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Pluviométrie atypique, conflits et Ebola augmentent l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Novembre 2014 - Mars 2015
Pluviométrie atypique, conflits et Ebola augmentent l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

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  • Perspectives par pays
  • Événements qui pourraient changer les perspectives
  • Messages clé
    • Les récoltes en cours améliorent les niveaux des stocks des ménages et des marchés. Malgré les retards d’installation de la saison enregistrés dans plusieurs localités, des productions agricoles moyennes à supérieures à la moyenne sont globalement attendues dans la région. Cependant, des productions  inférieures à la moyenne seront observées en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, au nord-est du Nigeria, en Centrafrique et localement dans les autres pays du Sahel.

    • La situation pastorale est globalement satisfaisante au Sahel avec toutefois des productions qui pourraient être inférieures à la moyenne pour la deuxième année consécutive dans plusieurs zones pastorales, surtout à l’est du Niger, en Mauritanie, et au Sénégal. Cela va entrainer une transhumance précoce dans ces zones.

    • Avec les baisses de productions et les récoltes retardées, l’insécurité alimentaire de type Stress, (Phase 2 de l’IPC) se maintiendra jusqu’en janvier 2015 au sud-est du Niger et dans la Vallée de fleuve Sénégal et la zone agropastorale en Mauritanie. En Mauritanie, la période de soudure de 2015 sera précoce et conduira, entre février et mars, à une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Au nord-est du Nigeria et en République Centrafricaine, les effets pervers des conflits et les faibles productions continuent d’aggraver l’insécurité alimentaire qui restera de type Stress (Phase 2 de l’IPC) à Crise (Phase 3 de l’IPC)  jusqu’en mars 2015.

    • Concernant les ménages dépendants des marchés dans les zones plus affectées par l’épidémie d’Ebola, les revenus inférieurs à la moyenne et les perturbations des marchés les ont poussé à adapter des stratégies de survie inhabituelles pour répondre à leurs besoins alimentaires de base et par conséquent, ils sont actuellement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). En outre, les ménages, dont un membre est infecté et qui ne reçoivent pas d’aide humanitaire présentement, auront des écarts de consommation faibles à modérés, équivalent à une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).


    Perspectives par pays

    Burkina Faso

    • Dans la zone agropastorale au nord du pays, la production agricole pourrait être inférieure à la moyenne du fait des poches de sécheresse répétées et des attaques d’oiseaux granivores. Ces attaques dont l’impact sur les récoltes est plus grand que d’habitude vont exposer plus de 1400 ménages en insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 de l’IPC) entre janvier et mars 2015. En outre, le déficit fourrager va entrainer pour la deuxième année consécutive des transhumances précoces et une soudure pastorale également précoce en décembre au lieu de février.
    • Ailleurs, les ménages pauvres auront un accès normal à l’alimentation, principalement à partir de leurs récoltes et des achats sur les marchés. Une insécurité alimentaire aiguë minimale (Phase 1 de l’IPC) est prévue entre octobre 2014 et mars 2015.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Burkina Faso d’octobre 2014 à mars 2015.

    Tchad

    • Les récoltes sont moyennes à bonnes de manière générale mais très variable selon les régions du pays. Des poches de déficit ont été enregistrées dans certains départements des régions de Wadi-Fira (Arada), Guera (Melfi, Abtouyour et Mangalmé), Batha Est (Oum-Hadjer), Kanem et Bahr-El-Ghazel (BEG).
    • Compte tenu des nouvelles récoltes des produits agricoles qui apparaissent sur les marchés, le niveau d’approvisionnement des marchés céréaliers est meilleur comparé à la période de soudure (juin-septembre). Les prix commencent à baisser comparés à leur niveau de septembre et cela améliore l’accès aux céréales.
    • Grâce aux nouveaux produits de récolte, la sécurité alimentaire des ménages pauvres des régions de Wadi-Fira et BEG s’est améliorée à partir d’octobre. Les nouvelles récoltes couplées à la disponibilité laitière par endroit permettront aux ménages de diversifier leurs sources de nourriture entre octobre et décembre 2014. Pendant cette période, tout le pays sera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).
    • Dans le Kanem, Batha est, la Grande Sido, Guera, Wadi-Fira et Bahr El-Ghazel, le niveau des stocks céréaliers commencera à baisser à partir de février comme en année normale. A partir de janvier/février et mars, les ménages pauvres et très pauvres dépendront des achats sur les marchés et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à juin. Entre juillet et septembre, ils auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale et seront en Stress (Phase 2 ! de l'IPC).

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Tchad d’octobre 2014 à mars 2015.

    Mali

    • Les perspectives de production de céréales sont jugées moyennes à bonnes dans l’ensemble ce qui garantit une disponibilité moyenne de vivres dans le pays. Toutefois, la baisse localisée des productions agricoles par insuffisance de pluie engendrera un épuisement précoce des stocks pour les ménages des cercles de Gao, Bourem, Goundam, Niafunké et par endroits dans le nord des régions de Koulikoro et de Kayes et le cercle de Douentza.
    • La disponibilité des nouvelles récoltes et la baisse habituelle des prix qui s’en suit amélioreront l’accès des ménages à la nourriture d’octobre à mars. Les revenus issus de la vente des récoltes, les activités maraichères et les prix des animaux supérieurs de plus de 20 pour cent par rapport à la moyenne procureront des revenus moyens à supérieurs à la moyenne au moins jusqu’en mars.
    • Les ménages pauvres des zones agropastorales et pastorales en raison de la bonne disponibilité des vivres issues des récoltes d’octobre et des prix de céréales proches ou légèrement supérieurs à la moyenne ont un accès moyen aux vivres pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, tout le pays peut rester en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre 2014  à mars 2015.
    • Toutefois, une dégradation de la situation alimentaire vers Stress (Phase 2 de l’IPC) est probable à partir d’avril dans les zones rizicoles de la bande du fleuve des cercles de Gao, Bourem et dans la zone des lacs du cercle de Goundam et le Haoussa de Niafunké à cause de la baisse des productions agricoles suite à la mauvaise pluviométrie enregistrée pendant l’hivernage.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Mali d’octobre 2014 à mars 2015

    Mauritanie

    • La reprise pluviométrique de septembre n’ayant pas relancé les activités agricoles dans les Zones Vallée de fleuve Sénégal et Agropastorale. Les ménages pauvres sont confrontés à des importantes baisses de leurs productions agropastorales et de leurs revenus saisonniers. Malgré des termes d’échange mouton/céréales favorables, ils sont confrontés à des difficultés de satisfaction de leur besoins non alimentaire essentiels et seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en janvier 2015.
    • La réduction des activités relatives à la production agricole (absence de walo, baisse des superficies des bas-fonds), et de revenus va probablement entrainer, dans ces deux zones, une période de soudure précoce (trois mois plutôt qu’en année moyenne) et conduire, entre février et mars 2015 à une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).
    • Les autres zones de moyens d’existence évoluent, en cette période, vers une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) après la saison des pluies du fait des revenus saisonniers moyens, de la disponibilité des récoltes (Zone de Culture pluviale et est de la Zone Agropastorale) et/ou de l’amélioration de leurs conditions pastorales (zones pastorales).

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Mauritanie d’octobre 2014 à mars 2015.

    Niger

    • Des pluies abondantes et bien réparties depuis fin juillet jusqu’en fin septembre 2014, combinées à une situation phytosanitaire globalement calme sont favorables à une production céréalière et de pâturage estimées moyenne à supérieure à la moyenne pour la campagne principale.
    • Les produits des cultures irrigués en décembre 2014- mars 2015 vont venir renforcer et diversifier l’accès et la consommation alimentaire des ménages qui sont actuellement assurés par leurs propres stocks céréaliers. L’insécurité alimentaire aigüe  Minimale (Phase 1 de l’IPC) domine en octobre et va persister  jusqu’en mars 2015 dans la majorité des zones du pays.
    • Toutefois, suite à la baisse des revenus de la vente des animaux et de la main d’œuvre pour les ménages pauvres, le département de Nguigmi (Diffa) sera en Stress (Phase 2 de l’IPC) entre octobre 2014 et mars 2015 malgré l’assistance en cash for work planifiée et financée par le gouvernement. A partir de mars, les zones agropastorales d’Ouallam et pastorales de Tchintabaraden seront également en Stress (Phase 2 de l’IPC) car les ménages pauvres seront confrontés à des difficultés à satisfaire leurs besoins non alimentaires.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Niger d’octobre 2014 à mars 2015.

    Nigeria

    • La saison agricole se poursuit de façon satisfaisante dans la plupart des régions du pays, et pourrait conduire à des récoltes principales moyennes à supérieures à la moyenne, et une augmentation des revenus pour les ménages pauvres qui dépendent de la main d'œuvre agricole. La plupart des ménages feront face à une insécurité alimentaire aiguë minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre 2014 à mars 2015.
    • Les ménages pauvres les plus affectées par le conflit dans le centre de Borno et Yobe, et dans le nord Adamawa ont été incapables d’entreprendre des activités agricoles typiques et la vente de la main d'œuvre agricole pour la seconde année consécutive. Même dans la période post-récolte, ces ménages auront des difficultés à satisfaire leurs besoins non alimentaires. Bien que certaines activités agricoles de saison sèche commencent au début de 2015, les ménages demeureront confrontés à un déficit de consommation alimentaire. Cette zone restera en crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’en mars 2015.
    • Les ménages pauvres dans le nord des Etats de Borno et Yobe et dans le sud de l'Adamawa qui sont moins touchées par le conflit de Boko Haram auront toujours des stocks de récoltes et des ressources pastorales inférieures à la moyenne. Comme ces ménages continueront à avoir des difficultés pour satisfaire leurs besoins essentiels non alimentaires, ils feront face à l'insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 de l’IPC), jusqu’en mars 2015.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Nigeria d’octobre 2014 à mars 2015

    Pays suivis à distance1

    République Centrafricaine

    • Les récoltes ont commencé à se généraliser en octobre et vont se poursuive jusqu’en décembre pour le mil, le sorgho et le riz. Cela marque la fin de la période de soudure et soulage l’insécurité alimentaire des ménages pauvres. Toutefois, en raison la de baisse de la production en dessous de la moyenne et la persistance de l’insécurité civile, les stratégies habituelles de subsistance demeurent encore perturbées.
    • Malgré la période typique des récoltes, les résultats actuels d’insécurité alimentaire aigüe de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) dans les régions plus affectées par le conflit (ex. Ouham, Ouham Pende) vont persister jusqu’en mars 2014 à cause des difficultés d’accès aux aliments et aux sources de revenus habituelles et une consommation alimentaire réduite des ménages.
    • Par contre dans les régions moins touchées par le conflit (Sangha, basse Kotto), les résultats d’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) vont prévaloir jusqu’en mars 2015 car les ménages n’arriveront pas à se procurer des revenus suffisants pour satisfaire leurs besoins non alimentaires. Ils auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la République Centrafricaine d’octobre 2014 à mars 2015.

    Guinée, Liberia, Sierra Leone

    • Au 29 d’octobre, 13 703 cas d'Ebola ont été signalés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Les rapports de ces trois pays indiquent que les restrictions officielles et non officielles concernant les mouvements de population en raison de l’épidémie d’Ébola ont conduit à des anomalies sur les prix et les marchés, à la fois pour les denrées alimentaires de base et les cultures de rente. Les revenus des ménages provenant de certaines sources sont également inférieurs à la moyenne.
    • La récolte principale de riz est en cours et devrait être moyenne ou légèrement en-dessous de la moyenne. Les ménages agricoles ruraux pourront répondre à la majorité de leurs besoins alimentaires de base à travers leur propre production à court terme et devront faire face à l'insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC).
    • Pour les ménages qui dépendent du marché dans les zones les plus touchées, les revenus inférieurs à la moyenne et les perturbations du marché ont amené les ménages à s’appuyer sur ​​des stratégies d'adaptation inhabituelles pour répondre à leurs besoins alimentaires et font actuellement face à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). En outre, les ménages avec un membre infecté par le virus Ebola qui ne bénéficient pas actuellement de l'aide humanitaire font face à une situation de crise (Phase 3 de l’IPC).
    • Vu la nature de l'épidémie Ebola, les impacts projetés sur les marchés, les moyens d’existence et les résultats de sécurité alimentaire sont incertains. Cependant, une augmentation significative du nombre de cas pourrait se traduire par une détérioration des résultats de sécurité alimentaire. Alors les ménages avec un membre malade ou mort et les pauvres qui dépendent du marché, seront probablement en insécurité alimentaire sous forme de Crise (Phase 3 de l’IPC) ou même en situation d’urgence (Phase 4 de l’IPC) en mars 2015.
    • Les résultats de l'analyse de l'économie des ménages (HEA) pour une zone rurale de moyens d’existence affectée par Ébola dans la zone de Bomi au Libéria montrent que les résultats de sécurité alimentaire seraient moins sévères dans ce scénario pour les ménages agricoles pauvres en raison de la dépendance sur leur propre production agricole et les aliments de cueillettes. Néanmoins, des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) ou de Crise (Phase 3 de l’IPC) puissent se présenter avant la fin septembre 2015.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour de novembre 2014 concernant le suivi à distance de la Guinée, Liberia et Sierra Leone.

    Sénégal

    • Les récoltes en vert en dessous de la moyenne dans les zones agricoles en cours soulagent les ménages des zones rurales de la longue soudure en leur procurant de la nourriture et des revenus au moins d’octobre 2014 à mars 2015. Ainsi, ils sont en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 IPC).
    • La baisse de production de céréales et d’arachide attendue affectera négativement la disponibilité alimentaire et les revenus agricoles des ménages pauvres particulièrement du nord-est et au centre du pays. L’amélioration de la  disponibilité alimentaire observée en octobre ne pourra pas se maintenir au-delà du mois de mars contrairement à juin habituellement pour ces ménages pauvres qui verront une dégradation de leur situation alimentaire en Phase de Stress (Phase 2 de l’IPC).
    • La fermeture des frontières dans la zone frontalière avec la Guinée ne permet pas une libre circulation des personnes et des biens ce qui va affecter négativement l’économie locale et rehaussera la vulnérabilité des ménages à l’insécurité alimentaire. En effet, la hausse des prix qui s’en suivra, réduira l’accès relatif des ménages pauvres aux marchés.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour d’octobre 2014 à janvier 2015 concernant le suivi à distance du Sénégal.

    1 Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés. 


    Événements qui pourraient changer les perspectives

    Tableau 1 : Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

    Zone

    Evénement

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Bassin centre (Mali et Burkina Faso)

    Vastes opérations d’achats commerciaux de mil, sorgho et maïs à partir de janvier en faveur de la Mauritanie et du Sénégal

    • Hausse importante de la demande
    • Hausse saisonnière précoce des prix des céréales locales

    Nord Mali, Nord-est Nigeria, République Centrafricaine, pays voisins

     

    Aggravation de l’insécurité civile

    • Augmentation du nombre des IDP et refugiés dans les pays voisins
    • Fermeture des frontières des pays voisins
    • Arrêt des flux, très faibles offre sur les marchés locaux
    • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages
    • Manifestations localisées de crises humanitaires

    Afrique de l’Ouest

    Extension de nouveaux foyers dans les pays et zones non affectés par Ebola

    • Profondes perturbation des marchés et des flux régionaux et internes
    • Perturbation des moyens d’existence et des revenus des ménages
    • Augmentation de la pénurie alimentaire localisée par absence d’arbitrage spatial du marché
    • Augmentation des prix de produits dans les zones déficitaires et baisse des prix et des revenus dans les zones excédentaires
    • Incapacité à conduire normalement les travaux de la prochaine campagne agricole en mars 2015.

    Liberia, Guinée, Sierra Leone

    Stabilisation de l’épidemie d’Ebola

     

    • Retour progressif au fonctionnement normal des marchés
    • Meilleur accès des ménages aux produits alimentaires
    • Amélioration des capacités de nombreux ménages à s’engager dans les activités agricoles  à partir de mars/avril 2015.
    Figures

    Figure 1

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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