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Des précipitations inférieures à la moyenne ont entraîné la destruction des cultures dans la zone de moyens d'existence des Dépressions du Nord

  • Mise à jour des messages clés
  • Burundi
  • Janvier 2021
Des précipitations inférieures à la moyenne ont entraîné la destruction des cultures dans la zone de moyens d'existence des Dépressions du Nord

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    • La saison 2021 A a été caractérisée par un retard des précipitations de 1,5 mois mais aussi par des précipitations inférieures à la moyenne dans les zones de basse altitude, situation plus sévère dans les Dépressions du Nord. Les résultats préliminaires de l'Evaluation Rapide Multisectorielle (MIRA) ont indiqué que 17 pour cent des ménages (environ 36.400 ménages) dans cette zone de moyens d'existence ont vu plus de 50 pour cent de leurs récoltes détruites par le déficit hydrique. Connaissant en plus des prix alimentaires supérieurs à la moyenne et à une diminution des sources de revenus, la région devrait faire face à des résultats de stress (Phase 2 de l'IPC) jusqu'en mai. Les ménages pauvres et très pauvres qui ont vu plus de 80% des cultures de la saison 2021 A détruites par le déficit hydrique seront confrontées aux résultats de crise alimentaire (Phase 3 de l'IPC).

    • Après un démarrage retardé de la saison en octobre et novembre, les pluies de décembre à janvier ont été normales dans la plaine de l’Imbo et favorables à la production de la saison 2021 A. Alors que les opportunités de revenus dans la plaine de l’Imbo ont été limitées depuis la fermeture des frontières en mars 2020, les ménages ont réussi à trouver de nouvelles opportunités de revenus dans les zones urbaines, notamment autour de Bujumbura et Rumonge. En outre, avec des précipitations et une production végétale favorables, la demande de main-d'œuvre agricole est à des niveaux suffisants avec des opportunités de revenus pour la plantation, l’entretien et la récolte de cultures de base et de cultures commerciales (riz, huile de palme et café). Les résultats préliminaires de l'enquête SMART menée pendant la période de soudure de septembre/octobre 2020 ont indiqué une prévalence de la malnutrition aiguë globale (P/T) de 4,4 à 6,1 dans la zone. Avec les récoltes favorables de la saison 2021 A, de possibilités de revenus adéquates et d'un état nutritionnel acceptable, la zone de moyens d'existence de la plaine de l’Imbo devrait connaître des résultats de sécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l'IPC) de janvier à mai 2021.

    • Entre novembre et décembre 2020, les prix du haricot ont connu une baisse saisonnière de 16 pour cent, avec le début de la saison 2021 A. Cependant,  la baisse des prix du haricot reste faible par rapport à la moyenne normale et à l'année dernière, lorsque les prix du haricot ont baissé de 34 pour cent entre novembre et décembre 2019. Cette hausse est due au retard de la récolte de la saison 2021 A, les disponibilités limitées sur les marchés par rapport à l'année passée, et le contexte de prix alimentaires élevés en raison des fermetures de frontières et de la dépréciation du franc burundais.

    • Selon PAM, près de 50.000 réfugiés hébergés dans les camps burundais ont reçu 360 g de céréales, 120 g de légumineuses, 25 g d'huile et 5 g de sel par personne, par jour pendant 90 jours et connaissent des résultats de sécurité alimentaire! (Phase 1 de l’IPC !) pour la période de l’analyse. Les 31.000 réfugiés urbains restants sont sans assistance et connaissent probablement des résultats de stress alimentaire (Phase 2 de l'IPC), parvenant à répondre à leurs besoins alimentaires minimaux grâce à des envois de fonds et à certains salaires journaliers gagnés dans la capitale. Les réfugiés burundais continuent de rentrer ; en décembre, 7.870 rapatriés ont reçu une assistance de 360 ​​g de céréales, 120 g de légumineuses, 25 g d'huile et 5 g de sel par personne et par jour pendant 90 jours. Les rapatriés qui reçoivent actuellement leurs trois mois d'assistance à leur arrivée sont en sécurité alimentaire ! (Phase 1 de l’IPC !). Près de 21.000 rapatriés rentrés avant octobre, cependant, ont déjà épuisé leur assistance et devront faire face à des résultats de stress alimentaire (IPC Phase 2) jusqu'à la récolte de la saison 2021 B en mai. A la suite des inondations de la rivière Rusizi en décembre 2020, le nombre de déplacés a augmenté et les 40.000 déplacés sont sans assistance tandis que leurs sources de revenus sont limitées en raison de l'absence d'activités transfrontalières, entraînant les résultats de stress alimentaire (Phase 2 de l'IPC) jusqu’en Mai.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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