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Poursuite de la normalisation du prix des céréales au Sahel vers les moyennes saisonnères

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Janvier 2013
Poursuite de la normalisation du prix des céréales au Sahel vers les moyennes saisonnères

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  • Messages clé
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    • L’insécurité alimentaire minimale correspondant à IPC Phase 1 se maintient dans toute la région excepté dans les zones victimes des inondations au nord du Nigeria, dans certaines zones de faibles performances agro-pastorales, au centre-nord du Mali, à l’ouest du Niger, et localement au sud de la Mauritanie.  Dans ces zones,  les pauvres et très pauvres sont en IPC Phase 2 : Stress.  L’assistance humanitaire bien ciblée leur est necessaire de même qu’un renforcement de leur résileince avant la hausse normale des prix en période de soudure.

    • La sécurité alimentaire continue à se renforcer avec les récoltes des cultures de contre saison et la normalisation des prix. Les prix des céreales sèches (mil, sorgho, maïs) continuent à afficher une tendance générale à la baisse ou à la  stabilité par rapport au mois passé, meme s’ils restent, surtout pour le mil, plus elevées que la moyenne saisonnère dans certains marchés (37-60%).

    • La restriction des mouvements et des échanges suite à la fermeture de la fontière de la Libye avec le Tchad et le Niger, l’intensification du conflit au Nord du Mali, et l’évolution du marché au Nigeria suite aux inondations et à la monté de l’insécurité sont à surveiller, surtout l’impact sur les systemes commerciaux et pastoraux.

    • Au Mali plus spécifiquement, les marchés qui connaissaient une reprise progressive se trouvent de nouveau perturbés par la reprise du conflit. L’impact regional de ce conflit par rapport aux flux commerciaux et de main d’oeuvre sont des questions clés a suivre dans les semaines à venir.

    Situation générale

    Les conditions de sécurité alimentaire en ce mois de janvier 2013 sont marquées par des récoltes progresssives de production de contre saison qui procurent aux ménages plus de disponibilités alimentaires diversifiées. A cela s’ajoute une situation des stocks cerealiers des ménages qui doit être moyenne à supérieure à la moyenne à la faveur des bonnes productions agricoles de 2012.

    Les activités économiques et les transferts issus de la migration se poursuivent normalement avec une demande soutenue de main d’œuvre en milieu rural pour les activités de maraichage.  A cause des mauvaises productions suites aux inondations en 2012, les  prix des principaux produits comme l’oignon affichent des records jamais observés dans la région. Toutefois, la décision des autorités libyennes de fermer toutes leur frontières sud il y a deux mois, notamment celle du Niger et du Tchad à cause d’insecurite interne au sud va affecter la libre circulation des personnes et des biens entre les différents pays et entrainer une diminution des transferts financiers en faveurs des ménages habituellement bénéficiaires au Niger et au Tchad. Il en est de même pour le nord du Mali, qui en plus connait actuellement d’ accrochages armés. Cette reprise formelle des hostilités risque d’entraver la timide reprise des activités économiques dans cette zone et aggraver l’insécurité alimentaire, exhacerbées par la fermeture de la frontière algérienne.

    D’une manière générale, les bonnes disponibilités alimentaires et de création de revenus actuellement en vigeur dans la région, sont couplées avec un bon fonctionnement des marchés céréaliers et à bétail. Les céréales sont disponibles dans tous les bassins en quantité suffisante sur les marchés. Cela est favorisé par le renforcement significatif des flux entre les zones excédentaires et les zones déficitaires qui lui-même est encouragé par une mise en marché de plus en plus importantes des céréales  par les producteurs en la faveur de la fin des récoltes et de la commercialisation des cultures de rente comme le niébé et l’arachide. Par ailleurs, contrairement à 2012, on assiste cette année à une normalisation de la demande commerciale et institutionelle, avec pour le moment moins de pression sur l’offre.

    Du coup, les prix des céreales sèches (mil, sorgho, maïs) continuent à afficher une tendance générale à la baisse ou à la  stabilité par rapport au mois passé, ce qui est normal et conforme aux tendances saisonnieres en cas de bonnes productions comme celles de 2012. Cette évolution très favorable des prix les rapprochent progressivement de leur niveau moyen saisonnier. Ainsi, dans le bassin central, les prix de mil qui, en octobre étaient 65 à 94% supérieurs par rapport à la moyenne, sont descendus dans une fourchette plus basse entre 17 et 40% en décembre 2012. Dans le bassin est, les prix du mil se sont globalement stabilisés mais à un niveau élevé par rapport à leur niveau moyen saisonnier car ils affichent en décembre 2012 un niveau supérieur de 37 à 60% par rapport à la moyenne contre 40 à 60% en octobre 2012.

    Pour le maïs,on assiste déjà en décembre 2012 à un retour au niveau moyen des prix sur certains marchés de référence comme Sikasso au Mali (+2%), Kara au Togo (-6%) et Bol au Tchad (-5%). Le prix du riz est stable au niveau de la moyenne saisonnière dans tous les pays du franc CFA  (variations comprises entre -11 et +8% par rapport à la moyenne saisonnière). Par contre dans les autres pays non CFA, il se situe à un niveau plus élevé par rapport au moyenne saisonnière : 49% à Accra au Ghana, 56% à Bodjia au Nigeria et 36% à Nouakchott en Mauritanie (Figure 2). Cette situation peut s’expliquer par la dépréciation des monnaies respectives de ces pays. Toutefois le cas du Nigeria semble différent car les variations inter mensuelles des prix du riz montrent une forte hausse de 25% entre novembre et décembre 2012 à Bodjia alors qu’une quasi stabilité est observée sur les marchés des autres pays, les fortes inondations ayant détruit fortement la production locale de riz au Nigeria pourraient contribuer a cette augmentation.

    Situation alimentaire

    Le marché constitue normalement en cette période le principal facteur de dégradation de la situation alimentaire dans la région. Pour le moment il n’affiche pas des signals négatifs marqué par la spéculation et l’augmentation excessive des prix comme en janvier 2012 où les prix changaient a la hausse chaque semaine et la pression sur le marché était plus importante que normale pour la peroide.  Les conditions d’accès aux revenus sont également en général normales dans toute la région (excepté au nord Mali et au nord Nigeria) favorisant un accès régulier et diversifié aux aliments chez la majorité des ménages, y compris les plus pauvres.

    En conséquence, l’insécurité alimentaire minimale correspondant à IPC Phase 1, se maintient dans toute la région excepté dans les zones victimes des inondations au nord du Nigeria, et dans certaines zones de faibles performances agro-pastorales et au centre-nord du Mali, à l’ouest du Niger, et localement au sud de la Mauritanie, où les pauvres et très pauvres sont en IPC Phase 2: Stress.  L’assistance humanitaire bien ciblée leur est necessaire de même qu’un renforcement de leur résilience avant la hausse normale des prix en période de soudure.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Niveau du prix du riz en décembre 2012 par rapport à décembre 2011 et la moyenne

    Figure 2

    Niveau du prix du riz en décembre 2012 par rapport à décembre 2011 et la moyenne

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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