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Les inondations détruisent les cultures, les moyens de subsistance et les infrastructures dans l'ouest

  • Mise à jour des messages clés
  • Burundi
  • Avril 2024
Les inondations détruisent les cultures, les moyens de subsistance et les infrastructures dans l'ouest

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    • Des résultats de Stress Alimentaire (Phase 2 de l'IPC) sont attendus dans les Dépressions du Nord, de l'Est et des Plateaux Secs de l'Est en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires, des opportunités de revenus transfrontaliers inférieures à la moyenne et des récoltes de la Saison 2024 A inférieures à la moyenne, où la production de haricots est inférieure à la moyenne. Cependant, les stocks alimentaires adéquats issus de la récolte proche de la moyenne de la saison 2024 A et des legumes vertes issues du haricot de la saison 2024 B devraient stabiliser l’accès alimentaire à travers le pays. Ainsi, ce niveau d’accès alimentaire maintient des résultats de Sécurité Alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans l’ouest du pays.
    • Les précipitations supérieures à la moyenne de mars et avril, également prévues par l'analyse de l'USGS, ont amélioré les cultures de haricot, de riz et de tubercules de la saison 2024 B dans la majeure partie du pays. Cependant, des précipitations excessives ont déclenché des inondations qui ont détruit les cultures cultivées le long des principaux cours d'eau et des marais, ce qui pourrait conduire à des récoltes inférieures à la moyenne en juin dans certaines zones. Selon un communiqué de presse conjoint du gouvernement et des Nations Unies, environ 40 000 hectares de cultures ont été détruits à travers le pays, affectant plus de 210 000 personnes, environ 80 pour cent des dégâts étant concentrés dans la plaine d'Imbo.
    • Les prix des denrées alimentaires sont restés stables tout au long des mois de mars et avril 2024, soutenus par des stocks alimentaires adéquats issus des récoltes de la saison A au niveau national. Cependant, le prix du haricot ont légèrement augmenté de 10 pour cent par rapport à février. Par rapport à l’année dernière, les prix du manioc, maïs et haricots sont respectivement inférieurs de 5, 20 et 25 pour cent, du fait de récoltes proches de la moyenne qui ont contribué à stabiliser les prix des denrées alimentaires. Cependant, les prix du riz sont 30 pour cent plus élevés, et les prix des produits alimentaires en général restent 20 à 30 pour cent au-dessus de leurs moyennes quinquennales, en raison d'une inflation nationale élevée, de l'augmentation des dépenses en intrants agricoles et des coûts élevés du carburant et du transport.
    • Comme prévu dans l'analyse des Résultats de Sécurité Alimentaire de février, les inondations et les glissements de terrain dus à El Niño ont détruit les infrastructures et causé des dommages localisés aux cultures de la Saison 2024. Entre février et mars, environ 210.000 personnes ont été touchées, tandis que 19.250 maisons, 210 salles de classe et plusieurs ponts et routes ont été détruits, en plus des dégâts aux cultures. Les inondations et les glissements de terrain ont entraîné une augmentation de 30 pour cent des déplacements, le nombre de personnes déplacées internes atteignant 100.000 personnes. La majorité est concentrée dans la Plaine d’Imbo, qui est en outre affectée par la montée des eaux du lac Tanganyika.
    • L'inflation mensuelle s'est stabilisée à environ 20 pour cent depuis janvier, principalement en raison de la stabilité des prix des produits alimentaires, tirés par des stocks alimentaires proches de la moyenne de la saison 2024 A. Cependant, des indicateurs macroéconomiques critiques, notamment le déficit commercial, la dette extérieure, les réserves de change et les prêts, restent à des niveaux critiques, ce qui entraîne l'instabilité du franc burundais (BIF) et une aggravation des taux de change officiels jusqu'à 80 pour cent inférieurs au marché parallèle. Cette situation macroéconomique précaire entraîne une diminution de la capacité d’importation, incitant les commerçants à dépendre de plus en plus au marché parallèle pour importer des marchandises, entraînant une augmentation des prix des produits importés, notamment des produits alimentaires et des produits non alimentaires essentiels.
    • Selon le rapport du PAM, environ 56.000 réfugiés et demandeurs d'asile n'ont reçu qu'environ 70 pour cent de leur ration alimentaire mensuelle habituelle en mars en raison d'un manque de financement. En raison de la réduction de l’aide humanitaire, ces ménages devraient être confrontés à des situations de Stress Alimentaire ! (IPC Phase 2 !). En outre, une aide alimentaire humanitaire couvrant une ration de trois mois a été fournie à 1.800 rapatriés, et des aliments nutritifs ont été distribués à 7.300 enfants souffrant de malnutrition modérée dans les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Muyinga, Ngozi, Kirundo et Rutana. Toutefois, les besoins d'aide alimentaire humanitaire devraient augmenter en raison de l'augmentation prévue du nombre de rapatriés, avec environ 7.000 réfugiés burundais en Tanzanie qui devraient rentrer chaque mois entre avril et juin. En outre, les besoins humanitaires, alimentaires et non alimentaires, devraient augmenter en raison des impacts des inondations, des glissements de terrain et de la montée des eaux du lac Tanganyika, qui affecteraient 300.000 personnes.

    Citation recommandée: FEWS NET. Burundi Mise à jour des messages clés Avril 2024: Les inondations détruisent les cultures, les moyens de subsistance et les infrastructures dans l'ouest, 2024.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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