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Insécurité alimentaire en baisse au Sahel mais risque de dégradation dès janvier 2014

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Novembre 2013
Insécurité alimentaire en baisse au Sahel mais risque de dégradation dès janvier 2014

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  • Messages clé
  • Perspectives par pays
  • Evenements pouvant changer les perspectives
  • Messages clé
    • Les récoltes seront globalement moyennes à bonnes dans la région. À la faveur des récoltes en cours, la plupart des ménages sont capables d’avoir une consommation alimentaire suffisante et de satisfaire leurs besoins non alimentaires grâce aux revenus tirés de la vente des produits de rente et de la main d’œuvre. L’insécurité alimentaire minimale de type IPC Phase 1 est observée actuellement dans la quasi-totalité des régions.

    • Cependant, il y a des zones localisées de fort déficit de production au Sahel suite à des effets combinés ou non d’installation tardives des pluies, des sécheresses de mi saison ou un arrêt précoce des pluies. Dans les poches déficitaires du Niger et du Tchad, il y’aura un épuisement précoce des stocks des ménages et le Stress (Phase 2 de l’IPC) pourra se généraliser à partir de janvier.

    • La situation au nord-est du Nigeria restera préoccupante avec l’accentuation du conflit de Boko Haram. Ce conflit a perturbé les moyens de subsistance et la production agricole dans ces zones et a interrompu les flux commerciaux entre le Nigeria, le sud-est du Niger, et le centre-ouest du Tchad, surtout pour la commercialisation de bétail. En raison d'une réduction atypique des stocks alimentaires et une baisse des revenus, les ménages pauvres du nord-est du Nigeria connaîtront des déficits alimentaires engendrant des résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de janvier 2014.

    • En Centrafrique, les régions du nord et du centre connaissent les effets combinés de la crise politico-militaire et des perturbations de la campagne agricole pourraient causer une faible disponibilité et des difficultés d’accès aux denrées pour les ménages pauvres et très pauvres. Dans ces zones, les ménages seront en Stress (Phase 2 de l'IPC) jusqu’au moins en mars 2014.

    • Au Mali, les flux de céréales du sud vers les marchés du nord et des denrées importées de l’Algérie seront réguliers et devraient se maintenir à un niveau supérieur à la moyenne pour combler les déficits de production attendus dans les régions de Gao et Tombouctou. L’amélioration des revenus issus de la vente de bétail et la poursuite de l'assistance humanitaire prévue contribueront à maintenir l’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans tout le pays jusqu’à mars 2014.


    Perspectives par pays
    Burkina Faso
    • La production céréalière 2013/14 est globalement supérieure à la moyenne mais avec une baisse localisée dans la région du Sahel suite à l’installation tardive de la campagne. La situation pastorale reste également satisfaisante avec néanmoins un dessèchement rapide du pâturage herbacé dans les zones d’élevage suite à l’arrêt précoce des pluies.
    • Les stocks (ménages riches et commerçants) de reports issus de la production 2012/13 sont plus importants que d’habitudes suite aux bonnes récoltes de 2012. Avec les bonnes productions en perspectives, cela contribue à stabiliser les prix des denrées alimentaires sur les marchés à des niveaux proches des moyennes saisonnières. Ces prix permettent aux ménages pauvres de renforcer leurs stocks céréaliers à moindre couts. Pour cela, ils auront accès à un revenu supérieur à la moyenne à travers le salariat agricole et la vente de leur propre production de rente ce qui sera suffisant pour satisfaire même les besoins non alimentaires.
    • Ainsi, l’insécurité alimentaire minimale IPC Phase 1, actuellement observée dans le pays, pourra se maintenir dans toutes les zones jusqu’en mars 2013.

    Pour en savoir plus, lire les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014 pour la Burkina Faso.

    Mali
    • Les productions agricoles 2013/14 sont globalement moyennes dans les zones majeures de production avec des poches localisées de production inférieures à la moyenne (Mopti, Koulikoro, Ségou et Kayes) suite à des pauses prolongées des pluies en septembre. Les pâturages sont jugés moyens à excédentaires dans les zones pastorales du nord.
    • Les stocks de reports chez les ménages riches et au niveau des commerçants sont importants dans les zones agricoles du sud et du centre du pays. Ces stocks permettront d’augmenter l’offre sur les marchés et au delà une stabilité voir la baisse des prix des céréales pendant les premiers mois de la récolte. Les prix des aliments de base (mil, sorgho et riz) enregistrés en septembre 2013 sont inférieurs à ceux de l’année dernière à la même période et supérieurs à la moyenne quinquennale.
    • La fonctionnalité des marchés du nord est quasi effective depuis le déploiement des forces serval et de la MINUSMA en juillet 2013. Les prix des denrées de base (mil, sorgho, riz) sont inférieurs à ceux de l’année dernière à la même période, avec des baisse saisonnière à partir du mois d’octobre variant entre 5 et 20 pour cent. Par ailleurs, le prix du bétail est atypiquement plus élevé que la moyenne, améliorant du coup les termes de l’échange bétail/céréales pour les éleveurs dans les régions du nord. Avec le retour de la paix, la reprise progressive des activités économiques comme le commerce, et les programmes humanitaires, les ménages pauvres verront leurs conditions d’accès aux revenus s’améliorer et ils auront aussi un accès normal aux produits alimentaires.
    • L’insécurité alimentaire minimale, IPC Phase 1 actuellement en vigueur dans le sud et le centre du pays se maintiendra jusqu’au moins mars 2014. En outre, l'amélioration des revenus des ménages pauvres provenant de la vente de bétail et les opportunités de main-d’œuvre, ainsi que l'assistance humanitaire prévue, contribuera également à maintenir l’insécurité alimentaire Minimale (IPC Phase 1) dans les régions nord jusqu’à mars 2014.

    Pour en savoir plus, lire les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014 pour le Mali.

    Mauritanie
    • La production céréalière 2013/14 sera supérieure à celle d’une année moyenne avec quelques zones de déficit (Guidimakha). Les cultures de décrue qui seront récoltée entre janvier et mars 2014 seront supérieures aussi à la moyenne avec les augmentations des superficies emblavées cette année suite à une disponibilité suffisante en semences. Ainsi, les ventes des productions et les revenus tirés du salariat agricole par les pauvres seront normaux.
    • Les conditions de l’élevage sont globalement bonnes mais sont toutefois mauvaises localement (Guidimaka, Brakna..), ce qui va conduire à des transhumances précoces dès février/mars 2014, comparé à avril/mai pendant une année normale, avec comme corolaire la baisse de revenu liée à la main d’œuvre pastorale pour les ménages pauvres dans ces zones.
    • Les prix des céréales sont relativement stables par rapport au mois passé, mais restent toujours supérieurs à la moyenne des cinq dernières années (20 à 40 pour cent) à cause de leur niveau supérieur à la moyenne dans les marchés source du Mali. Ce niveau de prix risquerait de compromettre l’accès à la nourriture des ménages pauvres dans les zones comme celle de Guidimaka et de Brakna où les ménages pauvres vont faire face à des baisses de revenus suite à une diminution du salariat agricole.
    • Avec le revenu agricole qui se maintient à un niveau habituel que tirent les ménage pauvres, les ménages pauvres auront un accès à la nourriture et au revenu qui leur permettrait de se maintenir en insécurité alimentaire minimale IPC Phase 1 jusqu’en décembre 2013. Cependant, dans les régions du Guidimaka et du Brakna, l’insécurité alimentaire pourra s’aggraver vers le Stress, IPC Phase 2 à partir de janvier 2014.

    Pour en savoir plus, lire les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014 pour la Mauritanie.

    Niger
    • La production céréalière 2013/14 dégage globalement un déficit estime à 319 000 tonnes, selon la direction des Statistiques de l’Agriculture. Les régions les plus touchées sont celles de Tillabéry et Diffa. Ces déficits sont surtout liés à l’installation tardive de la campagne et l’arrêt précoce des pluies en septembre.
    • Les conditions d’élevage sont moyennes avec un pâturage faible à moyen dans les zones pastorales du pays (faible au sud-est et moyen au sud centre du pays). Les ménages pauvres des zones pastorales assureront leur revenu tiré de la main d’œuvre pastorale à cause de la période de transhumance qui sera normale (décembre/janvier), et également de la vente du lait suite à une production laitière typique.
    • Le niveau des prix des céréales restent toujours à un niveau supérieur à la moyenne quinquennal (30 à 50 pour cent), et ce malgré la tendance saisonnière à la baisse entamée, dès le début de la première récolte de mil en  fin septembre. Cependant, le prix des animaux notamment les petits ruminants connaissent également une hausse sur tous les marchés à bétail par rapport au mois passé et la moyenne quinquennale (respectivement 33 et 29 pour cent) à cause de la demande soutenue du Nigeria, des centres urbains et de la fête de Tabaski. Ce contexte va favoriser en cette période l’accès à la nourriture des ménages pauvres surtout pour les ménages pastoraux qui ont comme principale source de nourriture, le marché. Ils pourront de ce fait reconstituer leurs stocks avec des termes de l’échange plus favorables.
    • Avec le renforcement des stocks des ménages malgré la production déficitaire, l’insécurité alimentaire minimale IPC Phase 1 est observée dans toutes les régions. Elle pourra partout se maintenir jusqu’à décembre 2013. Cependant elle pourra rapidement se dégrader vers le Stress IPC Phase 2 à partir de janvier 2014 dans certaines localités du pays (Diffa, Tillabéry, Tahoua et Zinder) quand les stocks des ménages seront précocement épuisés et que les prix, déjà au-dessus de la moyenne, repartiront à la hausse.

    Pour en savoir plus, lire les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014 pour le Niger.

    Nigeria
    • La production agricole attendue sera bonne dans presque toutes les zones du pays, hormis les zones de conflit (Borno, Adamawa et Yobe), zones où les ménages se sont déplacés abandonnant leurs activités agricoles habituelles.
    • En octobre, les prix des principales céréales (mil, sorgho et mais) ont baissé sur tous les marchés par rapport au mois de septembre, mais restent toujours élevés par rapport à la moyenne quinquennale. Cela avantage pour le moment les ménages pauvres vendant actuellement une partie de leur production pour se constituer un capital pour faire le petit commerce, comme en année normale. Ainsi, leurs revenus seront en nette amélioration au-dessus de la moyenne jusqu’en janvier 2014. Toutefois, ces ménages seront nettement dépendants du marché à partir de janvier et pourraient voir une diminution relative de leur pouvoir d’achat quand ils seront des acheteurs nets sur les marchés suite à un épuisement de leurs stocks alimentaires.
    • Il y a une persistance du stress alimentaire de type IPC phase 2 au centre-ouest à cause de la perturbation des moyens d’existence suite aux retards des récoltes avec l’installation tardive de la saison et des effets récurrents des inondations de 2012.  Cette insécurité alimentaire pourra se résorber et faire place à une insécurité alimentaire minimale IPC Phase 1 à partir de janvier 2014 suite à la généralisation des récoltes de sorgho, de riz et de niébé.
    • La persistance du stress alimentaire de type IPC phase 2 est également observée au nord-est mais à cause des effets de la poursuite du conflit avec Boko Haram sur les sources de revenus et de nourriture. Le conflit va continuer en 2014 à affecter négativement les moyens d’existence des ménages, la production agricole de la zone, les échanges commerciaux avec le Niger, le reste du Nigeria, et le Tchad. En outre, les prix des céréales, déjà élevés pourront encore augmenter plus que la moyenne rendant le marché inaccessible aux ménages pauvres, vu que ces derniers ont presque perdu leur principale source de nourriture (agriculture pluviale et décrue)  et de revenu (commerce). A partir de janvier, l’insécurité alimentaire va augmenter vers une crise IPC Phase 3.

    Pour en savoir plus, lire les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014 pour le Nigeria.

    Tchad
    • Les perspectives de production sont égales à supérieures à la moyenne dans la zone soudanaise. Par contre, elles sont inférieures à la moyenne dans les zones localisés du Sahel ce qui est une conséquence du retard dans l’installation de la campagne agricole, les sécheresses pendant la mi- saison, et l’arrêt précoce des pluies. Malgré les baisses localisées de production, on assiste à un renforcement des stocks alimentaires des ménages même pauvres, ce qui peut leur permettre de couvrir leurs besoins jusqu’à fin décembre 2013 au moins. Entre octobre et décembre 2013, tout le pays sera en insécurité alimentaire Minimale, IPC Phase 1.
    • L’approvisionnement des marchés est pour le moment satisfaisant avec une stabilité des prix de denrées de base (mil, riz sorgho) avec les nouvelles récoltes et les stocks de reports hérités de 2012. Les prix sont en général supérieurs à la moyenne en octobre 2013 mais l’accessibilité des ménages pauvres aux céréales n’est pas encore menacée avec les revenus typiques tirés actuellement dans le salariat principalement agricole.
    • Les conditions de l’élevage demeurent favorables avec un pâturage bien fourni mais qui reste inférieur à la disponibilité d’une année moyenne. Suite au ralentissement des exportations après la Tabaski, les prix des animaux ont connu une baisse par rapport à leur niveau de septembre mais restent toujours supérieurs au prix de l’année dernière à la même période (hausse de 23 pour cent pour les ovins sur le marché de Mao). Avec ce prix rémunérateur des animaux, les ménages pauvres pastoraux pourront continuer à avoir des revenus suffisants pour acheter plus de céréales sur les marchés.
    • Dans le Wadi-Fira, une partie du nord Ouara, le Kanem, Hadjer Lamis le nord Batha et Bahr El-Ghazel, les stocks céréaliers commenceront à s’épuiser à partir de janvier (un à deux mois plus tôt qu’habitude). Entre janvier et mars, les ménages dépendront plus en partie des achats mais aux prix anormalement élevés. Pendant cette période, ils auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale et seront en Stress (Phase 2 de l'IPC).

    Pour en savoir plus, lire les perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2013 à mars 2014 pour le Tchad.

    Pays suivis à distance1

    République Centrafricaine
    • Les récoltes ont commencé depuis août pour le maïs et l’arachide et elles vont s’étaler jusqu’en janvier pour le mil et le riz pluvial dans les régions du sud et de l'ouest du pays. Ces récoltes ont amélioré la situation de la sécurité alimentaire dans ces régions par rapport aux conditions du pic de la soudure en août. Les ménages de ces régions sont en mesure de satisfaire leurs besoins alimentaires et seront en insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) jusqu’en mars 2014.
    • L’insécurité dans les régions du nord et du centre du pays continue à limiter l'accès normal aux activités génératrices de revenus, ainsi que l'accès des ménages locaux dans leurs champs, ce qui perturbe les activités agricoles. En conséquence, l'accès à la nourriture est encore limité et les ménages locaux continueront d'être sous Stress alimentaire, IPC Phase 2, jusqu’en mars 2014.

    Pour en savoir plus, lire la mise à jour du suivi à distance d’octobre 2013 pour la République Centrafricaine.

    Guinée
    • Grâce à la régularité et la bonne répartition des pluies jusqu’en fin septembre 2013, les stades de développement des cultures sont assez avancés partout dans le pays avec des récoltes à temps de maïs, du sorgho, des légumineuses et du riz de bas‐fonds dans certaines localités.
    • Concernant les perspectives de récoltes, les productions céréalières et autres cultures seront globalement aux dessus de la moyenne pour l’ensemble du pays. Avec la stabilité des prix alimentaires et un comportement typique des moyens d’existence, l’insécurité alimentaire aigue va être minimale (IPC Phase 1) jusqu’en mars 2014.
    • Les manifestations politiques qui peuvent se produire à la suite des élections législatives au début d’octobre pourraient entraîner la fermeture temporaire et localisée de marchés et d'autres services sociaux. Toutefois, cela ne devrait pas avoir d'impacts majeurs sur l'approvisionnement du marché ou les prix des denrées alimentaires, et les ménages vont continuer à accéder à la nourriture normalement.

    Pour en savoir plus, lire la mise à jour du suivi à distance d’octobre 2013 pour la Guinée.

    Libéria
    • Les estimations préliminaires de production suite à la mission conjointe CILSS-FEWS NET-FAO-PAM- Gouvernement, indiquent que la production de riz en 2013/2014 a diminué de 20 pour cent par rapport à l'an dernier alors que la production de manioc a augmenté de 1,5 pour cent.
    • En dépit d'une baisse de la production de riz pendant la principale saison, la majorité des ménages continuera à être dans les conditions d’une insécurité alimentaire aiguë minimale (Phase IPC 1) jusqu’au mois de mars 2014, grâce à une deuxième récolte de riz de contre-saison, un bon approvisionnement du marché en riz importé, et des niveaux de revenus se situant dans les normales saisonnières.

    Pour en savoir plus, lire la mise à jour du suivi à distance d’octobre 2013 pour la Libéria.

    Sénégal
    • La poursuite des pluies au cours des 10 premiers jours d'octobre a permis aux cultures semées tardivement de compléter leur maturité. Toutefois, une récolte généralement inférieure à la moyenne est attendue en raison de la réduction des superficies cultivées et des rendements en lien avec le retard important dans les activités agricoles.
    • En octobre 2013, les prix des céréales locales (mil, sorgho et maïs) sont en baisse selon les tendances saisonnières, en particulier dans les zones de production. Cependant, ils sont demeurés à un niveau plus élevé que la moyenne des cinq dernières années (+14 pourcent pour le mil, +12 pour le sorgho et +5 pour le maïs). Le prix du riz importé, autre denrée de base, est par contre 8 pourcent inférieur à l’an dernier et 12 pourcent en baisse comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Le prix de l’arachide, principale culture de rente est  supérieur à l’an dernier (+4 pourcent) et à la moyenne (+13 pourcent). Toutefois, la production d’arachide attendue en 2013 sera similaire à celle de 2012 (+2 pourcent) mais inférieure à la moyenne des cinq dernières années (-17 pourcent). Cela augure des revenus globalement supérieurs à l’an dernier mais similaires à la moyenne avec une accessibilité adéquate aux céréales de base  que comme d’habitude pour les ménages agricoles.
    • Avec la disponibilité de la récolte d’octobre à décembre et la conduite normale des activités génératrices de revenus, les ménages pauvres continueront de connaître une insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) jusqu’en mars 2014.

    Pour en savoir plus, lire la mise à jour du suivi à distance d’octobre 2013 pour le Sénégal.

    Sierra Leone
    • Des pluies bien réparties et un soutien adéquat des partenaires et de l’Etat conduiront à une récolte supérieure à la moyenne. La récolte de riz, maïs, manioc et légumes est en cours et se poursuivra jusqu’en décembre.
    • Une récolte supérieure à la moyenne et les opportunités génératrices de revenus saisonniers normaux améliorent l’accès des ménages pauvres à la nourriture après la période de soudure (juin-aout) et réduisent le besoin d’achat sur le marché. L’insécurité alimentaire des ménages reste à un niveau minimal (IPC Phase 1) d’octobre 2013 à mars 2014.
    • Le riz importé, plus prédominant sur les marchés en attendant la récolte du riz local qui va atteindre les marchés en novembre ou décembre, est facilement accessible et abordable pour les ménages. On prévoit que le prix du riz importé va baisser jusqu’à la fin de 2013 due la baisse de la demande en lien avec l’arrivée des nouvelles récoltes et la stabilité des prix sur le marché international.

    Pour en savoir plus, lire la mise à jour du suivi à distance d’octobre 2013 pour le Sierra Leone.


    Evenements pouvant changer les perspectives

    Table 1 : Evènements possibles sur les six prochains mois qui peuvent changer le scénario le plus probable

    Zone

    Evènement

    Impact sur les résultats de sécurité alimentaire

    Bassin est et central

    • Production inférieur à la moyenne au Nigeria
    • Augmentation atypique des prix dans les deux bassins dès janvier 2014 et de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au-delà des niveaux prévisionnels actuels.

    Bassin est et central

    • Accentuation des conflits de Boko Haram et extension au Niger, au Tchad et au Cameroun
    • Accentuation du conflit politique en RCA
    • Recrudescence du conflit armé au nord Mali
    • Perturbation des moyens d’existence des ménages et diminution des sources typiques d’acquisition des revenus ;
    • Augmentation de l’insécurité alimentaire au nord-est du Nigeria, au centre et sud-est du Niger, au Tchad, en RCA et au nord Mali ;
    • Mauvais approvisionnement des marchés dans ces zones suite à une diminution de la fréquentation des marchés par les commerçants ;
    • Pénuries en aliments de base comme les céréales sur les marchés et augmentation des prix ;
    • Diminution atypique de l’accès aux aliments notamment pour les pauvres ;
    • Augmentation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle notamment pour les femmes et les enfants ;
    • Augmentation des populations déplacées à assister.

    Bassin central et est

    • Achats institutionnels atypiques en quantité et dans le temps
    • Forte augmentation des prix sur tous les marchés de la région ;
    • Interdiction des exportations par certain pays (ex. le Burkina Faso où le Mali) ;
    • Augmentation de l’insécurité alimentaire au Niger, au Sénégal et en Mauritanie, pays les plus dépendants des importations du Mali et du Burkina Faso.

     

    1 Dans le suivi à distance, l’analyste travaille généralement à partir du bureau régional le plus proche, en s'appuyant sur un réseau de partenaires pour obtenir les données. Par rapport aux pays ci-dessus, où FEWS NET dispose d’un bureau localement, les rapports sur les pays suivis à distance peuvent offrir moins de détails.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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