Télécharger le rapport
Télécharger le rapport
- Des résultats de Stress Alimentaire (Phase 2 de l’IPC) devraient persister dans les zones de moyens d’existence des Dépressions du Nord et de l’Est ainsi que dans la Plaine de l’Imbo tout au long de la période principale de soudure d’octobre à janvier. Les ménages dépendront fortement des marchés durant cette période, ayant déjà épuisé les stocks alimentaires issus de la récolte de la Saison 2025 B, tandis que les cultures de la Saison A ne seront pas encore prêtes à être récoltées. Les opportunités limitées de travail agricole, dues à des précipitations inférieures à la moyenne à l’échelle nationale causées par les conditions persistantes de La Niña, entraînent des revenus atypiquement faibles. Ces revenus sont également affectés par l’accès transfrontalier restreint avec le Rwanda, toujours fermé en raison de tensions politiques, et par des opportunités commerciales limitées avec la RDC à cause du conflit en cours dans l’est du pays. Les revenus inférieurs à la moyenne, combinés à des prix alimentaires atypiquement élevés en raison de la baisse des importations et des pénuries de carburant, limitent la capacité des ménages à acheter de la nourriture durant cette période de forte dépendance aux marchés.
- Les prix des denrées de base sont généralement plus bas et stables par rapport à l’année dernière, mais restent supérieurs aux moyennes des cinq dernières années. À l’échelle nationale, les prix du maïs — partiellement stabilisés grâce au stockage stratégique de l’ANAGESSA (Agence Nationale de Gestion des Stocks de Sécurité Alimentaire) — étaient en moyenne de 15 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale en octobre. Les prix du haricot, du manioc et de patate douce affichaient des moyennes supérieures de 31, 64 et 95 pour cent respectivement par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette hausse des prix s’explique principalement par l’augmentation des coûts de transport liée aux pénuries de carburant et de diesel.
- La récolte en cours de la Saison C — qui se déroule dans les marais et contribue généralement à environ 15 pour cent de la production annuelle entre octobre et novembre — est supérieure à la moyenne. Cela s’explique par des pluies hors saison en août 2025, ainsi que par le soutien du gouvernement et de ses partenaires, incluant les services de vulgarisation agricole, les subventions pour les engrais et les semences améliorées, et la promotion de l’irrigation. Cette récolte devrait couvrir les besoins alimentaires pendant environ trois semaines, atténuant légèrement les effets de la période de soudure, notamment pour les ménages moyens et aisés des zones de moyens d’existence du Buragane, de Haute Altitude, des Plateaux Humides et des Plateaux Secs de l’Est, où la plupart possèdent des parcelles en zones humides.
- Comme anticipé dans le rapport sur les Perspectives de la Sécurité Alimentaire d’octobre 2025, les pluies tardives et inférieures à la moyenne depuis septembre, attribuées aux conditions de La Niña en cours, ont entraîné un développement des cultures en dessous de la moyenne. L’état actuelle couverture végétale est très faible pour cette période de la saison, et les récoltes des principales cultures de la Saison 2026 A — telles que le maïs, le riz, le sorgho, le manioc, les patates douces et les bananes — devraient être inférieures à la moyenne. Le faible niveau de précipitations entraînera également une disponibilité atypiquement faible de pâturages pour le bétail.
- En octobre, le PAM a fourni une assistance alimentaire à environ 77 500 réfugiés et demandeurs d’asile (principalement en provenance de la RDC), 1 860 rapatriés burundais, 17 500 personnes affectées par des chocs climatiques dans la zone de la Plaine de l’Imbo, 12 650 femmes et filles enceintes ou allaitantes, ainsi qu’environ 16 700 enfants malnutris. En raison de contraintes de financement, l’assistance aux refugies n’a couvert que 70 pour cent des besoins caloriques journaliers minimums (2 100 kcal/personne/jour), bien qu’il s’agisse d’une amélioration par rapport aux 50 pour cent depuis mars. Le PAM prévoit d’augmenter les rations à 75 pour cent entre décembre 2025 et mars 2026. Cependant, sans financement supplémentaire, l’aide alimentaire aux réfugiés pourrait être fournie que jusque mars, et l’assistance nutritionnelle pourrait prendre fin dès décembre 2025, ce qui augmenterait les risques nutritionnels pour les groupes vulnérables. Le PAM se prépare également au retour attendu d’un groupe important d’environ 20 000 Burundais réfugiés en Tanzanie d’ici fin décembre, à la suite de l’annonce par le gouvernement tanzanien et des organisations humanitaires de la fin du soutien dans les camps de Nduta et de Nyarugusu.
Citation recommandée: FEWS NET. Burundi Mise à jour des messages clés Novembre 2025: Des résultats de Stress Alimentaire persistent dans les zones frontalières en raison de faibles pluies et de la cherté des prix, 2025.
Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.