Skip to main content

Retard général dans les récoltes de céréales affectant l’offre sur les marchés

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Octobre 2011
Retard général dans les récoltes de céréales affectant l’offre sur les marchés

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Mise à jour de la perspective à décembre 2011
  • Messages clé
    • L’approvisionnement des marchés, sans être préoccupant est localement inferieur à la normale suite à des récoltes retardées consécutives à l’installation tardive de la saison. De ce fait les prix affichent des niveaux plus élevés que d’habitude, notamment au Sahel.

    • Conséquemment, on assiste à un prolongement temporaire de la soudure pour les ménages dépendants des marchés. En général, les ménages agricoles profitent de récoltes commencées mais insuffisantes pour approvisionner les marchés.

    • Des attaques de sautereaux vont localement diminuer les niveaux de production déjà amoindries par la mauvaise installation de la saison, notamment au Tchad. Des sautereaux sont aussi observés au Niger avec des impacts toujours incertains. 


    Mise à jour de la perspective à décembre 2011

    Le mois d’octobre marque la fin normale des pluies au Sahel avec leur poursuite dans la zone soudanienne des pays du golfe de Guinée. Actuellement, le Front Inter-Tropical a entamé son retrait normal vers le sud pendant que la pluviométrie de septembre a été généralement déficitaire dans la partie ouest du Sahel.  Les pluies sont encore possibles dans la zone soudanienne ce qui permettra aux semis tardifs de sorgho, de maïs et de niébé de boucler leur cycle. Par contre au Sahel, tous les semis tardifs ne pourront pas achever leur cycle notamment dans les zones touchées par les retards d’installation de la saison et les pauses de pluviométriques (centre est du Tchad, centre-ouest et ouest du Niger, nord-est  du Mali frontalier avec le Niger, nord du Burkina Faso, ouest du Mali, nord du Sénégal et pratiquement toute la Mauritanie). Des baisses significatives de rendement seront enregistrées dans ces zones.

    Par ailleurs, les attaques des ennemis de cultures de toute sorte qui se sont maintenues dans une fourchette normale  jusqu’en août ont localement augmenté d’ampleur en fin de campagne. Des pertes des cultures par des attaques des sautereaux en plus d’une mauvaise distribution dans la bande sahélienne du Tchad est responsable des pertes de 25-50 pour cent des pâturages, cultures, et aliments de la cueillette par rapport à la moyenne.  Quoique les pertes constatées au Niger (Maradi) et dans la zone frontalière au Nigeria ne soient pas d’envergure anormale, l’arrivée en fin de saison des sautereaux est aussi une source de préoccupation dont les impacts sur les cultures et pâturages ne sont pas encore connus. Toutefois, les perspectives régionales demeurent optimistes pour une production agricole en 2011 qui sera globalement moyenne à bonne.

    La situation pastorale est globalement en dessous de la moyenne, notamment en Mauritanie et à l’ouest et au centre du Mali, à l’ouest du Niger, et par endroit d’ailleurs. Cependant, l’impact des déficits de pâturages et d’eau sur la quantité et la durée des sources d’alimentation et des revenus des ménages et la localisation des ménages les plus affectées n’est pas encore certain étant donné le fait que la distribution et la qualité des pâturages sont hétérogènes, que la charge animale est environ 25 pour cent moins qu’avant la crise de 2009/10 au Tchad et au Niger, et que les fortes reproductions de toute espèce réalisées pendant la bonne année de 2010/11 devraient porter leur fruit en 2011/12,. A la date de mi-octobre 2011, la Mauritanie était le seul pays où des mouvements des pasteurs et animaux indicatifs des déficits critiques de pâturage ou d’eau s’observaient.  Par ailleurs, les populations pastorales dans la plupart des cas vont quitter bientôt leurs zones d’attache pour la transhumance saisonnière normale à partir de novembre-janvier selon l’ouverture des espaces agricoles après les récoltes.

    Sur un autre plan, le mois d’octobre représente également la période de généralisation des récoltes de mil, niébé, arachide au Sahel et de maïs dans la zone soudanienne. Cette année, les récoltes débutées de manière très localisée en septembre, ne se sont pas rapidement poursuivies et généralisées comme d’habitude. Cette situation, résultante d’une installation tardive et très échelonnée dans le temps de la campagne, a entrainé du coup une offre plus faible que d’habitude sur les marchés. De ce fait, les prix affichent des niveaux atypiques, plus élevés que la moyenne saisonnière, rendant actuellement l’accès alimentaire plus difficile que d’habitude pour le mois de septembre, notamment au Sahel et dans la zone soudanienne. Cependant, la situation ira en s’améliorant les mois prochains au fur et à mesure que plus de semis seront récoltés. Les marchés pourront alors retrouver une tendance plus conforme à la saison dès la fin des récoltes.

    La hausse des prix sur le marché international du riz et du maïs continue à être une menace pour la sécurité alimentaire de la région notamment dans les zones côtières importatrices de ces céréales. Cependant, sa transmission n’est pas encore effective sur plusieurs marchés intérieurs de la région. Pour le moment, le prix du riz continue à être en général stable dans la plupart des pays et cette situation pourra se maintenir le mois prochain à la faveur des nouvelles récoltes de riz local. Toutefois des inquiétudes sont perceptibles en Mauritanie où les productions sont mauvaises et dans d’autres pays comme le Ghana et la Guinée qui affichent depuis juin 2011 des prix nettement supérieurs aux moyennes saisonnières. Toutefois, même dans ces pays, le niveau actuel des prix n’a pas occasionné un changement significatif des conditions d’accès par rapport au mois passé.

    En ce début du mois d’octobre 2011, la situation de la sécurité alimentaire n’a pas changé par rapport  à septembre 2011 à cause du caractère encore timide des récoltes. On a assisté à un prolongement temporaire de la soudure pour les ménages dépendants des marchés tandis qu’en général, les ménages agricoles voient leur situation alimentaire légèrement s’améliorer avec le peu de récoltes commencées mais pas suffisantes pour approvisionner les marchés. Toutefois des améliorations nettes sont attendues d’ici la fin du mois et elles vont se poursuivre normalement  en novembre. La situation de minime insécurité alimentaire va se renforcer dans toute la région jusqu’en décembre 2011. Mais à partir de janvier 2012, plusieurs ménages du Sahel notamment dans les zones de préoccupations citées plus haut vont voir leur situation alimentaire se détériorer et  basculer en stress  plus tôt que d’habitude à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks, de la montée précoce des prix au dessus de la normale et de la détérioration des termes de l’échange.

    Figures Calendrier saisonnier et événements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et événements critiques

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Résultats actuels de sécurité alimentaire, septembre 2011

    Figure 2

    Figure 1. Résultats actuels de sécurité alimentaire, septembre 2011

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top