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Poursuite des pluies en octobre au Sahel confirmant les bonnes perspectives agricoles

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Octobre 2012
Poursuite des pluies en octobre au Sahel confirmant les bonnes perspectives agricoles

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    • L’amélioration globale de la sécurité alimentaire se poursuivent au Sahel et en Afrique de l’Ouest avec les récoltes qui se généralisent, les prix qui baissent et la multiplication des opportunités de revenus avec les ventes des productions de rentes et des productions pastorales.

    • L’insécurité alimentaire minimale correspondant à IPC Phase 1, se généralise dans toute la région excepté au centre-nord du Mali, à l’ouest du Niger, et localement au sud de la Mauritanie, où les pauvres et très pauvres sont en IPC Phase 2 : Stress.  L’assistance humanitaire bien ciblée est toujours necessaire pour empecher une dégradation, surtout dans les zones agropastorales et rizicoles du Mali.

    • Les bonnes perspectives agricoles projettées en septembre par le CILSS/PREGEC se confirment avec la poursuite des pluies au Sahel jusqu’en octobre 2012.  En attendant  l’évaluation formelle de la production agricole régionale en novembre 2012, le comportement actuel de la saison, carctérisé par la poursuite des pluies jusqu’en octobre au Sahel prevoit une récolte au moins moyenne, et  supérieure à  la moyenne dans la plupart des pays saheliens, renforçant ainsi les hypothèses présentées dans la perspective regionale d’aout.

    • Avec la fin de la saison pluvieuse au Sahel, on attend que la deuxième génération des criquets pèlerins, qui est en train de s’organiser en essaims au Tchad, Niger, et probablement au Mali, va migrer vers l’Afrique du Nord pendant le mois d’Octobre en cherchant les conditions plus favorables.  On n’attend pas des dégats signicatifs sur les cultures céréalières dans la region.


    Overview

    Situation générale

    Le mois de septembre marque la fin de la soudure en Afrique de l’Ouest et le début du retrait saisonnier du Front Inter‐Tropical (FIT).  Malgré un début mitigé et tardif par endroits au Sahel notamment à l’ouest du Niger et à l’est du Burkina Faso et  dans la partie ouest de la région, l'analyse de la pluviométrie estimée (Fig. 2), indique en général une saison caractérisée par une bonne pluviométrie, assez bien répartie dans l'espace et dans le temps pendant les mois de juillet, août et septembre sur toute la région à l'exception de la partie bi-modale au sud-est du Nigeria et au sud du Bénin à l’est du Liberia pour laquelle la periode juillet à septembre comprend la petite saison sèche. La campagne agricole est en train de s’achever dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest dans des conditions meilleures que les prévisions et les besoins en eau des cultures ont été bien satisfaits.  Les inondations importantes notées au Tchad, au Niger, au Sénégal et au Mali, ont causé des dégâts localisés sur les cultures mais dans certains cas (Niger), les gouvernements s’attèlent à préparer la campagne de contre saison pour non seulement atténuer les pertes subies mais apour aussi tirer profit des opportunités qui se présentent cette année suite au bon remplissage des marres et recharge des nappes prhéatiques.

    Les excédents pluviométriques ont toutefois touché la zone Saharienne notamment les biotopes et les zones grégarigennes du criquet pélerin dans le Tamesna, l'Aïr et l'Adrar.  Elles ont continué à créer des conditions favorables au développement du criquet pélerin, qui ont eu deux cycles de reproduction depuis mai 2012.  A ce jour les quelques cas signalés au Tchad, en Mauritanie et au Niger ont été contenus par les équipes de veille des pays de la ligne de front.  Au Tchad, la formation des essaims est abordée mais les opérations de controle sont actuellement en cours.  La formation des essaims au Niger et Mali est aussi probable dans les semaines à venir.  Cependant, avec le retrait du FIT, la fin de la saison pluvieuse et le séchage des paturages au nord du sahel, les criquets seraient plutot orientés vers les conditions plus favorables pour leur développement en Afrique du Nord, notamment les régions centrales et occidentales de Libye, au sud  de la région centrale dl’Algérie, et au nord-ouest de la Mauritanie. Pour le moment le risque du péril acridien est entrain de s’estomper avec les récoltes qui se généralisent dans la région et le retrait du front inter-tropical vers le Sud, donc l’arrêt des conditions favorables au Sahel.

    Sur le plan pastoral, l’image NDVI (Fig. 3) montre un niveau de biomasse très satisfaisant et ce jusqu'en zone pastorale des pays Sahéliens.  Les productions et les revenus tirés des productions pastorales se sont complètement réetablies, ce qui a permis une normalisation de la consommation et des revenus en milieu pastoral. Avec la Tabaski qui s’annonce dans quelques semaines, les marchés à bétail sont devenu très actifs dans la région et les termes de l’échange sont en amélioration continue pour les ménages pastoraux.

    En ce qui concerne les marchés agricoles, les conditions de l’offre et de l’approvisionnement sur les marchés de la région continuent à s’améliorer depuis les premières récoltes dans la zone guinéenne en fin août et depuis septembre dans la zone sahélienne. Les prix de céréales en cette période de début de récolte présentent une tendance globale à la stabilité voir baisse dans les zones de production ayant connu un déroulement normal de la saison particulièrement pour le maïs. C’est le cas de Kano au Nigeria pour le mil et le maïs qui ont respectivement enregistrés des baisses de 16 et 20 pourcent entre aout et septembre 2012. Cette baisse est de 44 pourcent pour le maïs à Bol au Tchad au cours de la même période.

    Toutefois, la baisse de niveau des prix sur les marchés de production n’a pas encore atteint les marchés de consommation urbains ou dans les zones déficitaires comme l’ouest du Niger et le centre nord du Mali du fait du séchage et de la non effectivité des flux entre les zones de surplus et les zones de consommation car on est au début de la collecte. Sur ces marchés, les prix sont en général stables ou en hausse légère par rapport au mois passé ce qui est normal à cette période.Toutefois, par rapport aux moyennes saisonières, le niveau de ces prix est toujours très élevé (9 à 54 pourcent pour la maïs et 25 à 82 pourcent pour le mil par rapport à la moyenne sur certains marchés) compromettant ainsi l’accès pour les ménages pauvres. C’est le cas de Ouagadougou (Burkina Faso) qui a enregistré une hausse de 4 pourcent pour le mil en septembremaintenant ainsi le prix du mil à 58 pourcent plus élevé que la moyenne saisonnière.

    Situation alimentaire

    Les disponibilités alimentaires sont en augmentation progressive significative depuis septembre 2012. La consommation alimentaire dans la plupart des régions s’est conséquement améliorée aussi bien en quantité qu’en qualité avec la disponibilité de plusieurs aliments allant des céréales aux légumineuses en passant par les tubercules, le lait et autres produits laitiers.

    Certains ménages ont même commencé à reconstituer leurs stocks alimentaires avec les nouvelles récoltes pendant que leurs sources de revenus se sont multipliées et renforcées avec les opportunités d’emplois suite à la forte demande de travail pour les récoltes et aussi suite à la vente des produits de rente comme le niébé dont le prix, bien qu’en baisse dans les zones de forte productions, est toujours à un niveau élevé par rapport à la moyenne dans la région (42 à 165 pourcent sur les marchés suivis).

    En milieu rural agricole, la dépendance des ménages pauvres vis-à-vis des marchés décroissante depuis septembre 2012, va encore diminuer les mois prochains avec l’intensification des récoltes. Par contre la situation ne sera pas de même dans les zones déficitaires comme l’ouest du Niger, au centre-nord du Mali et sud de la Mauritanie où le fonctionnement des marchés n’est pas totalement rétabli.

    Par ailleurs dans certaines de ces zones, la plupart des programmes d’assistance ont pris fin ou doivent prendre fin en fin décembre ou meme septembre pendant que les prix demeurent encore élevés dans ces régions. Par conséquent, la situation alimentaire des ménages pauvres ne connaitra pas une rapide amélioration comme dans le cas des zones agricoles. L’assistance humanitaire bien ciblée est toujours necessaire pour empêcher une dégradation, surtout dans les zones agropastorales et rizicoles du Mali.  On pourra assister jusqu’en decembre 2012, à une persistance de l’insécurité alimentaire dans ces zones,surtout au centre-nord du Mali,à l’ouest du Nigeret localement au sud de la Mauritanie, où les ménages pauvres et très pauvres continuent a faire face a la precarite d’ IPC Phase 2 : Stress. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte de l’anomalie de la pluviométrie à la fin de la troisième décade de Septembre 2012

    Figure 2

    Carte de l’anomalie de la pluviométrie à la fin de la troisième décade de Septembre 2012

    Source: FEWS NET

    Carte de l’anomalie de la biomasse à la fin de la troisième décade de Septembre 2012

    Figure 3

    Carte de l’anomalie de la biomasse à la fin de la troisième décade de Septembre 2012

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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