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Hypothèses pour l’analyse trimestrielle de la sécurité alimentaire

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Octobre 2014 - Mars 2015
Hypothèses pour l’analyse trimestrielle de la sécurité alimentaire

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  • Avertissement
  • Performance de la saison
  • Conflit frontalier et le déplacement
  • Epidémie Ebola
  • Le commerce régional et la dynamique des prix

  • Avertissement

    Afin de fournir les perspectives de sécurité alimentaire, FEWS NET prépare divers scénarios. La méthodologie permet à l’analyste de préparer une série d’hypothèses informées sur le futur et de comparer les effets qu’elles pourraient avoir. Bien que la préparation de divers scénarios ne permette pas de prédire des résultats exacts, cette méthode permet de structurer l’analyse et, finalement, elle aide à minimiser l’incertitude. Le rapport qui suit, préparé par les analystes de FEWS NET en se basant sur les faits actuels, souligne les hypothèses au niveau de la région. Il présente aussi des hypothèses au niveau des pays, qui sont probablement plus détaillées. Prises ensemble, hypothèses régionales et nationales constituent la base de l’analyse intégrée présentée dans les Perspectives de la sécurité alimentaire qui sont mises à jour par FEWS NET. Pour plus d’information sur FEWS NET et la préparation des scénarios veuillez consulter notre site http://www.fews.net/.

    Les rapports sur les perspectives de la sécurité alimentaire de FEWS NET pour octobre 2014 à mars 2015 au Sahel et en Afrique de l’Ouest sont basés sur les hypothèses régionales suivantes établies en fin septembre 2014:


    Performance de la saison

    Perspectives de production de pâturages

    La production des pâturages sera globalement moyenne à supérieure au Sahel. La figure I ci-contre, représentant l'anomalie du maximum saisonnier de NDVI en pourcentage de la moyenne (2001-2013), montre que la majeure partie de la zone pastorale et agro-pastorale du Sahel a une production fourragère supérieure à la moyenne. Toutefois, des déficits fourragers légers à modérés localisés sur certaines zones seront enregistrés comme matérialisées par les cercles rouges, notamment:

    • La zone du Lac Tchad ;
    • Une zone à cheval sur la frontalière sud Burkina-Niger ;
    • Au sud-est de la région de Tombouctou ;
    • Localement à l'extrême sud-ouest de la région de Tombouctou, nord-ouest de Mopti et extrême nord de Ségou au Mali et le sud-est de Hodh el Chargui en Mauritanie ; et
    • Au nord du Sénégal et au sud-ouest de la Mauritanie.

    Dans la plupart des cas, les zones de déficits fourragers précités sont d’une superficie assez réduite, ce qui permettra aux éleveurs transhumants de manœuvrer tout autour pour trouver les bons pâturages et éviter les surcharges. Cependant, la zone centrée sur le nord Sénégal et le sud-ouest de la Mauritanie a enregistré les pires déficits fourragers de la région atteignant 30% par endroits comparativement à la moyenne. Par ailleurs, cette zone est la plus vaste réduisant ainsi la marge de manœuvre des transhumants pour éviter le surpâturage. L’alimentation animale pourra être en dégradation dans ces zones précocement dès février/mars 2015. La zone autour du Lac Tchad peut aussi s’avérer particulièrement critique vu les conditions limitées de transhumance vers le sud à cause du conflit au nord-est du Nigeria et en RCA.

    Le criquet pèlerin et autres infestations phyto sanitaires et aviaires

    D’une manière générale, les pertes occasionnées par tous les prédateurs seront moyennes à inférieures à la moyenne compte de la faiblesse des infestations observées cette année et des dispositions prises par les services techniques de protections des végétaux pour effectuer les traitements le cas échéant. Toutefois avec la mauvaise pluviométrie localisée dans la zone pastorale, les graminées sauvages auront une production inférieure à la moyenne ce qui pourraient engendrer une pression aviaire localement forte et des pertes de production plus forte que la moyenne sur les production de mil et de riz au Burkina Faso, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, au Nigeria et au Tchad.

    Perspectives de productions agricoles

    Les perspectives chiffrées seront données à la fin des missions CILSS/FEWS NET/FAO, PAM et gouvernements des pays concernés actuellement en cours dans la région. Cependant, au regard de l’évolution actuelle de la pluviométrie, des cultures et de la fin de la saison dans les différentes zones, les productions céréalières seront globalement moyennes à supérieures à la moyenne dans la région. Spécifiquement par bassin, elles seront moyennes à supérieures à la moyenne dans le bassin est, supérieures à la moyenne dans le bassin central et moyennes à légèrement inférieures à la moyenne dans le bassin ouest. La Gambie, la Mauritanie et le Sénégal ont connu des retards de mise en place des cultures les plus longs et même avec une prolongation de la saison jusqu’à la première décade d’octobre, la production de mil ne pourra pas être rattrapée dans ces pays à cause de sa sensibilité au photopériodisme. Par contre, les autres cultures non sensibles au photopériodisme (arachide, niébé et sorgho) pourront donner des productions moyennes. Par ailleurs et dans tous les bassins, avec la poursuite des pluies jusqu’en fin septembre, les conditions favorables supérieures à la moyenne vont apparaitre dans les plupart des zones pour les cultures de contre saison. L’engagement des ménages pour le maraichage et le riz irrigué sera supérieur à la moyenne vu les prix incitatifs des produits horticoles sur le marché ce qui augure des hausses des productions supérieures à la moyenne pour ces cultures. Spécifiquement, les perspectives de production agricole se présentent comme suit par bassin:

    Dans le bassin est (Bénin, Niger, Nigeria et Tchad):
    • La production de mil sera moyenne à supérieure à la moyenne car les grandes zones de production du Niger (régions de Zinder, de Tahoua, de Maradi, de Dosso et centre et sud de Tillabéry), du Tchad (régions de Chari-Baguirmi et zone soudanienne) et du Nigeria (Etats de Bauchi, Gombé, Kano, Kaduna, Zanfara, Katsina) auront des productions supérieures à la moyenne avec le bon déroulement de la saison en 2014.
    • La production de maïs sera supérieure à la moyenne compte tenu des bonnes conditions de saison ayant prévalu dans les zones grandes de production du centre du Nigeria et au nord du Bénin.
    • La production de sorgho sera moyenne vu les baisses des emblavures au nord-est du Nigeria suite au conflit de Boko Haram aussi bien en cultures pluviales qu’en cultures de décrue.
    • La production de riz sera inférieure à la moyenne pour le riz pluviale à cause des mauvaises crues qui ont caractérisé le début de la saison jusqu’en juillet. Par contre, la production sera moyenne à supérieure à la moyenne pour le riz irrigué. Globalement, la production de riz dans le bassin pourra être moyenne à supérieure compte tenu de la part du riz irrigué plus importante que celle du riz pluvial.
    • La production de niébé sera supérieure à la moyenne avec les bonnes conditions de productions intervenues de la fin juillet jusqu’à la fin du mois de septembre dans les zones de production.
    • Pour les autres cultures de rente (coton, arachide, sésame, et soja), la production prévisionnelle sera moyenne à supérieure à la moyenne à cause des bonnes conditions pluviométriques ayant prévalu en juin, juillet et aout dans les zones soudaniennes du Tchad, du Nigeria et du Bénin.
    • La production des tubercules (igname, patate, et manioc) sera supérieure à la moyenne avec une hausse plus marquée pour le manioc dont le prix de vente continue à être incitatif pour les producteurs suite à une augmentation de la demande agro-industrielle.
    Dans le bassin central (Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Ghana, Mali et Togo):
    • La production de mil sera supérieure à la moyenne compte tenu des conditions globalement bonnes intervenues dans les zones de production du Mali et du Burkina Faso.
    • La production de maïs sera moyenne à supérieure à la moyenne à cause de la prolongation des pluies jusqu’à la première d’octobre dans la zone soudanienne ce qui va annihiler l’effet néfaste de l’installation tardive des pluies et des pauses pluviométriques intervenues en juillet.
    • La production de sorgho sera également moyenne à supérieure à la moyenne à cause des mêmes conditions favorables observées pour le maïs.
    • La production de riz sera inférieure à la moyenne pour le riz pluviale à cause des mauvaises crues qui ont caractérisé le début de la saison jusqu’en juillet. Par contre, la production sera supérieure à la moyenne pour le riz irrigué. Globalement, la production de riz dans le bassin sera moyenne à légèrement supérieure à la moyenne compte tenu de la part importante du riz irriguée dont la production est n’est pas dépendante des crues pluviales.
    • La production de niébé sera moyenne globalement dans le bassin à localement supérieure à la moyenne au Burkina Faso.
    • Pour les cultures de rente (coton, arachide, sésame, et soja), la production prévisionnelle sera supérieure à la moyenne à cause des extensions des superficies et des bonnes conditions pluviométriques d’août et septembre.
    • La production des tubercules (igname, patate, et manioc) sera moyenne à cause des extensions des superficies suite aux substitutions entreprises par les producteurs avec le retard ou l’avortement des cultures de maïs ou de coton notamment dans le sud-ouest du Mali et l’ouest du Burkina Faso.
    Dans le bassin ouest (Guinée, Guinée Bissau, Mauritanie, Liberia, Sénégal et Sierra Leone):
    • La production de mil, de sorgho, et de maïs sera inférieure à la moyenne vu le retard d’installation de la saison, la perte des cultures pluviales et les perspectives globalement moyennes pour l’irrigué et la décrues en Mauritanie.
    • La production de niébé sera moyenne à cause des mauvaises conditions ayant sévi au centre et au nord du Sénégal qui est la plus grande zone de production.
    • La production totale de riz sera moyenne à inférieure à la moyenne au Sénégal, en Mauritanie et en Gambie compte tenu de la mauvaise pluviométrie et de la faiblesse des crues. Dans les autres pays, Guinée, Guinée Bissau, Liberia et Sierra Leone, elle sera moyenne à légèrement inférieure à cause de l’épidémie de Ebola qui a affecté la capacité de travail pour les récoltes.
    • La production d’arachide sera moyenne à inférieure à la moyenne avec les mauvaises conditions pluviométriques ayant sévi dans les grandes zones de production du Sénégal et de la Gambie.

    Conflit frontalier et le déplacement

    Le conflit Boko Haram au nord-est du Nigeria

    Ce conflit va augmenter d’ampleur en termes d’affrontements armés dans les zones affectées notamment avec les nouvelles données consécutives à l’occupation de certaines localités par le Boko Haram et les élections présidentielles prévues en février 2015. Dans les zones épicentres (Etats de Bornou, Yobé et Adamaoua), les populations feront face à des détériorations complètes des moyens d’existences à cause des effets du conflit. En plus, le nombre de personnes réfugiées dans les zones avoisinantes va encore augmenter d’ici mars 2015 en direction du Niger, du Tchad, du Cameroun et aussi de manière interne au Nigeria. La fréquentation des marchés sera inférieure à la moyenne.

    Le conflit en RCA

    Son ampleur ira en diminuant en allant vers mars 2015 compte tenu de l’évolution du désarmement des différentes milices en conflit. D’un autre coté on pourra assister à une reprise progressive des activités commerciales sur cette période. Toutefois les moyens d’existences, le pouvoir d’achat des ménages et les services publics ne seront pas rétablis d’ici mars 2015. L’intensité de déplacement des populations pourra diminuer su la période mais leur nombre actuel sera au moins maintenu dans les différentes zones d’accueil.


    Epidémie Ebola

    Au 29 d’octobre, 13 703 cas d'Ebola ont été signalés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. La taille de la population qui sera infectée par le virus Ebola dans les mois à venir reste très incertaine. Cependant, la modélisation par le CDC et l'Organisation mondiale de la santé indique que le nombre de cas est susceptible de croître sensiblement, même avec la lutte engagée à ce jour. Sur la base des informations actuellement disponibles, FEWS NET a fait des scénarii qui prévoient 200,000 à 250,000 cas cumulés possible d'Ebola à la mi-Janvier 2015 dans les trois pays les plus touchés. Sur la base de cette hypothèse, FEWS NET anticipe que:

    • La disponibilité des aliments sur les marchés locaux sera fortement perturbée, en raison de craintes croissantes des commerçants de contracter le virus Ebola, les restrictions officielles et non officielles sur les mouvements de population, l'augmentation des coûts des opérations des commerçants et des importateurs, la fermeture des marchés et la probable dépréciation des monnaies.
    • La baisse des revenus limitera l'accès alimentaire des ménages, même si les denrées sont toujours disponibles sur les marchés locaux. Les ménages ruraux et urbains connaîtront une diminution considérable de la plupart de leurs sources de revenu (par exemple, le travail agricole, le petit commerce, la vente de produits forestiers, la viande de brousse et des produits agricoles) en raison des effets d'un ralentissement économique général et des perturbations majeures des marchés.
    • Les ménages agricoles vont augmenter la consommation de manioc produite localement, ce qui retardera la nécessité de se procurer la nourriture sur les marchés locaux. Toutefois, même avec la quantité de manioc actuellement planté ou disponible sur les marchés, la dépendance accrue sur le manioc ne fera que réduire en partie les difficultés en matière de consommation alimentaire provoquées par le fonctionnement réduit des marchés.
    • Les flux commerciaux de bétail resteront perturbés entre les pays affectés et leurs voisins. Avec l’interdiction de la chasse et la commercialisation de la viande de brousse dans les différents pays affectés, il y aura une pression supplémentaire sur la consommation de la volaille et du poisson. Les prix de ces aliments pourraient connaitre des hausses atypiques surtout dans les centres urbains traduisant la baisse des revenus issus de la vente et une consommation réduite de protéines essentielles pour la croissance des enfants.
    • Les frontières entre les pays affectés et leurs voisins vont rester fermées tant qu’il n y a pas d’amélioration dans l’éradication de l’épidémie. La frontière entre la Guinée et le Mali qui est restée jusqu’ici ouverte, pourrait être fermée après un premier cas découvert au Mali en octobre.
    • La migration saisonnière des autres pays de l’Afrique de l’ouest vers les pays affectés pour travailler dans les mines ou pour être engagés dans la transformation des produits de rente comme le café et le cacao va connaitre un ralentissement à cause de la peur des migrants d’être contaminés et la fermeture temporaire des certaines industries particulièrement en Sierra Leone et Liberia.
    • La majorité des cas se retrouvera en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone et toute expansion de l’épidémie dans les pays voisins sera de faible envergure et sera rapidement contrôlé sans impacts majeurs sur le fonctionnement des marchés ou la sécurité alimentaire.
    • Le commerce international maritime dans les pays affectés pourra connaitre un ralentissement à mesure que les importateurs sont confrontés à la réduction des incitations à exercer leur commerce.

    Le commerce régional et la dynamique des prix

    Les stocks de report 2014/15

    Compte tenu d’une situation alimentaire globalement apaisée intervenues en 2014, les stocks céréaliers de report (ménages, commerçants) seront moyens dans tous les pays de la région excepté localement au nord-est du Nigeria, au Tchad et en Centrafrique où ils pourraient être inférieurs à la moyenne. Les stocks de report de niébé détenus par les commerçants seront supérieurs à la moyenne à cause des productions supérieures à la moyenne en 2013 et de la mévente des stocks qui a continué en 2014 suite à une baisse des prix même pendant la soudure en-dessous du prix d’achat à la récolte. Plusieurs commerçants notamment au Niger et au Nigeria se trouvent actuellement avec des stocks qu’ils ont encore préféré garder que de vendre à perte.

    Les achats institutionnels

    Les besoins pour la reconstitution annuelle des stocks nationaux de sécurité alimentaire seront normaux cette année compte tenu de l’utilisation normale qui a été faite de ces stocks en 2014 et la production globalement moyenne. Les achats institutionnels seront aussi moyens.

    Marché et commerce céréalier

    Les marchés céréaliers en Afrique de l’Ouest sont actuellement marqués par une stabilité suite à une mise en marché des stocks détenus par les commerçants et les gros producteurs qui ont une vision favorable sur l’issue de la campagne 2014/15. D’une manière générale, le commerce régional se fait et se fera sans entrave entre les différents pays excepté le long des frontières des pays affectés par Ebola (Guinée, Liberia et Sierra Leone) et autour du nord-est du Nigeria ce qui affectera le sud-est du Niger, l’ouest et le sud du Tchad et les autres régions du Nigeria approvisionnées en niébé et en bétail. Les flux seront également plus bas que la moyenne entre le Tchad et la république Centrafricaine.

    L’offre sur les marchés ruraux et urbains devrait augmenter au cours des prochains mois au fur et à mesure que les récoltes sont effectuées d’octobre jusqu’en décembre 2015. En outre, la demande globale des céréales pour la consommation humaine dans tous les bassins sera typiquement mais avec les poches localisées de forte demande des zones déficitaires mais qui seront sans une grande pression sur l’offre.

    Les marchés à bétail resteront bien animés avec l’accroissement de la demande interne au Sahel et externe vers les pays côtiers en raison des préparatifs des fêtes de fin d’année et le maintien des exportations vers le Ghana et la Cote d’Ivoire, et le Nigeria.

    Description des prix par bassin

    Basin est (Niger, Nigeria, Benin et Tchad)

    Le prix du mil va continuer à baisser entre octobre et décembre 2014 pour atteindre un niveau proche de la moyenne quinquennale excepté dans les zones affectées par le conflit du nord-est du Nigeria et en RCA. Il pourra repartir à la hausse à partir de janvier 2015 mais en restant toujours proche de la moyenne quinquennale jusqu’en fin mars 2015 à cause des bonnes productions intervenues dans la zone sahélienne et la bonne disponibilité des produits horticoles.

    Le prix du sorgho du fait de sa récolte plus tardive, commencera à baisser en novembre-décembre mais pourra repartir en hausse dès janvier 2015 avec la demande industrielle au Nigeria.

    Le prix du maïs sera en baisse également entre octobre et décembre 2014 à un niveau inférieur à la moyenne et pourra se maintenir ainsi jusqu’en mars 2015 à cause de la faiblesse de la demande des ménages au Sahel.

    Le prix du niébé est déjà en baisse et il va continuer jusqu’à un niveau proche de la moyenne quinquennale ou même inférieur localement mais sur un temps limité car plusieurs producteurs maitrise actuellement la technique de conservation du niébé par triple ensachage qui augmente leur capacité de gestion de l’offre.

    Bassin central (Cote d’Ivoire, Ghana, Togo, Burkina Faso et Mali)

    Le prix du mil va baisser pour atteindre un niveau inférieur à la moyenne quinquennale en novembre/décembre. Cela sera favoriser par un jeu normal de l’offre et de la demande où l’offre sera nettement supérieure à la demande à cause de la généralisation des récoltes entre octobre et décembre et de la quasi inexistence de la demande. La réactivation de la demande commerciales par les commerçants suite à aux annonces des achats institutionnels et à la vue des prix assez bas va pousser les commerçants à être plus actifs sur les marchés pour constituer des stocks ce qui amènera la demande à faire un peu plus de pression sur l’offre qui devient de plus en plus faible et plus localisée avec la fin des récoltes. Les prix pourront légèrement augmenter jusqu’en mars 2015 mais tout en restant en dessous de la moyenne quinquennale.

    Le prix du sorgho aura la même tendance que le mil malgré la pression de la demande du Sénégal et de la Mauritanie.

    Le prix du maïs sera également en baisse dans le bassin entre octobre et décembre 2014 à un niveau inférieur que la moyenne. Il pourra se maintenir stable au niveau atteint en décembre et cela jusqu’en mars 2015.

    Le prix du niébé sera en légère baisse pendant les récoltes mais il se maintiendra à un niveau supérieur à la moyenne à cause de la forte demande urbaine du bassin centre et ouest et de la capacité de l’offre qui sera toujours inférieure aux besoins dans les deux bassins.

    Bassin ouest (Mauritanie et Sénégal)

    Les prix du mil, du sorgho et du maïs vont baisser pendant les récoltes entre octobre et novembre au Sénégal, en Mauritanie et en Gambie mais ils resteront à un niveau supérieur à la moyenne quinquennale. Ils vont être en hausse quand la demande sera supérieure à l’offre à partir de décembre vu les mauvaises récoltes attendues cette année mais la hausse sera atténuée par les approvisionnements à faible cout possibles à partir du bassin central.

    Le prix de l’arachide sera proche de la moyenne compte tenu d’un niveau moyen attendu de production et une offre également moyenne.

    Les prix du riz et du blé importés pourront demeurer stables au Sénégal et en Mauritanie si toutefois il n y a pas de tensions sur ces produits sur le marché mondial.

    Figures Figure I. Anomalie en pourcentage de la moyenne (2001-2013) du maximum saisonnier de NDVI

    Figure 1

    Figure I. Anomalie en pourcentage de la moyenne (2001-2013) du maximum saisonnier de NDVI

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 2. Projection du prix de gros de mil sur le marché de Kano au Nigeria en N/100Kg

    Figure 2

    Figure 2. Projection du prix de gros de mil sur le marché de Kano au Nigeria en N/100Kg

    Source: FEWS NET

    Figure 3. Projection des prix du maïs à Bobo Dioulasso de septembre à Mars en FCFA /Kg

    Figure 3

    Figure 3. Projection des prix du maïs à Bobo Dioulasso de septembre à Mars en FCFA /Kg

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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