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Les plus graves niveaux d’insécurité alimentaire persisteront dans le nord-est du Nigeria

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Novembre 2016
Les plus graves niveaux d’insécurité alimentaire persisteront dans le nord-est du Nigeria

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  • Perspectives par pays
  • Événements qui pourraient changer les perspectives
  • Messages clé
    • Dans le nord-est du Nigeria, l’insécurité alimentaire de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) continue à l’ouest de Yobe, au sud de Borno et dans le nord de l’Adamawa du fait de l’impact du conflit de Boko-Haram, tandis que celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) prévaut à l’est de Yobe et dans le centre et le nord de Borno. Nombreux ménages dont les moyens d’existences sont détruits font face à des larges déficits de consommation et des taux de malnutrition élevés.

    • Dans les zones isolées et inaccessibles au nord-est du Nigeria, bien que les données sont rares, l’information disponible suggère qu’il est possible qu'une Famine (Phase 5 de l’IPC) y est en cours. Compte tenu de situation préoccupante au nord-est du Nigeria et dans le bassin du Lac Tchad qui pourraient continuer jusqu’au moins en mai 2017, l’assistance humanitaire est nécessaire de toute urgence.

    • L’insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC) se maintiendra jusqu’en janvier 2017 pour les ménages pauvres affectées par le conflit de Boko Haram dans la région du Lac au Tchad et dans la région de Diffa au Niger. Ces zones pourraient évoluer en Crise (Phase 3 de l’IPC) dès février à cause du conflit qui engendre des personnes déplacées, des perturbations de leurs moyens d’existence, des pressions sur leurs ressources limitées, rendant ces ménages déplacés et ceux pauvres incapables de couvrir leurs besoins alimentaires.

    • En Centrafrique, malgré la généralisation des récoltes et la fin de la période de soudure en octobre, la sécurité alimentaire reste préoccupante car les disponibilités alimentaires ne pourront pas compenser les déficits alimentaires chez les ménages pauvres résidents dans les zones d’insécurité, les déplacés, et les familles hôtes. Ils seront incapables de couvrir leurs besoins alimentaires et resteront en Crise (phase 3 de l’IPC) jusqu’au moins en mai 2017.

    • L’insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC) se maintiendra jusqu’en mai dans l’ouest de la zone agropastorale en Mauritanie du fait de l’échec des cultures pluviales. Par contre, ce niveau d’insécurité alimentaire n’interviendra qu’à partir de mars/avril au Mali dans les zones rizicoles du fleuve du fait des baisses importantes des productions suite aux inondations et au Tchad, dans le Kanem, BEG, Guera et Wadi Fira suite à une forte baisse de leurs sources principales de revenus (transferts des migrants, exportation de bétail).

    • La majorité des zones restera en situation Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mai 2017 grâce au bon niveau des stocks ménages, des tendances de productions agricoles supérieures à la moyenne cette année, au fonctionnement normal des marchés et à la mise en œuvre des stratégies habituelles de moyens d’existence Toutefois, des productions inférieures à la moyenne seront observées localement en Mauritanie, au Mali, au Niger et au nord-est Nigeria.

    • Les marchés sont bien approvisionnés en divers produits issus des nouvelles récoltes avec des prix stables voir en baisse, facilitant ainsi l’accès. Cependant, au nord du Mali et dans le bassin du Lac Tchad, l’insécurité civile continue de perturber le fonctionnement des marchés. Aussi, la dépréciation de la Naira continue de limiter les opportunités de vente de bétail et de produites de rentes des pays sahéliens vers le Nigeria.

    • Le bon niveau de remplissage des points d’eau augure de bonnes perspectives pour les cultures de saison sèche. Les productions de pâturages sont globalement satisfaisantes au Sahel excepté localement au Niger mais les mouvements de transhumance habituels permettront de satisfaire l’alimentation du bétail. Cependant, dans le bassin du Lac Tchad, l’insécurité continuera d’impacter négativement ces mouvements de transhumance.


    Perspectives par pays

    Burkina Faso

    • À la faveur d’une distribution globalement satisfaisante des pluies, les récoltes s’annoncent moyennes à supérieures à la moyenne dans le pays, malgré des pertes localisées de production du fait des poches de sècheresse enregistrées à partir de mi-septembre, des attaques atypiques de chenilles sur les cultures de maïs et les dégâts habituels d’oiseaux granivores.
    • Le bon niveau de remplissage des retenues d’eau favorisera une exécution normale des activités de maraichage et aussi un abreuvement adéquat des animaux jusqu’en mars, avant le démarrage normal de la prochaine soudure pastorale. Les autres activités telles l’orpaillage, la migration saisonnière, et l’offre de main-d’œuvre agricole se dérouleront sans entrave majeure.
    • La situation alimentaire des ménages se normalise avec l’accès aux nouvelles récoltes et jusqu’en fin mai 2017, une insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) continuera d’être observée dans le pays, à la faveur d’une stabilité des prix des denrées alimentaires de base et des revenus normaux à supérieurs pour la période.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Burkina Faso d’octobre 2016 à mai 2017.

    Tchad

    • La campagne agricole a été longue cette année et les premières pluies sont tombées un mois plus tôt, en avril dans la zone soudanienne et en mai dans la partie sahélienne. Le cumul des pluies a été excédentaire avec une bonne répartition dans presque toutes les zones agro-pastorales. La production céréalière attendue est meilleure que celle de l’année dernière (+16 pour cent) et la moyenne quinquennale (+13 pour cent).
    • La situation alimentaire s’est améliorée dans l’ensemble du pays (à l’exception du Lac à cause du conflit) grâce à la disponibilité actuelle des nouvelles récoltes qui se poursuivent, couplées aux légumes sauvages, aux produits de cueillette et à la disponibilité laitière par endroits. Les ménages diversifient leurs sources de nourriture entre octobre 2016 et janvier 2017, et tout le pays à l’exception du Lac sera en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC). 
    • Suite à l’épuisement habituel de leur stocks entre février et mai 2017, les ménages pauvres du Kanem, BEG, Abtouyour (Guera) et Kobé (Wadi Fira) feront face à une forte baisse de leurs sources principales de revenus : les transferts des migrants compte tenu de crise économique nationale et la vente des bétails suite à la non-exportation vers le Nigeria, en plus de pressions économiques des déplacés en Kanem et BEG. Par conséquent, ces ménages seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) dès avril 2017.
    • Malgré les bonnes récoltes enregistrées au Lac, les ménages pauvres seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en janvier avec la baisse du prix de bétail, de revenu de transfert d’argent, et de la main d’œuvre. Les stocks céréaliers des ménages pauvres seront réduits au minimum entre février et mai à cause de la pression des déplacés sur leurs ressources limitées, et elles feront face à des déficits de consommation et basculeront en Crise (Phase 3 de l’IPC) dès février en absence d’assistance alimentaire.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Tchad d’octobre 2016 à mai 2017.

    Guinée

    • Malgré quelques légères perturbations climatiques (léger retard dans l’installation des pluies dans quelques zones, des inondations, des séquences sèches, etc.), la campagne agricole 2016/2017 se déroule normalement avec un niveau pluviométrique excédentaire et bien reparti dans le temps et l’espace. Par conséquent, les perspectives de récoltes de denrées alimentaires sont moyennes à supérieures à la moyenne quinquennale.
    • Les récoltes de maïs, de fonio, de tubercules (manioc notamment) et du riz de coteau en cours amélioreront les disponibilités alimentaires dans la plupart des préfectures du pays et permettront aux ménages pauvres d’obtenir des revenus moyens à travers les ventes de récolte et la main d’œuvre agricole. La relance des activités de maraichage constitue des sources importantes de revenus et de diversification de  l’alimentation. 
    • Les marchés continueront à être bien approvisionnés en denrées alimentaires et les prix des céréales notamment le riz resteront relativement stables jusqu’au moins en mai. La majorité des ménages ont un accès moyen aux vivres grâce à la disponibilité de la propre production, des prix des céréales moyens et des revenus moyens à partir des sources habituelles de moyens d’existence. Par conséquent, toutes les zones se maintiendront en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins en mai 2017.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Mali d’octobre 2016 à mai 2017.

    Mali

    • Les perspectives de production de céréales sont jugées globalement moyennes à bonnes; ce qui présage d’une disponibilité alimentaire moyenne dans le pays en 2016-2017. Les prévisions de production selon le Gouvernement sont en hausse de 32 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, des baisses importantes de production à cause des inondations sont à signaler par endroits dans la bande du fleuve des régions de Mopti, Tombouctou et de Gao. 
    • L’approvisionnement des marchés est suffisant partout. L’accès des ménages aux denrées alimentaires s’améliore de plus en plus grâce à la disponibilité des nouvelles récoltes, le niveau des prix des céréales qui restent inférieurs à la moyenne quinquennale et les termes de l’échange bétail/céréales favorables aux éleveurs.
    • Cependant, une dégradation de la situation alimentaire vers le Stress (Phase 2 de l’IPC) est probable à partir de mars dans les zones rizicoles de la bande du fleuve des cercles de Djenné, Gourma Rharous, Bourem, Gao à cause de la baisse importante des productions rizicoles suite aux inondations d’août à septembre. Il en sera de même pour les ménages touchés par les pertes de biens et ou de culture à cause des pluies de juillet à septembre 2016 à travers le pays.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Mali d’octobre 2016 à mai 2017.

    Mauritanie

    • La mauvaise répartition des pluies, entre aout et septembre, n’a affecté que les cultures pluviales dans l’ouest de la zone agropastorale où les productions seront nettement en baisse par rapport à la moyenne. Toutefois on s’attend, malgré la baisse des superficies exploitées en irrigué au niveau national, à une production agricole annuelle moyenne. 
    • Les conditions pastorales sont globalement satisfaisantes au niveau national et assureront l’alimentation du cheptel jusqu’en mai si les feux de brousse sont contrôlés. Les transhumances internes répondront aux besoins du cheptel de l’ouest de la zone agropastorale qui accuse un déficit de pâturages. 
    • Les marchés seront bien approvisionnés par des importations régulières et par des flux transfrontaliers redynamisés par les nouvelles productions des pays limitrophes comme Sénégal et Mali. Les prix des denrées alimentaires, stables depuis plusieurs mois, le resteront jusqu’en mai. Ceux des animaux s’inscriront dans les tendances haussières saisonnières. 
    • La majeure partie des ménages du pays sera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mai. Dans l’ouest de la zone agropastorale (Tagant, Gorgol et Brakna), l’échec des cultures pluviales, la pression exercée sur le cheptel pour rembourser les dettes et acheter de la nourriture placera quelques ménages agropasteurs pauvres en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en mai.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Mauritanie d’octobre 2016 à mai 2017.

    Niger

    • La sécurité alimentaire s’est globalement améliorée avec les récoltes qui se généralisent, les prix qui entament leur baisse saisonnière et les opportunités de revenus qui se multiplient avec les ventes des récoltes, des produits de rentes et d’animaux. La plupart des ménages sont capables de couvrir leurs besoins alimentaires et non alimentaires sans pression sur les moyens d’existence et la majorité des zones seront en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre 2016 à mai 2017.
    • Des déficits céréaliers et fourragers sont attendus dans la zone pastorale des régions de Tahoua, Zinder, Agadez, et Maradi et dans les zones agricoles de Maradi (Dakoro, Mayahi) en raison de différentes anomalies pluviométriques (excès d’humidité, sécheresse et vents de sable violents) qui ont perturbé le développement normal des plantes. Les moyens d’existences normaux vont être perturbés (baisses précoces de l’embonpoint des animaux, épuisement précoce des stocks, etc.) et des situations de Stress (Phase 2 de l’IPC) apparaitront à partir de mars 2017.
    • L’approvisionnement des marchés restera régulier et suffisant grâce à la dépréciation continue du Naira nigérian qui favorise le transfert des commodités vers le Niger et des prix des céréales à des niveaux globalement inférieurs à la moyenne, facilitant l’accès alimentaire. Toutefois, cette situation sera défavorable pour les exportations des produits de rente et d’animaux dont les ventes et les prix seront en baisse par rapport à la moyenne.
    • Dans la région de Diffa, malgré la généralisation des récoltes et la fin de la période de soudure en octobre, les conditions d’insécurité alimentaire aigüe de Stress (Phase 2 ! de l’IPC), et de Crise (Phase 3 de l’IPC) après janvier, vont persister jusqu’au moins mai 2017. En raison du conflit de Boko Haram qui engendre des mouvements de populations et des perturbations des moyens d’existence, les ménages déplacés et pauvres locaux seront incapables de couvrir leurs besoins alimentaires et dépendront fortement de l’aide humanitaire.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Niger d’octobre 2016 à mai 2017.

    Nigeria

    • Même si l’accès à certaines zones dans le nord-est du Nigeria s’améliore, de vastes zones dans et autour de la forêt de Sambisa, le Lac Tchad et le sud de Yobe restent inaccessibles aux humanitaires. Par ailleurs, le financement actuel de l'appel humanitaire reste très faible.
    • L’analyse Cadre Harmonisé d’octobre 2016 a indiqué qu’au Nigeria deux zones sénatoriales sur trois dans l’Etat de Borno et une dans l’Etat de Yobe sont en Phase d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) – une analyse plus approfondie est nécessaire pour identifier le niveau d’insécurité alimentaire dans les LGAs et les camps de déplacés. Nombreux ménages dont les moyens d’existences sont détruits font face à des larges déficits de consommation et des taux de malnutrition élevés.
    • Bien que les données sur la consommation alimentaire, la nutrition, et la mortalité restent rares sur les zones inaccessibles, l’information disponible suggère qu’il est possible qu'une Famine (Phase 5 de l’IPC) y est en cours.  Afin d'éviter d'importantes pertes en vies humaines supplémentaires, il est impératif d'améliorer l'accès aux services humanitaires et d'accroître fortement l’assistance alimentaire d'urgence.

    Liberia

    • Les principales récoltes de riz et de manioc local commencées depuis août dans la région du sud-est se répandent dans tout le pays en octobre. Les niveaux de récolte du riz devraient être généralement moyens, bien que dans certaines régions ils soient légèrement inférieurs à la moyenne en raison de la sécheresse prolongée localisée pendant la plantation ou les inondations sur le riz pluvial pendant la saison des pluies dans d'autres régions.
    • La disponibilité des aliments sera maintenue grâce aux stocks issus des nouvelles récoltes, y compris une production suffisante de manioc (gari, fufu), de légumes locaux et de poisson, ainsi que des importations typiques de produits alimentaires. La plupart des ménages seront en mesure de maintenir des modes d'accès et de consommation alimentaire normalement saisonniers entre octobre 2016 et mai 2017, conformément à l'insécurité alimentaire aiguë minimale (IPC Phase 1).
    • Les activités de subsistance périurbaines de Monrovia (jardinage domestique, emploi quotidien et petits commerces) sont inférieures aux niveaux saisonniers, le ralentissement économique ayant réduit les possibilités d'emploi, l'accès au crédit et aux terres. En outre, les pluies excessives de juillet à septembre ont limité les possibilités de jardinage et de vente. Les ménages touchés seront toujours en mesure de répondre aux besoins alimentaires minimaux, même si les petites poches de la population (moins de 20%) rencontreront des difficultés pour répondre aux besoins non alimentaires de base et seront en insécurité alimentaire aiguë Stress (IPC Phase 2) en octobre 2016 jusqu'en janvier 2017.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Liberia d’octobre 2016 à mai 2017.

    Sierra Leone

    • Les récoltes des cultures de la campagne principale, y compris le riz, le manioc, la patate douce, les légumes et le cacao, sont en cours et offre une meilleure disponibilité et un meilleur revenu pour les ménages pauvres à travers le pays. Tous les districts, y compris Port Loko et Kailahun, connaitront l'insécurité alimentaire aiguë minimale (IPC Phase 1) d'ici janvier 2017 lorsque les récoltes de produits alimentaires et de cultures vivrières seront achevées.
    • Dans les districts de Kailahun et de Port Loko, les chocs résiduels de l'épidémie à virus Ebola (EVD) ont entraîné une reprise économique lente. En plus d'être deux des districts les plus touchés, la fermeture de deux mines de minerai de fer dans le district de Port-Loko et les fortes pluies qui ont perturbé de façon atypique le transport et le commerce des produits de base à Kailahun ont encore freiné la reprise. Ces districts resteront en insécurité alimentaire aiguë Stresse (IPC Phase 2) jusqu'en janvier 2017.
    • La reprise économique complète des chocs liés à l'EVD est attendue d'ici la fin des récoltes principales des cultures vivrières et des produits de base 2016/17 à travers le pays. De février à mai 2017, on s'attend à ce que la production hors saison du riz, des légumes, du manioc et de la patate douce soit moyenne ou supérieure à la moyenne dans tout le pays, améliorant ainsi la consommation alimentaire. En outre, la période de pointe de la production et la commercialisation de cacao, de café et d’huile de palme interviendra pendant cette période, améliorant encore les revenus.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Sierra Leone d’octobre 2016 à mai 2017.

    Pays suivis à distance[1]

    République Centrafricaine

    • Suite aux tensions intercommunautaires qui s’amplifient dans les zones touchées par le conflit, les ménages déplacés, les familles hôtes ainsi que les retournés et les résidents pauvres ont un accès limité aux terres agricoles et aux moyens d’existence. Ces ménages n’arrivent plus à couvrir leurs besoins primaires et dépendent étroitement de l’aide humanitaire. Selon les dernières estimations d’OCHA, le nombre de personnes en déplacement est stable les derniers mois et totalise 384.884 personnes le 30 septembre.

    • En raison de la persistance du conflit civile, les circuits commerciaux traditionnels restent perturbés avec des flux inférieurs à la moyenne et des prix de denrées de base dans une tendance haussière dans les centres urbains malgré la période des récoltes. A cela s’ajoute la baisse généralisée de revenus en dessous de la moyenne pour la vente des produits agricoles, du bétail et de la main d’œuvre. Cette situation entraine un faible pouvoir d’achat et des difficultés d’accès alimentaire pour les ménages pauvres. 

    • Malgré la généralisation des récoltes et la fin de la période de soudure en octobre, la sécurité alimentaire reste préoccupante car les disponibilités alimentaires ne pourront pas compenser les déficits alimentaires chez les ménages pauvres résidents dans les zones d’insécurité, les déplacés, et les familles hôtes. Ils seront incapables de couvrir leurs besoins alimentaires et resteront en Crise (phase 3 de l’IPC) jusqu’au moins mai 2017.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour d’octobre 2016 à mai 2017 concernant le suivi à distance de la République Centrafricaine.

    Sénégal

    • Les prévisions de production de céréales sont en hausse par rapport à la moyenne quinquennale; ce qui augure d’une bonne disponibilité céréalière pendant l’année alimentaire 2016-2017 dans le pays. La disponibilité moyenne des récoltes en vert de maïs et de légumineuses améliorent l’accès des ménages aux vivres ce qui maintiendra toutes les zones en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mai 2017 grâce aussi à la baisse saisonnière des prix des céréales attendue à partir de novembre.
    • Les conditions d’élevage moyennes dans le pays présagent d’une soudure normale pour le bétail à partir de mars 2017; ce qui est favorable à une production animale moyenne dans le pays. Les revenus moyens issus de la vente du bétail et des productions animales (lait, beurre) seront favorables à un accès moyens des ménages éleveurs aux marchés.
    • Les ménages pauvres victimes des inondations dans les zones de Dakar, Fatick, Kaolack, Saint Louis et Matam feront recours à des stratégies d’adaptation atypiques pour la reconstitution de leurs moyens d’existence. Néanmoins, leur accès alimentaire sera maintenu par leur propre production et des paiements en nature jusqu’en mars 2017 à partir duquel ils seront dans une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) compte tenu de l’épuisement précoce de stocks et la baisse de leur revenu.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour d’octobre 2016 à mai 2017 concernant le suivi à distance du Sénégal.

     

    [1] Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés. 

     


    Événements qui pourraient changer les perspectives

     

    Tableau 1 : Événements possibles au cours des huit mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

     

    Zone

    Evénement

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Bassin centre (Mali et Burkina Faso)

    Des achats atypiques de stocks institutionnels dans la sous-région à partir de janvier 2017

    • Hausse importante de la demande
    • Hausse saisonnière précoce des prix des céréales locales

    Nord Mali, Nord-est Nigeria, République Centrafricaine, pays voisins

     

    Aggravation de l’insécurité civile

    • Augmentation du nombre des déplacés et réfugiés dans les pays voisins
    • Fermeture des frontières des pays voisins
    • Arrêt des flux, très faibles offre sur les marchés locaux
    • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages
    • Manifestations localisées de crises humanitaires

    Bassin Est et centre (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali)

    Une amélioration de la valeur des monnaies nigériane et ghanéenne

    • Relance de la demande en bétail et permettre un accroissement des prix, en particulier des bovins, au-dessus de la moyenne quinquennale.
    • Hausse des revenus des ménages pastoraux.

    Mauritanie, Sénégal, Mali

    Invasion acridienne

    • Baisse des productions de saison sèche
    • Destruction des pâturages
    • Baisse de revenus issus du travail agricole de saison sèche et de la vente des récoltes

     

     

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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