Skip to main content

Insécurité alimentaire localisée du fait des baisses de productions et l’insécurité civile

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Novembre 2015 - Mars 2016
Insécurité alimentaire localisée du fait des baisses de productions et l’insécurité civile

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Perspectives par pays
  • Événements qui pourraient changer les perspectives
  • Messages clé
    • Les récoltes se poursuivent comme d’habitude et des disponibilités céréalières moyennes à supérieures se confirment dans la région. Elles seront toutefois inferieures à la moyennes au Tchad, et localement au Niger, au Bénin, au Ghana, au Mali, au Nigeria et au nord du Burkina Faso, conséquence du démarrage tardif de la saison, des séquences sèches, de l’arrêt précoce des pluies, des inondations et/ou des conflits.

    • Les marchés sont actuellement actifs avec une offre habituellement supérieure à la demande grâce aux récoltes, maintenant les prix stables par rapport à la moyenne, voire en baisse localement. Cette stabilité et les termes de l’échange bétail/céréales favorables aux éleveurs améliorent l’accès à l’alimentation pour les ménages pauvres dans la région.

    • En général, la consommation alimentaire se normalise et se diversifie même dans les ménages pauvres avec les récoltes en cours, une disponibilité saisonnière confortable de lait et de légumes et des revenus tirés des ventes des produits et main d’œuvre agricoles. Par conséquent, l’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) se généralise et pourra se maintenir jusqu’en fin mars 2016.

    • Le Stress (Phase 2 de l’IPC) pourrait exister localement au Niger et en Mauritanie, jusqu’en décembre conséquemment aux effets résiduels de la mauvaise saison précédente et de l’insécurité civile à l’est du Niger. Il pourra apparaitre dans les mêmes pays et au Tchad entre janvier et mars 2016 dans les zones de mauvaises productions de 2015 suite aux inondations ou l’arrêt précoce des pluies et au Mali chez les ménages pastoraux dont la taille du troupeau est inférieure à la moyenne.

    • L’insécurité dans le nord-est du Nigeria et les zones contiguës au Niger et au Tchad réduit les activités et l’accès alimentaire en dépit des récoltes en cours. L’insécurité alimentaire du niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) y persistera jusqu’en mars 2016 du fait de la détérioration des moyens d’existence et du mauvais fonctionnement des marchés. Il en est de même en République Centrafricaine avec la reprise des violences qui réduit la couverture de l’assistance humanitaire.

    • En Guinée, Sierra Leone et Liberia, l’épidémie Ebola tend vers sa fin. Les activités de moyen d’existence se normalisent et avec les nouvelles récoltes supérieures à la moyenne, ces pays vivent une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) qui se maintiendra jusqu’en mars 2016. Cependant, le Stress (Phase 2 de l’IPC) subsistera localement en Sierra Leone où les moyens d’existence n’ont pas encore retrouvé leur niveau habituel.


    Perspectives par pays
    Burkina Faso             
    • Nonobstant un début difficile de la campagne agricole, le renforcement de l’activité pluviométrique à partir de mi-juillet et la fin normale ou même tardive des pluies ont permis à la plupart des cultures de boucler convenablement leurs cycles et d’espérer des productions similaires à la moyenne quinquennale dans le pays.
    • L’accès des ménages aux nouvelles récoltes leur permet d’avoir une consommation alimentaire normale, ce qui réduit la demande sur les marchés, avec comme résultante, des niveaux de prix des denrées de base globalement similaires à la moyenne quinquennale.
    • L’amélioration de la consommation avec les récoltes, les opportunités de main d’œuvre agricole, et les prix normaux attendus vont conduire à des résultats d’insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) entre octobre 2015 et mars 2016 à travers le pays.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Burkina Faso d’octobre 2015 à mars 2016.

    Tchad
    • Les récoltes céréalières pluviales de la campagne agricole 2015-2016 sont moyennes à légèrement inférieures à la moyenne à cause du démarrage tardif de la saison, des séquences sèches, de la baisse des superficies emblavées par endroit mais aussi à cause de l’arrêt précoce des pluies pour certaines zones. Certains départements déficitaires ont été enregistrés dans les régions du Lac, du Kanem, de Bahr el Ghazel, du Batha, de Wadi-Fira, du Nord Guera.
    • L’approvisionnement des marchés céréaliers s’est amélioré comparé à la période de soudure (juin-septembre) à cause des nouvelles récoltes des produits agricoles qui sont présents sur les marchés. On observe une baisse saisonnière des prix comparée à leur niveau de septembre améliorant l’accès des ménages aux céréales.
    • La sécurité alimentaire des ménages pauvres s’est améliorée dans l’ensemble du pays grâce à la disponibilité actuelle des nouvelles récoltes en cours. Les nouvelles récoltes couplées aux produits de cueillette et à la disponibilité laitière par endroits, permettront aux ménages de diversifier leurs sources de nourriture entre octobre et décembre 2015. Pendant cette période, tout le pays sera en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC).
    • Le niveau des stocks céréaliers et la disponibilité laitière vont baisser dans le Lac, Kanem, Bahr El Ghazel, Batha, Nord Guera et Wadi-Fira à partir de janvier plus tôt qu’en année normale. A cet effet, les ménages pauvres de ces régions dépendront des achats sur les marchés et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC). Pour les populations déplacées du Nigeria et de la République centrafricaine qui bénéficient de l’aide des humanitaires, ils peuvent rester en Stress (Phase 2 ! de l’IPC) grâce aux assistances en cours.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Tchad d’octobre 2015 à mars 2016.

    Mali
    • L’intensification des récoltes d’octobre à mars pour les cultures pluviales et les contres saisons maraichères renforcera d’avantage l’accessibilité des ménages aux aliments à travers la reconstitution des stocks et les revenus agricoles tirés de la vente des produits et des activités de mains d’œuvre agricole. Ces récoltes favorisent une disponibilité alimentaire suffisante dans le pays durant l’année alimentaire 2015/2016.
    • La production de biomasse végétale supérieure à la moyenne et le bon niveau de remplissage des points d’eau augurent des conditions d’élevage moyennes à bonnes dans l’ensemble. Ces conditions, ainsi que les prix des animaux au-dessus de la moyenne, assurent aux ménages une bonne disponibilité de lait et des termes d’échange bétail/céréales favorables. Par conséquent, la majorité des ménages agropasteurs seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre à mars.
    • Des baisses localisées de production agricoles par rapport à la moyenne seront cependant observées dans les zones qui ont été victimes des inondations; ce qui pourrait engendrer un épuisement précoce des stocks. Liées à cette perte de production et de moyens d’existence, les ménages pauvres victimes des inondations dans les cercles de Kita, Macina, Nara, Tominian, San, Mopti, Nioro, Gao, Ménaka et Douentza estimés à environ 15 000 personnes connaitront une dégradation de la situation alimentaire en phase Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars 2016.
    • Les ménages pastoraux pauvres dans les régions de Gao et de Tombouctou qui connaissent une baisse de la taille du cheptel voire la décapitalisation pendant ces trois dernières années feront face à une dégradation de leur situation alimentaire en phase Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars 2016 suite à la baisse de revenus qui leur rendra la soudure plus dure qu’en situation normale.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Mali d’octobre 2015 à mars 2016.

    Mauritanie
    • Après un démarrage tardif, une pluviométrique suffisante et bien repartie dans le temps depuis la fin-août a permis un bon développement des pâturages et des cultures pluviales. La production céréalière nationale sera moyenne à supérieure à la moyenne et les pâturages, à l’échelle nationale, seront nettement meilleurs que ceux de 2014. L’accès alimentaire des ménages pauvres va donc s’améliorer.
    • L’accès aux nouveaux produits agricoles et au lait, la stabilité des prix des denrées alimentaires et les revenus du travail agricole permettent aux ménages, dans la majeure partie des zones rurales, de consommer des aliments normalement et par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC). Leur sécurité alimentaire sera renforcée, entre janvier et mars, par les récoltes des cultures pluviales tardives et celles de la décrue ainsi qu’une hausse du prix des animaux.
    • Dans la zone de cultures pluviales, les moughataa d’Amourj et de Diguent sont très affectées par l’irrégularité des pluies. Leur production de court cycle est en nette baisse et sa récolte retardée de deux mois prolonge la soudure jusqu’en novembre. Une grande partie de ce déficit de production saisonnière sera comblée par celle des cultures de long cycle (récoltés cette année en décembre), mais les ménages pauvres resteront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en janvier.
    • Malgré des récoltes moyennes et des bonnes conditions pastorales, la diminution de taille des troupeaux et l’impact du remboursement des dettes suite aux difficiles années précédentes ainsi que des revenus saisonniers nettement plus bas qu’en année moyenne maintiendront les ménages pauvres des zones agropastorales du Tagant (la moughataa de Moudjéria) et du Gorgol (les moughataas de Monguel et le nord de celle de Kaédi) en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en mars.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Mauritanie d’octobre 2015 à mars 2016.

    Niger
    • Les cumuls des pluies moyens à supérieurs enregistrés en août-septembre ont permis de rattraper le retard observé dans l’installation de la saison agricole et de créer des conditions hydriques favorables pour une production agricole et de pâturages globalement comparable à la moyenne. Cependant, il y a des zones localisé de déficit de production, surtout à Tera, Ouallam, Tanout, Abalak, Bermo, et Aderbissinat.
    • Les cultures irriguées de décembre 2015 à mars 2016 vont bénéficier des bonnes disponibilités en eaux favorisées par les fortes précipitations enregistrées en août-septembre 2015. Les cultures irriguées qui seront récoltées entre janvier et mars 2015 vont renforcer les disponibilités alimentaires des ménages et diversifier leur consommation alimentaire tout en améliorant leurs revenus.
    • Les marchés en termes d’approvisionnement et de prix évoluent comme d’habitude à l’exception des marchés situés en zones soumises au conflit dans la région de Diffa. Sauf en cas d’achats locaux importants, cette situation favorable pourrait continuer jusqu’en mars 2016 avec même des tendances à la baisse des prix qui pourraient s’observer en décembre-janvier-février au moment où toutes les récoltes seront finies.
    • Grace aux facteurs globalement favorables, l’insécurité alimentaire aiguë de la majorité des zones en Minimale (Phase 1 de l’IPC) en octobre 2015 va persister jusqu’en mars 2016. Toutefois, dans certaines zones pastorales de Abalak et Bermo, et dans certaines zones agropastorales de Téra, Ouallam, et Tanout, Stress (Phase 2 de l’IPC) va commencer entre février et mars 2016. Dans la région de Diffa les personnes déplacées et les personnes pauvres locales seront en Crise (Phase 3 de l’IPC) dès janvier 2016 pendant qu’elles dépendent significativement du marché pour accéder aux aliments.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Niger d’octobre 2015 à mars 2016.

    Nigeria
    • En plus de causer des pertes en vie humaine, le conflit en cours au nord-est du Nigeria continue de restreindre les moyens d’existence, les activités commerciales, et de provoquer le déplacement continue et significatif de populations. Les ménages résidents ruraux dans les zones les plus affectées par le conflit et les personnes déplacées dans les quartiers informels continuent d'être des populations les plus touchées par l’insécurité alimentaire.
    • Bien que les récoltes en cours entre octobre et décembre 2015 vont contribuer à améliorer la disponibilité alimentaire et l'accès, la production devrait encore une fois cette année, être bien inférieure à la moyenne dans le nord du Nigeria. Des parties de l'ouest de Yobe, dans le nord de l'Adamaoua, la majorité de l’Etat de Borno, ainsi que les zones de peuplement informelles de personnes déplacées dans la grande agglomération de Maiduguri, resteront en Crise (IPC Phase 3) entre octobre 2015 et mars 2016.
    • Les ménages des zones localisées à travers le pays (certaines parties des Etats de l'Adamaoua, Yobe, Bauchi, Kaduna, Jigawa, Kebbi et du Niger) affectés par des inondations sévères pendant la principale saison enregistrent des niveaux de récoltes inférieures à la moyenne pour les cultures vivrières et celles de rente. Les ménages affectés dans ces zones auront probablement recours à l'achat sur le marché plus tôt que d'habitude car cette année, les stocks de productions propres couvriront moins de mois que d’habitude.
    • Pour une grande partie du reste du pays, les principales récoltes sont en cours avec des productions généralement moyennes, contribuant positivement à l’accroissement des stocks ménages et commerciaux. Entre octobre 2015 et mars 2016, les ménages agricoles auront accès à l’aliment de base à partir des productions propres, tandis que les autres auront un bon accès au marché car les prix devraient rester moyens à inférieurs à la moyenne. Par conséquent, la majorité du pays restera en insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1) entre novembre 2015 et mars 2016.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Nigeria d’octobre 2015 à mars 2016.

    Pays suivis à distance1

    République Centrafricaine
    • La reprise apparente des violences qui se généralise dans le pays contribue à des nouvelles déplacements, aggrave encore les systèmes des marchés, et constitue une menace de l'insécurité alimentaire dans de nombreuses régions du pays.
    • Avec la dégradation de la situation sécuritaire, le nombre de retournés diminue et de nouveaux déplacements de populations sont enregistrés dans Ouaka, Ouham et surtout à Bangui. Ces nouveaux mouvements des personnes viennent gonfler le nombre de personnes déplacées à l’interne et contribuent à une augmentation des besoins d’assistance prévus depuis la reprise des violences.
    • Suite à une diminution persistante des disponibilités alimentaires et des revenus, des personnes déplacées dont le nombre augmente, n’arrivent pas à accéder aux aliments et restent en insécurité alimentaire aiguë en Crise (Phase 3 de l’IPC). Cette situation pourrait continuer pour les populations déplacées et aussi encore toucher plus de personnes locales a déficit de production vivrière d’ici mars 2016 à cause de les impacts des violences persistantes.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la République Centrafricaine d’octobre 2015 à mars 2016.

    Guinée
    • Selon le rapport de l’Organisation mondiale de la Santé sur la situation d’Ebola au 21 octobre 2015, il y avait un total de trois nouveaux cas confirmés d'Ebola au cours des 21 derniers jours dans la préfecture de Forécariah et à Conakry. Le nombre de nouveaux cas d'Ebola va continuer à baisser d'ici mars 2015, stimulant ainsi l'activité économique.
    • Les récoltes localisées de riz, maïs, sorgho, arachide et de niébé débutées en fin septembre ont cédé la place aux récoltes généralisées à travers le pays en octobre. Cela assure un approvisionnement régulier des marchés et la reconstitution normale des stocks. Aussi, la stabilité des prix contribue en ce moment à un bon accès à la nourriture pour les ménages pauvres non-agricoles.
    • En général, les ménages dans toutes les régions du pays connaissent l'insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1). Les importations régulières de riz (source alimentaire la plus populaire), les bonnes perspectives de récolte, et les stratégies de moyens d'existence normales devraient contribuer à maintenir l'insécurité alimentaire à ce niveau jusqu’en mars à 2016.
    • Cependant, les tensions politiques après les élections présidentielles en début octobre pourraient conduire à des manifestations civiles et la fermeture temporaire des marchés et d'autres services sociaux dans des zones localisées. Néanmoins, cela ne devrait pas affecter de manière significative le fonctionnement des marchés locaux ou perturber les flux commerciaux internes. Les ménages continueront d'avoir un accès normale et régulière à la nourriture.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour d’octobre 2015 concernant le suivi à distance de la Guinée.

    Liberia
    • Selon l'Organisation mondiale de la Santé, en date du 21 octobre 2015, le Libéria était libre d'Ebola2. Cela contribue à la reprise de certaines activités de moyens d’existence, telles que le travail de la main-d'œuvre et le petit commerce, et renforce le pouvoir d'achat des ménages par rapport aux niveaux de l'an dernier.
    • Les récoltes d’octobre de riz, de maïs, de légumes et autres cultures augmentent la disponibilité alimentaire au niveau des ménages et sur le marché, et réduisent la demande des ménages sur les marchés locaux. Les prix des denrées alimentaires demeurent relativement stables, ce qui contribue également à maintenir l'accès aux aliments pour les ménages pauvres.
    • La plupart des ménages devraient être capables de satisfaire les besoins alimentaires et non alimentaires de base en raison de récoltes en cours moyennes, la reprise progressive des activités économiques, les importations régulières de riz en provenance des marchés internationaux, et des prix des denrées alimentaires stables. Par conséquent, l'insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1) est prévue dans tous les comtés jusqu’en mars 2016 au moins.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour d’octobre 2015 concernant le suivi à distance du Liberia.

    Sierra Leone
    • Selon le rapport de l’Organisation mondiale de la Santé sur la situation d’Ebola au 21 octobre 2015, il n'y a pas eu de nouveaux cas d'Ebola confirmés au cours des 21 derniers jours en Sierra Leone. L'absence de nouveaux cas d'Ebola, avec la suppression des restrictions de mouvements internes, favorisent une reprise économique lente et améliorent les niveaux de revenu des ménages.
    • Les récoltes ont débuté en octobre se poursuivront jusqu'en fin décembre pour le riz, les patates douces, le manioc, le maïs, l'arachide et les légumes. Ces récoltes moyennes à supérieures à la moyenne marquent la fin de la période de soudure (juin-août), car ils réduisent le besoin d'achats sur le marché et renforcement de l'accès à l’alimentation pour les ménages pauvres.
    • La sécurité alimentaire s'améliorera de façon significative au cours des trois prochains mois, comparativement aux mois précédents grâce à la disponibilité moyenne des stocks alimentaires au niveau des ménages, des stocks commerçants plus élevés, des prix des aliments stables, et des possibilités d'accroissement des revenus à travers la main d’œuvre agricole et la vente de récoltes. Par conséquent, de nombreuses zones feront face à l'insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1) jusqu’en mars 2016 au moins.
    • Cependant, en raison d'une reprise plus lente des chocs relatifs à l’épidémie d’Ebola, les ménages pauvres à Kenema, Kailahun, Kambia, Pujenhun, Port Loko, Tonkolili et Kono continuent d’être confronté à un pouvoir d'achat réduit, ce qui les empêche de satisfaire pleinement leurs besoins non-alimentaires de base tels que l'éducation et de la santé. Ces sept districts, par conséquent, seront en Stress (IPC Phase 2) jusqu’en mars 2016.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour d’octobre 2015 concernant le suivi à distance de la Sierra Leone.

    Sénégal
    • Les récoltes moyennes en vert dans les zones agricoles en cours qui ont mis fin à la longue soudure (d’avril à septembre 2015) améliorent les disponibilités alimentaires à travers le pays. Les revenus moyens de la vente des produits en vert de maïs et d’arachide et les produits des paiements en nature moyens issus des travaux de récolte améliorent l’accès des ménages aux denrées.
    • L’intensification des récoltes dans les mois à venir améliorera la disponibilité des céréales sur les marchés ; ce qui engendrera la baisse saisonnière des prix afin d’améliorer l’accès des ménages pauvres aux marchés. Ces facteurs favorables contribueront à l'insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) pour la plupart des ménages entre octobre 2015 et mars 2016.
    • Dans l’année alimentaire 2015/16, l’épuisement précoce des stocks d’un à deux mois plutôt que d’habitude (mai-juin contre juin en année normale) dans certaines zones du Nord-Est du pays et par endroits dans le bassin arachidier à cause de la baisse de la production de céréales et de l’arachide amènera les ménages à recourir à des stratégies d’adaptation négatives qui pourraient nuire aux moyens d’existence pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Ils seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de juin 2016.
    • Les ménages pauvres victimes des inondations dans les zones de Dakar, Fatick, Kaolack, Saint Louis et Matam ont des besoins financiers supérieurs à la moyenne pour leur alimentation et la reconstitution des biens perdus ; ce qui les amène à recourir à des stratégies d’adaptation négatives pour leur alimentation et la reconstitution de leurs moyens d’existence affaiblies. Par conséquent, ils seront dans une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars 2016.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour d’octobre 2015 concernant le suivi à distance du Sénégal.

    1 Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés.

    2 Plusieurs nouveaux cas d'Ebola ont été identifiés au Libéria après la publication du rapport d’Octobre de FEWS NET. Toutefois, étant donné le nombre limité de ces es nouveaux cas, il n’est pas prévu qu’ils auront des impacts majeurs sur la sécurité alimentaire au Libéria.


    Événements qui pourraient changer les perspectives

    Tableau 1 : Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

    Zone

    Evénement

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Nord Mali, Nord-est Nigeria, République Centrafricaine, pays voisins

    Aggravation de l’insécurité civile

    • Augmentation du nombre des IDP et refugiés dans les pays voisins
    • Fermeture des frontières des pays voisins
    • Arrêt des flux, très faibles offre sur les marchés locaux
    • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages et la sécurité alimentaire et nutritionnelle
    • Importante baisse de la pêche et de la production agricole dans le lit du lac Tchad pour le Niger, le Nigeria et le Tchad

    Nord Mali, Mauritanie

    Niger et Tchad

    Développement plus que normale des acridiens/criquets pèlerins

    • Destruction des pâturages en quantité et qualité
    • Baisse localisée des disponibilités alimentaires du bétail
    • Destruction localisée des cultures de décrue et de saison sèche

    Guinée, Sierra Leone, Liberia

    Recrudescence de l’épidémie d’Ebola/ apparition de nouveaux foyers

     

    • Isolement des zones affectées
    • Perturbation du fonctionnement des marchés locaux
    • Perturbation localisée du calendrier saisonnier
    • Réduction de la main d’œuvre pour les travaux agricoles

    Toute la région

    Augmentation significative du prix du riz suite à une forte appréciation du dollar

    • Diminution des importations de riz
    • Augmentation du prix des céréales locales suite à la substitution
    • Restriction et/ou interdiction des flux commerciaux entre les pays
    • Diminution de l’accès alimentaire pour les plus pauvres
    Figures

    Figure 1

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top