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Les productions agricoles au dessus de la moyenne, mais prix toujours élevés

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Novembre 2012 - Avril 2013
Les productions agricoles au dessus de la moyenne, mais prix toujours élevés

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  • Présentation nationale
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    • La production céréalière totale attendue dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest au titre de la campagne agricole 2012/2013, se chiffre à 57 318 000 tonnes. Cette production, qui n’inclue pas les données du Burkina Faso, est en hausse de 13% par rapport à l’année dernière et de 18% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 

    • Toutefois, les prix restent élevés et souvent au dessus de la moyenne et de leur niveau de 2011, notamment pour le mil. Cela risque d’affecter négativement la sécurité alimentaire des ménages pauvres agropastoraux à partir de juin et pastoraux à partir de mars (au début de la soudure pastorale) pour qui le mil est un aliment de base indispensable.

    • L’amélioration régionale de disponibilité alimentaire renforcent l’insecurite alimentaire minimale (IPC Phase 1), qui se maintiendra jusqu’à mars avec la disponibilité progressive des cultures de contre saison au Sahel et la production de la deuxième saison dans les zones bimodales cotières.  Dans les zones victimes des inondations et chez certains agropastoraux et pastoraux pauvres dépendant du marché, aux moins 20% de la population est en IPC Phase 2 : Stress. L’assistance bien ciblée est necessaire pour empêcher une dégradation et pour renforcer leur résilience.

    • Avec la fin de la saison pluvieuse au Sahel, la menace du criquet pèlerin est écartée sur les cultures de la campagne 2012. Toutefois, le suivi et le traitement des essaims constatés au Niger, au Tchad, au Mali et en Mauritanie doivent être poursuivis pour éviter l’infestation de l’Afrique du Nord et aussi pour préserver la campagne 2013/14.


    Présentation nationale
    Situation actuelle

    La campagne agricole pluviale 2012/13 s’est achevée au Sahel et en Afrique. Elle se poursuit normalement pour la petite saison dans la zone bimodales des pays cotiers (Nigeria, Bénin, Togo, Ghana et Cote d’Ivoire) où une deuxième bonne récolte est espérée en décembre 2012. Les cultures de décrues et de contre saison évoluent normalement ou sont en voie d’installation. Leurs récoltes sont attendue à partir de janvier 2013 et vont se poursuivre jusqu’en mars 2013.

    Le risque du péril acridien s’est estompé avec l’arrêt des conditions favorables pour le criquet pèlerin  au Sahel. Toutefois, le risque est important actuellement pour l’Afrique du Nord et en 2013 pour le  Sahel et l’Afrique de l’Ouest. En effet, les essaims observés au Niger, au Tchad, en Mauritanie et probablement au Mali pourraient migrer vers le Nord s’ils ne sont pas détruits et revenir l’année prochaine en 2013 en pleine saison agricole au Sahel. De ce fait, la lutte actuellement en cours doit être renforcée et pousuivie pour casser définitivement le cycle de développement et de migration.

    Le Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS)  a publié le 21 novembre 2012 les chiffres prévisionnels des productions agricoles au Sahel et en Afrique de l’Ouest, issus des enquêtes agricoles dans les différents pays. Selon le CILSS, la production céréalière totale attendue dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest au titre de la campagne agricole 2012/2013 se chiffre à 57 318 000 tonnes dont 13 688 000 tonnes de riz, 17 920 000 tonnes de maïs, 11 096 000 tonnes de mil, 14 341 000 tonnes de sorgho et 273 000 tonnes d’autres céréales. Cette production, qui n’inclue pas celle du Burkina Faso dont les données n’ont pas été validées, est en hausse de 13% par rapport à l’année dernière et de 18% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Quant aux productions de manioc et d’igname, elles sont estimées respectivement à 76 292 000 tonnes et 53 025 000 tonnes, soit une augmentation de 2% pour l’igname et une baisse de 3% pour le manioc par rapport à 2011/2012. Même au Burkina Faso où chiffres ne sont pas publiés, il est attendu une production nettement suppérieure à la moyenne.

    Les conditions  de sécurité alimentaire sont donc en nette amélioration  dans la région sur le plan disponibilité avec  la  généralisation des récoltes et la mise en marché en quantité importante en octobre des produits agricoles issus de la campagne hivernale.  Les marchés sont bien approvisionnés  et les flux transfrontaliers des  différents produits  se font sans aucune entrave favorisant ainsi un transfert progressif des produits des zones excédentaires vers les zones déficitaires.

    Les activités économiques notamment celles relatives aux récoltes, à leur mise en marché, la préparation des cultures de contre saison et la remise en état des infrastructures et maisons détruites par les inondations sont en cours ce qui proccurrent de bonnes opportunités aux ménages pauvres pour acquérir les revenus.

    Les prix des céréales

    En aout 2012, FEWS NET assumait dans le scénario le plus probable, que les prix resteront élevés au niveau de la région, mais qu’il irait suivre les tendances saisonnières typiques, avec des prix commençant à baisser à l'approche de la récolte en octobre et continuer à baisser jusqu'à la fin de l'année, en Décembre 2012. Ce scénario était espéré en cas de pluviométrie et de production moyennes ou supérieures à la moyenne dans le Sahel et pas de perturbations majeures du système de commercialisation. Actuellement, la saison des pluies est teminée et les productions estimées sont supérieures aux attentes pendant que les conditions de commercialisation sont normales.Toutefois, les prix des céréales et des autres produits agricoles sont encore élevés malgré les bonnes productions et les tendances à la baisse des prix constatées depuis la mi-septembre 2012. La situation est différente d’un produit à un autre mais elle est en général très bénéfique pour les ménages agricoles. De manière spécifique, la situation par produit important pour le sécurité alimentaire des ménages se présente comme suit :

    Le  mil

    C’est la céréale de base alimentaire pour les populations des zones pastorales et agropastorales  notamment au Niger, au Tchad et au Nord du Nigeria, du Burkina Faso et du Mali. La production est très bonne cette année dans toutes ces zones excepté localement à l’Ouest du Niger dans la région de Tillabéry, avec une production regionale estimée à 11 096 000 tonnes, ou prèsde 7% plus qu’en année typique. Les stocks des ménages, des commerçants et même institutionnels, fortement éprouvés entre janvier 2012 et septembre 2012, sont en voie de reconstitution depuis octobre 2012 à la faveur des bonnes récoltes.  En fin octobre 2012, le prix du mil ne montre pas encore une forte tendance à la baisse sur la plus part des marchés de référence de la région. Dans certains cas, il affiche même une tendance à la hausse legere.   En gros, dans les marchés de production, les variations à la baisse par mois depuis aout sont plus fortes que celles dans les marchés de consommation.  Pourtant, on n’observe pas une tendance signicative entre les niveaux des prix actuels par rapport à 2011 ou la moyenne quinquenalle si on fait la comparaison entre les marchés de consommation et ceux de production le long le chaine de valeur pour ce produit.   Dans le Bassin est , les prix de mil en octobre sont 29 à 53% par rapport à 2011 et 40 à 60% par rapport à la moyenne, tandis qu’au Bassin central ils sont 55 à 91% par rapport à 2011 et 65 à 94% par rapport à la moyenne.  Dans le Bassin ouest, les prix sont le moins elevés, entre 2 à 21% par rapport à2011 et 17 à 34% par rapport à la moyenne.  Ces variations de prix par rapport à la moyenne pourraient s’expliquer par la forte demande, selon la zone, et au comportement speculatif des commerçants.

    Ainsi, malgré les bonnes productions de 2012, l’offre du mil n’est pas actuellement suffisamment abondante pour couvrir la demande et faire infléchir les prix.Le mil présente la particularité de connaitre une seule période de récolte (octobre-décembre de chaque année) qui constitue la période de forte vente par les producteurs. Typiquement, à partir de janvier, les producteurs seront moins présents sur les marchés, l’offre cesser a progresivement d’être plus importante que la demande.

    Le sorgho

    C’est le premier substitut du mil en zone pastorale et agropastorale et la première céréale consommée dans certaines zones agricoles soudaniennes du Tchad, du Nigeria, du Burkina Faso, du Mali et en Mauritanie. La production pluviale 2012 est également très bonne, avec une production regionale estimée à 14 341 000 tonnes de sorgho. Par ailleurs de bonnes perspectives sont aussi attendues au niveau des décrues et de la contre saison. Les réoltes débutées depuis octobre 2012 vont se poursuivre jusqu’en mars 2013, ce qui, contrairement au mil permettrait d’espérer encore une possibilité d’offre soutenue par les producteurs et des baisses subtantielles du prix du sorgho jusqu’en mars 2013. En fin octobre 2012, le prix du sorgho continue à baisser mais faiblement dù à la baisse de la demande.  Cependant, son niveau est aussi plus élevé que la moyenne saisonière des cinq dernières années de 15 à 44 pourcents. Selon les tendances saisonnieres typiques, il va probablement continuer à baisser au fur et à mesure que les récoltes de la zone soudanienne atteignent les marchés. De ce fait, on peut espérer que le prix du sorgho rejoint la moyenne saisonnière à partir de janvier 2013.

    La maïs

    La productions 2012 sans celle du Burkina Faso, est estimée à 17 920 000 tonnes. L’offre du mais est abondante dans les bassins de production et sur les marchés de collecte et supérieure à la demande ce qui fait  infléchir significativement  les prix sur  ces marchés et sur les marchés de consommation dans les zones déficitaires. Ainsi comparés au mois passé, les prix sont en baisses de 4 à 25 pourcents sur la plupart des marchés des zones de production que sont Bobo Dioulasso (Burkina Faso) de 16 pourcent,  Tamale (Ghana) de 9 pourcent, Dawanu (Nigeria) de 4 pourcent et Sikasso (Mali) de 25 pourcent.  Par rapport à la même période de l’année passée et à la moyenne quinquennale, il a été observé des baisses sur les marchés de Dawanu et de Bol. Toutefois, dans le bassin central (Togo, Mali, Burkina Faso et Ghana), le prix du maïs en octobre 2012 demeure supérieur de 1 à 37 pourcent par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Avec la récolte de coton qui s’intensifiera dans les zones soudaniennes, l’offre de maïs par les producteurs en vue de financer la main d’œuvre pour récolter le coton, va s’intensifier selon les tendances saisonnieres, ce qui poussera les prix à la baisse. Dans la bassin ouest, les prix du mais sont au niveaux des prix de 2011, et 17.5% supérieurs par rapport à la moyenne. Dans le bassin est, les prix ne sont que 11-12% plus hauts que la moyenne.  Les variations entre les fourchettes de prix entre les bassins de commerce pourrait s’expliquer par les dynamiques de demande pendant la saison selon la localité et le role spécifique de chaque marché dans la région.

    Le niébé

    C’est une source importante alimentaire et surtout de revenus pour les ménages agricoles pauvres. La production 2012 est également très bonnes au Sahel. Cette année, le prix du niébé a atteint des niveaux records sur la plupart des marchés de la région. A la faveur des récoltes, le prix est en forte baisse sur les marchés de production (52 pourcent à Tounfafi et 25 pourcent à Maradi au Niger comparativement au record d’aout 2012). Cependant, malgré ces baisses, le prix du niébé en octobre 2012 est supérieur de 50 à 72 pourcent par rapport octobre 2011 et de 51 à 128 pourcent par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette forte appréciation du niébé peut être le résultat des prix records de la soudure 2012 mais aussi l’amélioration des conditions de stockage au Niger qui est le premier pays exportateur de la région.  Les bonnes conditions de commercialisation du niébé cette année augure de bons niveaux  de revenus pour les producteurs, ce qui les mets à l’abris du bradage de leur production céréalière pour payer les dettes contractées en 2012. Cette situation pourrait expliquer en parti la faible baisse du prix du mil et justifierait dans un autre sens le rehaussement du stocks des ménages en céréales notamment le mil. En effet, les ménages agricoles sahéliens ont comme premier objectif leur propre sécurité alimentaire à travers la production céréalière. S’ils arrievent à obtenir suffisamment d’argent par la vente des cultures de rente comme le niébé et l’arachide, ils vont de ce fait stocker leur céréales paur assurer leur propre sécurité alimentaire.

    Le riz

    La production locale se chiffrant à 13 688 000 tonnes (par rapport à 9 762 200 en annee moyenne),a localement été  fortement affectée par les inondations. Cela va avoir localement des effets négatifs sur la sécurité alimentaires des ménages victimes des inondations mais aura un effet global limité sur la sécurité alimentaire de la région. En effet, le sahel et l’Afrique de l’Ouest sont structurellement déficitaires en riz et ont recours aux importations pour couvrir leurs besoins. Les circuits commerciaux sont bien developpés à cet effet et s’ajustent facilement pour combler les gaps. En octobre 2012, le prix du riz sur les principaux marchés de référence en Afrique de l’Ouest sont en général stables comparativement à septembre 2012. Leur niveau global se situe entre -8 et +10 pourcent par rapport aux moyennes saisonnières des cinq dernières années dans les pays du Francs CFA. Par contre dans les pays non CFA (Nigeria, Ghana, Mauritanie) le prix actuel du riz est 25 à 55 pourcent supérieur aux moyennes saisonnières des cinq dernières années.Cette situation pourrait ne pas changer en 2013 compte tenu de la situation favorable qui prévaut sur le marché international, marqué par l’existence de stocks en augmentation chez les principaux pays exportateurs garantissant ainsi une offre qui sera soutenue sur les marchés et des prix qui ne devraient pas subir de fortes variations dans les mois à venir.

    Le bétail

    La production pastorale est excédentaire cette année dans les zones pastorales. Elle est renforcée par l’existence d’importants résidus agricoles dans les zones agricoles et agropastorales. Les conditions d’alimentation du bétail sont actuellement bonnes et pourront se maintenir au-delà de mars 2013, et la durée de la soudure pastorale devrait se derouler normalement être normale en cas d’installation normale de la saison des pluies 2013.  Sur le marché, le prix du bétail se maintient toujours à un niveau supérieur à l’an dernier et à la moyenne des cinq dernières années.  Avec les fêtes de fin d’année,  la valeur marchande du bétail va s’améliorer ou se maintenir à la faveur d’une forte demande des centres urbains et des conditions favorables d’alimentation du bétail. Les termes de l’échange bétail/céréales continueront à s’améliorer en faveur  des éleveurs mais cette amélioration pourrait regresser entre janvier et mars 2013 en cas de monté du prix des céréales notamment le mil.

    Suppositions

    D’ici mars 2013, en cas de bon fonctionnement des marchés et de non ressurgence du conflit au Mali, les zones de préoccupations seront rares en Afrique de l’Ouest et se résumeraient essentiellement aux zones victimes des inondations au nord du Nigeria, au Mali et à certaines zones de faibles performances agro-pastorales au Mali et à l’Ouest du Niger. La configuration des marchés sera le facteur déterminant de la situation alimentaire dans la région et  impose une analyse plus nord-sud en fonction des flux et du niveau des prix.  Alors, le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire dans cette zone d’octobre 2012 à mars 2013, se fonde ainsi sur les hypothèses spécifiques  suivantes:

    • Les céréales seront disponiblesdans tous les bassins tout au long de l’année particulièrement d’octobre 2012 à mars 2013 en quantité suffisante sur les marchés. Cependant, l’accessibilité des ménages pauvres dépendant des marchés pourrait être compromise à partir de janvier à cause de la cherté des produits dont l’évolution normale saisonière sera greffée à un niveau déjà éleve entre octobre et décembre 2012.
    • La bonne production agricole 2012 assurera un stock pouvant couvrir les besoins pourau moins 3 mois pour les agriculteurs et 2 mois pour les agropasteurs.  Avec la bonne production, les menages pourrait avoir entre 1-3 mois des stocks supplementaires.
    • Les prix vont rester plus élevés que les niveaux de l’année passée et la moyenne des cinq dernières années sur les marchés notamment pour le mil au cours de la période de commercialisation novembre-janvier 2013.
    • A partir de février-mars 2013, les prix (sorgho, mais, riz) connaitront une relative stabilité saisonniere à cause de la généralisation de la production maraichère avec laquelle il y’aura plus de diversification alimentaire et une faiblesse de la demande commerciale. Pour le mil, la stabilite dependra d’un part du niveau des achats institutionels pendant cette periode de reconstitution des stocks nationaux.
    • Pour le maïs et le sorgho, les prix vont continuer à baisser, et peuvent aller en dessous des niveaux de l’année passée et de la moyenne quinquennale sur certains marchés au cours de la période novembre-décembre 2012 en raison de la faible demande que connaitra le produit dans la zone à cause de la bonne production du mil dans la zone sahélienne et du maïs dans la zone soudanienne.  Toutefois, à partir de janvier 2013, avec l’épuisement des stocks des ménages pauvres, la demande sera de plus en plus forte sur les marchés et les prix de sorgho et de maïs pourraient  remonter et atteindre leurs niveaux de l’année passée.
    • Les flux régionaux seront normaux sans aucune entrave.
    • Le conflit malien ne connaitra pas de changement avant mars 2013. Le statut quo va prédominer de même qu’au nord du Nigeria, en Cote d’Ivoire et en Libye.
    • Les activités economiques et les transferts issus de la migration seront normaux avec une forte  demande de main d’œuvre disponible (maraichage et exode) jusqu’en mars 2013.
    • Le prix du bétail gardera unetendance à la hausse saisonnière jusqu’en mars 2013 et les termes de l’échange seront favorables aux éléveurs jusqu’en mars 2013 malgré le niveau élevé du prix des céréales.

    En conséquence la situation alimenatire actuelle est en général du type insécurité alimentaire minime dans toutes la région avec toutefois des groupes localisés ou en nombre limité d’insécurité stress et même defois en crise suite aux inondations. Ces groupes très éparpillés sur toute la région se trouvent en général en nombre inférieur à 20 pourcent de la population locale totale pour être déterminant dans le phasage globale de la situation alimentaire de chaque zone conformément à l’échelle de classification de l’IPC. 


    Zones de preoccupation

    Zones pastorales

    Les principales sources de revenu des ménages pauvres sont: la vente du bétail et produits dérivés, la vente de la main d’œuvre et le transfert. Les ménages pauvres dans ces zones ont aussi comme principales source de nourriture l’achat des céréales sur les marchés et les produits laitiers. Grace aux bonnes disponibilités en paturages favorisant une bonne production agro-pastorale et aux prix élevés du bétail, les conditions de sécurité alimentaires sont bonnes actuellement dans ces zones. Les termes de l’échange bétail céréales sont en augmentation et en faveur des éleveurs particuièrement depuis les prix des céréales sont en baisse en mi-septembre et que la demande du bétail a fortement augmenté à cause de la Tabaski. La consommation alimentaire pour la plupart des ménages doit être suffisante en quantité et en qualité avec la disponibilité de plusieurs aliments allant des céréales au lait et autres produits laitiers. Les moyens d’existence des ménages pastoraux continueront à être protégés avec la stabilité des prix de bétail, la disponibilité de la main d’œuvre et la stabilité relative des prix des céréales. Conséquement, la situation alimentaire générale est actuellement du type insécurité alimentaire minime IPC phase 1 chez la majorité des ménages. Cette situation pourra se maintenir malgré l’évolution actuelle des prix jusqu’en mars 2013 avec la bonne disponibilité des paturages et la forte demande urbaine de bétail qui soutiendra son prix.

    Zones agropastorales

    Dans les zones des moyens d’existence agropastorale, les principales sources de revenu des ménages pauvres demeurent la vente de la main d’œuvre locale et l’exode, comme principales source de nourriture, ils ont l’achat des céréales sur les marchés, la propre production et le don.  Les stocks des ménages issus des récoltes 2012 pourront couvrir au moins 3 mois de consommation pour les ménages pauvres. A partir de janvier 2013, plusieurs d’entre eux vont recourir au marché pour se nourrir.  Cela peut se faire à la faveur des revenus tirés de la migration, du salariat agricole et autres activités économiques dans les marchés et centres urbains. Avec les cultures de contre saison, la consommation alimentaire peut être maintenue bonne chez la plupart des ménages  et même être améliorée jusqu’en mars 2013 aussi bien en quantité qu’en qualité avec la disponibilité de plusieurs aliments allant des céréales aux légumineuses en passant par les tubercules, le lait et autres produits laitiers.  Les ménages agropastoraux verront aussi leur pouvoir d’achat amélioré avec le peu de bétail et de production qu’ils possèdent.  L’insécurité alimentaire minime IPC phase 1 pourra se maintenir en général jusqu’en fin mars 2013. Toutefois, certains ménages localisés dans les zones victimes des inondations ou ayant connu des mauvaises productions, ne pourront pas protéger leur moyens d’existence ou renforcer leur résilience. Ils risquent de faire face à un déficit de protection des moyens d’existence dès le mois de mars 2013 vu la faible contribution de la production et de la vente de bétails dans leur source de revenu. En ce moment ils n’auront que l’exode comme principale source de revenu.  Leur nombre sera toutefois inférieur à 20 pourcent de la population de la zone ce qui n’aboutira pas à un changement du niveau d’insécurité alimentaire de la zone, conformément à l’échelle de classification de l’IPC 2.

    Zones agricoles

    Les stocks des ménages sont actuellement très bons de même que les revenus tirés de la vente des produits de renteexcepté dans les zones rizicoles inondées du Mali, du Niger, du Nigeria et du Tchad. Les disponibilités alimentaires sont en augmentation progressive significative depuis septembre 2012. La consommation alimentaire dans la plupart des ménages s’est conséquement améliorée. La dépendance des ménages pauvres vis-à-vis des marchés décroissante depuis septembre 2012, est a son plus bas niveau actuellement. Cependant les inondations enregistrées ont affecté les moyens d’existence des ménages se trouvant surtout dans la zone agricole fluviale. Ces moyens d’existence pourraient en partie être rétablis avec les activités de maraichage qui sont actuellement en cours. Les ménages affectés pourraient protéger leur moyen d’existence si l’hypothèse sur les prix des céréales se vérifie.La situation alimentaire alimentaire de cette zone actuellement du type insécurité alimentaire minime IPC phase 1, pourra se maintenir jusqu’en mars 2013. Toutefois, ces zones  sont des zones endémiques de malnutrition dont le taux de la malnutrion aigue pourrait augmenter significativement entre décembre 2012 et mars 2013 avec la période fraiche au Sahel. Cela peut constituer une préoccupation dans ces zones sans pour autant changer leur phasage global.

    Zone géographique

    Evènementspossibles

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Zonespastorales

    Augmentation du prix des céréales proportionnellement plus importante que celle du bétail.

    • Détérioration des termes de l’échange en défaveur de l’éléveur ;
    • Sur-endettement des éléveurs
    • Accesibilité réduite aux céréales

     

    Zones pastorales

    Feux de brousse généralisés

    • Déplacement atypique des animaux
    • Augmentation des conflits
    • Perte embonpoint des animaux et de leur valeur marchande ;
    • Perte des revenus pour les éléveurs.

    Sahel

    Forte spéculation sur les marchés céréaliers et augmentation des prix

    • Augmentation généralisée des prix des céréales ;
    • Diminution des termes de l’échange bétail/céréales et salaire/céréales
    • Non reconstitution des stocks de sécurité à leur niveau optimal.
    • Augmentation précoce et accentuation de l’insécurité alimentaire dans les zones pastorales et agro-pastorales ;
    • Augmentation de la malnutrition dans toutes les zones

    Afrique de l’Ouest

    Lancement de la reconquête du Nord Mali et embrasement de la situation sécuritaire au Sahel et au Nord Nigeria

    • Important déplacement des populations du nord Mali
    • Augmentation de l’insécurité sur les routes
    • Mauvais fonctionnement des flux
    • Prix élevé sur les marchés
    • Pénuries sur certains marchés des zones pastorales
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Octobre 2012

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Octobre 2012

    Source: FEWS NET

    Prix de mais, 2009-2012

    Figure 3

    Prix de mais, 2009-2012

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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