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La baisse significative probable du coton pourrait contribuer à davantage renchérir les prix des céréales locales.

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Octobre 2022
La baisse significative probable du coton pourrait contribuer à davantage renchérir les prix des céréales locales.

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    • Les récoltes sont en cours dans les pays du Sahel et améliorent les disponibilités alimentaires auprès des ménages. En attendant l’estimation prévisionnelle des récoltes 2022/23 par la réunion PREGEC de Novembre, la dernière évaluation faite en août indique que les productions céréalières de la région se situeraient entre -2 à +7 pour cent par rapport à la moyenne. Toutefois, il est probable que l’effet combiné de l’accès réduit aux intrants agricoles, notamment l’engrais, les baisses de superficies emblavées résultant de l’insécurité/conflits armés, les attaques phytosanitaires plus que normale dans certaines zones du Niger et du Mali, et les dégâts causés par les inondations sur les cultures dans plusieurs zones au Burkina Faso, Niger, Nigeria, Mali et au Tchad réduise les niveaux de récoltes attendues.

    • Des infestations sans précédent de cicadelles sur le cotonnier au Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Sénégal, Benin, et Togo depuis le mois d’août menacent de chuter la production de cette spéculation d’environ 30 à 40 % par rapport à la moyenne. Compte tenu de l’importance du coton dans les sources de revenus de nombreux ménages, et pour la transformation locale des graines pour la production d’huile et l’aliment bétail, il est à craindre des pertes énormes de ressources et un renchérissement du prix du maïs dont les cotonculteurs en sont les plus grands producteurs à travers la rotation coton - maïs. Les bonnes disponibilités en eau constituent une opportunité pour les ménages afin d’intensifier les cultures de saison sèche, et pourraient aboutir à des productions supérieures à la moyenne. Cependant, cette activité restera limitée dans les zones de conflits et d’insécurité du bassin du Lac Tchad, du Liptako Gourma, et dans le Nord-ouest du Nigeria où l’accès aux ressources naturelles demeure grandement perturbé.

    • Dans l'ensemble, les prix demeurent nettement supérieurs à la moyenne quinquennale dans la région. Toutefois, une tendance à la baisse saisonnière des prix des produits de base a été observée en lien avec les principales récoltes. En revanche, les prix se sont raffermis notamment dans des zones du Sahel touchées par les conflits et les inondations, dont l'accès au marché a été considérablement entravé. Au Sahel, les niveaux de prix élevés étaient dus, entre autres, à des stocks inférieurs à la moyenne, à une forte demande de reconstitution et à une insécurité persistante. Dans les pays côtiers, ils ont été tirés principalement par la forte demande d'exportation, une forte hausse des coûts d'approvisionnement associée aux prix élevés du carburant et des engrais et la dépréciation des devises. Compte tenu des faibles stocks de report, des déficits de production prévus dans certaines parties de la région liés aux problèmes d'engrais et aux inondations, et de la persistance des cours mondiaux élevés des produits alimentaires, les prix resteront supérieurs à la moyenne sur les marchés régionaux.

    • La majorité des zones en insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) connaissent une amélioration en Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre avec les nouvelles récoltes. Dans les régions de Diffa, le sud de Maradi au Niger et la région du Lac au Tchad affectées par l’insécurité civile, le Stress (Phase 2 de l’IPC) demeurera jusqu’en janvier 2023 grâce aux assistances alimentaires. La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui affecte actuellement les provinces du Yagha et du Séno au Burkina Faso, le nord et l’ouest des régions de Tahoua et Tillabéri au Niger, les états de Borno, Yobé, Adamawa, Sokoto, Zamfara, Katsina, Niger et Kaduna au Nigéria, la zone de Ménaka au Mali et le nord et l’ouest des régions du Nord-ouest et Sud-ouest au Cameroun persistera jusqu’en janvier 2023 et concernera à partir de novembre toutes les deux régions du Cameroun précédemment citées. 

    • Dans plusieurs zones dont les provinces du Bam, Sanmatenga, Namentenga, Gnagna, Komondjari, Gourma, Yatenga, Lorum , Kossi et sourou au Burkina Faso, les régions de Kanem, Bar el Gazel, Wadi Fira, l’ouest de Hadjer Lamis et l’est de Batha au Tchad, le Nord et l’ouest de la région de l’Extrême Nord au Cameroun, l’est de la région de Mopti et le sud de Gao au Mali et localement dans les états du Nord du Nigéria qui sont également affectées par la Crise (Phase 3 de l’IPC), la situation alimentaire connait une légère amélioration en octobre grâce aux nouvelles récoltes, permettant aux ménages d’évoluer en Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans les provinces du Soum (région du Sahel), de l’Oudalan et le nord des régions du Nord et Centre Nord au Burkina, le nord et l’ouest de Borno au Nigeria, l’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) qui est en cours du fait des conflits armés persistera jusqu’en janvier 2023 avec toutefois une baisse de la sévérité vers la Crise (Phase 3 de l’IPC) dans l’ouest et une partie du nord de Borno. 

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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