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Malgré quelques timides baisses ou stabilités mensuelles, les prix des aliments de base restent bien au-dessus de la moyenne quinquennale.

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Afrique de l'Ouest
  • Août 2022
Malgré quelques timides baisses ou stabilités mensuelles, les prix des aliments de base restent bien au-dessus de la moyenne quinquennale.

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  • Messages clé
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    • En août, les précipitations ont été faibles à modérées sur la partie Est du Sahel (Est du Niger et le Centre du Tchad), ainsi que sur la bande pastorale (allant du Sud de la Mauritanie/Nord Sénégal au centre du Tchad). Elles ont été modérées à fortes sur la bande agricole au Sahel, et fortes sur la zone soudanienne incluant le Nord des pays du Golfe de Guinée. Les sarclages sont quasiment achevés et les cultures poursuivent leur développement normal. Toutefois, les pluies diluviennes enregistrées localement en août ont entrainé de inondations au Burkina Faso, Niger, Nigeria et Tchad avec des dégâts sur les infrastructures dont des routes, sur les champs le long des cours d’eau, des destructions de stocks et des pertes en vie humaine. Les prévisions de pluies normales en août et légèrement humides en Septembre dans la zone septentrionale des pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad) est favorable à une reproduction à petite échelle du criquet pèlerin. 

    • Les conditions de moyens d’existence continuent de se dégrader dans le bassin du Lac Tchad, le nord-ouest et centre-nord du Nigéria, la région du Tibesti au Tchad et les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun du fait de la persistance de la crise sécuritaire et son corollaire des déplacements de populations. Il en est de même dans la région du Liptako-Gourma où la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante avec une intensification des attaques contre les populations civiles, et la poursuite des déplacements des populations. Les faibles opportunités de revenus et les prix élevés des produits alimentaires rendent difficile l’accès des ménages pauvres à la nourriture. 

    • Les prix ont augmenté avec la soudure malgré quelques timides baisses ou stabilités en juillet par rapport à juin, dues aux derniers déstockages opérés par les acteurs après les récoltes de contre-saison et aussi pour faire face aux besoins de liquidité, la substitution dans certaines parties du Sahel du mil par le riz importé à cause des niveaux très faibles de stocks de mil. Les prix des aliments de base restent quand même bien au-dessus de la moyenne quinquennale d'une manière générale dans un contexte de hausse continue des cours mondiaux des denrées et du carburant. Au Sahel, ces niveaux de prix élevés sont d'abord dus à l'épuisement précoce des stocks issus de la dernière campagne, aux besoins de reconstitution plus importants, aux diverses restrictions nationales aux sorties des céréales et à la persistance de l'insécurité, notamment dans le bassin du Lac Tchad et la région du Liptako-Gourma. Dans les pays Côtiers du Golfe de Guinée, les prix atypiques sont principalement causés par la forte demande industrielle et d'exportation, la dépréciation continue des monnaies et la forte hausse des coûts d'importation. Les prix resteront supérieurs à la moyenne jusqu'à l’arrivée des nouvelles récoltes en octobre.

    • La majorité des zones en insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) connaitront une amélioration en Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’Octobre avec les nouvelles récoltes. Dans les régions de Diffa, le sud de Maradi au Niger et la région du Lac au Tchad affectées par l’insécurité civile, le Stress (Phase 2 de l’IPC) demeurera jusqu’en janvier 2023 grâce aux assistances alimentaires. La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui affecte actuellement les provines du Yagha et du Séno au Burkina Faso, le Nord et l’ouest des régions de Tahoua et Tillabéri au Niger, les états de Borno, Yobé, Adamawa, Sokoto, Zamfara, Katsina, Niger et Kaduna au Nigéria, et le nord et l’ouest des régions du Nord-ouest et Sud-ouest au Cameroun persistera jusqu’en janvier 2023 et concernera à partir de novembre toutes les deux régions du Cameroun précédemment citées. 

    • Dans plusieurs zones dont les provinces du Bam, Sanmatenga, Namentenga, Gnagna, Komondjari, Gourma, Yatenga, Lorum , Kossi et sourou au Burkina Faso, Les régions de Kanem, Bar el Gazel, Wadi Fira, l’ouest de Hadjer Lamis et l’Est de Batha au Tchad, le Nord et l’ouest de la région de l’Extrême Nord au Cameroun, l’Est de la région de Mopti et le sud de Tombouctou au Mali et localement dans les états du Nord du Nigéria qui sont également affectées par la Crise (Phase 3 de l’IPC), la situation alimentaire connaitra une légère amélioration à partir d’octobre grâce aux nouvelles récoltes, permettant aux ménages d’évoluer en Stress (Phase 2 de l’IPC. Dans les provinces du Soum (région du Sahel), de l’Oudalan et le nord des régions du Nord et Centre Nord au Burkina, le nord et l’ouest de Borno au Nigeria, l’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) qui est en cours du fait des conflits armés persistera jusqu’en janvier 2023 avec toutefois une baisse de la sévérité vers la Crise (Phase 3 de l’IPC) dans l’ouest et une partie du nord de Borno. 

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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