Perspectives sur la sécurité alimentaire

Les conditions sont toutes réunies pour une détérioration de la sécurité alimentaire en Haïti

Octobre 2019 - Mai 2020

Octobre 2019 - Janvier 2020

L'ensemble du pays se trouve en crise et en stress alimentaire (phases 2 et 3 de l'IPC)

Février - Mai 2020

L'ensemble du pays se trouve en crise et en stress alimentaire (phases 2 et 3 de l'IPC)

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC v3.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Depuis la première quinzaine de septembre, l’approvisionnement des produits alimentaires de base sur les marchés s’est réduit, en raison de la dégradation de la situation sociopolitique caractérisée, entre autres, par des barricades le long des principaux axes routiers du pays, l’insécurité, la rareté de carburant et l’inflation.

  • Ainsi, malgré des conditions pluviométriques favorables augurant de bonnes récoltes, les commerçants ruraux n’arrivent pas à atteindre les villes pour écouler leurs produits et pour s’y approvisionner. Les activités génératrices de revenus pour les plus pauvres (migration urbaine, petit commerce, etc.) s’en trouvent perturbées. Le pouvoir d’achat des ménages continuera à se détériorer, dans un contexte de hausse des prix des produits alimentaires de base et de la dépréciation de la gourde.

  • Les moyens d'existence resteront perturbés pendant la période du scénario. Les ménages pauvres devraient continuer à vendre des semences et à intensifier la vente de charbon pour maintenir leur consommation alimentaire de base. Une insécurité alimentaire en Stress (Phase 2 de l’IPC) et en Crise (Phase 3 de l’IPC) devraient se maintenir dans tous le pays, avec un nombre de ménages en Crise (Phase 3 de l’IPC) croissant pendant la période de soudure qui commencera en avance entre février/mars et mai 2020.

CONTEXTE NATIONAL

Situation actuelle

Impact des perturbations sociopolitiques

La dégradation de la situation sociopolitique, décrite dans le précédent bulletin de perspective, s’est accentuée depuis la première quinzaine de septembre dans la capitale haïtienne et les grandes villes de province. Elle se caractérise par l'insécurité, la dépréciation de la gourde, l’inflation annuelle globale -qui franchit maintenant la barre des 20 % contre 17,6 % en juin dernier, la perturbation des voies principales d'accès, le pillage et la fermeture de certaines entreprises. Toutes les régions du pays s’en trouvent affectées. La situation est particulièrement préoccupante dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, aux Gonaïves, au Cap-Haïtien, à Jacmel et aux Cayes, où le secteur économique est paralysé à près de 90 %.

On ne voit pas encore de signes d'apaisement, susceptibles de redonner confiance aux agents économiques en vue de la relance des activités. Entre temps, les conditions de sécurité alimentaire, notamment la disponibilité, l’accès physique et économique aux produits alimentaires, à travers tout le pays, se détériorent davantage. Une situation qui ne fait qu'amplifier la fragilité du contexte socio-économique et politique actuel.

Les marchés urbains sont très faiblement approvisionnés en produits locaux et importés, mais il subsiste un certain approvisionnement de façon intermittente. Les grands centres commerciaux comme Croix-des-Bossales ne fonctionnent presque pas, tandis que les marchés secondaires (Croix des Bouquets, Salomon, etc.) le sont au ralenti. Les magasins de produits alimentaires sont quasi fermés ou sont sur le point de l'être. Du point de vue des denrées locales, les agriculteurs arrivent difficilement à accéder aux marchés urbains ou régionaux pour écouler leurs produits, pour la plupart très périssables faute de moyen de conservation.

Les sources de revenu des ménages sont grandement perturbées par les troubles sociopolitiques, du fait de l’impossibilité de circuler et de transporter des marchandises. En outre, plusieurs entrepreneurs ont déjà annoncé la fermeture de leurs entreprises et le licenciement des employés ou la compression de personnel, pour faire face à la crise économique. Ceci suggère un accroissement du taux de chômage dans le pays. D’autres entendent faire baisser les salaires des employés à cause de la faible rentabilité de leurs investissements. Le secteur hôtelier est touché de plein fouet, les hôtels étant quasi vides depuis le lancement des hostilités à travers le pays. Ceux dont leur revenu dépend du bon fonctionnement du marché, éprouvent des difficultés d’y accéder.

Impact sur la sécurité alimentaire : Les marchés sont moins approvisionnés qu’en temps normal, et les sources de revenu sont fortement perturbées du fait des difficultés de déplacement et des perturbations de l’économie en général. Les ménages urbains les plus vulnérables, notamment ceux qui n’ont pas d’accès direct aux transferts depuis l’étranger, se voient forcés de mettre en place des stratégies d’adaptation négatives, dont la diminution de la taille et du nombre de repas. Le nombre de ménages en Crise (Phase 3 de l’IPC) est donc en augmentation. De même, en zone rurale, les ménages les plus vulnérables doivent renforcer l’utilisation de stratégies d’adaptation négatives au vu de l’augmentation des prix alimentaires et de la diminution de certaines sources de revenu telles que la migration urbaine. Cependant, certaines zones rurales ayant bénéficié d’une bonne pluviométrie sont en cours de récolte et disposent actuellement d’une certaine disponibilité alimentaire à l’échelle de la zone.

Bilan et perspectives climatologiques : Après un déficit pluviométrique considérable observé pendant la saison printanière, précipitations régulières ont été observées à partir de septembre à travers tout le pays, hormis dans certaines zones, notamment dans l'Ouest et le Sud-Est, qui ont reçu des précipitations légèrement en dessous.

Impact sur la production agricole de la saison : Les précipitations d'août à octobre, en dépit des inondations en certains endroits, se sont avérées très favorables au développement normal des cultures actuellement en place y compris celles d’automne, à l’exception de certaines communes, notamment dans les départements de l’Ouest, du Sud-Est et du Nord.

En outre, des récoltes de maïs et de haricot noir sont observées à travers presque tout le pays. À partir de novembre, les récoltes de pois Congo (vert) devraient constituer une source importante de nourriture et de revenu pour les ménages. En revanche, dans certaines zones, les conditions agroclimatiques ont été moins favorables caractérisées par un indice de végétation nettement inférieur à la moyenne.

Le climat sociopolitique n’a pas d’impact significatif sur la production en elle-même. Les récoltes de céréales et d’autres produits non périssables permettent actuellement de disposer d’une certaine disponibilité alimentaire dans la plupart régions.

Disponibilité des produits alimentaires : Sur le plan local, la disponibilité est dominée par le haricot, le maïs, actuellement en récolte, et les produits issus de la cueillette comme la banane, les racines et tubercules, l'arbre véritable (notamment dans la Grand'Anse et le Sud). Mais, les marchés sont moins approvisionnés en raison des troubles socio-politiques. Les produits importés, qui constituent habituellement la première source de revenu, notamment pour les plus pauvres, voient leur disponibilité affectée par les perturbations des flux commerciaux.

La crise actuelle est particulièrement préoccupante dans l’Aire Métropolitaine de Port-au-Prince, les villes de Gonaïves, du Cap-Haïtien et des Cayes, durement touchées par les émeutes des derniers jours. Les marchés y sont dysfonctionnels en termes d'approvisionnement et d'achalandage, car physiquement inaccessibles, bien qu’ils soient approvisionnés de façon intermittente.

Evolution des prix : Les prix des produits alimentaires de base restent élevés, par rapport au mois de septembre, notamment pour le maïs local et le riz importé. D'autres (huile de cuisine, le haricot, les pâtes alimentaires, etc.) sont à la hausse, exacerbée par les turbulences politiques et l'incertitude quant à un éventuel apaisement en vue du redémarrage des activités économiques ordinaires.

Au cours du mois de septembre, le prix de la marmite de six livres de maïs en grain local a diminué de près de 4 % en moyenne, passant de 136 à environ 131 gourdes, consécutivement aux baisses observées sur trois des dix marchés suivis : Fonds-des- Nègres (plus de 8 %) et encore de manière très significative sur ceux de Hinche (près de 34 %) et de Jacmel (25 %), suite aux récoltes signalées au niveau du Plateau Central, dans certaines régions du Sud-Est, des Nippes et de la Grand'Anse. Mais le prix du maïs en grain reste au-dessus du niveau de l'année dernière et de la moyenne de cinq ans, soit de 50 %.

Durant la même période, le prix du haricot noir a crû de plus 6 % par marmite de six livres ayant été vendue en moyenne à plus de 402 gourdes en septembre contre 378 gourdes en août. Il est plus de 30 % plus cher en septembre 2019 qu'en septembre 2018 mais reste encore proche de la moyenne de cinq ans.

En glissement annuel (septembre 2018/2019) et par rapport à la moyenne de cinq ans, le prix du riz importé s'est significativement apprécié, soit respectivement de 20 et de 58 %.

Production animale : Présentement, la situation de l’élevage, notamment l’élevage des bovins et celui des caprins, s'est améliorée en raison des dernières pluies qui rendent le fourrage et l’eau plus disponibles. Toutefois, certaines espèces, en particulier les porcins, continuent de faire face à la maladie du Teschen, appelée couramment "rein cassé" par les éleveurs en milieu rural.

Demande et offre de main-d’œuvre agricole : Présentement, les activités agricoles sont dominées par les récoltes d'été et le sarclage des cultures d’automne, dans certains endroits où les conditions pluviométriques y ont été favorables. Mais d'un point de vue global, il y a un ralentissement des activités en divers endroits. Les pertes essuyées lors de la campagne de printemps ont diminué la capacité de certains agriculteurs à investir dans les campagnes suivantes. Par conséquent, la demande de main d’œuvre se trouve diminuée. Cependant, au vue de la diminution des sources de revenus habituelles du fait des troubles sociopolitiques, l’offre retrouve un niveau inhabituel.

Autres sources de revenus : Les ménages pauvres s'adonnent aussi au petit commerce et surtout à la vente de charbon, mais ces activités sont perturbées à cause des troubles sociopolitiques. Dans les zones frontalières, la migration vers la République Dominicaine est aussi limitée par les difficultés de déplacement sur les axes routiers principaux.

Suppositions

Le scénario le plus probable d’octobre 2019 à mai 2020 se base sur les hypothèses suivantes :

  • Troubles sociopolitiques : La crise socio-politique se poursuivrait au niveau actuel.

  • Conditions ENSO et prévisions météorologiques : Selon l’USGS et la NOAA, d'octobre à décembre des conditions normales de précipitations seraient observées. De plus, des conditions normales, sont même prévues durant les trois premiers mois de l'année 2020.
  • Production agricole et cueillette : Les prévisions d'une saison pluvieuse proche de la normale seraient favorables aux récoltes d'hiver (haricot des plaines irriguées, maïs, pois Congo), mais l’impact sur la disponibilité serait mitigé car la contribution des récoltes de la campagne d’hiver à la production agricole nationale ne représente que 15% environs (MARNDR, 2016). La campagne de printemps 2020 devrait se dérouler de façon relativement normale.
  • Disponibilité alimentaire : L’approvisionnement des marchés serait affecté par l’insécurité civile et l’instabilité sociopolitique, lesquelles réduiraient les importations et limite l’approvisionnement depuis les campagnes. Cependant, il subsisterait une certaine disponibilité en produits locaux pendant les premiers mois de la projection issue des récoltes d’été, d’automne et d’hiver. Par la suite, cette disponibilité devrait se voir réduite, particulièrement à partir de mars 2020, lorsque les stocks issus des dernières récoltes commenceraient à s’épuiser.
  • Travail agricole : Les activités de récoltes de la campagne d'été et d’automne et le lancement de la campagne d’hiver donneront lieu à un nouvel élan de la demande de main-d’œuvre agricole mais dans une proportion moindre que d'habitude en raison des difficultés économiques auxquelles les agriculteurs font face (dues aux pertes de la campagne de printemps 2019). Le lancement de la campagne annuelle de printemps pourrait également donner lieu à de nouvelles embauches.
  • L'offre de main d’œuvre pourrait s'avérer limitée, toutefois, en raison de la propension à migrer des travailleurs, attirés par des conditions de travail plus intéressantes ailleurs, en particulier en République Dominicaine. Cependant, en raison de l’impact des troubles sociopolitiques affectant particulièrement les villes, l’offre de main d’œuvre en zone rurale pourrait se trouver à un niveau plus élevé.
  • Vente de charbon : Cette activité pourrait s'intensifier durant les deux périodes du scenario. Premièrement, avec la campagne d'hiver, qui amène la saison sèche : les activités agricoles devraient ralentir, sauf dans les plaines irriguées, ceci jusqu'à la prochaine campagne agricole. Deuxièmement, avec la période de soudure qui débutera en mars 2020et pendant laquelle les dépenses alimentaires tendent à augmenter. Cependant, la vente de charbon se situerait à un niveau supérieur à d’autres années en raison de la hausse des prix et du contexte socio-politique.
  • Tendance générale des prix : Les prix des produits alimentaires de base seraient à la hausse, surtout du fait des turbulences politiques et la dépréciation de la gourde. Leurs fluctuations suivront la performance des récoltes et la disponibilité des produits importés, et les prix de ces dernières resteront à un niveau élevé par rapport à la moyenne quinquennale. De plus, la libéralisation du marché de carburant pourrait davantage alimenter cette tendance à la hausse, dans le contexte d'un ajustement éventuel du coût du transport.
  • Transferts: Dans le but d’aider les familles à faire face à d’éventuelles pertes de revenu à cause de troubles sociopolitiques, les transferts de fonds de la diaspora haïtienne pourraient s'intensifier pendant toute la période du scénario et surtout en décembre (avec les festivités de fin d'années).
  • Évolution du taux de change : La gourde continuera de perdre de sa valeur externe face au dollar et au peso dominicain. Une tendance qui s'accentue d'autant plus que le climat sociopolitique se dégrade. L’instabilité politique et le manque de confiance des agents économiques sont des facteurs déterminants de la dépréciation de la gourde.

Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

D'octobre à janvier, une partie de la disponibilité alimentaire devrait être assurée par des récoltes d'été/automne et d'hiver, qui ne sont cependant pas des campagnes générant d’importantes récoltes. Cette disponibilité devrait être assurée par le haricot, le maïs, le pois Congo, et d'autres cultures comme les tubercules, la banane, l'arbre véritable, les légumes.

Par ailleurs, avec la crise actuelle, les sources principales de revenu sont perturbées. Le pouvoir d'achat durant la période risquerait également d'être érodé par la hausse des prix des produits alimentaires de base et de la dépréciation du taux de change. Cela réduirait l'accès économique des plus pauvres aux produits alimentaires de base. Dans ces conditions, ils doivent recourir aux stratégies d’adaptation négatives telles que le crédit ou le recours au don pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Dans certains cas, lorsque ces stratégies sont épuisées, les ménages pourraient réduire leur consommation alimentaire et, dans une certaine mesure, faire face à des déficits de consommation.

Dans ce contexte, les régions qui font l’objet d’une vulnérabilité importante à l’insécurité alimentaire du fait de facteurs chroniques (taux de pauvreté plus importants, accès difficile aux marchés) ou qui n’ont pas bénéficié de précipitations suffisantes et qui ont essuyé des pertes de récoltes d’automne ont une disponibilité alimentaire plus réduite, et dans le cadre d’un pouvoir d’achat limité pour une population plus élevée se maintiennent donc en Crise (phase 3 de l’IPC). On doit noter que la situation de sécurité alimentaire est très critique au regard de la crise actuelle et que, si des interventions urgentes ne sont pas prises à temps, on pourrait observer une érosion accélérée des moyens d’existence.

La deuxième période du scénario (février-mai), coïncide avec le pic des récoltes d'hiver, qui ne sont pas des récoltes importantes, dominées par le haricot en plaines irriguées et montagnes humides ainsi que par le pois Congo, puis de quelques racines et tubercules, de la banane et le lancement de la campagne de printemps 2020. En outre, c'est la période de soudure caractérisée par une réduction de la part des denrées locales dans la consommation alimentaire des ménages. Ces derniers s’approvisionnent habituellement davantage au marché. L’épuisement des stocks éventuels issus de la campagne d’automne qui avaient pu garantir une certaine disponibilité durant la période précédente seraient épuisés. La vente de main-d'œuvre pour le lancement de la campagne de Printemps et les autres sources de revenus devraient leur permettre d’accéder au marché, mais de manière limitée en raison du niveau élevé des prix des produits de base. La persistance de la crise actuelle contribuerait à amplifier l'érosion des moyens d'existence. Dans ce contexte, en plus des zones actuellement en crise, d'autres pourraient basculer en Crise (phase 3 de l'IPC) alimentaire.

Evénements qui pourraient changer les scenarios

Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

Zone

Evénements

Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

National

Intensification des troubles socio-politiques

L’escalade de la violence perturberait encore plus le faible fonctionnement actuel de l’économie et des marchés. Ceci conduirait à encore plus de ménages à adopter des stratégies négatives. Face à l’épuisement de la disponibilité de certaines stratégies, les déficits de consommation pourraient s’élargir et un certain nombre de ménages pourrait entrer en Urgence (Phase 4 de l’IPC) alimentaire.

National

L’arrêt des troubles socio-politiques

Un arrêt des troubles devrait rétablir les flux commerciaux et l’approvisionnement de la plupart des marchés. Les sources de revenu pourraient également retrouver un état proche de la normale. Ceci devrait diminuer le nombre de personnes et de zones en Crise (Phase 3 de l’IPC) alimentaire.

Zones de production

Arrêt des pluies

Un arrêt brutal des pluies à une phase critique du développement des cultures d’automne (riz, maïs, haricot) et au lancement de la campagne de printemps pourrait occasionner des pertes importantes de cultures et causer d’importants dommages aux moyens d’existence des ménages, surtout les plus pauvres.

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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