolte des cultures de la Saison 2026 A.
- Rapatriement : Le HCR prévoit de faciliter le retour d’environ 93 000 réfugiés burundais, contraints par le gouvernement tanzanien à quitter les camps de Nyarugusu et Nduta en Tanzanie, d’ici mai 2026. Ces retours concernent une partie des quelque 254 000 réfugiés burundais résidant actuellement dans les pays voisins. La majorité des rapatriés devraient se réinstaller dans l’est du Burundi, dans la zone de subsistance des Basses Terres de l’Est.
- Conflit et sécurité : L’escalade du conflit dans l’est de la RDC, notamment les attaques du début décembre 2025 qui ont permis au M23 de prendre le contrôle de zones du Sud-Kivu frontalières du Burundi, notamment la ville d’Uvira, a entraîné un important afflux de réfugiés, ainsi qu’environ 2 000 militaires, vers le Burundi, augmentant considérablement les besoins humanitaires au cours de la période de projection. La présence parmi les réfugiés de membres des forces armées congolaises, combinée à la volonté déclarée du gouvernement burundais de rester impliqué dans le conflit, risque d’aggraver l’insécurité tant dans l’est de la RDC que le long de la frontière burundaise. La fermeture officielle de la frontière avec la RDC par le gouvernement burundais devrait encore restreindre un accès déjà limité aux opportunités de revenus transfrontaliers en RDC et accroître la pression sur les sources locales de nourriture et de revenus. L’impact se fera particulièrement sentir dans la zone de moyens d’existence des Plaines de l’Imbo, où de nombreux Burundais dépendent historiquement du travail et du commerce transfrontaliers pour leurs revenus et où de nombreux réfugiés sont accueillis au sein des communautés ; ainsi que dans les zones des Basses Terres de l’Est et des Plateaux Secs, où sont situés des camps de réfugiés formels. La situation dans l’est de la RDC le long de la frontière devrait rester tendue tout au long de la période de projection, bien que nettement moins violente dans un avenir proche, à la suite de l’annonce du M23 de privilégier des négociations non violentes, et entraînera probablement un afflux continu de réfugiés congolais vers le Burundi à un rythme similaire à celui observé avant l’offensive du 5 décembre du M23, ainsi qu’un maintien des restrictions sur les opportunités transfrontalières en RDC.
Assistance alimentaire humanitaire
Dans un contexte d’assistance humanitaire limitée, les besoins en aide alimentaire début 2026 devraient augmenter d’environ 700 000 personnes en raison de l’arrivée de plus de 90 000 nouveaux réfugiés en provenance de la RDC en décembre, du retour d’environ 93 000 réfugiés burundais depuis la Tanzanie entre décembre et mai, et de près de 400 000 personnes dans les zones de moyens d’existence du Nord et de l’Est susceptibles de subir des pertes de récoltes pour la saison 2026 A.
Dans la zone de moyens d’existence des Dépressions du Nord, des résultats de Stress Alimentaire (Phase 2 de l’IPC) devraient persister pendant la période de récolte et post-récolte de la saison A, de janvier à mai 2026. Cette situation est principalement due à l’épuisement précoce des stocks alimentaires de la saison 2026 A, déjà inférieurs à la moyenne, à la réduction des revenus en raison d’opportunités limitées de travail agricole, à la faiblesse du commerce transfrontalier avec le Rwanda et à la cherté des denrées alimentaires. Entre janvier et février, la récolte de la saison A entraînera une augmentation temporaire des stocks alimentaires des ménages et une légère baisse des prix des denrées de base. Toutefois, la perte d’environ 50 pour cent des champs de haricots et de 25 pour cent des champs de maïs, en raison du déficit pluviométrique et de l’utilisation des récoltes pour rembourser des dettes contractées fin 2025 (pour se nourrir et acheter des intrants agricoles), empêchera toute amélioration significative. En conséquence, les stocks alimentaires des ménages pauvres s’épuiseront d’ici fin février (contre fin avril en temps normal), les obligeant à dépendre davantage des achats sur les marchés. Dans un contexte de revenus réduits et de prix alimentaires élevés, l’accès à la nourriture restera limité pour de nombreux ménages, maintenant ainsi des résultats de Stress Alimentaire (Phase 2 de l’IPC).
Environ 186 000 personnes pauvres (soit 16 pour cent de la population de la zone) les plus touchées par les déficits pluviométriques devraient connaître des résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC), ayant perdu presque toutes leurs cultures de la saison 2026 A. Par ailleurs, les rapatriés burundais dans les provinces de Kirundo et Muyinga représentent une population relativement réduite dans les Dépressions du Nord (moins de 3 pour cent), mais avec des besoins alimentaires importants : une fois l’assistance de trois mois du PAM terminée, beaucoup risquent de connaître des écarts modérés de consommation alimentaire et de dépendre de plus en plus des achats sur les marchés, dans un contexte de prix élevés des denrées alimentaires et d’opportunités de revenus limitées, tout en disposant de moins d’actifs ménagers que la population locale.
Dans les Dépressions de l’Est, des résultats de Stress Alimentaires (Phase 2 de l’IPC) devraient persister entre janvier et mai 2026, en raison des pressions combinées d’un important afflux de rapatriés burundais entre décembre et mai, d’une production atypiquement faible de cultures de la saison A à cause des déficits pluviométriques, et de la persistance de prix alimentaires élevés. L’arrivée prévue d’environ 100 000 rapatriés burundais de Tanzanie dans la zone de subsistance des Dépressions l’Est entre décembre et mai entraînera une hausse de la demande sur les marchés pour les denrées de base, exerçant une pression à la hausse sur les prix alimentaires. Ces prix élevés seront aggravés par une production agricole de la saison 2026 A inférieure à la moyenne et des revenus agricoles également en dessous de la normale. Les réfugiés et rapatriés vivant dans les Dépressions de l’Est continueront probablement à avoir un accès limité aux opportunités de travail, et, face aux prix alimentaires élevés, verront leur capacité d’achat restreinte et leur accès financier à la nourriture limité. Ces ménages, bien qu’ils représentent moins de 20 pour cent de la population, continueront vraisemblablement de connaître des résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC).
La zone de subsistance de la Plaine de l’Imbo devrait connaître des résultats de Stress Alimentaire (Phase 2 de l’IPC) de janvier à mai 2026, en raison des impacts liés au conflit dans la RDC voisine, de la détérioration continue de la pénurie de carburant, et d’une production agricole inférieure à la moyenne pour la saison A. La décision du gouvernement burundais de fermer officiellement sa frontière avec la RDC, suite à la progression du M23 vers le sud et à la prise de la ville d’Uvira début décembre, élimine effectivement les opportunités de revenus issues du commerce et du travail transfrontaliers. Parallèlement, la recrudescence du conflit en RDC a provoqué l’arrivée en décembre d’environ 90 000 nouveaux réfugiés congolais au Burundi. Bien que la majorité (environ 73 pour cent) de ces réfugiés aient déjà été relocalisés dans des camps dédiés, FEWS NET estime qu’environ 25 000 sont restés dans la Plaine de l’Imbo fin décembre. Certains de ces réfugiés resteront intégrés dans les communautés hôtes, augmentant la demande en nourriture et biens essentiels, et intensifiant la concurrence pour les opportunités génératrices de revenus. La sévère restriction des transports, due à la pénurie de carburant persistante, continue également de limiter les opportunités de revenus et maintient des prix alimentaires durablement supérieurs à la moyenne, restreignant l’accès à la nourriture. De plus, des précipitations inférieures à la moyenne d’octobre à décembre entraînent de mauvaises performances des cultures et devraient conduire à une récolte de la saison A inférieure à la moyenne en janvier-février, limitant l’accès à la nourriture issue de la production propre. De nombreux ménages de réfugiés et de déplacés internes dans les plaines de l’Imbo risquent de faire face à des déficits modérés de consommation alimentaire et d’expérimenter des situations de Crise (Phase 3 de l’IPC) tout au long de la période de projection de janvier à mai.
La plupart des principales sources de preuves utilisées pour les perspectives sur la sécurité alimentaire de FEWS NET d’octobre 2025 à mai 2026 restent inchangées. Toutefois, les nouvelles sources de preuves sont répertoriées ci-dessous.
Preuves | Source | Format des données | Éléments d’analyse de la sécurité alimentaire |
|---|---|---|---|
Plan de contingence pour le retour massif des réfugiés burundais en provenance de Tanzanie | Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) | Qualitatives et quantitatives | Estimations démographiques prévues des populations de réfugiés burundais de retour, calendrier et destinations des déplacements, estimations de la population, ainsi que l’éligibilité et la planification de l’aide alimenta |
Rapports de situation sur l’afflux de réfugiés de la RDC au Burundi depuis le 5 décembre 2025
| Qualitatives et quantitatives | Suivi à jour des nouvelles inscriptions de réfugiés et des Burundais revenant de la RDC, ainsi que des destinations finales des réfugiés au Burundi. |
Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.