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L’Urgence au nord-est du Nigeria restera la plus grande préoccupation jusqu’en janvier 2017

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Juillet 2016 - Janvier 2017
L’Urgence au nord-est du Nigeria restera la plus grande préoccupation jusqu’en janvier 2017

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  • Messages clé
  • Perspectives par pays
  • Événements qui pourraient changer les perspectives
  • Messages clé
    • Des évaluations rapides récentes, bien que non statistiquement significatives, suggèrent qu’une insécurité alimentaire très élevée de type d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et même Famine (Phase 5 de l’IPC) pourrait se produire dans les poches les plus touchés par le conflit et moins accessibles et se maintenir jusqu’en janvier 2017. En outre, une «urgence nutritionnelle» a été déclarée dans l'Etat de Borno par le ministère nigérian de la Santé et de l'information. Un accès humanitaire amélioré et une augmentation significative de l'assistance sont nécessaires de toute urgence pour sauver des vies dans ces zones.

    • Ailleurs et d’une manière générale, des précipitations moyennes à supérieures à la moyenne avec une bonne répartition se poursuivent excepté à l’extrême Ouest du Sahel, notamment en Mauritanie Ouest et au Sénégal. Les conditions sont en général favorables au développement des cultures et des pâturages. La soudure pastorale tire à sa  fin dans la plupart des zones pastorales et l’intensification des activités agricoles, crée des opportunités de revenus pour les ménages pauvres.

    • L’approvisionnement du marché continue à être normal dans la région suites aux déstockages opérés par les agriculteurs et les commerçants avec la progression satisfaisante de la saison et les échanges transfrontaliers normaux. Cependant, l'insécurité et les conflits continuent à perturber le fonctionnement des marchés au nord du Mali et autour du Lac Tchad. Aussi, la dépréciation de la Naira engendre une forte hausse des prix des céréales au Nigeria et perturbe les flux avec le Sahel.

    • D’une manière générale, les conditions de sécurité alimentaires sont moyennes à bonnes. Elles favorisent un accès saisonnier au moins moyen aux aliments et aux revenus dans la plupart des zones agricoles et agropastorales. Les ménages sont en mesure de tirer les revenus à travers les stratégies habituelles favorisant ainsi le maintien d’une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en générale actuellement. Elle persistera jusqu’aux prochaines récoltes et se généralisera dans toute la région jusqu’en janvier 2017.

    • Cependant, la Crise (Phase 3 de l’IPC) sévissant localement dans les zones de faible performance agro-pastorale du Sahel tchadien en 2016 et le Stress (Phase 2 de l’IPC) sévissant en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Niger et au Tchad  pourra persister jusqu’en la fin de la soudure en septembre et faire place progressivement à une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre suite aux récoltes. 

    • Dans les pays sous menace Ebola, les conditions continuent à être favorables pour le maintien d’une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2017. Toutefois, en Sierra Leone, le Stress (Phase 2 de l’IPC) persistera de façon général jusqu’en septembre pour ne subsister que localement à partir d’octobre dans les zones de persistance de faible pouvoir d’achat limitant la satisfaction des besoins non alimentaires de base.


    Perspectives par pays
    Burkina Faso            
    • Les prévisions saisonnières faisant état d’une probable installation des pluies à bonnes dates et des cumuls pluviométriques moyens à supérieurs à la moyenne, laissent présager une bonne campagne agricole 2016. Ainsi, la majorité des ménages agricoles pourraient  maintenir stables leurs moyens d’existence et avoir un accès normal à l’alimentation. Ce qui leur garantira une insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans les sept prochains mois.
    • Les perspectives agricoles prometteuses et le bon niveau  d’approvisionnement des marchés sont favorables à une évolution normale des prix des denrées qui pourrait être similaire à la moyenne quinquennale. En outre, les revenus  de la main-d’œuvre ainsi que  la vente du bétail se maintiendraient à un niveau habituel, ce qui permettrait un accès alimentaire normal aux ménages pendant la soudure de juin à septembre.
    • L’assistance humanitaire financée et planifiée ainsi que l’appui du gouvernement dans l’extrême nord du pays où vivent près de 29 000 réfugiés maliens et 26 500 personnes  très pauvres, permettront de soulager les populations pendant la soudure en attendant les nouvelles récoltes à partir d’octobre.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Burkina Faso de juin 2016 à janvier 2017.

    Guinée
    • Dans l’ensemble des préfectures du pays, la saison des pluies 2016 s’est bien installée avec un cumul à la deuxième décade de juin largement excédentaire à modéré. Les périodes de début des semences proches de la normale sur toute l’étendue du territoire national sont attendues avec une pluviométrie moyenne à inférieure à la moyenne ; ce qui augure des productions agricoles moyennes et des revenus moyens tirés des activités agricoles pour la campagne 2016/2017.
    • Malgré l’approche de la période de soudure (juin à septembre) et des hausses de prix pendant le mois de Ramadan (juin), les marchés resteront bien approvisionnés et les prix relativement stables, ce qui témoigne de l’existence des disponibilités alimentaire et l’accessibilité des produits agricoles par la majorité des ménages. La bonne reconstitution des moyens d’existence après la crise d’Ebola limitera ses effets résiduels.
    • La résurgence de la Maladie à Virus Ebola est maintenant maitrisée et permettra une reprise normale des activités de production et d’échanges des produits agricoles aussi bien sur le marché intérieur que sur les marchés frontaliers, ce qui permettra aux ménages de produire normalement, d’approvisionner les marchés et de générer des revenus. Par conséquence, toutes les zones dans le pays seront en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins janvier 2017.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Guinée de juin 2016 à janvier 2017.

    Tchad
    • La saison des pluies 2016 s’est bien installée dans la zone soudanienne vers mi-avril, soit un mois plutôt qu’en année normale ; ce qui a amélioré la consommation alimentaire et raccourcit la soudure pastorale. Le cumul à la deuxième décade de juin montre une situation d'excédant large à modéré dans presque toute cette zone, ce qui a permis des semis précoces avec des rendements attendus moyens à supérieurs. La zone soudanienne resteront en situation Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’à janvier 2017.
    • La baisse de revenu des moyens d’existence et l’épuisement de stocks céréaliers dans la région du Lac suite à l’insécurité ont accéléré les déficits de consommation à l’approche du pic de la soudure. L’insécurité limite l’accès à la terre pour effectuer la campagne agricole actuelle. Le niveau élevé des prix céréales baisse l’accès alimentaire. Toute la région se détériore en Crise (Phase 3 de l’IPC) et y restera jusqu’en octobre où l’assistance humanitaire attendue placera la zone en Stresse (Phase 2! de l’IPC). 
    • L’embonpoint des animaux continue à se dégrader dans les régions de Hadjer Lamis, Barh El Gazel, Kanem, Batha et Wadi Fira à cause de la rareté de pâturage. Il devient critique avec quelque perte de têtes enregistrée dans les zones où les points d’eau d’abreuvement sont presque inexistants. A cet effet, la zone agropastorale se maintiendra en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’à septembre où la situation va s’améliorer avec la régénération du pâturage et la nouvelle demande des fêtes religieuses. 

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Tchad de juin 2016 à janvier 2017.

    Liberia
    • L’accès saisonnier normal à la nourriture et aux moyens d’existence permettront à la plupart des messages de maintenir des niveaux de consommation alimentaire typiques entre juin 2016 et janvier 2017, en adéquation avec une insécurité alimentaire aigue de type Minimale (Phase 1 de l’IPC).
    • Les récoltes hors saison de noix de palme, de manioc, de la banane plantain, d’ananas et de légumes locaux sont en cours. Toutefois, elles sont typiquement en diminution entre juin et septembre. Malgré tout, la consommation alimentaire continuera à être normale au cours de cette période en raison des importations de riz et une présence suffisante de produits de manioc (ex. Gari, Fufu) sur les marchés locaux.
    • Les cultures de la principale saison 2016/17 (riz de plateau, manioc, maïs, arachides, haricots, etc.) croissent normalement, en dépit de l'irrégularité des précipitations sur le Liberia en avril et mai. Pendant ce temps, les travaux de préparation des zones de marécage pour la culture du riz en juillet/août et la réhabilitation des cultures arboricoles (cacao, café, caoutchouc et palmier à huile) fournissent aux ménages pauvres des opportunités de travail à des niveaux normaux compte tenu de la saisonnalité. La récolte principale de riz devrait être proche de la moyenne et commencera à temps en août et septembre.
    • Le long des zones côtières, la disponibilité du poisson et de revenus tirés du poisson sont actuellement inférieurs à la moyenne en raison des conditions maritimes anormalement difficiles. De même, certains récolteurs de caoutchouc ont récemment perdu leur emploi en raison de la baisse de la production locale de caoutchouc due à des prix internationaux faibles. Pour les populations concernées, ces chocs devraient avoir un impact négatif sur leur pouvoir d'achat et leur consommation alimentaire, néanmoins les ménages pourraient satisfaire leurs besoins alimentaires minimaux. Un petit nombre qui représente moins de 20 pour cent de la population totale dans les zones touchées, sera en insécurité alimentaire aiguë Sous Pression (IPC Phase 2).

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Liberia de juin 2016 à janvier 2017.

    Mali
    • Les prévisions de pluies moyennes à supérieures à la moyenne selon les prévisions saisonnières (ECMWF, NOAA, IRI) et les appuis multiformes du Gouvernement et de ses partenaires présagent d’une production de céréales globalement supérieure à la moyenne ; ce qui sera favorable à un accès moyen des ménages aux denrées et par conséquent être en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre.
    • L’approvisionnement suffisant des marchés en dépit des incidents sécuritaires qui perturbent de temps en temps les flux vers certaines zones du nord et du centre du pays se maintiendra de juin à septembre. Les prix des céréales inférieurs à la moyenne et les termes de l’échange bétail/céréales supérieurs à la moyenne favorisent un accès moyen des ménages aux denrées.
    • Environ 800 000 personnes à travers le pays dont 70 pourcent au nord du pays bénéficieront d’appuis en vivres de juin à novembre 2016 par le Gouvernement et ses partenaires. Aussi, des appuis en intrants agricoles, de reconstitution de cheptel et de soutien aux activités économiques seront menés dans les zones victimes de la crise. Ces appuis limiteront le recours aux stratégies d’adaptation négatives.
    • Les ménages pauvres du lac Faguibine et ceux du Gourma de Tombouctou et de Gao ont des difficultés à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaire et non alimentaire à cause de la baisse globale de revenus liée à la crise sécuritaire et à la baisse de production en 2015. Le recours aux stratégies d’adaptation inhabituelles les met en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) de juin à septembre.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Mali de juin 2016 à janvier 2017.

    Mauritanie
    • Une production agricole annuelle proche de la moyenne, des conditions pastorales encore satisfaisantes, des marchés bien approvisionnés avec des prix relativement stables sauf pour les riz, des termes d’échanges favorisés par une constante hausse du prix des animaux et des programmes d’assistance du gouvernement fonctionnels placent la majeure partie du pays en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins janvier 2017. 
    • Dans certaines poches de l’ouest de la zone agropastorale, la baisse des flux transfrontaliers de céréales traditionnelles et de riz conjugué à la baisse de contre saison chaud, le remboursement des dettes et la pression sur les moyens d’existence (cheptel) placent les ménages pauvres en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre. Dépendant des cultures de décrue, le sud-est de l’Inchiri, après leur baisse de production, devrait rester en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre malgré la ruée vers l’or.
    • D’octobre à janvier 2017, la hausse constante du prix des animaux, la stabilité des marchés de consommation, les productions agricoles moyennes entrainées par un hivernage normal, l’amélioration des retombées pastorales (mises-bas et production laitière) par de nouveaux pâturages verts, et les revenus moyens provenant du travail agricole devraient conduire tout le pays vers une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC). 

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Mauritanie de juin 2016 à janvier 2017.

    Niger
    • La campagne agricole se caractérise par une pluviométrie moyenne à bonne et une bonne couverture de semis dans les principales zones agricoles du pays. A la faveur des conditions de sécurité alimentaire qui seront normales à supérieures à la moyenne, l’insécurité alimentaire aiguë sera Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins janvier 2017.
    • Toutefois, les conditions alimentaires du bétail sont encore médiocres dans la zone pastorale y compris dans la région d’Agadez. Les disponibilités en pâturages et en eaux sont quasi nulles. Ces effets persistants d’une prolongation de la soudure démarrée précocement cette année vont maintenir les ménages pauvres pastoraux dans une insécurité alimentaire aiguë de type Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en aout 2016 et après les apports de l’hivernage amélioreront les conditions pastorales. 
    • L’approvisionnement des marchés reste normal à régulier à l’exception de la région de Diffa soumise au conflit Boko Haram. Malgré l’augmentation progressive de la demande en période de soudure, les prix des denrées de base se situent en dessous de la moyenne quinquennale et pourraient maintenir cette tendance jusqu’en janvier 2017 grâce aux disponibilités suffisantes sur les marchés et les flux de céréales du Nigeria suite à la déprécation du naira nigérian.
    • Suite à l’insécurité persistante du conflit de Boko Haram qui continue de perturber les principaux moyens d’existence et les revenus saisonniers dans la région de Diffa, l’accès à l’alimentation demeure limitée pour un plus grand nombre de ménages résidents et déplacés. Les effets sur la sécurité alimentaire des ménages de la région indiquent une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) ou de Stress (Phase 2! de l’IPC) qui va persister au cours de la période de projection (juin 2016-janvier 2017).

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Niger de juin 2016 à janvier 2017.

    Nigeria
    • Le conflit dans le nord du Nigeria a laissé une partie importante de la population sans accès à une alimentation adéquate, l'eau et les services de santé. Une « urgence nutritionnelle » a été déclaré dans l'Etat de Borno par le ministère nigérian de la Santé et au demeurant, l'information issue de récentes évaluations rapides, bien que limitées et non statistiquement représentative, soulève également la possibilité qu'une Famine (IPC Phase 5) pourrait se produire dans les zones les plus touchées et les moins accessibles de l’Etat du Borno.
    • Le conflit Boko Haram et les prix anormalement élevés des aliments de base ont considérablement réduit l'accès à la nourriture pour la plupart des ménages dans de vastes zones de la région du Lac Tchad. La baisse de l’appui communautaire et humanitaire, des stocks de récolte au-dessous de la moyenne et la restriction des opportunités de revenus continueront de limiter l'accès alimentaire dans cette zone. En conséquence, les ménages affectés continueront d'avoir des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires minimaux et demeureront en situation de Crise alimentaire (IPC Phase 3) ou d'insécurité alimentaire de type Sous-Pression (IPC Phase 2), selon la zone, jusqu’à janvier 2017. Plusieurs LGAs resteront avec des proportions élevées de populations déplacées internes et devraient être en situation d’Urgence alimentaire (IPC Phase 4).
    • La récente décision de la Banque centrale du Nigeria (CBN) pour faire flotter le naira par rapport au dollar des États-Unis, va probablement conduire à une nouvelle dépréciation du naira. Le taux d'inflation est passé de 13,7 pour cent à 15,6 pour cent entre avril et mai. Par conséquent, les prix des produits de base locaux et importés tels que le riz, le mil, le maïs et le sorgho vont continuer à augmenter au-delà des niveaux normaux, limitant le pouvoir d’achat et l’accès alimentaire pendant la période de soudure et jusqu'à la période des récoltes en octobre.
    • La plupart des ménages à l'extérieur du Nord se livrent à des activités génératrices de revenus normales, des récoltes en vert précoce, ainsi que des ventes de bétail et des cultures de rente. Certains ménages pauvres dépendants du marché sont incapables de satisfaire leurs besoins non alimentaires à cause de la diminution de leurs stocks alimentaires, de la dépréciation du naira, du niveau élevé des prix des denrées alimentaires, des inondations le long des plaines inondables et du faible pouvoir d’achat. La plupart des ménages continueront à faire face à une insécurité alimentaire aiguë minimale (IPC Phase 1), bien que certains ménages pauvres feront face à une insécurité alimentaire aiguë de type Sous-Pression (IPC Phase 2) jusqu'à la fin de la période de soudure.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour le Nigeria de juin 2016 à janvier 2017

    Sierra Leone
    • Les prix des produits de base locaux, y compris le riz local et le manioc, augmentent à mesure que les stocks diminuent normalement au cours de la période de soudure. Les niveaux de stock des produits alimentaires importés restent moyens dans la plupart des marchés, bien que les niveaux de prix soient supérieurs à la moyenne et en augmentation en raison de la dépréciation continue de la monnaie locale, la Leone. L’accès au marché des aliments pour les ménages pauvres sera limité mettant la plupart des zones en insécurité alimentaire aiguë de type Sous-Pression, (IPC Phase 2) jusqu’en septembre.
    • La principale saison agricole 2016/17 se poursuit avec la plantation du riz de plateau dans la région du Nord et la préparation des terres pour le riz de bas-fonds à travers le pays. La plantation du riz de plateau est terminée dans les régions Est et du Sud où elle est associée avec le manioc, le maïs et les légumes comme le concombre, l’aubergine et le poivron. La récolte qui va démarrer en septembre devrait être à des niveaux proches de la moyenne avec une amélioration de la situation alimentaire vers une insécurité alimentaire aiguë Minimale (IPC Phase 1) dans la plupart des districts d’ici octobre.
    • Bo et les districts ruraux et urbains de la région de l’Ouest restent  en insécurité alimentaire aiguë  Minimale (Phase 1 de l’IPC) en raison du rythme de relèvement économique plus rapide par rapport au reste du pays. Pour Bo, les ménages pauvres bénéficient de l'amélioration des flux commerciaux qui encouragent les opérateurs à se rendre dans les régions éloignées pour acheter du manioc, de la patate douce et des légumes produits la saison dernière. Les districts de la région de l'Ouest connaissent une amélioration de l'activité économique qui crée des opportunités de travail occasionnel et de petit commerce pour les petits ménages pauvres.
    • Les éleveurs, qui sont principalement dans la région du Nord, bénéficient actuellement d’une pluviométrie moyenne qui fournit suffisamment d'eau et de pâturages pour l'engraissement des bovins et des petits ruminants. Dans la deuxième semaine de septembre, la demande en bétail devrait augmenter en raison de la célébration de la fête musulmane d’Eid- el- Ada. La demande devrait être moyenne du moment que la fête coïncidera avec la période de récolte et le revenu des ménages pastoraux seront supérieurs à la moyenne par rapport à d'autres périodes de l'année.

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire pour la Sierra Leone de juin 2016 à janvier 2017.

    Pays suivis à distance[1]

    République Centrafricaine
    • La bonne pluviométrie enregistrée du 1er avril au 20 juin 2016 favorise la poursuite normale des activités de préparation des champs, les semis et l’entretien des cultures. Cela accroit les opportunités de main d’œuvre pour les ménages pauvres. Toutefois, en raison des effets résiduels du conflit, le pays pourrait encore connaitre une autre année de production agricole en dessous de la moyenne avant le conflit.
    • La situation pastorale est en amélioration progressive avec l’installation normale de la saison pluvieuse qui favorise une régénération des pâturages et des points d’eau. Toutefois, les revenus tirés de la vente de bétail et des produits dérivés sont en dessous de la moyenne suite à la réduction des effectifs du cheptel occasionnée par le conflit. Cela maintien la sécurité alimentaire préoccupante pour les ménages pauvres pastoraux.
    • Selon les estimations d'OCHA de mai 2016, 415 256 personnes sont en déplacement à Bangui et dans les préfectures du Sud-Ouest, du Centre et du Nord-Ouest. Les ménages résidents pauvres dans ces zones ont épuisé leurs réserves alimentaires depuis mars et similaire aux ménages déplaces, ont des faibles capacités d’achat. Ces ménages sont actuellement en Crise (Phase 3 de l’IPC), et ils y resteront au cours de la période de projection (juin 2016-janvier 2017).

    Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de juin 2016 concernant le suivi à distance de la République Centrafricaine.

    Sénégal
    • L’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant partout dans le pays en ce début de soudure agricole grâce à la production céréalière 2015 supérieure à la moyenne. Le prix du riz brisure ordinaire qui constitue la principale céréale consommée reste similaire ou inférieur à la moyenne quinquennale à travers le pays ; ce qui favorise un accès moyen des ménages aux denrées.
    • Les récoltes du riz de contre saison attendues au cours du mois et qui seront moyennes à supérieures à la moyenne quinquennale grâce aux importants appuis du Gouvernement en intrants agricoles, amélioreront la disponibilité en cette denrée. Des opportunités de revenus et de nourritures supérieures s’offrent ainsi aux ménages pauvres à travers la main d’œuvre agricole voire la vente des récoltes dans la vallée du fleuve.
    • L’installation des pluies dans les zones agricoles du sud du pays d’une à deux semaines de retard relance la nouvelle campagne agricole qui bénéficie cette année d’importants appuis du gouvernement en intrants agricoles et en équipements. Les productions moyennes à supérieures à la moyenne attendues en octobre 2016 permettront de maintenir la majorité des ménages en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 IPC) d’octobre à janvier 2017.
    • Les ménages pauvres dans les départements de Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga qui traversent une soudure précoce à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks après mauvaises récoltes 2015/16. Ils ont recours de façon atypique à des stratégies d’adaptation pour améliorer leur accès aux marchés et sont présentement en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 IPC) qui se maintiendra jusqu’en septembre.

    Pour en savoir plus, voir la Mise à jour de juin 2016 concernant le suivi à distance du Sénégal.


    [1] Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés.


    Événements qui pourraient changer les perspectives

    Tableau 1 : Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

    ZONE

    EVÉNEMENT

    IMPACT SUR LES CONDITIONS DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

    Pays sahéliens

    Longues périodes de sécheresse en milieu de saison et/ou arrêt précoce de pluies

    • Baisses importantes de rendements et de récoltes
    • Hausse atypique des prix à la récolte
    • Migration atypique des ménages

    Sahel et nord pays côtiers

    Invasion acridienne

    • Pertes des récoltes et des pâturages
    • Diminution des opportunités de travail et des revenus
    • Hausse atypique des prix à la récolte
    • Migration atypique des ménages
    • Transhumance atypique

    Nord Mali, Nord-est Nigeria, République Centrafricaine, pays voisins

    Aggravation de l’insécurité civile

    • Augmentation du nombre des IDP et refugiés dans les pays voisins
    • Fermeture des frontières des pays voisins
    • Arrêt des flux, très faibles offre sur les marchés locaux
    • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages et la sécurité alimentaire et nutritionnelle
    • Difficulté/impossibilité de livrer l’assistance alimentaire
    • Augmentation de la malnutrition et de la mortalité

    Nord Mali, Nord-est Nigeria, République Centrafricaine, pays voisins

    Amélioration des conditions sécuritaires et de l’impact de l’assistance humanitaire

    • Stabilisation  des déplacements des populations
    • Meilleur accès aux services publics de santé
    • Amélioration du fonctionnement des marchés
    • Amélioration de l’accès aux aliments de base
    • Amélioration de la situation nutritionnelle

    Guinée, Liberia et Sierra Leone

    Recrudescence de l’épidémie d’Ebola/ apparition de nouveaux foyers

    • Isolement des zones affectées
    • Perturbation du fonctionnement des marchés locaux
    • Perturbation localisée du calendrier saisonnier
    • Réduction de la main d’œuvre pour les travaux agricoles

    Sahel et Nigeria

    Dépréciation significative de la Naira

    • Baisse de la demande du bétail
    • Chute des prix du bétail au Sahel
    • Mauvaise commercialisation et chute du prix des cultures de rentes (niébé, arachide, sésame etc.)
    • Diminution du pouvoir d’achat des ménages pastoraux et agricoles au Sahel
    • Diminution du pouvoir d’achat au Nigeria
    • Dégradation de la qualité de la ration au Nigeria
    • Augmentation de la malnutrition au Nigeria

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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