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Stress alimentaire (IPC, Phase 2) attendu en raison des inondations dans l'Imbo

  • Mise à jour des messages clés
  • Burundi
  • Mai 2024
Stress alimentaire (IPC, Phase 2) attendu en raison des inondations dans l'Imbo

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    • Des résultats de stress alimentaire (Phase 2 de l'IPC) sont attendus dans les Dépressions du Nord et de l’Est, et dans les Plateaux Secs de l’Est, en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires, des opportunités de revenus transfrontaliers inférieures à la moyenne et des récoltes de la saison 2024 A inférieures à la moyenne. Cependant, les stocks alimentaires issus de la récolte proche de la moyenne de la saison 2024 A et des récoltes sur pied de haricots de la saison 2024 B devraient stabiliser les approvisionnements alimentaires au niveau national, maintenant ainsi les résultats de sécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans l’ouest du pays.
    • Les précipitations moyennes à supérieures à la moyenne de mars à mai ont amélioré la production de haricots, de riz et de tubercules de la saison 2024 B dans la plupart des régions du pays. Cependant, des précipitations excessives ont entraîné des inondations le long des principales rivières et des marais, ainsi que le débordement du Lac Tanganyika, détruisant les cultures, les infrastructures publiques et les maisons d'habitation. Selon l'UNOCHA, plus de 278. 000 personnes ont été touchées depuis octobre 2023 et environ 47.000 personnes ont été déplacées. Environ 75 pour cent des pertes se sont produites dans la Plaine de l’Imbo.
    • D'avril à mai 2024, les prix alimentaires sont restés supérieurs à leurs moyennes quinquennales, mais sont restés stables par rapport à l'année précédente, soutenus par des stocks alimentaires adéquats provenant de la récolte de la saison 2024 A et de la récolte sur pied de la saison 2024 B. A l’exception de celui de la pommes de terre qui a augmenté de 35 pour cent, les prix des autres aliments de base étaient environ 5 pour cent inférieurs aux prix de l’année dernière, mais 50 à 75 pour cent supérieurs aux moyennes sur cinq ans. La superficie plantée en pommes de terre a diminué en raison de la disponibilité limitée des plaçons de pomme de terre des saisons 2024 A et B. En outre, la forte inflation nationale, l’augmentation des dépenses en intrants agricoles et les coûts élevés du carburant et du transport ont contribué à l’augmentation des prix alimentaires.
    • Les récentes baisses des prix des produits alimentaires, associées aux récoltes, ont ramené le taux d'inflation alimentaire à 10 pour cent en avril, soit 10 pour cent de moins qu'à la fin de 2023. Cependant, d'autres indicateurs macroéconomiques restent critiques, ce qui se traduit probablement par une capacité limitée à couvrir besoins nationaux en importations alimentaires et non alimentaires. En février 2024, le pays a enregistré un déficit commercial de 248.000 millions BIF (86 millions USD), parmi les plus élevés des 20 dernières années. Le déclin continu des exportations de cultures de rente et de minéraux est l’un des facteurs contribuant au déficit commercial. La production de café est passée de 18.500 tonnes en 2020 à 7.500 tonnes en 2024, tandis que la production de coton a été réduite de moitié au cours de la même période. De plus, la production d’or et de coltan a diminué de moitié entre 2000 et 2023, réduisant encore davantage le revenu national.
    • Selon le PAM, environ 59.000 réfugiés et demandeurs d'asile n'ont reçu qu'environ 70 pour cent de leur ration alimentaire mensuelle habituelle en mars en raison d'un manque de financement. La réduction de l’aide humanitaire devrait induire ces ménages en situations de stress ! (IPC Phase 2 !). En outre, une aide alimentaire humanitaire couvrant une ration de trois mois a été fournie à 1.500 rapatriés, 3.200 femmes enceintes et allaitantes, et des aliments nutritifs ont été distribués à 7.030 enfants souffrant de malnutrition modérée dans les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Muyinga, Ngozi, Kirundo et Rutana. Toutefois, les besoins humanitaires devraient augmenter en raison de l’augmentation prévue du nombre de rapatriés. En outre, les besoins humanitaires, alimentaires et non alimentaires, devraient augmenter en raison des impacts des inondations, des glissements de terrain et de la montée des eaux du Lac Tanganyika, qui affecteraient 300.000 personnes.

    Citation recommandée: FEWS NET. Burundi Mise à jour des messages clés Mai 2024: Stress alimentaire (IPC, Phase 2) attendu en raison des inondations dans l'Imbo, 2024.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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