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Le conflit au Moyen-Orient perturbe les approvisionnements en pétrole et en engrais, ainsi que les exportations

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    • Les Dépressions du Nord et de l’Est ainsi que la Plaine de l’Imbo font face à une situation de Stress Alimentaire (Phase 2 de l’IPC), qui devrait persister au moins jusqu’en septembre. Les récoltes de la saison A inférieures à la moyenne — causées par des pluies tardives et insuffisantes entre octobre et décembre 2025 — combinées à des prix alimentaires élevés, réduisent l’accès à l'alimentation. La baisse du commerce transfrontalier avec la République Démocratique du Congo (RDC) et la fermeture continue de la frontière avec le Rwanda limitent les opportunités commerciales et de travail pour les ménages dans la Plaine de l’Imbo et des Dépressions du Nord. Les ménages restent donc fortement dépendants des marchés dans un contexte de faibles revenus et de prix élevés, ce qui restreint leur accès alimentaire. Les populations les plus préoccupantes incluent environ 200 000 réfugiés et Burundais récemment retournés, principalement situés dans les Dépressions de l’Est et les Plateaux Secs de l’Est, qui n’ont pas accès à leurs moyens d’existence habituels, ainsi que les ménages des Dépressions du Nord affectés par de graves pertes de cultures de la saison A. Certaines poches de ces ménages connaissent des résultats de Crise Alimentaire (Phase 3 de l’IPC).
    • En raison de pluies tardives et inférieures à la moyenne durant la petite saison des pluies de septembre à décembre, les récoltes de la saison A de janvier-février 2026 ont été bien inférieures à la moyenne. Les zones fortement dépendantes de la production du haricot pendant la saison A sont les plus touchées — notamment les Dépressions du Nord et de l’Est, suivies de la Plaine de l’Imbo et des Plateaux Secs de l’Est — les haricots étant particulièrement sensibles aux déficits hydriques. Une évaluation rapide menée en février par la Plateforme Nationale de Prévention et de Gestion des Risques de catastrophes et des agences des Nations Unies dans les zones de Busoni et Kirundo dans les Dépressions du Nord a montré que les ménages ont subi des pertes de 80 à 100 pour cent pour les haricots, 50 à 100 pour cent pour le maïs et 40 à 60 pour cent pour le sorgho, avec 239 600 personnes gravement affectées.
    • Les prix des denrées de base restent variables mais au-dessus de la moyenne quinquennale. La disponibilité alimentaire reste globalement limitée en raison de l’épuisement des stocks de la saison B et de la faiblesse des récoltes de la saison A, malgré de légères améliorations en février grâce à la récolte du maïs frais et du haricot de la saison A. Les prix suivent des tendances saisonnières normales et restent globalement proches de ceux de l’année précédente, variant de 5 pour cent en dessous à 10 pour cent au-dessus selon les produits ; toutefois, ils restent 20 à 80 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale. Les prix du riz sont particulièrement élevés — environ 30 pour cent au-dessus de l’année précédente et 80 pour cent au-dessus de la moyenne quinquennale, en raison d’une production nationale insuffisante. Plusieurs facteurs expliquent ces niveaux élevés : une forte demande liée à l’afflux récent de réfugiés et de retournés ; des coûts élevés des intrants et du carburant augmentant les coûts de mise sur le marché ; ainsi que la dépréciation de la monnaie et la réduction du commerce transfrontalier, qui limitent les importations alimentaires. 
    • Le conflit au Moyen-Orient menace de perturber près de 40 pour cent du marché d’exportation du Burundi, ainsi que les importations d’intrants clés tels que le pétrole et les engrais. Cela devrait aggraver la pénurie de carburant existante et entraîner une hausse supplémentaire des prix. Selon les données de l’Institut de statistiques du Burundi (INSBU) pour 2023, les exportations vers les pays du Golfe représentaient 37 pour cent de l'ensemble des exportations burundaises, principalement vers les Émirats arabes unis, et concernaient surtout les minéraux, le thé et le café. Bien que les fournisseurs burundais puissent être en mesure de trouver de nouveaux marchés pour ces produits (qui sont pour la plupart stables à température ambiante et peuvent être stockés jusqu'à ce que de nouveaux marchés soient identifiés), le Burundi restera exposé aux perturbations des marchés et aux pénuries des biens importés depuis la région du Golfe. Les importations en provenance de ces pays représentaient 31 pour cent des importations totales, principalement d'Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis, et se composaient principalement du pétrole (environ 83 pour cent) et des engrais (environ 15 pour cent). 
    • Plus de 33 000 réfugiés congolais sont retournés de Burundi vers l’est de la RDC depuis la réouverture de la frontière entre le Burundi et la RDC le 23 février, principalement via le poste frontalier de Kavimvira, réduisant le nombre total de réfugiés au Burundi d’environ 230 000 à la mi-février 2026 à environ 200 000. Ces retours sont largement motivés par la réduction de l’assistance humanitaire due à des contraintes de financement, poussant les réfugiés à retourner en RDC malgré une incertitude persistante et des conditions encore fragiles dans leurs zones d’origine. 
    • La réunion tripartite du 18 mars entre le gouvernement burundais, L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le PAM a confirmé l’engagement de chaque partie à accélérer le rapatriement des réfugiés burundais. Le HCR a fourni des mises à jour sur le plan visant à soutenir le retour d’environ 93 000 réfugiés depuis la Tanzanie entre décembre 2025 et juin 2026, dont beaucoup sont tenus de quitter les camps de Nyarugusu et de Nduta. Au moment de la réunion, toutefois, le gouvernement tanzanien avait déjà démantelé environ 85 pour cent du camp de Nduta, bien que celui-ci restât partiellement occupé par des réfugiés burundais. Alors que la fermeture du camp de Nduta était initialement prévue pour la fin du mois de mars, elle a été reportée à mai, tandis que celle du camp de Nyarugusu est prévue pour fin juin. La plupart des retournés devraient s’installer dans l’est du Burundi, notamment dans les Dépressions de l’Est. L'expansion prévue des mouvements de convois, de 3 000 à 5 000 personnes par semaine, reflète les efforts visant à accélérer les retours. En février, le HCR a facilité le retour de 24 000 personnes, soit presque le double du mois précédent.
    • En février 2026, le PAM a assisté environ 161 000 réfugiés, dont 82 000 nouvelles arrivées enregistrées en décembre 2025, ainsi que 24 000 Burundais de retour arrivés en février depuis la Tanzanie. Toutefois, les contraintes de financement contraignent à réviser l’assistance. Les réfugiés continuent de recevoir 75 pour cent de leurs besoins alimentaires quotidiens minimaux sous forme d'assistance hybride (nourriture et espèces) — en hausse par rapport aux 50 pour cent enregistrés entre mars et novembre 2025, mais en baisse par rapport aux 100 pour cent fournis précédemment. L’assistance alimentaire aux ménages affectés par les chocs climatiques, ainsi qu’aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes, a été suspendue à compter de février, sauf dans le camp de Musenyi. À partir de mars, les rations pour les retournés seront réduites de 50 pour cent, couvrant 45 jours de besoins alimentaires au lieu de 90. Bien que l’assistance continue d’atteindre la plupart des réfugiés dans les camps, la charge croissante des services sociaux, les déficits de financement, les risques sanitaires accru de maladies dû à la surpopulation et les contraintes de services augmentent le risque de détérioration de la sécurité alimentaire et des résultats nutritionnels.

    Citation recommandée: FEWS NET. Burundi Mise à jour des messages clés Mars - Septembre 2026: Le conflit au Moyen-Orient perturbe les approvisionnements en pétrole et en engrais, ainsi que les exportations, 2026.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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