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Malgré l’amélioration des disponibilités par les récoltes d’octobre les prix resteront supérieurs à la moyenne.

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Septembre 2022
Malgré l’amélioration des disponibilités par les récoltes d’octobre les prix resteront supérieurs à la moyenne.

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    • L’évaluation à mi-parcours de la campagne agropastorale 2022/23 en août par la réunion du PREGEC de septembre 2022 indique, en perspective, des productions céréalières entre -2 à +7 pour cent par rapport à la moyenne. Malgré la bonne pluviométrie enregistrée jusqu’en septembre et les bonnes perspectives jusqu’en début octobre, il est probable que les récoltes de céréales en 2022/23 soient proches de la moyenne, voire inférieures à la moyenne dans certains pays du Sahel (Burkina Faso, Niger) et au Nigeria. L’effet conjugué de l’accès réduit aux intrants agricoles, notamment l’engrais, les baisses de superficies emblavées résultant de l’insécurité/conflits armés, les attaques phytosanitaires plus que normale dans certaines zones du Niger et du Mali, et les dégâts causés par les inondations sur les cultures dans plusieurs zones au Burkina Faso, Niger, Nigeria, Mali et au Tchad limitera probablement la production. 

    • Les moyens d’existence continuent de se dégrader dans le bassin du Lac Tchad, le nord-ouest et centre-nord du Nigéria, la région du Tibesti au Tchad et les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun du fait de la persistance de la crise sécuritaire et son corollaire des déplacements de populations. Il en est de même dans la région du Liptako-Gourma où la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante avec la poursuite des déplacements des populations, et des localités isolées au Burkina Faso. Les faibles opportunités de revenus et les prix élevés des produits alimentaires rendent difficile l’accès des ménages pauvres à la nourriture. 

    • Les prix des céréales ont été globalement stables ou en hausse par rapport en aout dans les pays du Sahel au plus fort de la période de soudure. D'autre part, des tendances à la baisse ont été observées dans les pays côtiers, reflétant l’augmentation des approvisionnements par les nouvelles récoltes. Néanmoins, les prix sont demeurés nettement supérieurs à la moyenne quinquennale dans la région. Au Sahel, les niveaux de prix élevés étaient dus à des stocks inférieurs à la moyenne, à une plus grande dépendance du marché, à des restrictions de flux nationaux, à la hausse des prix du carburant et à une insécurité persistante. Dans les pays côtiers, ils ont été tirés principalement par une forte demande d'exportation, une forte hausse des coûts de transaction liée aux prix élevés du carburant et à la dépréciation des devises. Compte tenu des faibles stocks de report et des performances limitées des cultures dans certaines parties de la région, les baisses saisonnières des prix prévues à partir d’octobre avec les principales récoltes seront moins prononcées et les prix resteront supérieurs à la moyenne.

    • La majorité des zones en insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) connaitront une amélioration en Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre avec les nouvelles récoltes. Dans les régions de Diffa, le sud de Maradi au Niger et la région du Lac au Tchad affectées par l’insécurité civile, le Stress (Phase 2 de l’IPC) demeurera jusqu’en janvier 2023 grâce aux assistances alimentaires. La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui affecte actuellement les provinces du Yagha et du Séno au Burkina Faso, le nord et l’ouest des régions de Tahoua et Tillabéri au Niger, les états de Borno, Yobé, Adamawa, Sokoto, Zamfara, Katsina, Niger et Kaduna au Nigéria, la zone de Ménaka au Mali et le nord et l’ouest des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest au Cameroun persistera jusqu’en janvier 2023 et concernera à partir de novembre toutes les deux régions du Cameroun précédemment citées. 

    • Dans plusieurs zones dont les provinces du Bam, Sanmatenga, Namentenga, Gnagna, Komondjari, Gourma, Yatenga, Lorum , Kossi et sourou au Burkina Faso, Les régions de Kanem, Bar el Gazel, Wadi Fira, l’ouest de Hadjer Lamis et l’Est de Batha au Tchad, le Nord et l’ouest de la région de l’Extrême Nord au Cameroun, l’Est de la région de Mopti et le sud de Gao au Mali et localement dans les états du Nord du Nigéria qui sont également affectées par la Crise (Phase 3 de l’IPC), la situation alimentaire connaitra une légère amélioration à partir d’octobre grâce aux nouvelles récoltes, permettant aux ménages d’évoluer en Stress (Phase 2 de l’IPC. Dans les provinces du Soum (région du Sahel), de l’Oudalan et le nord des régions du Nord et Centre Nord au Burkina, le nord et l’ouest de Borno au Nigeria, l’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) qui est en cours du fait des conflits armés persistera jusqu’en janvier 2023 avec toutefois une baisse de la sévérité vers la Crise (Phase 3 de l’IPC) dans l’ouest et une partie du nord de Borno. 

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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