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Les craintes liées à Ébola engendrent des anomalies sur les marchés et des revenus des ménages inférieurs à la moyenne

  • Rapport Spécial
  • Afrique de l'Ouest
  • Novembre 3, 2014
Les craintes liées à Ébola engendrent des anomalies sur les marchés et des revenus des ménages inférieurs à la moyenne

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  • Préface

  • Préface

    La Guinée, le Liberia, et la Sierra Leone sont des pays suivis à distance par FEWS NET. Dans le cadre du suivi à distance, un coordinateur travaille habituellement à partir d’un bureau régional à proximité. En s’appuyant sur des partenaires pour les données, le coordinateur a recours à l’élaboration de scénarios pour effectuer des analyses et produire des rapports mensuels. S’il y a peu de données disponibles, il va de soi que les rapports du suivi à distance seront moins détaillés que ceux des pays dans lesquels FEWS NET possède des bureaux. L’analyse présentée dans ce rapport est basée sur un certain nombre d’informations fournies par les partenaires locaux, tels que des organisations de commerçants, le PAM et l’OCHA. FEWS NET participe également à un groupe de travail informel pour échanger des informations et discuter des analyses relatives aux impacts potentiels de l’épidémie d’Ébola sur la sécurité alimentaires en Afrique de l’Ouest.

    Messages clé
    • Le nombre de cas du virus Ébola signalés ou suspectés au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée continue à augmenter et est estimé aujourd’hui à 13.540. Les rapports de ces trois pays indiquent que les restrictions officielles et non officielles concernant les mouvements de population en raison de l’épidémie d’Ébola ont conduit à des anomalies sur les prix et les marchés, à la fois pour les denrées alimentaires de base et les cultures de rente. Les revenus des ménages provenant de certaines sources sont également inférieurs à la moyenne.

    • La principale récolte de riz se déroule actuellement et devrait être moyenne, voire légèrement inférieure à la moyenne. Les ménages producteurs dans les zones rurales pourront satisfaire la majorité de leurs besoins en denrées alimentaires de base grâce à leur propre production à court terme (deux à six mois) et seront confrontés à une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    • Concernant les ménages dépendants des marchés dans les zones plus affectées par la maladie, les revenus inférieurs à la moyenne et les perturbations des marchés les ont poussé à adapter des stratégies de survie inhabituelles pour répondre à leurs besoins alimentaires de base et, par conséquent, ils sont actuellement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). En outre, les ménages, dont un membre est infecté et qui ne reçoivent pas d’aide humanitaire présentement, auront des écarts de consommation faibles à modérés, équivalent à une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Le taux d’infection et l’expansion de l’épidémie d’Ébola sont indéfinis; les impacts projetés sur les marchés, les moyens d’existence et les résultats de sécurité alimentaire sont donc incertains. Pour autant, une augmentation significative du nombre de cas et ses impacts plus forts que les niveaux actuels sur les marchés et les moyens d’existence, conduira à des résultats de sécurité alimentaire pires. Dans ce scénario, les ménages dont un membre est atteint ou décédé, ainsi que les ménages pauvres dépendants des marchés, pourront faire face à une insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) ou d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) d’ici à mars 2015.

    • FEWS NET a effectué une analyse des résultats de l’Approche de l’économie des ménages (HEA) pour une zone rurale de moyens d’existence affectée par Ébola dans la zone de Bomi, Liberia. Dans le scénario décrit ci-dessus, FEWS NET suggère que les résultats de sécurité alimentaire seraient moins sévères pour les ménages producteurs du fait qu’ils dépendent de leur propre production agricole et des aliments de cueillettes. Néanmoins, des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) ou de Crise (Phase 3 de l’IPC) sont possible pour les ménages pauvres et très pauvres à certains moments au cours de l’année de consommation 2015.

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