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Sahel et afrique de l’ouest hypothèses pour l’analyse trimestrielle de la sécurité alimentaire

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Octobre 2013
Sahel et afrique de l’ouest hypothèses pour l’analyse trimestrielle de la sécurité alimentaire

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  • Performance de la saison
  • Le commerce régional et la dynamique des prix
  • Conflit frontalier et le deplacement
  • Autres enjeux regionaux

  • Performance de la saison

    Les rapports sur les perspectives de la sécurité alimentaire de FEWS NET pour octobre 2013 à mars 2014 au Sahel et en Afrique de l’Ouest sont basés sur les hypothèses régionales suivantes établies au début d’octobre 2013: 

    Fin de saison/ Agro climatologie

    Le Front Inter Tropical (FIT) a entamé son repli saisonnier normal depuis septembre (Figure 1) et il va continuer sa retraite vers l'équateur. Avec sa position moyenne au cours de la dernière décade du mois de septembre, toutes les prévisions météo pour le fin de saison indiquent que:

    • Dans la zone sahélienne, la saison des pluies est pratiquement terminée à la fin de septembre. Quelques orages isolés sporadiques sont encore possibles et permettront par endroits aux plants de boucler leur cycle. De nombreuses parties du Sahel ont connu des retards de semis et se trouvent actuellement avec des cultures à un stade phénologique en retard pouvant conduire à une baisse localement significative du rendement par rapport à une année moyenne. Les zones concernées comprennent l’extrême nord du Burkina Faso, le Niger (localement dans les régions de Diffa, Tillaberi et Tahoua), le Nigeria (nord-est et centre-ouest du pays), le Mali (localement dans les régions centre du pays et à l’ouest de Kayes), le Tchad (Sahel et l’ouest du Chari Baguirmi), la Mauritanie (le centre-sud du pays), et dans le centre-nord du Sénégal et le Gambie.
    • Dans la zone soudano- guinéenne et bimodale, la saison se poursuivra jusqu’en novembre 2013 (zone soudano-guinéenne) et décembre 2013 (zone bimodale) et les activités orageuses vont normalement augmenter en octobre avec la retraite du FIT vers le sud. Cela permettra aux cultures en place de normalement boucler leur cycle dans la zone soudano-guinéenne et un bon démarrage de la deuxième saison octobre -décembre dans la zone bimodale.

    Perspectives de production de pâturages

    En considérant les différentes conditions de précipitations durant la saison des pluies 2013, la production des pâturages sera moyenne avec d’importantes poches déficitaires au nord-ouest et à l’est du Niger, au centre-ouest du Nigeria, à l’est à l’ouest de la zone pastorale du Tchad, au sud-est et a l’ouest du Mali, au centre et nord du Sénégal, et au sud-ouest de la Mauritanie.

    Le criquet pèlerin et autres infestations phyto sanitaires et aviaires

    La reproduction du criquet pèlerin a été faible cette année dans les pluparts des zones grégarigènes du Sahel (Figure 2) malgré les conditions favorables qui ont été observées localement. Excepté en Mauritanie, l’impact des criquets pèlerins sur les cultures sera nul cette année. Toutefois le risque est élevé en septembre/octobre pour des dégâts supérieurs à la moyenne par les sauteriaux et les oiseaux sur les cultures tardives à l’est, au centre et ouest du Niger, au nord Mali et au nord est du Burkina. Cette pression sur les cultures sera la conséquence du mauvais développement du pâturage qui n’arrivera pas à boucler son cycle et produire des graines consommées par les oiseaux.

    Perspectives de productions agricoles

    Les perspectives chiffrées seront données à la fin des missions CILSS/FEWS NET/FAO et PAM actuellement en cours dans tous les pays de la région. Cependant, au regard de l’évolution actuelle de la pluviométrie, des cultures et de la fin de la saison dans les différentes zones, les productions céréalières seront globalement moyennes avec beaucoup de déficits et surplus localisés au Sahel, de la Mauritanie au Tchad en passant par le nord-est du Nigeria. Les opportunités de maraichage seront supérieures à la normale avec les conditions hydriques enregistrées en 2013-2014 excepté au Tchad où le niveau actuel de remplissage des mares semi-permanentes est inferieur à la moyenne ce qui augure des opportunités inférieures à la moyenne pour le maraichage. Par conséquence dans les pluparts des pays dans la région, les sources de nourriture et de revenu liées au maraichage seront importantes avec le coût de la main d’œuvre observé cette année. Spécifiquement, les perspectives de production agricole se présentent comme suit par bassin:

    Dans le bassin est:

    • La production de mil sera moyenne à légèrement supérieure à la moyenne car les grandes zones de production du Niger (sud des régions de Zinder, Maradi, Tahoua et Dosso), du Nigeria (Sud Borno, Jigawa, Katsina, Gombé, Bauchi, Kano) n’ont pas été fortement affectées par la mauvaise pluviométrie.
    • La production de maïs sera légèrement inférieure à la moyenne compte tenu des mauvaises conditions de saison ayant prévalu dans les zones grandes de production du centre ouest du Nigeria et au nord du Bénin.
    • La production de sorgho sera juste moyenne vu le retard d’installation de la saison et les mauvaises conditions de décrues au Tchad et au Nigeria.
    • La production de niébé sera supérieure à la moyenne à cause d’une augmentation des superficies et des bonnes conditions de productions intervenues de la fin juillet à la première décade de septembre dans les zones de production et cela malgré les déficits prévisionnels dans l’état du Niger au Nigeria.
    • Pour les autres cultures de rente (coton, arachide, sésame, et soja), la production prévisionnelle sera supérieure à la moyenne à cause des bonnes productions dans les zones soudaniennes du Tchad, du Nigeria et du Bénin.
    • La production des tubercules (igname, patate, et manioc) sera supérieure à la moyenne avec une hausse plus marquée pour le manioc dont le prix de vente en 2013 a été incitatif (actuellement 50 000 francs le sac de Gari de manioc contre 28 000 francs CFA en 2012 à la même période) pour les producteurs qui ont augmenté les superficies au Bénin et un rétablissement de meilleures conditions de productions comparativement à 2012 au Nigeria.

    Dans le bassin central:

    • La production de mil sera moyenne compte tenu des conditions globalement moyennes intervenues dans les zones de production du Mali et du Burkina Faso.
    • La production de maïs sera moyenne à légèrement supérieure à la moyenne à cause des bonnes productions possible au Burkina Faso et en Cote d’Ivoire, une production moyenne au Mali et inférieure à la moyenne au Ghana.
    • La production de sorgho sera juste moyenne vu le retard d’installation de la saison.
    • La production de niébé sera moyenne globalement dans le bassin à localement supérieure à la moyenne au Burkina Faso.
    • Pour les cultures de rente (coton, arachide, sésame, et soja), la production prévisionnelle sera supérieure à la moyenne à cause des extensions des superficies exceptées pour le coton au Mali.
    • La production des tubercules (igname, patate, et manioc) sera supérieure à la moyenne à cause des extensions des superficies suite aux substitutions entreprises par les producteurs avec le retard ou l’avortement des cultures de maïs ou de coton notamment dans le sud ouest du Mali et l’ouest du Burkina Faso.

    Dans le bassin ouest:

    • La production de mil, de sorgho, et de maïs sera inférieure à la moyenne vu le retard d’installation de la saison, la perte des cultures pluviales et les perspectives globalement moyennes pour l’irrigué et la décrues en Mauritanie.
    • La production de niébé sera moyenne à cause des mauvaises conditions ayant sévi au centre nord du Sénégal qui est la plus grande zone de production.
    • La production d’arachide sera aussi inférieure à la moyenne avec les mauvaises conditions pluviométriques ayant sévi dans les grandes zones de production du Sénégal et de la Gambie.

    Pays côtiers:

    • La production céréalière des pays côtiers sera moyenne. Cette région reçoit normalement une grande quantité de précipitations par rapport aux pays du Sahel. Par conséquence, bien que les précipitations totales pendant la saison de pluies 2013 fussent inférieures à la moyenne, les précipitations reçues doivent être suffisantes pour soutenir la croissance des cultures relativement normale. Par ailleurs, même en cas de légères baisses, elles seront compensées par les productions issues de la deuxième saison récoltées habituellement à partir de janvier.

    Le commerce régional et la dynamique des prix

    Les stocks de report 2013/14

    Compte tenu des bonnes productions intervenues en 2012, les stocks céréaliers de report (ménages, commerçants) seront supérieurs à la moyenne dans tous les pays de la région excepté au Niger et au Nigeria où ils pourraient être juste moyens. En outre, les stocks de report de niébé détenus par les commerçants sont supérieurs à la moyenne à cause de la mévente des stocks constitués en 2012 suite à une baisse des prix à la soudure inférieur au prix d’achat (achat en moyenne à 25 000 francs CFA le sac en octobre–décembre 2012 contre un prix moyen de vente de 21 000 francs CFA en juillet-septembre 2013). Donc plusieurs commerçants notamment au Niger et au Nigeria où se trouvent les stocks les plus importants, ont préférés garder leurs stocks que de vendre à perte.

    Les achats institutionnels

    Avec un nombre plus élevé que la moyenne des ménages déficitaires à cause des déficits localisés de production agricole, les recours aux stocks institutionnels seront plus fréquents en 2014 que dans une année moyenne. Par conséquence, les besoins d’achats institutionnels seront alors globalement supérieurs à la moyenne (notamment au Niger et au Tchad). Dans le cas spécifique du Tchad, au regard du déficit de la production dans la zone sahélienne par rapport à la moyenne, les capacités internes d’achats institutionnels seront inferieures à la moyenne et au regard des besoins, le pays fera appel plus que d’habitude aux achats extérieurs locaux régionaux (Cameroun) ou internationaux.

    Ces achats se feront au moins en deux périodes: octobre 2013 à février 2014 (période normale) et mars 2014 à mai 2014 (période atypique). Les achats entre octobre 2013 et mars 2014 sont en général déjà programmés selon les pays et seront normaux conformément aux prévisions saisonnières qui entrevoyaient une saison moyenne à bonne dans la région. A partir de novembre 2013, le CILSS et ses partenaires donneront les résultats chiffrés des productions qui montreront que même si la production régionale est moyenne, il y aura des déficits importants localement au Sahel avec des besoins d’assistance supérieurs à moyenne pendant la soudure ce qui nécessitera un recours aux stocks nationaux de sécurité alimentaire plus important que la moyenne pendant la soudure 2014. De nouvelles programmations d’achats institutionnelles seront entreprises à partir de décembre 2013-janvier 2014 ce qui fera augmenter atypiquement les achats institutionnels au dessus de la moyenne entre mars et avril 2014 suite à une réévaluation des besoins consécutive à la publication des résultats définitifs des enquêtes agricoles.

    Marché et commerce céréalier

    Les échanges entre les pays côtiers et le Sahel seront normaux et le commerce régional se fera sans entrave entre les différents pays excepté autour du nord-est du Nigeria ce qui affectera le sud-est du Niger, l’ouest du Tchad et les autres régions du Nigeria approvisionnées en niébé et en bétail. Les flux seront également plus bas que la moyenne entre le Tchad et la république Centrafricaine et entre les régions nord du Mali et l’Algérie. Par contre on assistera à un rétablissement normal des flux entre le Mali et ses voisins (le Niger, le Burkina Faso, et le Mauritanie). L’occurrence des flux atypiques est peu probable entre octobre et décembre 2013 mais ils pourraient arriver à partir de janvier 2014 en cas d’achats importants par les commerçants dont la période habituelle d’achats est essentiellement concentrée sur la période octobre-décembre.

    L’offre sur les marchés ruraux et urbains devrait augmenter au cours des prochains mois au fur et à mesure que les récoltes sont effectuées d’octobre 2013 jusqu’en décembre 2014. En outre, la demande des céréales pour la consommation humaine dans tous les bassins sera typiquement celle d’une année moyenne avec moins de pression sur l’offre jusqu’en fin décembre 2013 à la faveur de l’existence de stocks issues des productions 2012 et 2013 et aussi avec la disponibilité des produits de contre saison. A partir de janvier 2014, la demande aura tendance à être supérieure à la moyenne suite à une arrivée plus que la moyenne de ménages ayant épuisé leurs stocks. Leur nombre sera plus important à partir d’avril 2014 suite à l’arrivée de ménages ne bénéficiant plus des apports de cultures de contre saison dont les dernières récoltes arrivent normalement avec le début de la chaleur en avril chaque année.

    Les niveaux de prix vont probablement commencer à baisser sur la plupart des marchés où ils étaient stables ou en hausse et poursuivre leur baisse là où les baisses ont été déjà observées en août pour atteindre leurs plus bas niveaux avec la généralisation des récoltes en octobre-novembre :

    • Le prix du mil va baisser dans tous les bassins entre octobre et décembre 2013 pour atteindre un niveau proche de la moyenne saisonnier dans le bassin central, mais supérieur à la moyenne dans le bassin est et le bassin ouest. Cela sera favoriser par un jeu normal de l’offre et de la demande où l’offre aura tendance à être supérieure à la demande à cause de la généralisation des récoltes entre octobre et décembre. Mais à partir de janvier 2014, avec l’annonce des déficits et les appels d’achats institutionnels, le prix du mil sera en nette hausse dans tous les bassins où il dépassera les moyennes saisonnières. L’anticipation des opportunités commerciales par les commerçants suite à ces annonces, va les pousser à être plus actifs sur les marchés pour constituer des stocks ce qui amènera la demande à être supérieure à l’offre qui devient de plus en plus faible avec la fin des récoltes.
    • Le prix du sorgho suivra la même tendance que le mil bien qu’il ne baissera pas jusqu’aux moyennes saisonnières entre octobre et décembre 2013 dans tous les bassins.
    • Le prix du maïs sera en baisse également entre octobre et décembre 2013 mais à un niveau supérieur à la moyenne dans le bassin est, proche de la moyenne dans le bassin central et supérieur à la moyenne dans le bassin ouest. Il pourra se stabiliser jusqu’en mars 2014 au niveau du prix atteint en janvier 2014 suite à la fin de la grande période de commercialisation dans la zone soudanienne.
    • Le prix du niébé est déjà en baisse mais se situe en un niveau supérieur aux moyennes saisonnières dans les bassins. Il peut se stabiliser au niveau actuel ou diminuer légèrement suite à une faiblesse de la demande des commerçants (qui détiennent encore des stocks de 2013) jusqu’en novembre avant de repartir en hausse à un rythme supérieur aux moyennes saisonnières suite à la fin de la commercialisation par les producteurs et l’annonce des besoins par les commerçants ce qui fera augmenter la pression de la demande sur l’offre.

    Les marchés à bétail resteront bien animés avec l’accroissement de la demande interne au Sahel et externe vers les pays côtiers en raison des préparatifs pour la fête de la Tabaski en octobre, les fêtes de Noel, le maintien des exportations vers le Ghana et la Cote d’Ivoire, et la reprise des exportations vers le Nigeria en lien avec le renforcement de nouveaux axes vers l’ouest qui se sont créés suite à l’insécurité qui a rendu moins sûrs les axes habituels. De ce fait le prix des petits ruminants sera supérieur à la moyenne entre octobre et décembre 2013 pour légèrement décroitre selon les tendances saisonnières à partir de janvier 2014.


    Conflit frontalier et le deplacement

    Le Mali : Avec l’élection du nouveau président malien, la situation sécuritaire au Mali ira en s’améliorant même si une insécurité résiduelle pourrait subsister pour affecter la libre circulation des personnes et des biens dans l’extrême nord. Le nombre de personnes réfugiées ou déplacées suite au conflit malien va en diminuant sur la période et pourrait être réduit de moitié aussi bien au Mali que dans les pays limitrophes comme le Burkina, le Niger et la Mauritanie.

    Le Nigeria : Quant au conflit au nord du Nigeria, il ne connaitra pas un apaisement significatif et il continuera à affecter le commerce entre le nord est du Nigeria, l’est du Niger, le nord Cameroun, et le Tchad. Il continuera aussi à perturber les moyens d’existence des ménages dans ces zones ainsi que les conditions de production au nord-est du Nigeria. Les réfugiés et personnes déplacées suite au conflit nigérian du Boko Haram seront en nette augmentation d’ici mars 2013 au Nigeria, au Tchad, au Cameroun et au Niger faute d’aucune négociation avec les insurgés mais aussi à cause de la crise politique institutionnelle que fera face le gouvernement fédéral au fur et à mesure qu’il va vers les prochaines élections en 2015. Actuellement on assiste à une extension des accrochages armés avec l’armée nigérienne et Boko Haram au Niger.

    Le Libye : Le statut quo sera également observé en ce qui concerne la situation en Libye avec une insécurité résiduelle consécutive à la présence de groupes armés empêchant un retour normal des activités commerciales qui continueront à être informelles suite au maintien de la fermeture officielle des frontières sud de la Libye.


    Autres enjeux regionaux

    Les transferts et les revenus

    En général, le revenu tiré de l’exode et de transfert continuera à être normal avec la situation économique stable dans les pays d’accueil. Par contre, il sera inférieur à la moyenne pour les ménages de l’extrême est du Niger (Diffa) et le Tchad, qui, même en cas de changement de la destination auront du mal à s’intégrer dans le tissu économique. A cause de l’insécurité résiduelle, les apports de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie seront inférieurs aux niveaux moyens notamment au nord du Niger et au nord du Mali.

    La migration

    La migration interne sera similaire à une année normale dans la plupart des pays excepté le Nigeria à cause des conflits religieux et intra-communautaires. Toutefois, on assistera à une augmentation plus que la moyenne du nombre de migrants des zones de mauvaise production vers les centres urbains au Niger, au Tchad, au Burkina, en Mauritanie et au Mali et a une certaine ruée des bras valides vers les sites orifaires du Tchad, du Burkina, du Mali et du Niger. Globalement les revenus que peuvent tirer les migrants seront typiquement similaires à leur niveau habituel.

    La migration intra-régionale sera globalement typique dans le bassin central, moins que d’habitude du Niger en direction du Nigeria, et du Niger, Mali et Tchad en direction du Maghreb. Par contre elle sera plus que le niveau habituel en direction des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest notamment le Bénin, le Togo, le Ghana et la Cote d’Ivoire. Les transferts des revenus en provenance de ces pays seront à un niveau supérieur à la moyenne notamment en direction du Mali, du Burkina Faso et des régions de Tillabéry, Dosso et Tahoua au Niger à cause du nombre plus importants de migrants et une meilleure performance économique de ces pays constatée depuis la fin du conflit en Cote d’Ivoire.

    La transhumance

    Compte tenu des pâturages moyens en 2013, les conditions sont favorables pour une transhumance normale entre octobre et décembre 2013 dans la plupart des zones dans la région. Toutefois, au Tchad, la descente se fera précocement à cause du déficit fourrager dans les zones d’accueil et de la concentration de bétail dans le Wadi-Fira. En outre, la transhumance sera atypique et fortement entravée à partir de janvier 2014 à l’est du Niger, au nord-est du Nigeria, et au sud du Tchad à cause du conflit nigérian et de celui de la république Centrafricaine. Entre octobre et décembre 2013, la transhumance ne va probablement pas commencer dans ces zones car les animaux bénéficient encore normalement de bonnes conditions locales de pâturages et d’abreuvement au Niger, au Tchad et au nord-est du Nigeria et les récoltes ne sont pas d’habitude terminées en cette période au sud.

    Situation nutritionnelle

    La situation nutritionnelle au Sahel sera marquée de ce fait par une baisse des admissions au niveau des centres de prise en charge de la malnutrition aigüe entre octobre et décembre 2013 et une reprise à la hausse selon les moyennes saisonnières entre janviers et mars 2014. La baisse entre octobre et décembre sera due à la disponibilité des produits divers de la propre production, de la baisse probable des prix des céréales sur les marchés avec une contribution moyenne des cultures maraichères dans l’alimentation des ménages. En outre, les efforts des gouvernements et des partenaires pour améliorer la prise en charge du paludisme et intensifier sa surveillance épidémiologique et les efforts pour atténuer l’impact des inondations sur les populations touchées permettront de limiter l’impact de ces facteurs aggravants sur l’état nutritionnel des populations. Cependant il faut souligner que dans les zones déficitaires à faible production, la situation nutritionnelle restera précaire a compter du mois d’octobre 2013 notamment dans le Sahel Tchadien, le nord du Nigeria, le nord Mali et dans les zones est et ouest du Niger.

    Les besoins d’assistance

    Au Sahel, les besoins d’assistance seront faibles entre octobre et décembre 2013 et seront moyens entre janvier et mars 2014. Dans ces zones étendues au centre du Niger, au nord du Nigeria et au Tchad, les besoins d’assistance nutritionnelles pourraient être supérieurs à la moyenne dès février 2014 suite à l’épuisement des stocks des ménages, la hausse des prix et l’augmentation des cas de maladies saisonnières des enfants de moins de cinq ans.

    Figures Figure 1. La position du Front Inter Tropical (FIT) par rapport de la dernière décade et la moyenne long-terme, le 21-30 Sept

    Figure 1

    Figure 1. La position du Front Inter Tropical (FIT) par rapport de la dernière décade et la moyenne long-terme, le 21-30 Septembre 2013

    Source: USGS

    Figure 2. Le risque perçu des infestations de criquets pèlerins

    Figure 2

    Figure 2. Le risque perçu des infestations de criquets pèlerins

    Source: FAO – L’observatoire acridien

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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